Filière jihadiste vers le Mali : quatre hommes mis en examen dont deux écroués

Quatre hommes, interpellés mardi dans la région parisienne, ont été mis en examen samedi pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » par le juge antiterroriste Marc Trévidic dans le cadre d’une enquête sur une filière de jihadistes vers le Mali. Parmi eux, un Franco-algérien de 27 ans et un Malien de 23 ans ont été placés en détention provisoire. Deux Français de 27 et 37 ans ont, eux, été placés sous contrôle judiciaire.

Quatre hommes, interpellés mardi dans la région parisienne, ont été mis en examen samedi pour «association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste» par le juge antiterroriste Marc Trévidic dans le cadre d’une enquête sur une filière de jihadistes vers le Mali.

Ces personnes avaient été arrêtées mardi par les policiers qui agissaient dans le cadre d’une enquête ouverte après l’interpellation, en août au Niger, du Français Cédric Lobo. Ce dernier, qui avait expliqué vouloir rallier des groupes jihadistes dans le nord du Mali, habitait L’Haÿ-les-Roses et fréquentait la mosquée de cette commune qui semble être le lien physique qui rapproche ces hommes.

(…) Le Parisien

Le légionnaire au foulard aurait été rapatrié et puni de 40 jours d’arrêt

La photo d’un légionnaire en service au Mali et portant un foulard représentant une tête de mort avait causé grand bruit dans certains médias, poussant la hiérarchie militaire à réagir.

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L’information circule depuis plusieurs jours sur des blogs et sites de revues spécialisés dans les questions de défense : le légionnaire du 1er REC d’Orange pris en photo au Mali alors qu’il portait un foulard représentant une tête de mort a été rapatrié en France et puni de 40 jours d’arrêts. (…)

Une décision qui ne passe pas auprès de certains anciens légionnaires. Un d’entre eux a fait part de son indignation à Midi Libre Gard rhodanien : « il n’y a pas eu mort d’homme, un blâme aurait été suffisant ». (…)

Midi Libre

Attaque kamikaze à l’aube à Gao, la première du conflit malien

Le soleil se levait à peine vendredi à Gao, dans le nord du Mali, lorsqu’une détonation a retenti: un kamikaze à moto s’est fait exploser à un poste de contrôle de l’armée malienne, trouvant la mort dans la première attaque de ce style au Mali qui rappelle celui des insurgés afghans.

(…) AFP

Le beau geste des hommes du Service Action pour Denis Allex

L’un des hommes tués au cours de la tentative de libération de l’otage Denis Allex avait demandé la prolongation de son contrat pour pouvoir participer à l’opération. Et il n’était pas le seul…

C’est une histoire d’hommes telle que le cinéma les aime. Une belle histoire de camaraderie. Elle se passe dans l’une des unités militaires les plus secrètes du pays, le Centre parachutiste d’instruction spécialisée (CPIS) de Perpignan – l’une des composantes du Service Action de la DGSE. « Denis Allex », otage des djihadistes somaliens depuis 2009, était sous-officier au CPIS.

Plusieurs de ses camarades ont demandé à prolonger exceptionnellement leur contrat au Service Action afin de pouvoir participer à la libération de « Denis Allex ». Et plusieurs d’entre eux ont été engagés dans le raid raté sur Bullo Mareer dans la nuit du 11 au 12 janvier. L’un d’entre eux, F., a été tué au cours des combats. Son corps n’a pas pu être rapatrié et c’est lui que les djihadistes ont ensuite exhibé.
Il avait voulu rester dans son unité pour aller sauver son camarade. Il est mort en tentant de le faire. Y-a-t-il plus belle épitaphe pour un soldat ?

Secret Défense

La crise malienne révèle au grand jour « la duplicité et l’ambiguïté algériennes »

La crise malienne a révélé au grand jour « la duplicité et l’ambiguïté algérienne », a affirmé le directeur du Centre européen pour le renseignement stratégique et la sécurité (ESISC), Claude Moniquet.

L’Algérie joue depuis toujours sur plusieurs tableaux. Un double jeu qui vise à instrumentaliser les problèmes extérieurs pour assurer une certaine stabilité intérieure », a indiqué M. Moniquet à la MAP, ajoutant que la crise malienne est une nouvelle preuve de cette duplicité.

