Cherche Blanc à marier

«Tous les Blancs sont riches». Lorsqu’Augustine l’affirme à la caméra, cette jeune Camerounaise dit sincèrement la conviction des jeunes Africains prêts à tout pour atteindre l’eldorado européen. Seul sésame : se marier avec un Blanc. Mais le rêve peut tourner au cauchemar et les victimes se comptent dans les deux camps : arnaque aux sentiments, faux-papiers, esclavage sexuel. Temps Présent a enquêté au Cameroun et en Suisse, un reportage loin du politiquement correct.

(Merci à Drive)

Espagne : Démantèlement d’un réseau de mariage blanc avec des Marocaines

Quatre personnes ont été arrêtées dans la ville de Cáceres (Espagne) pour avoir organisé des mariages blancs entre des Marocaines et des Espagnols et falsifier des documents pour leur procurer un titre de séjour.

Le cerveau est une Marocaine qui était chargée de rechercher au Maroc des candidates prêtes à vivre l’aventure d’un mariage blanc avec un Espagnol. Les trois autres personnes sont des Espagnols. Ensuite dès qu’elle trouvait des Marocaines, elles les mettaient en relation avec des Espagnols. Chacune d’entre elle, devait payer 2000 euros. Le cerveau reversait 500 euros à l’Espagnol qui acceptait de se marier en blanc. [...]

L’enquête des policiers a commencé dès qu’ils se sont rendus compte que le nombre de demandes de cartes de résidence avait soudainement augmenté dans la région. Au fil de l’investigation, ils ont également découverts que dès que certaines Marocaines obtenaient leur carte de résidence, elles divorçaient et l’Espagnol se remariait avec une autre Marocaine trouvée par le cerveau, pour lui régulariser à son tour sa situation.

Un autre réseau similaire, cette fois-ci entre des femmes d’Amérique du Sud et des Espagnols a été également démantelé.

yabiladi

Suisse : Rocambolesque mariage blanc, le notaire blanchi

En 2003, le notaire se rend en Turquie avec sa famille. Ils y font la connaissance d’un jeune Turc, et se prennent de sympathie pour cet homme exerçant une influence positive sur l’un de leurs enfants, souffrant de problèmes psychiques. Décision est alors prise de faire venir ce jeune homme en Suisse.

Deux ans plus tard, alors que l’autorisation de séjour pour étudiant de leur hôte arrive à échéance, la famille organise un mariage blanc. Entre le jeune Turc et la sœur du notaire…

En 2008 pourtant, les relations entre tout ce petit monde se détériorent, chacun arguant de complaintes envers l’autre partie. Le Turc affirme avoir entretenu une relation amoureuse avec la patronne, relation qu’il a ensuite décidé de clore.

Pour la famille, leur hôte a un comportement inadéquat avec les enfants.

Tout se jouera donc devant les instances de justice, Prud’hommes en tête. Aux yeux du jeune Turc en effet, ses patrons l’utilisaient comme majordome.

Il devait également préparer des «Kebab parties» à la demande de sa famille hôte.

La Commission de surveillance des notaires est, elle, chargée d’examiner le rôle de son influent membre, dans la conclusion illicite du mariage blanc. La Commission a finalement donné un avis favorable à l’absolution de son membre [...]

Au final de ce feuilleton rocambolesque, le mariage blanc vient d’être dissous par la Cour de justice. Le notaire peut reprendre son activité. Sa famille n’est pas inquiétée non plus par la justice. Et leur employé turc est rentré dans son pays.

20 minutes

Bosnie : Une jeune Allemande maintenue en esclavage durant 8 ans

La police bosniaque a libéré une jeune Allemande, aujourd’hui âgée de 19 ans, maintenue en esclavage par un couple dans une bourgade du nord-est de la Bosnie. «Il lui a fait subir des traitements inhumains et l’a torturée», a expliqué un porte-parole de la police, Admir Arnautovic.

Le voisin qui a alerté les policiers a notamment raconté à la télévision que la jeune Allemande se nourrissait de potiron et de grains de maïs que ses geôliers donnaient aux porcs.

