Aubervilliers : du ragoût de chenilles au menu (màj)

Addendum 28/02/13

[...] Face à l’importation croissante de viandes clandestines aux origines plus que douteuses dans les arrière-cuisines exotiques, les autorités multiplient les contrôles. À l’occasion d’une opération coup de poing menée entre le 22 et 31 octobre à travers la France, les douanes ont saisi pas moins de 318 kilos de viande provenant d’animaux sauvages et plus de 70 kilos de chenilles. [...]

«La grande majorité de ces produits ont été saisis à Roissy sur des passagers en provenance d’Afrique de l’Ouest», a-t-on précisé aux douanes.

«Des voyageurs rapportent en effet de la viande fraîche ou séchée en dépit de la réglementation l’interdisant formellement pour des raisons sanitaires. Certains le font pour leur consommation personnelle, d’autres pour en faire commerce.»

Dans tous les cas, ce type de trafic présente de plus un «risque sanitaire important», les denrées étant susceptibles d’introduire sur le territoire des maladies graves telles que la grippe aviaire, le virus Ebola, la fièvre aphteuse. [...]

Le Figaro

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Un restaurant illégal d’Aubervilliers, où les enquêteurs ont trouvé « une marmite de chenilles en train de bouillir » quand ils l’ont contrôlé hier soir, a été fermé car il ne pouvait prouver l’origine de cette viande et d’autres denrées, a-t-on appris de la préfecture.

Hebergeur d'image

Cette épicerie africaine, qui disposait d’une licence pour la vente de boissons et de plats à emporter mais servait à manger, a été contrôlée dans le cadre d’une opération de routine qui impliquait notamment les douanes, les impôts, l’Urssaf et la Direction départementale de protection des populations. [...]

« Une grosse marmite avec des chenilles était en train de bouillir quand on est arrivés », a décrit cette source, soulignant là aussi « un problème de traçabilité » pour les services vétérinaires. La patronne du restaurant a été placée en garde à vue à l’issue du contrôle pour travail dissimulé, emploi d’un étranger sans titre de travail et aide au séjour d’un étranger en situation irrégulière. [...]

Le Figaro

Merci à Stormisbrewing

Le retour des maladies disparues

Rougeole, coqueluche, tuberculose, gale… On croyait ces maladies disparues de l’Hexagone, pourtant, elles refont surface. Certaines, comme la rougeole avec 22 000 cas depuis 2008, font un retour important. Pourquoi ces épidémies ressurgissent-elles en France ? Comment les enrayer ?

Invités : Christophe Prudhomme, Porte-parole de l’Association des Médecins Urgentistes hospitaliers de France (AMUF) – François Malye, Grand reporter au journal Le Point – Marc Gentilini, Professeur émérite des maladies infectieuses et tropicales à la Pitié – Salpétrière à Paris – Philippe Amouyel, Epidémiologiste à l’Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM).

[...] La tuberculose, que les médecins, eux-mêmes, considéraient comme une maladie du passé, se classe aujourd’hui parmi ces affections faisant leur come-back. 7 000 cas auraient été recensés en France, selon l’InVS, et dans certains territoires de l’Hexagone, le nombre de tuberculose reste particulièrement élevé. Ainsi, dans le département de Seine-Saint-Denis, où, en 2008, le taux de déclarations était le plus important de toute la France métropolitaine, soit 30,3 pour 100 000 habitants par an, contre 15,8 en Ile-de-France et seulement 8,2 sur l’ensemble du pays.

Autant de maladies infectieuses que l’on croyait d’une autre époque en France, mais qui aujourd’hui, pose, selon nombre d’experts, un problème de santé publique majeur, d’autant que depuis plusieurs années, les réticences aux vaccins augmentent.

Clichy-sous-Bois c’est 40% de population immigrée. Dans le département on estime à 150.000 personnes le nombre de clandestins. » (Christophe Prudhomme)

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W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

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