A Bordeaux, à Lyon, à Nice, en région parisienne… un vaste coup de filet a eu lieu ce mardi matin. Plus de quarante personnes ont été interpellées par la police française, soupçonnées d’appartenir à la mafia géorgienne, qui s’implante depuis plusieurs années sur le territoire.
Les services de police et de gendarmerie traquent depuis deux ans ces équipes de malfaiteurs, responsables de nombreux faits de délinquance, comme les cambriolages en zones rurales, des escroqueries à la carte bleue, des vols à la tire ou à l’étalage, de bijoux, de parfum, de la contrefaçon, ainsi que des faits de violence.
Spécial Investigation C+. 07.01.2013 (B.A La Nouvelle Edition)
Ali Baddou: Pourquoi est-ce qu’ils viennent en France ? [...] Jérôme Pierrat: Parce qu’il y a des opportunités qui s’offrent à eux depuis quelques temps, on va dire à la faveur de la mondialisation de l’économie, de quelques bouleversements géopolitiques…
Le prochain numéro du magazine d’information Spécial Investigation, qui sera diffusé le lundi 7 janvier s’intéresse aux nouvelles mafias et notamment à la mafia nigériane fortement implantée à Lyon. Nommée «419», elle se serait spécialisée dans la traite des femmes et la prostitution.
La mafia nigériane compterait plus d’un millier de membres à Lyon.
Pour l’occasion, Jérôme Pierrat et Barbara Conforti, les journalistes du magazine, ont fait appel à Loulou Dédola, écrivain et musicien lyonnais, afin d’entrer en contact avec les mafieux. Auteur d’un livre sur le sujet (419 – African Mafia), il connaît bien le milieu après avoir vécu au Nigéria.
Après avoir débuté son enquête à Lyon où il a fait témoigner des prostituées nigérianes, Loulou Dédola et l’équipe du documentaire se sont rendus à Benin City, la plaque tournante mondiale du trafic d’êtres humains. «De nombreuses filles sont vendues à d’anciennes prostituées pour environ 10 000€ chacune. Le réseau du 419 les fait venir en France, grâce à des complicités dans des ambassades et des aéroports. Une fois sur place, les filles sont obligées de rembourser la somme de 40.000€ en vertu d’un contrat lié avec un prêtre vaudou», explique Loulou Dédola. […]
En réalité, le «419» serait les petites mains d’autres mafias, de véritables sous-traitants. «Ils font tout, ils travaillent au service et en partenariat avec toutes les mafias. Par exemple si l’une d’elle veut faire passer de la drogue, les Nigérians organisent un immense transfert par body packaging : ils font ingurgiter des kilos de cocaïne à des milliers de gens qui feront ensuite transiter la drogue». […]
Environ 800 Roms installés illégalement sur un terrain à l’entrée de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), en bordure d’un parc d’activités, attendent leur expulsion prévue à partir du 15 septembre, mais l’évacuation de cette «petite ville», qui vit «en autarcie complète» selon la mairie, promet d’être un défi pour les pouvoirs publics. […]
«On n’y rentre pas comme ça, personne n’est le bienvenu», indique la maire (UMP) de Sucy, Marie-Carole Ciuntu. Il a un fonctionnement que certains n’hésitent pas à qualifier de mafieux.
Le campement occupe un terrain de plus d’un hectare appartenant à l’État et destiné au prolongement d’une route nationale, indique la municipalité. Composé de petites habitations faites de bric et de broc et collées les unes aux autres, il est organisé comme un village avec des ruelles en terre battue jonchées de détritus et débris hétéroclites : carcasses de voitures ou objets calcinés.
«Le problème, c’est le nombre», se désole la maire (UMP) de Sucy, Marie-Carole Ciuntu, qui s’alarme d’un campement «en autarcie complète». «C’est la particularité du camp. Il n’y a aucun contact, aucune demande de PMI (protection maternelle et infantile), de CCAS (centre communal d’action sociale), de scolarisation.» ajoute-t-elle. […]
Vendredi matin, les gendarmes de Saint-André-de-Corcy ont découvert à Tramoyes une dizaine d’armes lourdes et de nombreux explosifs.
