Niveau scolaire : Quelle pédagogie pour les élèves des «quartiers populaires» ?

Stanislas Dehaene (Professeur de psychologie cognitive expérimentale au Collège de France) estime que l’enseignement est «une science» et fait un bilan, des méthodes qui pourraient améliorer les résultats scolaires des élèves des zones d’éducation prioritaires (ZEP).

Pour quiconque sait que « l’enfant est l’avenir de l’homme », l’enquête PISA est un véritable électrochoc. Que nous apprend le Programme international pour le suivi des acquis des élèves de l’OCDE ?

Plus inégalitaire que jamais, l’éducation nationale française réussit aux élites, mais ne parvient pas à donner aux enfants défavorisés le bagage minimal dont ils ont besoin pour comprendre un article de journal ou un problème d’arithmétique. Jusqu’à la seconde génération, une famille issue de l’immigration affiche des résultats scolaires en très net retard.

Ce résultat est-il inéluctable ? Non. La complexité de la langue française n’est pas en cause car, à difficulté égale, le Québec et la Belgique réussissent nettement mieux que la France. Le sociologue Jérôme Deauvieau, dans un rapport récent, identifie le noeud du problème : l’enseignement de la lecture au cours préparatoire (CP).

Il est allé enquêter dans les quartiers populaires de la petite couronne parisienne, les zones «Eclairs», anciennement zones d’éducation prioritaires (ZEP) où habitent les enfants les plus pauvres et les plus difficiles à scolariser. […]

Le Monde

Ecole primaire : Maîtrise de l’orthographe, un défi en héritage

En accordant, avec la réforme à venir, la priorité à l’école primaire, le gouvernement souhaite notamment mettre l’accent sur la maîtrise de l’écrit. Plusieurs travaux scientifiques montrent en effet que le niveau des Français en orthographe a chuté au cours des dernières décennies. Un recul qui va de pair avec celui des compétences en lecture, attesté tout récemment par l’étude internationale Pirls.

Si beaucoup voient dans la maîtrise de l’orthographe un défi pour les futures générations, c’est aussi qu’elle est étroitement liée à la politesse, comme le note la sociologue Dominique Picard (Auteur de Politesse, savoir-vivre et relations sociales).

Alors que 15 à 20% des élèves quittent aujourd’hui le CM2 avec des lacunes en français et en mathématiques, la maîtrise de l’écrit doit constituer une priorité.

«On peut le regretter, lorsqu’il s’agit uniquement de se distinguer des personnes appartenant à des classes supposées inférieures ou de s’adapter aux codes d’un autre groupe lorsque l’on cherche à s’élever dans la société. Mais le respect des règles orthographiques est aussi, dans une large mesure, la marque d’un respect témoigné à notre interlocuteur. Faisons un parallèle avec l’apparence physique. Quand on reçoit un invité, on ne doit pas forcément enfiler un smoking, mais on doit au moins porter des habits propres. Quand on écrit à quelqu’un, on ne doit pas forcément avoir le talent d’un Bernard Pivot, mais la moindre des choses est de se relire avant d’envoyer son courrier», estime Dominique Picard. […]

La Croix

Niveau de lecture : la France recule au 29e rang sur 45 pays (classement PIRLS)

520 points : le score sonne comme l’aveu d’un échec. Il place la France au 29e rang sur 45 dans le classement opéré par le Programme international de recherche en lecture scolaire (PIRLS), et divulgué ce mardi 11 décembre matin.

Celui-ci mesure, tous les cinq ans, les performances en lecture des élèves à la fin de leur quatrième année de scolarité obligatoire – soit le CM1. La France est distancée par la Pologne (526 points), l’Australie (527 points), la Lituanie (528)… loin derrière le « trio gagnant » que constituent Hong Kong (571 points), la Russie et la Finlande (568 points ex-aequo). [...]

Le Monde

Baisse du niveau scolaire : Pourquoi les enfants lisent mal (vidéo)

Pour certains la baisse du niveau des élèves est une évidence, pour d’autres c’est un fantasme, mais la proportion des plus faibles augmente et leurs difficultés s’aggravent.