La police est intervenue après avoir été alertée par un voisin qui connaissait l’existence de la jeune fille.Des habitants de la bourgade voisine de Gojcin ont raconté au quotidien local Dnevni Avaz avoir entendu des «cris et pleurs» de la jeune fille qui laissaient supposer qu’elle avait alors été victime de sévices sexuels de la part d’«amis de la famille qui venaient à la maison.»[….]

D’après la presse locale, elle était arrivée en Bosnie avec sa mère qui avait conclu un mariage blanc avec le mari du couple, pour permettre à ce dernier d’obtenir un permis de séjour en Allemagne. [….]

Le Matin (Merci à ginetteneveu et Lilib)

Clermont-Ferrand : Le love-escroc béninois avait manipulé et soutiré 230 000 € à une Auvergnate

Les « love-escrocs  » accrochent leurs victimes sur des sites de rencontre. Ils agissent souvent d’Afrique, les policiers peinent à les arrêter. Sauf un. Attiré à Clermont-Ferrand après avoir soutiré 230.000 € à sa victime, il a été arrêté.

Sur le site de rencontre, il se fait appeler Jean-Pierre. C’est rassurant, un rien quelconque, juste ce qu’il faut. En 2009, Lucie, quadragénaire puydômoise célibataire, flashe sur cet homme de 30 ans. (…)

De Cotonou, au Bénin, où il se trouve, « Jean-Pierre  » joue sur la fibre sensible. Il veut ouvrir un orphelinatl. En fait, en dehors de cette vie virtuelle, il est fêtard patenté et construit un hôtel de luxe avec l’argent escroqué sur Internet.

« Il était très convaincant, tout ce qu’il m’écrivait avait l’air vrai. J’ai plongé.  » Elle envoie l’argent. Voyant que cela fonctionne, « Jean-Pierre » passe à la vitesse supérieure : il prétend avoir été le secrétaire d’un homme d’affaire libanais mort dans un accident d’avion. Sur Internet, Lucie se méfie, vérifie. Ca colle. Le riche employeur avait un compte en banque secret alimenté de plusieurs millions de dollars. (…)

Elle envoie 230.000 euros

Personne ne le sait, sauf  » Jean-Pierre « . (…)

L’arnaque, très répandue, a même un petit nom de baptême : « L’escroquerie à la nigériane. » D’habitude, les enquêteurs remontent jusqu’aux  » cyber-lovers  » planqués en Afrique, où se développe un véritable business dans ce type de manipulations. Mais la coopération internationale reste difficile avec certains pays d’Afrique. Trop de pirates du web restent impunis. (…)

La Montagne

Belfort : mobilisation contre l’expulsion d’une famille

(…) Le cortège a défilé dans le calme de la place Corbis à la place de la République. Là, une délégation a été reçue en préfecture afin de rappeler la situation de Lazhar Abdelli, de son épouse Nadia et de leurs quatre enfants.

La famille, qui vit à Belfort, est sous le coup d’une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF) délivrée le 16 septembre 2011, confirmée par le tribunal administratif en janvier. Il y a deux semaines, Lazhar Abdelli a rendu son titre de séjour à la préfecture. Il n’a plus le droit de travailler, malgré son contrat de chauffeur de car chez Monts Jura, à Montbéliard, en CDI.

Avant de rejoindre la France, Lazhar Abdelli était passé par l’Italie. « J’ai quitté mon pays en 1998 quand ça allait si mal là-bas, raconte-t-il. Je voulais poursuivre mes études en Europe. » La barrière de la langue l’a obligé à abandonner cette idée et à devenir routier.

En 2004, il décide de tenter sa chance en France. « Je suis arrivé ici en règle, avec un titre de séjour italien », précise-t-il. Son mariage avec une Française lui permet même d’obtenir un nouveau titre de séjour, mais l’histoire tourne court et débouche sur un divorce.

« Tous ses ennuis viennent de là, raconte Marie-Françoise Lehmann, qui suit le dossier pour la Ligue des Droits de l’homme. En septembre 2007, la préfecture a engagé une procédure d’annulation de sa première union.