Les gendarmes de Saint-André-de-Corcy sont intervenus dans un entrepôt de Tramoyes. A l’intérieur, ils ont découverts cinq véhicules de grosses cylindrés, avec à l’intérieur une dizaine d’armes lourdes et d’explosifs.
Parce qu’il a réveillé l’Italie, gangrenée par la corruption, l’auteur du brûlot anti-mafia “Gomorra” vit sous escorte. Il continue malgré tout d’enquêter, d’écrire, de parler.
Publié en 2006, Gomorra fut son tremplin pour la gloire et sa malédiction. Depuis le succès planétaire de cet ouvrage choc, dénonçant les mécanismes de la mafia napolitaine (la Camorra), Roberto Saviano vit sous escorte. (…)
(…) J’ai toujours décrit la Mafia, dans son fonctionnement, comme une entreprise. Je ne suis pas le premier : le professeur Barbagallo ou encore le juge anti-Mafia Falcone l’ont fait avant moi. Mon rôle a consisté à populariser ces mécanismes auprès des médias et du grand public, en expliquant que les « boss » ne sont pas des camorristes entrepreneurs, mais des entrepreneurs camorristes. Une différence fondamentale ! On est entrepreneur avant d’être tueur. Et après, si on passe à la violence, c’est pour avoir plus d’argent, de marchés et de pouvoir.
Vous, les Français, vous sous-estimez la présence mafieuse sur votre territoire.
C’est d’autant plus étrange que les polices étrangères la considèrent comme très importante en France.
Simplement, ici, comme on ne tue pas les gens, ça se voit moins. Pas de sang, pas de Mafia ! Celle-ci est pourtant active dans le blanchiment d’argent, l’immobilier… La Camorra napolitaine, la ’Ndrangheta calabraise et la Cosa Nostra sicilienne sont très implantées chez vous, mais aussi les mafias russe, bulgare, turque, etc.
Le problème, c’est qu’on a tendance en Europe à enquêter sur les personnes plus que sur les capitaux. (…)
Jadis proche de Philippe Séguin, de Charles Pasqua, de Philippe de Villiers, le président de DLR entend défendre une « droite nationale et socialiste« , tout en luttant contre « le pétainisme ambiant« . « On culpabilise les Français en leur demandant des sacrifices, on leur dit qu’on ne peut pas faire autrement, ce qui est scandaleux« , affirme-t-il.
Volontiers populiste, il dénonce la « mafia au pouvoir« .
Le maire de Sarcelles s’est un temps adjoint les services d’une société de sécurité basée en Corse qui s’est révélé être contrôlée par le grand banditisme insulaire.
Avec l’issue de la primaire socialiste, l’avenir politique de François Pupponi s’est un peu assombri. Sa candidate, Martine Aubry, a été laminée au 2e tour du scrutin. Son mentor Dominique Strauss-Kahn, est cerné par les affaires de moeurs. Et les faits divers s’accumulent autour de la mairie de Sarcelles, son fief, où il cumule les mandats de Premier édile et de député.
L’île de Beauté est habituée aux affaires troubles, mais la mort par balle de l’entrepreneur continental Fabrice Vial, dans la nuit de jeudi à vendredi au large de Porto-Vecchio, sort pourtant de l’ordinaire. Cet homme de 43 ans, président du groupe varois de menuiserie industrielle Vial, a été abattu sur son yacht, le Teamvit, vers 1 h 20, alors qu’il mouillait dans la baie de Porto-Vecchio en Corse. Touché dans le dos au niveau de l’omoplate, il serait mort sur le coup.
Au moment des faits, outre Fabrice Vial, huit personnes sont présentes sur le navire de luxe de 35 mètres. Quatre font partie de l’équipage, les autres sont des amis du chef d’entreprise. Parmi eux, Me Thierry Fradet, du barreau de Toulon, ancien conseil de Pascal Perletto, figure du milieu varois assassiné en juin. Lors du drame, l’entrepreneur se trouve sur le pont arrière, dos à la mer, buvant une coupe de champagne avec une amie. Selon une source proche de l’enquête, le scénario le plus probable est celui d’un tireur qui aurait approché le bateau à bord d’une embarcation. Selon cette même source, Fabrice Vial aurait été touché par une carabine 22 long rifle, arme de précision souvent utilisée par les tueurs professionnels. Le procureur de la République d’Ajaccio, Thomas Pison, se veut plus prudent : «On ne sait pas où était le tireur. Peut-être qu’une embarcation s’est approchée, mais ce n’est pas validé pour l’instant.» Lorsque les secours, arrivent quelques minutes plus tard, l’homme est déjà mort. [...]
