France vs République : «Nos ancêtres les Arabes»

Pour Jacques Dorveaux, étudiant, le rapport «Refondation de la politique d’intégration» représente la fin de l’idée même de la nation française.

Le peuple français risque de se retrouver dans une France qui n’en aura plus que le nom.

Aujourd’hui, la République a signé l’acte de décès de la France. Enfin, les masques tombent, la triste vérité éclate au grand jour : on savait que la République n’était pas la France, on voit maintenant que la République est la négation de la France.

Beaucoup seront tentés d’y voir une lubie de plus de la pseudo-élite qui dirige désormais notre pays. Mais le mal est en réalité plus profond : il s’agit de la conséquence finale du processus de destruction nationale entrepris par la République, processus qu’elle contient dans son ADN même. Elle ne s’est pas construite positivement, mais bien en opposition par rapport aux deux principaux piliers qui ont fait la France : la monarchie et le catholicisme.

Après avoir tué la première, elle a eu raison du second par le biais de la loi de 1905. Mais elle ne peut s’arrêter là : idéologie nihiliste par essence, elle doit détruire, encore et toujours. La prochaine victime, c’est le peuple français. Ironie de l’histoire : l’idéologie républicaine s’en était servie pour se débarrasser du christianisme. «Nos ancêtres les Gaulois » avait pour but de le chasser du territoire. «Nos ancêtres les Arabes» servira maintenant à remplacer le peuple français. […]

Le glissement était perceptible depuis des années. La marque la plus criante était cette substitution du mot «République» en lieu et place de celui de «France». Les «valeurs républicaines» ou le «pacte républicain» reviennent sans cesse depuis des années. Du Front national au Front de gauche, les hommes et femmes politiques ressassent ces termes creux, sans signification claire, y mettant chacun des notions qui leur sont propres. […]

Bvoltaire

Sondage Le Parisien : «Aimeriez-vous que la France ait un roi ou une reine ?»

Alors que Philippe est devenu dimanche le nouveau roi des Belges, juste après l’abdication de son père, Albert II, le Parisien fait un sondage : «Aimeriez-vous que la France ait un roi ou une reine ?».

Le succès des émissions qui leur sont consacrées démontre que les Français, en dépit de leur attachement à la République, sont toujours friands de l’actualité des têtes couronnées. En France, il faut en effet remonter à 1870 pour retrouver le dernier souverain en la personne de Napoléon III, contraint d’abdiquer après la défaite de ses armées face aux Prussiens à Sedan. Le dernier roi ayant été Louis Philippe Ier, chassé du trône par la révolution de 1848.

Le Parisien

NDLR : Napoléon III n’a pas abdiqué après Sedan … Blog Histoire

Histoire : 1628, la ruine de La Rochelle signe la fin des Huguenots

Auteur : monalisa

Richelie au siège de la Rochelle
Le cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle (Henri-Paul Motte, 1881).

Louis XIII et Richelieu assiégèrent La Rochelle durant un peu plus d’un an, d’août 1627 à octobre 1628. En octobre 1628, Louis XIII et Richelieu, vainqueurs, purent entrer dans la ville. Ils trouvèrent les survivants réduits aux dernières extrémités. Or, avant le siège, toute l’histoire de la ville n’avait été que prospérité, indépendance politique et financière face au pouvoir, le tout accompagné d’une certaine arrogance.

Après la confirmation en 1610 de l’Edit de Nantes par la régente, les Protestants rochelais avaient en effet toutes les raisons d’espérer. Après avoir été plutôt épargnés par les troubles religieux du XVIe siècle, ils pouvaient croire « Dieu à leur côtés » en vertu des préceptes de leur religion. En fait, devenus « un Etat dans l’Etat », la ville était en sursis quand Louis XIII reprit les hostilités contre les Protestants en 1620 en commençant par le Midi de la France. La ville était armée, c’était l’enjeu politique majeur du parti protestant, l’Europe du Nord protestante avait les yeux sur elle. Richelieu préféra un siège sans bombardements afin d’éviter d’en faire une cité martyre. Il se trompa, le résultat fut terrible, l’ultime clémence royale ne put effacer la longue agonie de la population et sa conséquence, la ruine de la cité en tant que puissance. [...]

