Moody’s fait perdre son AAA à la France

Dix mois après Standard and Poor’s, c’est au tour de l’agence de notation américaine Moody’s de faire perdre son triple A à la France. La note du pays est abaissée d’un cran à AA1. Mood’ys menace d’abaisser à nouveau la note de la France à moyen terme.

Cette dégradation aura un impact limité sur les taux d’emprunt très bas dont elle bénéficie, estiment des économistes, en plein débat sur la fragilité de la deuxième économie européenne.

Le Figaro

Un livret H pour financer les hôpitaux au bord de l’asphyxie ?

Les établissements ont plus que jamais du mal à boucler les fins de mois…

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Les hôpitaux français crient famine. Confrontés à une situation financière parfois très précaire, ils ont le plus grand mal à obtenir de nouvelles sources de financements.

Depuis la disparition de la banque Dexia, principal opérateur du crédit du secteur, les autres institutions financières peinent à suivre. Pénalisées par les nouvelles règles dites de Bâle III, elles se trouvent dans l’obligation d’augmenter leurs fonds propres pour couvrir leurs risques. Résultat : elles limitent l’accès au crédit aux collectivités locales et également aux hôpitaux puisqu’ils ont l’interdiction d’y déposer leurs liquidités.

Verser les salaires devient compliqué

Pour une partie des établissements, la situation devient à ce point critique qu’il est difficile de verser le salaire du personnel. «Faute de trésorerie, certains hôpitaux pourtant en bonne santé financière pourraient se voir à très court terme dans l’incapacité d’honorer leurs charges.

Ce manque criant de liquidités altère par ailleurs la capacité des établissements publics : plusieurs chantiers sont à l’arrêt, des achats de biens médicaux ont été reportés et le risque est réel que des établissements soient contraints de renoncer à des projets essentiels à leur modernisation et à l’amélioration de la prise en charge des patients»,

s’alarme Frédéric Valletoux, président de la Fédération hospitalière de France (FHF) dans une récente tribune aux Echos.

Traduction de cette situation précaire, l’agence de notation Moody’s a dégradé vendredi la note des Centres Hospitaliers Régionaux Universitaires (CHRU) et des Centres Hospitaliers Universitaires (CHU), notamment en raison de la détérioration rapide de la situation financière du CHU de Fort-de-France, en Martinique.

Une mauvaise nouvelle pour les hôpitaux qui risquent de devoir payer plus cher à l’avenir pour emprunter de l’argent auprès des investisseurs du marché obligataire auquel ils ont recours depuis 2009, en plus des prêts bancaires. (…)

20 minutes

Pourquoi la Finlande est épargnée par la crise ?

La Finlande est le dernier pays de la zone euro à ne pas être déclaré en danger par l’agence d’évaluation Moody’s. Mais pourquoi? Enquête…

La Finlande serait donc le dernier bon élève de la classe euro. En tous cas selon Moody’s. Cette agence de notation a en effet confirmé lundi la «perspective stable» de ce pays, alors qu’elle a abaissé celle des Pays-Bas, du Luxembourg et même de l’Allemagne à «négative».

En résumé, la Finlande est donc le dernier pays de la zone euro à bénéficier non seulement d’un triple A, le 20/20 version finance, mais également d’une jolie perspective. Mais comment ce pays parvient-il à réaliser cette performance? C’est la question que 20 Minutes a posée à plusieurs analystes. (…)

20 minutes

En 1931, Moody’s conduisait déjà la Grèce au chaos

L’économiste Jean-Marc Daniel rappelle cet épisode historique méconnu qui a vu l’agence Moody’s dégrader la note de la Grèce, générant des troubles sociaux et politiques dans le pays avant l’arrivée au pouvoir du général Metaxas, fasciné par les régimes fascistes. Moody’s exprimera ses regrets, annoncera la fin de la notation des dettes publiques avant de ressortir son funeste carnet de notes en 1975.

John Moody en 1956

En 1909, John Moody, journaliste financier reconverti, crée la notation stricto sensu : sa société jauge les risques en s’appuyant sur une grille de notes, qui permet de résumer les risques pris par le créancier. S & P suit en 1916 et Fitch en 1924. La notation des Etats débute, elle, dès 1918…

Au début des années 1930, le Trésor américain reproche aux agences de notation de n’avoir pas vu venir les faillites en chaîne des banques et la crise boursière de l’automne 1929. Elles entreprennent dès lors d‘élargir leur champ de compétence à la dette des états. Pendant la Grande Dépression, de nombreux pays européens n’ont pu faire face à leur dette : l’Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie.

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Moody’s abaisse la note de la Belgique de deux crans – Fitch abaisse la perspective de note de la France, etc.

Moody’s a invoqué la détérioration des conditions de financement pour les Etats de la zone euro, les risques pour la croissance de l’économie belge et le coût budgétaire que pourrait avoir le sauvetage de banques, dont Dexia. (…)

Le même jour, l’agence de notation française Fitch Ratings a abaissé à négative la perspective de la note « triple A » de la France, et mis par ailleurs sous surveillance négative les notes de l’Italie, de l’Espagne, de la Belgique, de l’Irlande, de la Slovénie et de Chypre.

