Etats-Unis : un détecteur de mensonges pour « griller » les politiques

L’idée a de quoi en faire fantasmer plus d’un. Qui n’a jamais eu envie, devant un débat ou une interview télévisés, de pouvoir vérifier en direct si nos amis les politiciens ne nous menaient pas un peu en bateau ? Finies les recherches Google précipitées et les plongées dans la collection 1999 du Financial Times. On a trouvé bien plus pratique pour s’assurer de la véracité des propos de ceux qui nous gouvernent.

L’application lancée par le Washington Post permet, en effet, de savoir en temps réel, à mesure que les hommes politiques discourent, si une affirmation est vraie. Le principe est simple : alors que l’on suit sur l’écran l’élu qui s’exprime, le truthteller, littéralement « détecteur de mensonges », transforme la voix en texte qu’il confronte aussitôt à une base de données. L’ordinateur reconnaît alors des expressions, des mots-clés, des sujets d’actualité déjà traités par le Washington Post et fait instantanément le lien entre le discours et les éléments factuels de la base. Le verdict peut alors tomber sur l’écran où apparaît la mention « vrai », « faux » ou « partiellement vrai », ainsi qu’un lien vers un article complet. [...]

Le Point

Merci à domi

La société civile confrontée au discrédit des politiques

Le monde politique, déjà en délicatesse avec les Français, a passé la semaine à aggraver son cas. L’UMP, qui élisait dimanche son président, se ridiculise depuis à jouer un mauvais boulevard avec ses rebondissements, claquements de portes et cocus en recherche de paternité. Quant au gouvernement, sanctionné lundi par l’agence Moody’s qui a retiré son triple A à la France, il s’est puérilement défaussé sur « les éléments du passé », en oubliant que François Hollande, il y a une semaine, garantissait devant la presse la « crédibilité » de son pacte de compétitivité.

La société civile s’exaspère des légèretés de ses représentants. Pourtant, ils se comportent comme s’ils ne comprenaient rien de la défiance qui attise la crise de la démocratie. Mais le peuple se réveille. Il oblige les élites à se faire violence, si elles veulent éviter d’être larguées.

La véritable opposition est déjà hors du système. C’est une parodiste catholique, Frigide Barjot, qui a fait descendre dans les rues, samedi, plus de 100 000  personnes à Paris et des dizaines de milliers en province, pour protester contre le mariage homosexuel.

Cette mobilisation spontanée a été suivie par un autre défilé plus modeste dimanche, marqué par des provocations extérieures.

Partout, la France silencieuse prend la parole. Elle impose sa voix grâce aux réseaux sociaux qui contournent la passivité des médias.

Sa démonstration de force, samedi, est le premier acte d’une montée en puissance qui se traduira par un mouvement national le 13 janvier. Les politiques courent loin derrière. (…)

Le Figaro

Les électeurs du FN sont ceux qui ont le plus de rapports sexuels

Dans quels camps politiques pratique-t-on le plus la sodomie, la fellation et l’échangisme? Un sondage Ifop lève le voile.

Dans quel parti on a le plus de rapports sexuels? La conversation hante les troisièmes mi-temps politiques depuis bien longtemps. La réponse est enfin tombée : c’est parmi les électeurs du Front national, avec une moyenne de 8 rapports sexuels par mois. Suivent les électeurs du Front de Gauche (7,7) et du PS (7,6). En queue de peloton : l’UMP (6,7) et le Modem (5,9). Mais abstention ne signifie pas abstinence: près de 10 coïts par mois chez ceux qui refusent de prendre parti.

Ces informations essentielles nous sont proposées par l’institut de sondage Ifop qui, pour le magazine « Hot Vidéo », a étudié de très près « les mœurs des français et leurs orientations politiques ». [...]

Le Nouvel Obs

 

L’Euro : implosion ou sursaut ?

Le pari de l’Euro était de construire une zone modèle. En exacerbant les différences, on affirme, voire on crée, et on enkyste des différences : modèle rhénan pour l’Allemagne ; modèle anglo-saxon pour l’Irlande ou l’Espagne, etc.

Lorsque la crise financière devient crise économique, et que les Etats s’épuisent à maintenir les demandes globales en creusant de façon historique les déficits publics, c’est le navire tout entier qui est menacé.

Si naguère, en résultante des abandons monétaires, les marchés politiques se sont assez spontanément dirigés vers la création d’une zone monétaire largement artificielle, vont-ils, à la faveur de la crise, poursuivre la construction européenne et arrimer la monnaie à un grand Etat européen ?

Sur le papier des croyants du constructivisme, les choses sont simples : il existe désormais un seul Etat, sans doute hétérogène, mais disposant d’une monnaie souveraine. Il n’y a plus de dettes souveraines au pluriel, mais une dette souveraine au singulier.

Le couple monnaie unique / grand Etat suppose d’énormes changements, qui se ramènent tous à la question de l’évaporation progressive des marchés politiques nationaux, au profit de la naissance de marchés politiques européens. Les énormes coûts d’une implosion de l’Euro pourraient faciliter cette perspective.

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Vers la fin du clivage gauche-droite

C’est un sondage passionnant que le Cevipof a fait réaliser par la Sofres. Il mesure l’opinion des Français à l’égard des institutions politiques et économiques. Il recèle de nombreuses pépites qui montrent que les ingrédients pour un big bang politique semblent se rassembler.

Un rejet très fort des élites

En effet, si 69% des Français font confiance à leur conseil municipal et 65% à leur conseil général ou régional, 55% ne font pas confiance à l’Union Européenne, 64% à l’Assemblée Nationale, 65% à la présidence de la République et 68% à l’égard du gouvernement.

En clair, deux tiers des Français ne font plus confiance aux hommes politiques nationaux. Il faut dire que 78% de la population pense que les responsables politiques se préoccupent peu ou pas du tout de ce qu’ils pensent. La défiance à l’égard des institutions se retrouve partout. Les Français ne font plus confiance aux banques, ni aux grandes entreprises, qui ne pensent qu’à leur profit.

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