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Histoire : Alexis Corbière (FdG) : « Lundi 21 janvier, je mange de la tête de veau… »

Communiqué d’Alexis Corbière (Front de Gauche) :

220 ans après l’exécution du ci-devant Louis Capet le 21 janvier 1793, on peut encore saluer avec humour, mais enthousiasme intact, la grande portée politique de cet immense évènement qu’est la Révolution française, non ?

D’autant plus que, je crois savoir que quelques illuminés se réuniront de leurs cotés dans une cinquantaine de messes (quelle honte pour les ecclésiastiques qui se prêtent à cela) pour célébrer la mémoire de Louis XVI. Oui, oui cela existe encore. Le si sympathique comédien mondain Lorant Deutsch, qui a trouvé tant de défenseurs quand je m’en suis pris publiquement à son Métronome si nostalgique des têtes couronnées, y a même participé les années passées. Peut être sera-t-il encore demain à l’Eglise Saint-Germain l’Auxerrois pour pleurer la fin de la monarchie ?

Moi, en tout cas avec quelques amis, je mangerai une bonne tête de veau. Farouche partisan en 2013, de l’abolition de la peine de mort sur toute la planète (aboli en France grâce à la gauche en 1981 seulement), j’avoue que je reste fidèle à la parole de Saint-Just lors du procès du Roi : « Cet homme doit régner, ou mourir ». L’histoire est parfois tragique. Mais, le succès de la Révolution est la naissance de la première République en France, agressée militairement par des armées étrangères, était à ce prix.

Une fois la provocation volontaire de ma part écartée, il va de soi que je fêterai demain la mort de la tyrannie, qui causa tant de malheur, et non celle d’un être humain (toujours déplorable).

[...] Défendre le sens de la grande Révolution reste un enjeu de première importance et très contemporain. Je l’ai ici déjà écrit de multiples fois. Méfiez vous de tous ceux qui insultent la Révolution. En général, ce qu’ils mijotent et soutiennent en 2013 n’a rien de bon. [...]

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Histoire : Le Jansénisme, de Jansen à la Révolution française (1640-1790)

Port-Royal
L’abbaye de Port-Royal-des-Champs, centre du jansénisme au XVIIe siècle (auteur inconnu, XVIIIe).

Au départ courant catholique rigoriste apparaissant en réaction au molinisme, le jansénisme (du nom de Cornelius Jansen) devint au XVIIIe siècle un courant politique qui occupa le devant la scène publique des années 1710 à 1760, s’érigeant en opposition aux autorités royale et pontificale. En déclin après l’expulsion de leurs ennemis jésuites, les Jansénistes préparèrent et participèrent aux débuts de la Révolution dont l’apport idéologique fut loin d’être négligeable.

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Histoire : L’ADN de la tête d’Henri IV coïncide bien avec celui de Louis XVI

Louis XVI et Henri IV

Coup double pour une équipe de scientifiques franco-espagnole rassemblée autour du docteur Philippe Charlier : ils ont trouvé un profil génétique commun entre la tête momifiée d’Henri IV et du sang séché provenant de son descendant, Louis XVI, validant l’authenticité des deux restes royaux.

Ces travaux, dont les résultats sont publiés ce lundi en ligne par la revue Forensic Science International, «montrent qu’Henri IV et Louis XVI ont le même patrimoine génétique passant par les pères», explique le médecin légiste Philippe Charlier, grand spécialiste des énigmes historiques. [...]

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16 octobre 1793 : Exécution de Marie-Antoinette

Onzième fille de l’Empereur François Ier de Lorraine et de Marie-Thérèse d’Autriche, Marie-Antoinette, née le 2 novembre 1755, épouse au printemps 1770 le futur Louis XVI. Ce mariage vise à réconcilier et sceller l’alliance entre la monarchie française et celle des Hasbourg. Devenue reine à seulement 18 ans, celle qui fut surnommée tour à tour « L’Autrichienne », « Madame Déficit » et « Madame Veto », reste un personnage mythique après sa mort survenue le 16 octobre 1793.

