Etats-Unis : Les policières voilées font leur entrée dans la police du Minnesota

Les femmes voilées pourront désormais être policières dans le Minnesota.

«Je veux être un bon modèle pour les autres, en particulier pour les femmes somaliennes», a confié Kadra Mohamed, émue et déjà pleinement consciente de ses devoirs et obligations, non seulement vis-à-vis de ses supérieurs qui ont placé une grande confiance en elle, mais aussi de sa communauté de foi pour qui elle est un exemple à suivre.

Faire carrière dans la police, lorsque l’on est femme, musulmane et voilée, ne sera plus un rêve inaccessible pour les nombreuses postulantes du Minnesota, qui s’étaient au fil du temps résignées à voir leur vocation contrariée, jusqu’à ce jour récent où leurs espoirs brisés ont été ravivés, à la faveur de la nouvelle politique d’intégration menée par la police du comté, une vraie petite révolution en soi.

L’influente association américano-islamique CAIR ne s’y est pas trompée, et a été la première à se réjouir publiquement de la grande avancée que constitue le recrutement d’agents de police féminins en hijab dans les métropoles de Minneapolis et de Saint Paul, en louant le formidable esprit d’ouverture qui a animé celui qui a, à la fois, œuvré en faveur de la parité hommes-femmes, sans exclusive, et permis de concilier le port de l’uniforme et du voile, sans sectarisme : le chef de la police en personne, Adam Smith.

«Nous adressons nos sincères félicitations au chef Smith, ainsi qu’à tout le Service de police de Saint-Paul qui contribuent à créer les conditions favorables à l’insertion d’employées musulmanes. Cette décision, à marquer d’une pierre blanche, va permettre à nombre de femmes musulmanes d’envisager de servir au mieux leur communauté et la collectivité tout entière grâce à leurs fonctions dédiées au maintien de l’ordre et à l’application de la loi», a déclaré Lori Saroya, directrice exécutif du CAIR.

Elle pourrait incarner le visage radieux de cette intégration réussie dans les forces de l’ordre, Kadra Mohamed, 21 ans, future icône des américaines musulmanes qui réussissent avec brio à être sur tous les fronts, sans rien renier de leurs valeurs ni de leur éthique, a été récemment à l’honneur en sa qualité de première femme officier de police d’origine somalienne à rejoindre les rangs de la police de Saint Paul. […]

oumma

Etats-Unis : une mesure destinée à favoriser la « diversité » fait progresser la ségrégation raciale

A Minneapolis, un programme gouvernemental destiné à favoriser l’égalité des chances entre enfants de toutes origines a eu pour effet d’augmenter la ségrégation raciale.

Une étude de l’université du Minnesota a montré qu’il y avait plus d’étudiants blancs que d’étudiants de couleur qui quittaient les quartiers « racialement diversifiés » ["racially diverse"] pour s’inscrire dans des zones majoritairement blanches.

C’est une variante du « white flight » des années 70 et 80, où les familles blanches déménageaient de zones urbaines dont la composition ethnique se modifiait, ou qui envoyaient leurs enfants dans des écoles privées plutôt qu’à l’école publique.

Selon cette étude, la tendance observée est d’ailleurs en augmentation. En 2000-2001, les déplacements d’étudiants d’une zone à une autre ont provoqué un accroissement de 20% de la ségrégation raciale. Ce chiffre est passé à 36% en 2009-2010.

Les zones qui ont gagné le plus d’étudiants sont les zones majoritairement blanches, qui sont devenues plus blanches encore.

Source en anglais
—————————-
Complément : Jacques Marseille

« La mixité sociale ? Ca ne marche pas. Ca ne marche absolument pas. La plupart des Français* veulent se retrouver entre eux. Les gens se fuient mutuellement. Toute famille française qui veut un avenir pour ses enfants et qui veut un bon voisinage, elle se sauve ! Tous les gens des classes moyennes de Sarcelles et de Montfermeil, ils n’ont qu’une envie, c’est de se tirer. » Jacques Marseille [1945-2010]

[*Jacques Marseille sous-entend les Français de souche]

Lire plus

L’éternel procès en racisme fait à la NBA

Les Minnesota Timberwolves ne sont pas l’équipe la plus connue de la NBA, la ligue américaine de basket, dont la saison débute dans la nuit du mardi 30 octobre. Leurs fans avaient pour habitude d’ironiser sur les résultats moyens de leur équipe, entièrement vêtue de blanc, en faisant référence au « White Power » (le pouvoir aux blancs, slogan néonazi).

Hebergeur d'image

Désormais, ils éviteront. Samedi 28 octobre, plusieurs activistes ont critiqué l’équipe, qui compte onze joueurs blancs sur quinze. Ce qui en fait la plus blanche de la NBA cette saison et du jamais vu depuis les années 80. Énième rebondissement d’un procès en racisme jamais totalement éteint.

Tout est parti d’une remarque de Tyrone Terrell, de l’African American Leadership Council du comté de Saint-Paul, dans le Minnesota (Etats-Unis), qui s’interroge dans le journal local Star Tribune (en anglais) : « Comment se fait-il que l’on ait un effectif qui ressemble aux Lakers de 1955 ? Je pense que c’est le fruit d’une stratégie, pas du hasard. » Si, aujourd’hui, la NBA compte 77% de joueurs noirs, à l’époque, la proportion était inversée. Les Minnesota Timberwolves comptent 73% de joueurs blancs pour la saison 2012-13, du jamais vu depuis le Boston Celtic de 1984. [...]

 francetvinfo.fr

USA : En faillite, le gouvernement du Minnesota cesse ses activités

MINNESOTA en failliteComme tous les édifices publics du Minnesota, le zoo de la ville de Saint Paul est fermé jusqu’à nouvel ordre. REUTERS/Andy King

Faute de pouvoir équilibrer son budget, comme le lui ordonne la Constitution, l’État américain du Minnesota a été forcé de fermer la plupart des services publics. Peuplé de 5,3 millions d’habitants et grand comme la moitié de la France, le Minnesota présente un trou de 5 milliards de dollars dans ses caisses.

Triste week-end de fête – celle de l’Indépendance américaine lundi 4 juillet 2011 – pour les habitants du Minnesota. Les parcs nationaux, les musées et le zoo sont fermés ainsi que les aires de repos sur les autoroutes. Impossible aussi de pêcher dans les lacs de l’Etat, les services délivrant les permis étant fermés. En faillite, le gouvernement a dû mettre la clé sous la porte, renvoyant chez eux 22 000 fonctionnaires, et suspendant les activités de la majorité des services publics. Avant de rouvrir, ceux-ci devront attendre la fin de la bataille entre le gouverneur démocrate et la législature républicaine.[...]

RFI