« Former des citoyens du monde implique le développement d’un savoir-être dans le rapport à la différence ».

(extraits choisis) 

(…) L’école voit cohabiter des élèves aux cultures diverses. Elle est un lieu privilégié pour favoriser la construction d’un vivre-ensemble harmonieux à travers la découverte de l’autre et de soi-même.

Mais l’organisation des cours permet-elle le développement d’un véritable dialogue interculturel ?

C’est au Conseil de l’Europe que l’on doit l’émergence du processus de conscientisation de l’importance du concept d’éducation interculturelle.(…)

Un décret vise à « préparer tous les élèves à être des citoyens responsables, capables de contribuer au développement d’une société démocratique, solidaire, pluraliste et ouverte aux autres cultures ». (…)

L’interculturel devrait s’inventer à chaque endroit, et non uniquement en contexte multiculturel (…)

Compte tenu de la configuration multiculturelle de notre société, il est anormal qu’on ne dédie pas une place plus importante à une pédagogie interculturelle active transversale  (…)

« Former des citoyens du monde n’est pas neutre idéologiquement, cela suppose de considérer l’étranger comme un autre citoyen, mon égal et reconnaître dans toute culture humaine, une valeur intrinsèque », explique Xavière Remacle, formatrice en communication interculturelle.

L’approche dépasse les savoirs et implique le développement d’un savoir-être dans le rapport à autrui et à la différence.

Il faut aider les élèves à se situer dans une société de plus en plus complexe et ne pas les enfermer dans une définition identitaire figée.

Se décentrer par rapport à soi-même pour mieux se tourner vers l’autre est une démarche interculturelle essentielle.

Pax Christi

La novlangue socialiste : quand la nation devient «le nous inclusif et solidaire»

Le Figaro a recensé les nouveaux mots et barbarismes qui s’infiltrent dans le langage politique et social. Un massacre organisé de l’esprit et de la culture selon Le Point.

Cette novlangue brille par ses barbarismes et sa volonté de faire disparaître toute référence à la nation et à la France.

Serait-il plus facile de changer la langue que de changer la vie ? En 1981, la gauche découvrait les joies du pouvoir. Elle était d’une ambition immodérée et ne souhaitait qu’une seule chose : changer la vie. Deux ans plus tard, le tournant de l’austérité puis de la rigueur, l’arrimage au serpent monétaire européen, la construction des fondations de l’euro sonnèrent le glas de ce fol espoir.

Ainsi, on ne se «lance plus dans des projets», on «produit des possibles». L’école maternelle devient la première école car, selon la députée Sandrine Mazetier, c’est «neutraliser la charge affective maternante du mot maternelle» !

On goûtera aussi cette phrase de Vincent Peillon, ministre de l’Éducation nationale : «Il revient à l’école française de contribuer à bâtir du commun.

Ne dites plus «construire la société française», mais «le nous inclusif et solidaire» ! Cette horreur figure dans un rapport rendu en 2013 et intitulé Refonder la politique d’intégration. Ce texte lénifiant déploie des trésors d’ingéniosité pour ne pas employer les mots France ou Français, qui semblent être devenus des insultes aux yeux des rédacteurs. […]

Oublions ce détestable mot de prison et préférons-lui ce vocable plus souriant de «centre aéré pour adultes turbulents» qui sera sans doute moins traumatisant pour ses occupants…

Le Point

Techno / rave : « Nous ressentons une xénophobie festive »

Rencontre avec Vincent Tanguy, l’un des organisateurs du Multison qui se déroule du 28 au 30 juin, à Plogonnec. C’est l’événement annuel de la scène techno amateur dans le département. Nous voulons montrer que nous sommes là, et non pas en marge de la société, ni de la mauvaise graine. Nous voulons juste faire la fête.

Ce week-end, il y aura une quinzaine de sound system. Nous créons une ambiance et chacun va où il veut.

Nous véhiculons une mauvaise image, nous ressentons une xénophobie festive. Cela fait vingt ans que les free-party existent

La drogue ? Il y en a comme partout. Mais pourquoi toujours nous stigmatiser là-dessus ? ! Concernant le bruit, oui, il y en aura, et oui, on va l’entendre de loin.

lecourrier-leprogres.fr

Le prix de l’Européen de l’Année

Après Mario Monti en 2012, le prix de “l’Européen de l’Année” est décerné cette fois-ci au chef du groupe des libéraux au Parlement européen, le belge Guy Verhofstadt, et à Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe des Verts.

Ce titre vise en fait à récompenser la capacité des deux eurodéputés à apporter des changements en Europe.

