USA : une affaire de viol collectif divise une petite ville et l’Internet mondial

C’est une publicité dont cette petite ville de l’Ohio se serait bien passée : le fait divers présumé a eu lieu au mois d’août dernier à Steubenville, 18 000 habitants : une adolescente ivre et inconsciente aurait été violée par plusieurs de ses camarades lors d’une soirée célébrant la fin de l’été.

Ce ne serait pas la première agression de ce genre aux Etats-Unis mais le cas de Steubenville est particulier : les agresseurs auraient fait circuler photos et commentaires sur les réseaux sociaux.

http://img507.imageshack.us/img507/9245/screenshot20121219at809.png

Il y a quelques semaines, le New York Times a révélé l’affaire en publiant une longue enquête dans ses colonnes mais c’est le groupe de hackers Anonymous qui a créé la polémique en décembre dernier en prenant fait et cause pour la victime.

Lorsqu’elle rentre chez elle au petit matin, l’adolescente désorientée ne se rappelle de rien et c’est une rumeur grandissante sur Internet et dans la ville qui va alerter les parents de la jeune fille, qui sera amenée le lendemain à l’hôpital.

La veille, des témoins de l’agression supposée auraient photographié, filmé et posté presque en direct certains moments de la soirée sur les réseaux Twitter, Instagram, Facebook et YouTube, en évoquant le « viol » d’une « fille morte ».

Ces éléments, dont certains ont été collectés par les parents de la victime, vont être rapidement effacés par leurs auteurs, compliquant le travail d’investigation de la police.

Celle-ci finit par arrêter deux adolescents de 16 ans, une semaine plus tard, les stars de l’équipe de football locale, qu’elle inculpe de viol et de kidnapping – ils auraient « transporté » la victime inconsciente dans différentes soirées la nuit de l’agression. (…)

Rue 89

Barack Obama réélu pour un second mandat

Sa victoire ne fait plus aucun doute : avec son succès confirmé dans l’Ohio, Barack Obama ne peut plus perdre l’élection présidentielle américaine. Le président sortant, qui ne sera pas rattrapé par Mitt Romney dans la course aux 270 grands électeurs, résidera quatre années supplémentaires à la Maison-Blanche.

L’Ohio a tranché. Traditionnel juge de paix des élections présidentielles américaines, cet Etat a fait basculer tôt mercredi matin le scrutin du 6 novembre. La victoire de Barack Obama a été annoncée par plusieurs grands médias américaines. Si tous les bulletins n’ont pas encore été dépouillés dans le pays, le retard pris par le républicain est trop important. Le président sortant a donc l’assurance d’empocher les 270 grands électeurs (sur 538) nécessaires à la victoire et de rester à la Maison-Blanche quatre ans de plus.

A 5h14, heure française, Barack Obama a confirmé son succès, via son compte Twitter. «Tout ceci est arrivé grâce à vous. Merci», écrit le président des Etats-Unis..

Le JDD

Nouveaux pauvres américains

Et si on oubliait Wall Street et ses riches, pour parler des « nouveaux pauvres » ? Aux Etats-Unis, les médias, formules chocs à l’appui ( »L’Amérique de l’ombre », « Nos transparents voisins »…), se préoccupent de plus en plus de l’émergence d’une vaste pauvreté.

« Une véritable dépression de l’emploi touche ceux qui se situent au bas de la répartition des revenus, et une profonde récession prévaut dans les catégories situées au milieu de l’échelle ». Ce sont ces catégories-là, et non les plus pauvres, auxquelles l’administration entend consacrer le gros de son soutien.

C’est parmi elles que l’on retrouve ceux qui font appel à une aide sociale pour la première fois : les tickets d’alimentation, par exemple, dont la distribution croît rapidement ; ou encore l’aide au chauffage, demandée par 5,7 millions de foyers américains il y a deux ans, et par 8,8 millions cet hiver – une hausse de 54 %.

Une récente étude du Centre du marché du travail de Northeastern University, constate que le décile inférieur de la population active, où le revenu familial n’excède pas les 12 500 dollars annuels, a connu au dernier trimestre 2009 un taux de chômage de 30,8 % – supérieur de 5 points au taux constaté au pic de la Grande Dépression, dans les années 1930. Le décile précédent, situé entre 12 500 et 20 000 dollars par an, enregistre un chômage de 19,1 %.

Suite et commentaires sur Fortune