Dans sa mission de médiateur entre Bamako et les rebelles Touaregs qui nourrissent des revendications autonomistes, Alger insistait sur l’importance du dialogue. Or, a-t-il fait observer, cette démarche ne procède pas de la volonté d’Alger de préserver l’intégrité territoriale du Mali, mais par son seul souci de calmer les prétentions de sa propre population, en particulier Berbère, qui aspire à un territoire autonome dans le sud algérien. [...]

Emarrakesh

Merci à Lilib

Nigel Farage à François Hollande: « Vous utilisez le vieux truc: une intervention militaire »

Parlement Européen – 5/02/13

Le leader de l’UKIP sans langue de bois affirme que la France et l’Allemagne ne pourront pas rester ensemble dans la même union monétaire et que pour masquer nos problèmes économiques, Hollande a utilisé le vieux truc de l’intervention militaire à l’étranger.

(Merci à AntiUmps)

Deux avions qataris à la rescousse des djihadistes au Mali ?

Des informations font état de l’atterrissage de deux avions du Qatar au nord du Mali «pour transporter des djihadistes et empêcher leur arrestation ou leur élimination par les armées française et malienne».

L’opération qui commence à faire le tour du monde du renseignement, expliquerait, en partie, le fait que des chefs d’Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) ne soient pas arrêtés, jusqu’à présent, plusieurs semaines après le début de l’offensive militaire française et la récupération de plusieurs villes du Mali, dont Kidal, Tombouctou, Monti et Gao. «Cette information circule depuis récemment», nous a déclaré Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R).

(…) Le Temps d’Algérie
(Merci à Camulogenos)

Michel Rocard : «Et si l’intervention au Mali ouvrait la porte des réformateurs en islam»

Tribune de Michel Rocard, ancien premier ministre, président du conseil d’orientation scientifique de Terra Nova, sur l’intervention française au Mali.

Nous défendons surtout, des peuples désireux de vivre en paix et de vérifier que leur religion leur permet parfaitement de respecter et de cohabiter avec ceux qui ne prient pas comme eux.

On se souvient de la France. Naturellement ce dont on se souvient là n’est pas l’ensemble des outrages de l’autorité coloniale aux pouvoirs et aux intérêts économiques locaux… Ce dont on se souvient, c’est que le colonisateur respectait la religion, et que la France a une armée. […]

Nous défendons certes quelques centaines de nos concitoyens, et de maigres reliefs d’intérêts économiques qui furent autrefois coloniaux. […]

Bien au delà du Sahel, cela concerne toute l’Afrique et notre propre territoire. C’est un problème de civilisation.

Le Prophète n’a jamais édicté l’ordre de tuer des non croyants, bien au contraire. En urgence et en anticipation de nécessaires décisions religieuses ce sont les pouvoirs civils qui sont en charge. Et faute de pouvoir faire autrement devant un problème devenu militaire ils demandent à la France son aide militaire pour une mission qui consiste, au Sahel d’abord à rendre de nouveau possible la cohabitation des chrétiens et des musulmans. […]

Le Monde

Paris : le forcené franco-malien s’est fait crever les yeux. Màj : Les riverains ne le veulent plus dans leur immeuble

Addendum 5 Février 2013 : Le Borgne, comme ils l’appellent, est rentré chez lui. Au grand dam de ses voisins. L’association de locataires de cette petite cité HLM en briques rouges, a interpellé le bailleur social. « C’est quand même surréaliste que Paris Habitat continue à loger cet homme dangereux », s’indigne Michèle Quinton, la présidente de l’amicale Ecoute Habitat 17. (…) Depuis son retour de l’hôpital, l’ambiance est tendue. Les locataires se sentent en insécurité et piégés. « Paris Habitat nous a demandé de témoigner contre lui afin qu’il monte un dossier d’expulsion, explique Maxime. Ils sont gentils ! Mais le mec, c’est un malade mental. Nous, on vit sur place et on a peur des représailles. » « On va le croiser tous les jours dans l’escalier, renchérit une locataire, sachant qu’une procédure d’expulsion, ça prend un ou deux ans ! ». Les locataires de la rue Louis-Loucheur sont sceptiques. Michèle Quinton prévient : ils ne prendront « pas le chemin du commissariat pour porter plainte contre le Borgne, pas plus que pour les dealeurs de la cité et les maquereaux qui font venir des prostituées ».