Marie-Antoinette prise pour l'éxecution
Marie-Antoinette avant son exécution (William Hamilton).

[...] Son procès débute le 14 octobre 1793 et va durer deux jours. Ses avocats commis d’office, Chauveau-Lagarde et Tronçon-Ducoudray, sont avertis à la dernière minute et ont à peine le temps de décortiquer l’amas confus et volumineux des pièces du procès. Trois chefs d’accusation sont retenus :
- d’avoir épuisé le trésor national
- d’avoir entretenu des intelligences et des correspondances avec l’ennemi
- d’avoir tramé des conspirations contre la sûreté intérieure et extérieure de l’Etat

[...] Condamnée à mort pour haute trahison le 16 octobre 1793, elle est guillotinée le jour même sur la place de la Révolution (l’actuelle place de la Concorde).

procès-verbal mise à mort Marie-Antoinette
Procès-verbal d’exécution de Marie-Antoinette.

Adieux de Marie-Antoinette
Les adieux de Marie-Antoinette à ses enfants.

Ministère de la Justice

Desouche Histoire : La « civilisation des moeurs » (XVIIe-XVIIIe) (rediff.)

Louis XIV et sa famille par Nicolas de Largillière
Louis XIV et sa famille par Nicolas de Largillière (1710).

A partir du règne de Louis XIII, une fois les troubles des guerres de religion passés, la monarchie reprend le processus de centralisation politique. Celui-ci se double d’une acculturation du peuple auquel est imposé de nouvelles valeurs (christianisation et civilité). Les mentalités se transforment dans un premier temps dans les villes puis le processus touche d’une façon moins forte les campagnes. Ce processus est dénommé par les historiens « civilisation* des mœurs » et nous en sommes encore largement héritiers.

(* note : à entendre au sens de processus : civiliser)

« La centralisation et l’absolutisme engendrent obligatoirement un effort d’unification culturelle. Au fil des générations, de la Flandre au Midi, de la Bretagne à l’Alsace, à Paris comme dans le plus petit hameau, les officiers et les prêtres, bientôt relayés par ceux qu’ils ont convaincu, imprègnent leur millions de contemporains de valeurs nouvelles véhiculées par la centralisation triomphante » – Robert Muchembled dans Culture populaire et culture des élites dans la France moderne.

● Les moyens de l’acculturation

Ce que Benoît Garnot nomme le « dressage culturel » (imposition de nouvelles valeurs) se fait par trois voies principalement : l’Église, l’école et le milieu social. Ce dernier point recouvre la pression sociale (faire comme ses semblables) et le mécanisme naturel d’imitation des élites (le grand bourgeois imitant le noble, le petit bourgeois imitant le grand bourgeois, ainsi de suite).

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La Révolution française, fille de l’emprunt

Réduire une dette abyssale est l’obsession de la monarchie pendant tout le XVIIIe siècle. Finalement, acculé à la banqueroute, Louis XVI convoque les États généraux. Qui décident de changer les règles du jeu…

L’accomplissement du voeu de la nation : vue de la procession de l’ouverture des Etats-généraux sortant de Notre-Dame pour aller à St Louis, prise de la place Dauphine, à Versailles, le 4 may 1789 (estampe, auteur non identifié)

Le roi « ne payait ni les financiers, ni les négocians, desquels Il avoit emprunté des sommes considérables ; Il leur accordoit des surséances, ou des sauf-conduits contre leurs créanciers autre désordre qui dérangeoit et troubloit encore extremement le commerce, dans lequel on ne voyait presque plus d’argent. Le crédit […] étoit entièrement évanoui. Le discrédit étoit universel, le commerce anéanti, la consommation affaiblie de moitié, la culture des terres négligées ; les ouvriers passoient chez l’étranger. Enfin, le peuple étoit désolé, le paysan mal nourri et mal habillé ».

