Ain : Une tonne de nourriture dérobée aux Restos du Cœur (vidéo)

Série noire pour les Restos du Cœur. Un camion frigorifique rempli de nourriture a été volé mardi dans une zone d’activités de Bourg-en-Bresse (Ain).

Environ une tonne de nourriture s’est volatilisée. Elle devait servir à approvisionner les dix centres du département pendant une semaine. Il y a quelques mois déjà, une tentative d’effraction avait été constatée sur le même véhicule.

«Tout au long de l’année, on se bat, on se dévoue corps et âmes pour aider notre prochain. On est à la fois démunis, désemparés et en colère», a commenté, écœurée, la présidente des Restos de l’Ain devant la caméra de France 3.

Les bénévoles sont d’autant plus en colère qu’un entrepôt corrézien de l’association fondée par Coluche a déjà subi six cambriolages depuis juin et qu’un local a été dévalisé lundi dans le Lot-et-Garonne.

Le Parisien

Floride : Union sacrée des détenus musulmans et juifs pour obtenir de la nourriture halal ou casher

En Floride, les prisonniers juifs et musulmans se sont ligués pour déposer une plainte commune par l’intermédiaire de la Division des droits civils du Département de la Justice des États-Unis.

Si l’on vous dit repas halal et si l’on ajoute veto de l’administration, vous pensez aussitôt cantines scolaires, croisade laïciste contre la fantasmatique «halalisation de la France», et tout le battage politico-médiatique qui a l’art de monter en épingle la simple exigence de ne pas manger de viande. Le casher échappant miraculeusement à l’anathème général…

Bien loin de la France, et dans l’univers impitoyable des prisons de Floride, casher et halal sont logés à la même enseigne : ils ne sont pas au menu ! Soumis au même régime alimentaire drastique qui leur interdit de s’alimenter conformément aux prescriptions respectives de leur religion, les prisonniers juifs et musulmans se sont ligués, comme un seul homme, contre le Département d’Etat des Services correctionnels. […]

C’est à un juge fédéral de Miami qu’il reviendra de statuer sur l’affaire alimentaire à l’origine d’un rapprochement entre juifs et musulmans qui, sur une autre scène que celle du milieu clos de la prison, aurait une forte charge symbolique.

oumma

Une distribution de nourriture réservée aux Grecs interdite à Athènes (Vidéo)


L’extrême-droite grecque distribue de la… par euronews-fr

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La police a empêché jeudi à Athènes une distribution en pleine ville de nourriture réservée exclusivement aux Grecs et proposée par le mouvement Aube dorée.

« Le maire de la capitale, George Kaminis, avait interdit cette opération, qu’il a qualifiée de «soupe populaire de la haine». Les personnes qui souhaitaient en bénéficier devaient présenter une carte d’identité grecque.

Des militants du parti extrémiste, vêtus de leur habituel T-shirt noir, ont affronté les forces de l’ordre, frappant les policiers avec des hampes de drapeaux grecs après avoir été empêchés de distribuer des oeufs, du pain et de la viande d’agneau place Syntagma.

Les militants d’Aube dorée ont finalement procédé à la distribution devant le siège du parti. Des centaines de gens en ont bénéficié.

Dans un contexte marqué par une crise économique sévère, avec un taux de chômage de près de 27%, les sondages indiquent qu’Aube dorée deviendrait le troisième parti du pays si des élections avaient lieu aujourd’hui.

Reuters

«Mais… c’est de la merde ?» «Non, c’est chokladkrokant»

Ikea a retiré de la vente des tartes chocolatées dans 23 pays. En cause : des suspicions de contamination aux matières fécales.

Ce sont les autorités sanitaires chinoises qui ont mis le doigt sur un drôle d’ingrédient dans le «chokladkrokant» commercialisé par Ikea. Cette tarte chocolatée, agrémentée d’amandes, de crème au beurre et de caramel a été retirée de la vente dans 23 pays. En cause : «Un niveau excessif de bactéries coliformes», selon le quotidien anglophone Shanghai Daily. En clair : des bactéries généralement signe d’une contamination fécale.

Un bel euphémisme qui n’est pas sans rappeler une célèbre scène du Père Noël est une ordure. [...]

Libération

Cittàslow : Les villes lentes contre la frénésie du monde moderne

Dans un monde en constante accélération, quelques municipalités européennes ont créé un réseau, Slow Cities, visant à ralentir le rythme de la vie. Ce réseau réunit des villes et municipalités désireuses d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, notamment en matière de nourriture et d’environnement.

Né en Italie, il y a maintenant 20 ans, Cittaslow (« Villes lentes » en italien), est issu d’un autre mouvement: Slow Food, en opposition au Fast Food nord-américain, synonyme de mal bouffe. L’objectif de cette organisation internationale est de protéger la gastronomie et le plaisir de la table.