Son ex-épouse a affirmé qu’il s’agissait d’un mariage blanc. »

Lazhar Abdelli conteste, mais la justice lui donne tort. Résultat : son titre de séjour n’est plus valable. Après avoir épuisé plusieurs recours, il risque désormais l’expulsion. Il a engagé une procédure d’appel devant la cour administrative de Nancy, mais cet appel n’est pas suspensif. (…)

Le Pays.fr

Narbonne (11) : Gérôme, Narbonnais de 38 ans, s’estime victime d’un mariage gris

Après le mariage blanc, le gris. Ou comment berner quelqu’un en vue d’obtenir la nationalité française. Gérôme Favard, lui, a plongé tête baissée dans cette aventure. Croyant à l’amour, aux sentiments de cette femme. Deux ans après son passage devant l’imam, ce Narbonnais de 38 ans se dit victime d’une arnaque.

(…) Lorsqu’elle l’a quitté, une nuit de décembre 2010, Lila* était enceinte. L’enfant, il ne l’a jamais vu. « Je pense même que ce n’est pas le mien. Et qu’à ce sujet, aussi, elle m’a trompé. C’est un véritable cauchemar ! ».

Il raconte son histoire : « Tout commence en février 2010. Je sortais d’une séparation extrêmement douloureuse. Et là, on me présente une fille charmante, une Marocaine de 28 ans. Elle parlait à peine le français. Je ne connaissais pas vraiment sa situation. (…)

Les deux tourtereaux se marient religieusement à la mosquée de Béziers, puis civilement à Narbonne, trois mois après leur rencontre. « Elle me posait toujours des questions sur les papiers. Elle voulait que j’entame des démarches pour elle.  (…)

(…)  « À la maison, les disputes empiraient. Toujours à cause de ces fameux papiers d’identité. Et le 7 décembre 2010 à minuit, après avoir dit à mes parents que je la trompais et m’avoir menacé avec un couteau de cuisine, elle a quitté le domicile conjugal ».

« En plus, je dois payer 400 euros de pension alimentaire par mois »

  »Lorsque je l’ai revue au tribunal, j’ai constaté qu’elle avait complètement changé. Alors qu’elle s’habillait à l’européenne, je l’ai retrouvée le visage voilé ». (…)

« Je suis victime et j’ai l’impression de passer pour le gros méchant ! », regrette-t-il amèrement. (…)

L’indépendant

Belgique : 4.427 mariages suspects déjà comptabilisés en 2011

Plus de 4.420 dossiers de mariages suspects ont déjà été comptabilisés en 2011 par l’Office des étrangers, rapporte mardi la « Dernière Heure » sur base de chiffres arrêtés au 25 novembre. Dès qu’il y a un doute sur une union ou une future union, une enquête est lancée à la demande de l’Office des étrangers, des parquets et des officiers de l’état-civil des communes concernées, explique le journal.

On comptabilise « 4.427 dossiers de mariages suspects avant même que l’union ait été contractée et on ne parle ici que des cas où les deux conjoints sont déjà sur le territoire belge », souligne la porte-parole de l’Office des Étrangers, Dominique Ernould. « Il faut donc ajouter à ces chiffres tous les cas de mariages qui ont déjà eu lieu et qui sont qualifiés ensuite de suspects ainsi que les cas où l’un des conjoints se trouve toujours dans le pays d’origine », précise-t-elle encore.

Parmi tous ces mariages qualifiés de suspects, seuls 231 ont été refusés par les communes concernées. « Les époux tentent le coup dans plusieurs communes pour y parvenir à tout prix. Les enquêtes prennent également du temps », indique encore Dominique Ernould. Anvers arrive en tête des communes où l’on compte le plus de mariages suspects, suivie de Molenbeek et de Charleroi. Le Maroc arrive, quant à lui, en tête des pays d’origine des personnes qui se marient uniquement dans le but de vivre légalement sur le territoire belge.

7sur7.be

Belgique : La femme tuée à Molenbeek avait dénoncé son mariage blanc

La femme, tuée de plusieurs coups de couteau lundi midi à Molenbeek, avait dénoncé aux autorités policières un mariage blanc ainsi que la désertion de son mari du domicile conjugal le 24 octobre dernier, a indiqué la police de zone Ouest à l’agence Belga. La femme est décédée après que son ex-mari lui a asséné une dizaine de coups de couteau sur le torse et dans le dos.