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L’euro craque-t-il ? (« C dans l’air »)

Une crise de la dette qui menace les notes de solvabilité de tous les États européens, des pays qui peinent à s’accorder… L’avenir de la monnaie unique semble désormais très incertain. Et pour de plus en plus d’économistes, comme Jacques Attali, l’euro pourrait même ne pas survivre à Noël.

L’euro passera-t-il l’hiver ? Alors que la Grèce est proche de la faillite, que les tensions ont atteint le point de non-retour sur les dettes italienne et espagnole, et que même l’Allemagne a connu la semaine dernière des difficultés pour emprunter sur les marchés, la fragmentation de l’Euroland et la fin de la monnaie unique sont désormais ouvertement évoquées.

Ces scénarios qui étaient tabous il y encore trois semaines montent en effet en puissance de jour en jour, et même les plus optimistes commencent à douter. Ainsi, tout au long du week-end, les marchés ont bruissé de rumeurs de retour aux monnaies nationales dans les pays de la zone euro.»

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Nicolas Doze : «L’Europe n’est pas une démocratie !» (Vidéo)

On va dans le mur, on est dans le mur – Il n’y aura pas de consultation populaire – Cette Europe d’experts, de techniciens, sera construite de la manière la plus crédible possible pour répondre au Marché – Le Marché veut qu’on lui fabrique l’Europe qu’il attend – L’Europe de demain ne sera pas née de la démocratie.»

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Commentaires sur Fortune

Abaissement de la note de crédit de 10 banques publiques allemandes par l’agence Moody’s

L’indice Dow Jones a perdu 1,58% et le Nasdaq 1,73% à la Bourse de New York. Selon les chiffres définitifs, le Dow Jones Industrial Average a cédé 190,57 points à 11.905,59 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 46,59 points à 2639,61 points. L’indice élargi Standard & Poor’s 500 a perdu 1,66% (20,90 points) à 1236,91 points. Wall Street, qui avait ouvert en nette baisse, a effacé une partie de ses pertes à la mi-journée, tirée par de bons indicateurs américains, avant de franchement se replier en fin d’échanges.

Les effets de la crise en Europe continuent à prendre de l’ampleur avec les taux des obligations européennes qui augmentent, ce qui a mis la pression sur les marchés ici, a expliqué Peter Cardillo, économiste en chef chez Rockwell Global Capital.

Marchés liés à l’Europe

Les marchés américains restent malheureusement toujours très liés à ce qui se passe en Europe, et (la dégradation des banques allemandes) n’est qu’un autre exemple, a-t-il observé. Moody’s a annoncé mercredi soir la dégradation d’un à trois crans de la note de 10 banques publiques allemandes, dont BayernLB, LBBW et Deutsche Hypo, estimant que celles-ci sont moins susceptibles de bénéficier d’un soutien de l’Etat en cas de difficultés.

Autre développement européen ayant pesé sur Wall Street: l’abaissement des prévisions de croissance de la Banque d’Angleterre (BoE) qui table désormais sur environ 1% en 2011, comme en 2012, au Royaume-Uni. Ces perspectives sombres, a expliqué la BoE, proviennent de l’absence de réponse crédible et efficace à la crise de la dette en zone euro, qui constitue le principal danger menaçant la reprise de l’économie britannique. [Lire la suite]

La Tribune de Genève.ch

Chez Moody’s, Mélenchon mène une action « andouillette AAAAA » (vidéo)

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, a participé vendredi à une action « andouillette AAAAA » pour dénoncer les ravages des agences de notations et leur triple A qui « mettent à genoux » les « gouvernements serviles » européens.

http://www.dailymotion.com/video/xluf7y

Belgique : Moody’s envisage d’abaisser la note des Régions

Après l’annonce par Moody’s de son intention de réévaluer la solvabilité de la Belgique, l’agence de notation envisage également d’abaisser la note de la Région wallonne, de la Région flamande ainsi que de la Fédération Wallonie-Bruxelles (ex-Communauté française), a fait savoir lundi l’agence.

Dans un communiqué, l’agence a invoqué trois raisons de revoir la note: la décision d’également évaluer la solvabilité de la Belgique, la nécessité de connaître les plans budgétaires des régions et l’incertitude quant aux conséquences possibles de la restructuration du groupe Dexia pour les régions et communautés.[...]

rtbf.be

Société Générale et Crédit agricole dégradées par Moody’s, BNP maintenue sous surveillance négative (Màj vidéo)

Addendum

France 24, édition de 9H00 du 14 septembre 2011

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Contrairement à ses concurrentes Société générale et Crédit Agricole qui ont vu leur note de la dette être dégradée par Moody’s, la note de BNP Paribas est maintenu sous surveillance négative par l’agence de notation.

L’agence maintient sous surveillance avec implication négative la note à long terme et des dépôts Aa2. Ce qui signifie qu’elle n’est pas à l’abri d’une dégradation.

L’agence laisse entendre que, au terme de son premier examen de trois mois, elle n’aurait pas modifié la note de la banque sur la base de son exposition à la dette d’État des pays fragiles de la zone euro, mais qu’elle a choisi de prolonger l’examen en se concentrant sur le financement de la banque sur les marchés.

Le Figaro

(Merci à Alex & à Mnemic)