<b<C’est justement le projet détaillé par les deux lauréats dans leur livre : “Debout l’Europe”. Pour Guy Verhofstadt, “tout ce qui attire l’attention des médias aujourd’hui, ce sont les eurosceptiques, les nationalistes, les populistes de tout genre, et il y a beaucoup de gens qui pensent qu’ils font aujourd’hui presque la majorité dans l’opinion publique en Europe.

Guy Verhofstadt : Et bien, je pense que cela n’est pas exact du tout, je pense que la majorité des gens savent très bien que si nous voulons avoir de la croissance économique dans l’avenir, et aussi des emplois pour nos jeunes, il faut plus d’Europe.”

Parmi les autres nominés figuraient Mario Draghi, le patron de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Juncker, l’ancien président de l’Eurogroupe, ou encore la Commission européenne chargée de la Justice Viviane Reding.

Yahoo actu

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Relire en complément :

Société Générale (banque) : «C’est énergisant, la diversité !»

A l’occasion de la conférence européenne de la diversité, Edouard-Malo Henry, directeur des Ressources Humaines de la Société Générale, détaille la politique du groupe bancaire sur la diversité et l’emploi.

[extraits] Quand on regarde ce qui crée l’engagement, le premier élément de réponse est toujours le respect : « est-ce-que je me sens respecté tel que je suis dans mon entreprise ? »  Le respect, facteur clef d’engagement, se fait dans toute sa diversité : culture, genre, langue, y compris les handicaps.
La Société Générale est présente dans 76 pays. Il n’est pas possible de bien servir nos clients, qui sont d’une formidable diversité, si nous ne favorisons pas à l’intérieur une diversité comparable à la leur. C’est une condition de performance.

Par ailleurs, la diversité se révèle être un levier de créativité. C’est énergisant, la diversité !

Nous sommes en faveur du respect de toutes les formes de diversité, y compris bien sûr l’orientation sexuelle Elle fait partie de nos thèmes de diversité, avec l’âge, le genre, le multiculturalisme, les personnes éloignées de l’emploi et les personnes en situation de handicap.

A la Société Générale, les deux thèmes prioritaires sont la parité H/F et le multiculturalisme.

Novethic.fr

« Nous sommes musulmans, mais français avant tout. Mohamed Merah est un assassin, pas un musulman »

Il y a un an, son fils tombait sous les balles de Mohamed Merah. Latifa Ibn Ziaten est la mère d’Imad, le militaire de 30 ans abattu le 11 mars 2012. Depuis la tragédie, cette mère courage a entrepris un combat contre le fanatisme et la haine.

« Je viens apporter mon témoignage et véhiculer un message de paix et de tolérance, pour mieux vivre ensemble. »

Après la mort de mon fils, j’ai ressenti le besoin de témoigner. Je me rends quotidiennement à la rencontre des jeunes, dans les établissements scolaires, les prisons ou les cités. Je cherche à savoir pourquoi tant de jeunes éprouvent de la haine. Je veux qu’ils réfléchissent. Ils sont souvent oubliés et mal dans leur peau, qu’ils soient français ou étrangers. Il faut leur venir en aide.

L’islam est une religion. Nous sommes musulmans, mais français avant tout. Nous vivons dans un pays laïc où nous nous devons de respecter la République, ses règles et ses devoirs. Mohamed Merah est un assassin, pas un musulman. S’il a commis ces actes, c’est qu’il n’a pas eu la chance de recevoir de ses parents une bonne éducation.

Source

Istres : une fresque payée par la mairie, symbole de la citoyenneté et du bien vivre ensemble (photo)

[Une info de décembre 2012 qui nous a échappé et qui méritait bien parution...]

François Bernardini, maire d’Istres, a salué la réalisation d’une fresque confiée à 10 jeunes du quartier Prépaou. Il s’agit de l’aboutissement d’un projet de l’association Liberté Record, en partenariat avec la Ville dans le cadre du Contrat Urbain de Cohésion Sociale (CUCS).

Ce chantier d’insertion a permis à ces jeunes de financer leur permis de conduire. La fresque symbolise une étape dans la vie des jeunes, un exemple de citoyenneté et du bien vivre ensemble.

Un chantier d’insertion qui a permis à ces jeunes de financer leur permis de conduire, et ainsi disposer d’un outil de poids dans la recherche et l’accession à l’emploi. Conduit par un chef de chantier, spécialisé en maçonnerie, la fresque qui représente un touareg et un chameau, est composée de mosaïques et de peinture.

Baptisée Le Couloir Liberté, en référence à cet endroit de passage piétonnier au coeur du Prépaou et des commerces de proximité, la fresque symbolise, une étape dans la vie de jeunes et la volonté de s’investir et se mobiliser pour l’avenir, un travail d’équipe, un exemple de citoyenneté, du bien vivre ensemble.