La mafia calabraise renforce sa présence en Suisse. Mais elle n’est pas la seule. Les réseaux criminels géorgiens, balkaniques ou africains sont solidement implantés, note la police fédérale.
Où est-elle? Que fait-elle? Et comment la débusquer? Dans son rapport 2010, la police fédérale s’inquiète de la montée en puissance de la mafia calabraise, la célèbre ‘Ndrangheta. Pas de chiffres précis pour nourrir l’inquiétude, mais un constat: depuis que l’Italie, il y a deux ans, a renforcé la pression sur elle, la ‘Ndrangheta se fait plus présente en Suisse. Mais en toute discrétion. [...]
Au-delà de la ‘Ndrangheta, la grande criminalité internationale reste une menace majeure, relève la police fédérale. Au premier rang des préoccupations: les mafias de l’ex-URSS. Selon des estimations internationales, 300 000 criminels russes agiraient à l’étranger – et donc en Suisse. Les bandes en provenance de Géorgie ont fait des vols à l’étalage et des cambriolages en série leurs spécialités. «Selon les informations disponibles, ils appartiennent à la petite criminalité et agissent de manière autonome, mais néanmoins pour le compte des «voleurs dans la loi», c’est-à-dire de chefs mafieux de haut rang dans la hiérarchie criminelle russo-géorgienne», constate les experts de la FedPol. Autre phénomène constaté: la mafia de l’ex-URSS utilise la place financière pour ses activités de blanchiment d’argent sale. En octobre dernier, dix membres d’un groupe géorgien ont été condamnés à Genève pour cambriolages en bande, blanchiment d’argent, trafic de stupéfiants et appartenance à une organisation criminelle.
Très flexibles, les groupes originaires des Balkans dominent le marché du trafic d’héroïne, tandis que celui de la cocaïne est aux mains des réseaux criminels d’Afrique de l’Ouest. Le rapport de la FedPol recense encore une liste impressionnante d’organisations plus ou moins actives en Suisse: libanaises, maghrébines, turques, dominicaines, jamaïcaines et même chinoises. Et une liste presque aussi vaste des délits en lien avec la criminalité organisée: drogue, cambriolages, traite des êtres humains, trafic de migrants ou encore escroqueries à la carte de crédit. Mais aucun chiffre ne permet de préciser la portée exacte de cette criminalité importée.
Une figure du milieu varois, Pascal Perletto, 50 ans, en liberté conditionnelle après une condamnation à 20 ans de prison pour trafic de stupéfiants, a été tué mercredi soir à Toulon de plusieurs balles de 9 mm.
Il était au volant d’une voiture dans une «rue paisible du quartier du Cap Brun» lorsque, vers 18h45, il a été la cible d’un tireur armé d’un pistolet automatique de calibre 9 mm. Blessé, il aurait réussi à sortir de son véhicule pour tenter de s’enfuir. Rattrapé après une trentaine de mètres, il a été achevé. [...]
Addendum du 03/03/2011 : La boulangerie de l’Epeule reprise par un « local », Farid
La boulangerie Saint-Roch, rue des Ogiers dans le quartier de l’Epeule à Roubaix, s’est retrouvée plusieurs fois dans la rubique des faits-divers. Incendies volontaires, actes de vandalisme. Le boulanger, Olivier Delval, a fini par jeter l’éponge. La municipalité de Roubaix, elle, avait décidé de racheter les murs.
Alors que le dernier incendiaire en date du commerce vient d’être condamné à huit mois de prison ferme, nous avons rencontré le repreneur de la boulangerie. Il s’appelle Farid Elbahi, il était jusqu’alors l’apprenti d’Olivier Delval. Entre les deux hommes, pas de problème. L’ancien boulanger va donner un coup de main à Farid Elbahi pour cette reprise.