« Le cadavre de la victime gisait sur le sol de l’avenue Sippelberg, un couteau planté dans le dos » lorsque nous l’avons découvert, a commenté Johan Berckmans, le porte-parole de la police de la zone Ouest. « Les services de secours ont tenté de la réanimer pendant une demi-heure mais ont été contraints de constater le décès. » Le parquet de Bruxelles et des membres du laboratoire de la police fédérale sont descendus sur place.

Le couple d’origine marocaine s’était marié au Maroc. L’homme, âgé de 38 ans, s’est dénoncé auprès d’une patrouille de police qui circulait dans les environs. La femme était âgée de 40 ans. Après le départ de son mari, elle s’était rendue, le 24 octobre dernier, au poste de police où elle avait fait état de la désertion du domicile conjugal et déclaré que leur union était, en fait, un mariage blanc.

7sur7.be

Belgique : Quand Madame Leporcq veut épouser un Tunisien, ça coince

Cette habitante de Momignies, village rural du Hainaut, n’en revient pas. Sa commune refuse de célébrer son mariage avec Walhid, un Tunisien de trente ans son cadet, rencontré il y a trois ans lors de vacances en Tunisie. Les autorités soupçonnent un mariage blanc. Pour elle, il s’agit d’une décision raciste.

Si l’association entre le nom de famille Leporcq et un individu tunisien prête à sourire, la situation que cette habitante de Momignies vit est loin de la faire rire. En cause, le refus des autorités communales de célébrer son mariage avec Walhid, Celles-ci se basent sur l’avis négatif rendu par l’Office des étrangers, qui soupçonne un « mariage blanc ».

Des conclusions que réfute Anne-Lise Leporcq qui, selon elle, comportent un relent de racisme.

Bien que le bourgmestre ait affirmé que cela n’était pas un problème de  »race », notre pays est frileux. On entend toujours qu’il y a beaucoup trop d’Arabes. On doit juger au cas par cas. Et puis on habite Momignies, pas Bruxelles. Si Walhid arrive ici, il sera le seul arabe du village, voire de l’entité. Je ne vois pas quel problème il pourrait poser. (…)»

7sur7

(Merci à Monsieur Azer)

Le Poët (05) : un mariage annulé entre un Algérien sans papier et une handicapée mentale

Lorsque sa cliente lui raconte l’histoire, Me Corinne Pellegrin doit se pincer pour y croire. La fille de Monique et Jean Indri, Laurence, s’est mariée en 2008 au Poët, à 41 ans, avec un homme de nationalité algérienne, de dix ans son cadet.

Problème : la mariée, handicapée mentale, n’avait pas le droit de se marier, puisqu’elle n’avait pas l’autorisation de son tuteur, en l’occurrence sa mère.

 

Le Dauphiné

(Merci à Alex)

Saint-Etienne : une femme condamnée pour bigamie

Drôle d’affaire que cette histoire de bigamie, commise (une fois n’est pas coutume) par une femme. Cette Stéphanoise s’est mariée en juin 2007 à l’Île-Rousse (Corse). Mais une semaine plus tard, la mairie découvrait qu’elle était déjà officiellement mariée. Soupçonnant une union arrangée pour obtenir des papiers (l’homme est d’origine algérienne), la mairie signalait les faits à la justice et une enquête était ouverte.

En fait, il s’avère que la jeune femme s’était effectivement déjà mariée en février 2000 en Algérie, puis avait engagé une procédure de divorce en 2002. « Mon avocat m’avait dit que c’était bon », a-t-elle expliqué hier à la barre du tribunal. « Mais je n’ai jamais obtenu une copie du jugement car il me demandait encore de l’argent ». Elle laissait les choses traîner mais était persuadée d’être divorcée. Sauf que « l’avocat véreux » (ce sont ses termes) lui avait menti : le tribunal avait refusé de prononcer le divorce. Elle ne pouvait donc pas épouser le nouvel homme de sa vie.

Le Progrès

(Merci à FredT)