Ce tableau saisissant, qui pourrait, à quelques modifications près, s’appliquer à la Grèce ou à l’Espagne contemporaines, est dû à l’économiste Nicolas Dutot et brosse l’état de la France à la fin du règne de Louis XIV.

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Desouche Histoire : La noblesse contre la monarchie absolue (XVIIIe siècle)

Le thé à l'anglaise Michel-Barthélémy Ollivier
Michel-Barthélémy Ollivier, Le Thé à l’anglaise servi dans le salon des quatre-glaces au Palais du Temple à Paris en 1764.

Une idée longtemps admise, car entrant dans le schéma marxiste de la lutte des classes dominant dans les universités françaises au cours des années 1950-1970, voudrait que la noblesse et la bourgeoisie se soient opposées au XVIIIe siècle, la bourgeoisie étant finalement sortie victorieuse de cette « lutte des classes » à l’issue de la Révolution. La noblesse de la fin du XVIIIe n’aurait été qu’une vieille citadelle assiégée, garante des anciennes traditions et lois du royaume soumises aux coups de boutoirs de la bourgeoisie des Lumières. Et si elle était présente aux Etats généraux de 1789, ce ne pouvait être que pour s’opposer à toute tentative de réforme, conserver ses droits et privilèges.

Ces idées, enseignées longtemps dans les écoles et jusque dans les facultés, ont été balayées depuis les années 1980 environ mais persistent dans le grand public. Au contraire, la noblesse a très largement épousé les idées des Lumières (y compris la plus ancienne) qu’elle a contribué à façonner. Elle se montrait tout aussi critique que la bourgeoisie sur l’« arbitraire royal », le « despotisme ministériel », la censure, les inégalités dans la société, les entraves au libéralisme économique. Dans les décennies pré-révolutionnaires, il n’y a pas lieu d’opposer une pensée bourgeoise à une pensée noble.

I. La noblesse et les Lumières

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France : Mais qui donc n’est pas «républicain» ?

En France, le mot «républicain» est employé ces derniers temps à toutes les sauces… Nos voisins qui vivent dans des monarchies constitutionnelles sont-ils moins démocrates se demande Guillaume Grallet dans Le Point.

Tout est «républicain». Le comportement, les passations des pouvoirs, les dépôts de gerbes sur la tombe du Soldat inconnu. Le fait de dire bonjour, de se serrer la main, de demander des nouvelles des enfants, de se sourire, de ne pas s’insulter d’emblée. […]

Un huron débarquant à l’improviste dans l’Hexagone pourrait conclure de cette débauche sémantique que la République est menacée. Qu’un complot monarchiste risque de renverser nos chères institutions. Qu’une conspiration bonapartiste ourdie en Corse ou sur l’île d’Elbe est sur le point de triompher. Qu’un coup d’État du 2 décembre nous guette en plein mois de mai. Qu’un putsch fomenté dans de lointaines garnisons ultramarines risque d’instaurer une dictature militaire. Évidemment, il n’en est rien. Même nos extrêmes – de droite à gauche – se sont coulés depuis belle lurette dans le moule de la République. […]

Ajoutons qu’au sein de l’Union européenne existent six monarchies constitutionnelles (Suède, Danemark, Pays-Bas, Belgique, Royaume-Uni, Espagne), auxquelles il faut ajouter le grand duché du Luxembourg et, hors UE, la Norvège. Ces pays n’ont pas connu les joies de la Terreur, des colonnes infernales et de l’astucieuse machine du docteur Guillotin – imprégné, paraît-il, de l’esprit des Lumières - tranchant les têtes couronnées. Sont-ils pour autant moins démocratiques ? Les libertés publiques sont-elles en péril à Londres, à Copenhague, à La Haye ? Comment les hommes politiques de ces malheureuses contrées, privés de l’usage du qualificatif sacré « républicain », font-ils ? La France, de surcroît, n’est pas née en 1789. À ceux qui en douteraient nous conseillons une petite visite à Versailles…

Le Point