De même que la lourde utilisation d’antibiotiques a contribué à l’apparition de «supermicrobes» résistant aux médicaments, [un article du New York Times nous apprend que] l’utilisation intensive, par les fermiers américains, du désherbant «Roundup» [marque de l'herbicide dénommé glyphosate, initialement breveté par Monsanto et commercialisé, depuis 2000, par d'autres firmes, sous d'autres noms], a mené à la croissance rapide de nouvelles «super mauvaises herbes», extrêmement tenaces, que le poison industriel n’arrive plus à éradiquer.

De plus en plus de fermiers américains sont confrontés à cette situation, partout, dans l’Est, le Midwest et le Sud du pays, et sont donc conduits à vaporiser leurs champs avec des herbicides encore plus toxiques.
C’est la course folle en avant dans l’empoisonnement des denrées, mais aussi des sols et de l’eau.

Dans son édition du 21 novembre, The Economist se penche sur le thème passionnant de l’agriculture et se demande comment nous allons faire pour nourrir le monde. Devant l’envolée du prix des produits agricoles en 2007, de nombreux pays ont pris des mesures radicales, comme l’interdiction des exportations, ce qui, par ricochet, a provoqué de graves crises dans les pays importateurs. L’envol des prix a provoqué une hausse historique d’environ cent millions du nombre de personnes mal nourries dans le monde. The Economist se fait l’avocat de la libéralisation des marchés agricoles et appelle à la suppression des barrières douanières récemment mises en place.