(…) Le Parisien

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Il avait défrayé la chronique en déclarant vouloir « buter des flics » et « faire comme Mohamed Merah ». Quelques jours après la tuerie de Toulouse (Haute-Garonne), en mars dernier, il avait fallu l’intervention de tireurs d’élite et du Raid pour faire sortir ce forcené de son appartement parisien de la rue Frédéric-Brunet, où il s’était retranché.

Ce Franco-Malien de 42 ans, « plutôt gentil mais pochetron, bruyant et surtout capable de péter les plombs lorsqu’il a trop bu », selon un voisin, a refait parler de lui ce week-end, cette fois en tant que victime. Dans la nuit de samedi à dimanche, il s’est fait agresser et crever les yeux, après une soirée fortement alcoolisée à son domicile. Il restait hospitalisé dimanche mais son pronostic vital n’est pas engagé.

D’après les premiers éléments de l’enquête, ses agresseurs seraient des marginaux qu’il hébergeait. La victime était sortie de prison à l’automne, au grand dam de ses voisins.

(…) Le Parisien

Mali : l’intervention révèle le virulent «racisme» du sud à l’égard du nord

Le racisme s’invite dans le conflit malien. Alors que de nombreuses exactions de l’armée malienne ont été dénoncées par des organisations humanitaires, les populations du nord du Mali s’alarment contre un « génocide » organisé par les autorités de Bamako.

La guerre éclair que mène la France au Mali laisse des traces sur son passage. Elle ne serait pas si « libératrice » cette « libérations totale du pays » voulue par les autorités françaises.

Le racisme au Mali : une donnée incontournable

À vouloir éliminer l’islamisme du nord du Mali, il semblerait bien que l’intervention armée ait ravivé un autre mal de la société malienne : le racisme vivace qui oppose, depuis de très nombreuses années, les populations du nord à celles du sud.

Le fleuve Niger est une frontière qui sépare les Noirs du régime de Bamako au sud et les Arabes et Touaregs au teint clair, au nord. Deux populations qui s’affrontent depuis la création du Mali.

Et il semblerait bien que cette donnée, incontournable pourtant, ait été omise lorsque la communauté internationale a décidé d’engager l’armée malienne du sud, pour libérer le Nord.

Bamako cherche sa vengeance

Un « génocide », le mot est fort mais il est souvent employé au Nord pour qualifier l’opération en cours au Mali.

« Derrière l’intervention étrangère pour libérer le territoire des mouvements narcoterroristes, il y a un objectif très clair des autorités maliennes : éliminer les populations de teint clair et nomades de l’Azawad

Et en cela, cette intervention sera un génocide, » expliquait Moussa Ag-Assarid, responsable du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), en décembre 2012, quelques semaines avant le début de l’opération Serval.

« Le Mali sait que le MNLA l’a chassé de l’Azawad il y a quelques mois. C’est un élément que le monde semble avoir oublié aujourd’hui et pourtant, les autorités maliennes cherchent à se venger. » (…)

Jol press

France 2 : « Au Mali, elles enlèvent leur voile et retrouvent leur dignité »

France 2 – 28 janvier. [ndlr: En Europe, combattre le voile est islamophobe. Au Mali, les femmes qui le retirent « retrouvent leur dignité ».]

Nous proposons à ceux qui ont 1) de la mémoire 2) les moyens techniques de récupérer cet extrait  et de l’associer à d’autres extraits parus dans les médias publics mais disant exactement l’inverse.

Merci Mielrubis

Mali : à Tombouctou, la population se venge contre les « Arabes »

Mardi matin, des centaines de Maliens pillaient des magasins appartenant selon eux à des soutiens des islamistes qui ont fui Tombouctou lundi.

Après une occupation de dix mois, l’heure était aux règlements de compte hâtifs dans Tombouctou libérée.

Mardi matin, des centaines de Maliens pillaient des magasins appartenant selon eux à « des Arabes », qu’ils accusaient d’être « des terroristes » alliés des islamistes armés.

La foule, constituée de personnes visiblement très pauvres, s’en prenait à des magasins tenus selon elle par « des Arabes », « des Algériens », « des Mauritaniens ». Ceux-ci étaient accusés d’avoir soutenu les islamistes armés liés à Al-Qaïda, qui ont occupé dix mois la ville reprise lundi sans combat par les armées française et malienne. (…)

BFMTV