[...]« La situation en l’espace d’un an était devenue intenable. La boulangerie se retrouvait en première ligne lors des émeutes liées à la coupe d’Afrique des nations et de la Coupe du monde. On a eu droit à un feu de véhicule contre la façade et par trois fois la vitrine a été cassée. Mon épouse ne pouvait plus supporter », explique Olivier Delval.
[...] Même si le match Algérie-Maroc, le 27 mars dans le cadre de la coupe d’Afrique des nations pourrait à nouveau transformer l’Épeule en zone de turbulences, Farid croit au quartier et à Roubaix. « J’y ai toujours vécu, j’y ai été contractuel municipal, j’ai travaillé au musée, puis comme animateur sportif. J’ai aussi été chauffeur livreur, éducateur technique au foyer l’Oasis. »
Addendum vidéo du 02/02/2011 : Intervention de Marine Le Pen sur le racisme anti-blanc
Marine Le Pen réagit à la fermeture définitive d’un nouveau commerce français à Roubaix, pour cause de harcèlement très ciblé, qui fait suite à de nombreux autres, toujours appartenant à des Français de souche.
Elle pointe le racisme anti-français, seule forme de racisme contre laquelle n’interviennent jamais les associations « anti-racistes » apointées par le Système.
Installés rue des Ogiers, en plein coeur de l’Épeule, depuis vingt ans, les époux Delval qui tiennent la boulangerie Saint-Roch, jettent l’éponge après avoir été victimes de ce qu’ils appellent la « mafia locale ».
Dans la nuit de lundi à mardi, des poubelles étaient sciemment installées devant la devanture de la boulangerie Saint-Roch, située rue des Ogiers à l’Épeule. Quelques minutes plus tard, l’individu à la manoeuvre répandait un liquide inflammable tout autour de l’entrée de la boulangerie avant d’y mettre le feu. Grâce à la vidéosurveillance qui a filmé la scène, un suspect a été interpellé. T. C., 28 ans, a été placé sous mandat de dépôt dans l’attente de son jugement.
Un incendie qui est intervenu deux jours après qu’un client de la boulangerie eût menacé de « mettre le feu » au commerce. L’énième épisode d’intimidation qui conforte les époux Delval, propriétaires du commerce, dans leur décision de jeter l’éponge après vingt ans passés dans le quartier de l’Épeule.[...]
On ne peut plus travailler dans ces conditions. Ça fait vingt ans que nous sommes installés ici. Avant, on n’avait pas de problème mais depuis deux ans, c’est une catastrophe. En huit mois, c’est la troisième fois que nous devons refaire la vitrine suite à des incendies criminels ou des dégradations. On dérange, ils nous chassent, on quitte Roubaix. Il y a une mafia locale qui veut tout s’accaparer. Sous prétexte de violences urbaines, certains tentent de chasser des commerçants pour pouvoir prendre leur place.»
Le couple a donc décidé de jeter l’éponge et d’aller proposer ses services loin de Roubaix. Ce que déplorent nombre de clients, venus constater les dégâts : « C’est quand même dramatique, rien ne va plus dans ce quartier.[...] Devant une telle situation, la mairie envisage de préempter pour permettre à un autre boulanger traditionnel de s’installer. Jusqu’à quand ?
« Dominic Noonan, 37 ans, dont 22 en prison, est à la tête du clan le plus puissant de Manchester. Il règne en maître sur les gangs de la ville, a sa part dans tous les vols, les rackets, les trafics. Il est aussi pour les habitants du quartier un protecteur, un juge et un justicier. Pour la première fois, un parrain a accepté de se confier à un cinéaste. Dominic a ainsi intégré Donal MacIntyre au sein de son gang pendant 3 ans. A very British Gangster nous fait découvrir un monde où la violence et la pauvreté dominent, et où l’on ne fait plus appel à la police pour régler ses comptes. Drogue, kidnapping, torture, meurtre : vous aviez déjà vu tout ça au cinéma. Mais cette fois c’est vrai. «