Source
merci Zorro des îles
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• Au cas où : capture d’écran de la page source
• NB : « une info qui nous a échappÉ » : pas de COD -> pas d’accord

Echange interculturel à Aubervilliers : « L’art au service de la lutte contre les discriminations »

[article de El Watan, signé Hafid Azzouzi] (extraits)

« Sensibiliser de façon positive les participants et la population locale à la tolérance, l’empathie et la compréhension de la diversité comme éléments significatifs contre la discrimination, le racisme, les préjugés et l’exclusion »

A l’initiative de l’Association des Artistes des Couleurs et de la Diversité ( AACD) d’Aubervilliers, plus de trente jeunes issues de six pays, la France, l’Espagne, la Turquie, l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, sont, depuis le 7 décembre, dans la ville d’Aubervilliers.

But : utiliser l’art comme moyen pour la lutte contre la discrimination.

L’objectif de cette activité consiste à « former des responsables associatifs et animateurs de jeunesse à la conduite de projets interculturels liés au thème de l’art (musique, dance, peinture, littérature, cinéma) comme un levier du dialogue entre les cultures et d’inclusion pour les jeunes défavorisés », explique le chanteur Zayen, directeur artistique de l’association organisatrice.

Le président de l’AACD, Pascal Iglesias a ajoute que « la formation suppose de sensibiliser de façon positive les participants et la population locale à la tolérance, l’empathie et la compréhension de la diversité comme éléments significatifs contre la discrimination, le racisme, les préjugés et l’exclusion.

« Des bases durables pour une future coopération entre les travailleurs de jeunesse euro-méditerranéenne »

Elle permet aussi établir des bases durables pour une future coopération entre les travailleurs de jeunesse euro-méditerranéenne et développer des projets communs dans le cadre du programme européen jeunesse en action ».

Cette formation est organisée en partenariat avec association migration solidarité et échanges pour le développement représentée par Djillali Kabeche et Myriam Brahmi.

Clôture le 16 décembre avec un spectacle pluridisciplinaire au réfectoire Wangari Maathai d’Aubervilliers.

Source

Livres : « La conscience métisse »

[extraits d'article]

Couverture de l'ouvrage

Le philosophe Daryush Shayegan ne cesse depuis des années de dresser des passerelles entre les peuples et les cultures, d’aider ses contemporains, du Nord comme du Sud, à mieux comprendre « l’entre-deux » défini comme un « passage interstitiel entre les identités fixes qui ouvre la possibilité d’hybridité culturelle ». (…)

Il faut savoir sortir de son orbite culturelle, prendre du recul à l’égard de ses propres coordonnées métaphysiques, scruter ces croisements ludiques des regards par le truchement de son identité moderne.

La conscience métisse doit être praxis, art de vivre, une pratique. La diversité culturelle exige que « les rapports entre les êtres et les cultures ne sont pas monologiques mais dialogiques » .

Le dialogue qui se noue dans les zones d’échange et d’hybridation et qui donne naissance à des « identités multiples, frontalières et des métissages inouïs » « annonce un phénomène nouveau : le bricolage, l’art combinatoire des relations multiples à tous les niveaux et le jeu des miroirs croisés ». Les autres deviennent par la force des choses des donneurs de sens »(…)

Il ne faudrait pas croire que cette nouvelle façon d’être au monde et aux autres, ne concerne que quelques métèques égarés (…) Les identités plurielles sont devenues notre façon d’être dans le monde ou notre destinée collective ».

Mustapha Harzoune

Source

« Vade-Mecum germanopratin » (Boulevard Voltaire)

Vous posez votre valise sur les bords de la Seine et redoutez quelque impair de langage ?
Pas de panique ! Avec ce nécessaire de discussion indispensable à qui souhaite faire montre d’intégration rive gauche, vous êtes sauvé…

[...]
COLONISATION : initiative de la gauche qu’elle reproche à la droite.
COMMUNISME : jamais mis en œuvre. N’a donc ni échoué ni causé de massacres. Moins à la mode malgré tout.
DÉBAT : consensus de gauche. A accompagner de l’adjectif « démocratique ».
DÉRAPER : omettre d’alimenter les robinets d’eau tiède.
DEVOIR DE MÉMOIRE : exercice d’oubli sélectif.
DIVERSITÉ : tout le monde sauf la majorité de la population.
[...]
FRANC-MACONNERIE : religion officielle de la République laïque. Black du Parlement.
IMMIGRATION : juste retour des choses.
INTOLÉRANCE : manque d’enthousiasme.
ISLAM : racines de l’Europe.
JEUNE : jusqu’à quarante ans. Héros anonyme des chroniques judiciaires.
[...]

Lire l’intégralité du billet sur Boulevard Voltaire