La philosophie des « Villes lentes » repose sur certains principes. En n’utilisant que des produits régionaux de qualité, on apporte ainsi son soutien aux agriculteurs qui travaillent dans le respect de l’environnement et qui refusent de faire appel à de la main d’œuvre bon marché. Un mouvement qui a gagné 70 villes italiennes de moins de 60 000 habitants et une vingtaine d’autres dans le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Des villes enracinées

L’objectif des Villes lentes est de combattre l’ubiquité dans ses deux dimensions : être, en même temps, ici et ailleurs. L’abomination absolue pour ces militants sont ces lieux modernes « hors sol » que sont les grands aéroports internationaux ou ces magasins entrepôts, tous sur le même modèle, qui défigurent les banlieues. Une ville lente refuse le « hors-sol » comme le « hors-temps ». Une stratégie de relocalisation des échanges et des consciences est inséparable de l’éloge de la lenteur comme une réaffirmation du local.

La modernité, en produisant l’homme sans qualité, joue la stratégie de la mondialisation de l’espace et du temps. Mondialisation des échanges commerciaux, développement des transports et mondialisation du temps vont de pair, comme le montrent les cotations boursières et les horloges internationales des palaces. Les villes lentes, parce qu’elles n’ont de cesse d’articuler ces stratégies de relocalisation et de retemporalisation, tendent à redonner de la qualité de vie, c’est-à-dire à enfanter un humain plus humain puisque plus autonome, parce que seul capable de s’autolimiter.

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Les supermarchés Tesco s’adaptent à la nouvelle Grande-Bretagne muti-ethnique

Tesco a considérablement augmenté son offre de nourriture ethnique avec le lancement de sept nouvelles gammes de produits.

Le géant de la distribution ajoute ainsi des gammes turque, sri-lankaise, sud-américaine, philippine, africaine, sud-africaine et gréco-chypriote à un ensemble qui inclut déjà de la nourriture asiatique, orientale, antillaise, casher, polonaise et halal.

Les nouvelles gammes feront leurs débuts aux magasins de Wembley et Slough avant d’être proposées dans tout le Royaume-Uni.
Tesco affirme avoir doublé le nombre de produits alimentaires ethniques l’année dernière pour arriver à un total de 1600 références, pendant que les volumes ont augmenté de plus d’un tiers (35 %) pendant la même période.

« La Grande-Bretagne est une des nations ayant la plus grande diversité ethnique sur terre, et il y a une très forte demande croissante provenant de personnes qui se sont installées ici pour acheter de la nourriture comme au pays. » dit l’acheteur d’alimentaire ethnique de Tesco, Muhammad Rahman. [...]

The Grocer

(merci à Pitch et Mannala pour la traduction express)

Le Roundup donne naissance à de « super mauvaises herbes » !

De même que la lourde utilisation d’antibiotiques a contribué à l’apparition de «supermicrobes» résistant aux médicaments, [un article du New York Times nous apprend que] l’utilisation intensive, par les fermiers américains, du désherbant «Roundup» [marque de l'herbicide dénommé glyphosate, initialement breveté par Monsanto et commercialisé, depuis 2000, par d'autres firmes, sous d'autres noms], a mené à la croissance rapide de nouvelles «super mauvaises herbes», extrêmement tenaces, que le poison industriel n’arrive plus à éradiquer.


De plus en plus de fermiers américains sont confrontés à cette situation, partout, dans l’Est, le Midwest et le Sud du pays, et sont donc conduits à vaporiser leurs champs avec des herbicides encore plus toxiques.

C’est la course folle en avant dans l’empoisonnement des denrées, mais aussi des sols et de l’eau.

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W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

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Vaste corruption derrière un programme humanitaire

Le scandale « pétrole contre nourriture » est né du dévoiement du programme du même nom. D’un montant d’une centaine de milliards de dollars, celui-ci visait à compenser les effets des sanctions de l’ONU contre l’Irak.

Le programme « pétrole contre nourriture » à l’origine du scandale a fonctionné de début 1998 à mai 2003 pour satisfaire les besoins humanitaires d’une population irakienne souffrant des sanctions économiques imposées au régime de Saddam Hussein. Ces sanctions avaient été prises lors de l’invasion du Koweït, en août 1990. Elles étaient censées empêcher Saddam Hussein de se réarmer, au moment où il jouait à cache-cache avec les inspecteurs de l’ONU chargés de vérifier que son programme d’armes de destruction massive n’existait plus. Ces sanctions semblaient avoir aussi pour but inavoué de contribuer à un changement de régime à Bagdad, explique un analyste.

En janvier dernier, l’Irak a entamé une procédure judiciaire aux États-Unis pour réclamer des dédommagements aux entreprises étrangères impliquées, soit 93 sociétés, dont BNP et Renault, pour un total de 10 milliards de dollars.

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Aux États-Unis, la « Transition » prépare l’après-pétrole

Au beau milieu des États-Unis, pays de l’essence pas chère, l’après-pétrole a commencé. Des groupes de citoyens se sont donnés pour mission d’aider les communautés américaines à se préparer à la double échéance de la fin du pétrole et du changement climatique.

Fondé par Rob Hopkins, leur mouvement a un nom : la Transition. Ses militants ont un but : rendre leurs villes résilientes avant le chaos qui s’annonce, par la quête de l’autarcie énergétique et alimentaire. Avec une conviction : c’est l’opportunité pour l’humanité de construire un monde meilleur. Et un credo : la relocalisation de toutes les productions.

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