Le voleur qui s’est attaqué à la tronçonneuse à l’éléphante de Louis XIV remis en liberté. (MàJ)

Addendum 05/04 : Le voleur a été remis en liberté vendredi, a déclaré à l’AFP son avocate, Me Corinne Dreyfus-Schmidt.

Le jeune homme, âgé de 20 ans, «a obtenu son Bac S l’an dernier mais a raté son inscription en fac. Cet acte insensé est une sortie de route dans le parcours de ce jeune homme bien inséré», a-t-elle ajouté.

«Le laisser en prison n’aurait pas eu de sens», a-t-elle poursuivi. Lui et ses deux complices présumés, qui n’ont pas été incarcérés, ont été mis en examen mardi pour «vol sur un bien culturel en réunion avec dégradation et effraction».

Libération

Addendum vidéo.

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Un jeune homme équipé d’une tronçonneuse s’est introduit dans la nuit de vendredi à samedi dans le Muséum d’Histoire naturelle de Paris où il a sectionné la défense gauche d’une éléphante ayant appartenu à Louis XIV. Il a été arrêté et la défense récupérée par la police.

L’animal, actuellement à l’état de squelette, avait été offert à Louis XIV par le roi du Portugal en 1668. Il a vécu jusqu’en 1681 à la ménagerie de Versailles, a-t-on précisé au Muséum, où l’on s’interrogeait samedi après-midi sur les motivations du vandale.

La valeur du bien convoité est celle de l’ivoire. « La valeur historique est un peu plus importante, mais pas mesurable », a déclaré à la presse Jacques Cuisin, en charge de la coordination des ateliers de préparation et restauration du Muséum.

Selon lui, les défenses de l’animal ne sont pas d’origine mais auraient été rapportées sur l’éléphante et dateraient du XIXe siècle.

« Le crâne est en excellent état, ce qui va permettre une restauration assez facile », a estimé M. Cuisin.

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ministère de tutelle du Muséum, avait auparavant annoncé dans un communiqué que le jeune cambrioleur, âgé de 20 ans selon la police, avait « tenté de dérober les défenses de l’éléphant de Louis XIV ».

La police de son côté, confirmant une information révélée par le Parisien, précisait que le voleur avait sectionné une défense et pris la fuite avec l’objet du délit, avant d’être arrêté par la brigade anti-criminalité (BAC) dans une rue voisine du Muséum, situé dans le Ve arrondissement de Paris.

Selon la même source policière, c’est le bruit de la tronçonneuse qui aurait donné l’alerte. (…)

Le nouvel Observateur

Histoire : Le Jansénisme, de Jansen à la Révolution française (1640-1790)

Port-Royal
L’abbaye de Port-Royal-des-Champs, centre du jansénisme au XVIIe siècle (auteur inconnu, XVIIIe).

Au départ courant catholique rigoriste apparaissant en réaction au molinisme, le jansénisme (du nom de Cornelius Jansen) devint au XVIIIe siècle un courant politique qui occupa le devant la scène publique des années 1710 à 1760, s’érigeant en opposition aux autorités royale et pontificale. En déclin après l’expulsion de leurs ennemis jésuites, les Jansénistes préparèrent et participèrent aux débuts de la Révolution dont l’apport idéologique fut loin d’être négligeable.

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Desouche Histoire : La « civilisation des moeurs » (XVIIe-XVIIIe) (rediff.)

Louis XIV et sa famille par Nicolas de Largillière
Louis XIV et sa famille par Nicolas de Largillière (1710).

A partir du règne de Louis XIII, une fois les troubles des guerres de religion passés, la monarchie reprend le processus de centralisation politique. Celui-ci se double d’une acculturation du peuple auquel est imposé de nouvelles valeurs (christianisation et civilité). Les mentalités se transforment dans un premier temps dans les villes puis le processus touche d’une façon moins forte les campagnes. Ce processus est dénommé par les historiens « civilisation* des mœurs » et nous en sommes encore largement héritiers.

(* note : à entendre au sens de processus : civiliser)

« La centralisation et l’absolutisme engendrent obligatoirement un effort d’unification culturelle. Au fil des générations, de la Flandre au Midi, de la Bretagne à l’Alsace, à Paris comme dans le plus petit hameau, les officiers et les prêtres, bientôt relayés par ceux qu’ils ont convaincu, imprègnent leur millions de contemporains de valeurs nouvelles véhiculées par la centralisation triomphante » – Robert Muchembled dans Culture populaire et culture des élites dans la France moderne.

● Les moyens de l’acculturation

Ce que Benoît Garnot nomme le « dressage culturel » (imposition de nouvelles valeurs) se fait par trois voies principalement : l’Église, l’école et le milieu social. Ce dernier point recouvre la pression sociale (faire comme ses semblables) et le mécanisme naturel d’imitation des élites (le grand bourgeois imitant le noble, le petit bourgeois imitant le grand bourgeois, ainsi de suite).

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La Révolution française, fille de l’emprunt

Réduire une dette abyssale est l’obsession de la monarchie pendant tout le XVIIIe siècle. Finalement, acculé à la banqueroute, Louis XVI convoque les États généraux. Qui décident de changer les règles du jeu…

L’accomplissement du voeu de la nation : vue de la procession de l’ouverture des Etats-généraux sortant de Notre-Dame pour aller à St Louis, prise de la place Dauphine, à Versailles, le 4 may 1789 (estampe, auteur non identifié)

Le roi « ne payait ni les financiers, ni les négocians, desquels Il avoit emprunté des sommes considérables ; Il leur accordoit des surséances, ou des sauf-conduits contre leurs créanciers autre désordre qui dérangeoit et troubloit encore extremement le commerce, dans lequel on ne voyait presque plus d’argent. Le crédit […] étoit entièrement évanoui. Le discrédit étoit universel, le commerce anéanti, la consommation affaiblie de moitié, la culture des terres négligées ; les ouvriers passoient chez l’étranger. Enfin, le peuple étoit désolé, le paysan mal nourri et mal habillé ».

Ce tableau saisissant, qui pourrait, à quelques modifications près, s’appliquer à la Grèce ou à l’Espagne contemporaines, est dû à l’économiste Nicolas Dutot et brosse l’état de la France à la fin du règne de Louis XIV.

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«L’histoire scolaire doit permettre à chacun de penser l’altérité»

Roland Hubert, cosecrétaire général du SNES-FSU, Alice Cardoso, responsable du groupe Histoire-Géographie au SNES-FSU, Laurence de Cock et Suzanne Citron, historiennes, estiment dangereuses les oppositions exprimées contre les nouveaux programmes d’histoire.

L’histoire scolaire n’aurait donc pas à prendre acte des transformations du monde dans lequel vivent les jeunes, à l’heure de la mondialisation, des migrations, des métissages culturels, des pays émergents.

[...] Selon les contempteurs des nouveaux programmes scolaires de collège, il y aurait grand danger donc, et urgence à rétablir un récit national avec ses héros, seuls en mesure de reconstruire une identité collective menacée par le communautarisme. Outre le fait qu’elle ignore que l’histoire nationale conserve une place prépondérante dans les programmes, cette offensive nous apparaît dangereuse.

Qu’importe, pour ces faiseurs d’opinion, que le récit linéaire et plus ou moins hagiographique de l’histoire nationale soit remis en cause par les historiens depuis plusieurs décennies, l’important n’est-il pas que les élites ou toute une ancienne génération y reconnaissent le récit de l’histoire scolaire – imagier de leur enfance – et que la portée supposée intégratrice de ses héros (Clovis, Louis XIV, Napoléon) les maintienne comme modèles à l’usage des jeunes générations sans repères ?

Que ces dernières ne vivent plus dans le même contexte politique, social, mondial que celui du XIXe siècle (lorsque s’est forgé ce récit national qui a irrigué l’histoire scolaire) ne semble guère perturber les défenseurs d’une histoire de France en péril. Il est vrai qu’en matière d’éducation, les vieilles recettes sont à l’honneur. On fantasme sur les vertus des leçons de morale et le retour des sanctions à l’ancienne pour rétablir l’autorité des maître […]

Il est urgent de rappeler que l’histoire de l’Afrique ne s’adresse pas «aux petits Africains» d’origine, mais bien à tous les jeunes car tous ont besoin de ces éclairages sur le passé […]

Libération

11 septembre 1611 : Naissance du maréchal de Turenne

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Marche du régiment de Turenne – Jean-Baptiste Lully.

Il y a 400 ans naissait le maréchal de Turenne, l’un des six plus grands stratèges de l’Histoire pour Napoléon Ier (aux côtés d’Alexandre le Grand, Hannibal, Jules César, Gustave Adolphe et Frédéric II de Prusse).

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Desouche Histoire : L’armée et la tactique militaire sous Louis XIV

Auteur : Aetius

Louis XIV devant Tolhuis - van der Meulen
Le passage du Rhin par Louis XIV devant Tolhuis, le 12 juin 1672
(Adam François van der Meulen, 1690).

Le règne personnel de Louis XIV (1661-1715) est riche d’évolutions et d’innovations sur le plan militaire. Il voit l’abandon de l’armée de levée pour une armée permanente, composée essentiellement de sujets du royaume, une armée quasiment nationale : les mercenaires étrangers ne constituent plus qu’un faible pourcentage des troupes. Les armes évoluent : le fusil remplace le mousquet et la baïonnette fait disparaître la pique. Particulièrement bien disciplinée et entraînée, l’armée française, capable de tenir tête seule à l’Europe (guerre de la Ligue d’Augsbourg), sert de modèle pour les autres États européens.

I. Une armée d’une taille inédite

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