Erreurs grammaticales : En 1987 ils étaient 87% à ne pas en faire, 20 ans plus tard ils ne sont plus que 63%.

La plus grande difficulté est qu’il y a des «non-lecteurs» qui sont mélangés à d’autres qui lisent très bien et on a du mal à remédier aux difficultés de ces lecteurs-là car il nous manque des clés. » France 2 / JT de 20H – 22/11/2011

Lecture : « La peine de mort au bon royaume de France »

Lors de la dernière réunion de la société archéologique, le professeur Bernard Peyronne a parlé de « la peine de mort sous l’Ancien Régime ». En introduction, il a expliqué qu’à chaque société ses délits, ses crimes et ses manières de les sanctionner. Chaque société affirme un goût très prononcé pour les violences faites aux contrevenants, délinquants ou criminels.

On doit tenir cela de Caïn : le premier homme né sur cette terre est un assassin, il a tué son frère cadet Abel. Le mythe fondateur est là : l’homme tue. Qui ? Son frère. Tout meurtrier tue son frère, tout un symbole. Sous l’Ancien Régime, l’exécution est mise en scène selon la nature du crime et la classe sociale. S’ensuivent les tortures infligées pour passer les criminels à la question, puis le châtiment extrême : la pendaison, la roue, le bûcher ou l’écartèlement. La Révolution française abolit ces châtiments, elle généralise la guillotine, égalitaire et humanitaire. [...]

La Dépêche

Histoire et identité nationale

Le Monde présente le dernier numéro de la revue Histoire de l’éducation, « Histoire,école et nation » (n°126), qui revient sur le débat sur l’identité nationale.

« Aujourd’hui, l’histoire se voit clairement assigner la prise en compte des oubliés de l’Histoire : enseignements de la Shoah, de la colonisation, de la guerre d’Algérie, de l’esclavage trouvent leur place dans l’enseignement primaire et secondaire. »

Pour Patricia Legris, enseignante-chercheuse à l’université de Reims-Champagne, cette évolution marque le passage d’une citoyenneté nationale à une citoyenneté complexe. L’insertion de l’histoire de l’immigration dans les programmes «est pensée comme un moyen de mieux intégrer les élèves d’origine immigrée», souligne-t-elle.

Suite sur Le Monde

Allemagne : une ministre musulmane veut interdire à la presse toute critique de l’islam

La première musulmane, d’origine turque, occupant un poste ministériel en Allemagne, Aygul Ozkan, ministre des Affaires sociales du Land de Basse-Saxe, a demandé aux médias de signer une charte les engageant à s’abstenir de reportages «racistes».

Le projet de charte stipule que les signataires devront utiliser un «langage sensible aux différences culturelles» ; qu’ils devront éduquer les lecteurs à la pensée «interculturelle» et traiter des «défis de l’intégration». Elle a invité les grands médias à une réunion en août pour une signature publique de la charte.

Ces demandes méritent analyse. Le lecteur observera qu’elles font franchir un pas supplémentaire par rapport aux désormais classiques législations dites «antiracistes», qui « se contentent » d’interdire. Ce qui est demandé par Mme Ozkan va encore plus loin : c’est un véritable plan d’endoctrinement de la population qui est recherché.

Les médias sont invités à «éduquer» leurs lecteurs (mieux vaudrait dire «rééduquer» puisqu’on parle d’adultes). [...] Les cultures minoritaires devront recevoir comme un dû de la compréhension, de la sensibilité, sans considération pour la liberté de conscience de citoyens qui en réprouveraient certains aspects, comme la condition de la femme.

Suite sur Riposte LaïqueHürriyet Daily News (en anglais)

(Merci à IcePick)

Gers : cambriolages, arrestation, remise en liberté, récidive …

Mardi matin, cinq commerçants de Lectoure (Gers), 3770 habitants, ont eu une mauvaise surprise en découvrant que leur magasin avait été cambriolé pendant le pont. Un mal pour un bien, car l’enquête des gendarmes a permis d’aboutir à quatre arrestations dès le mardi après-midi.

Deux jeunes âgés de 16 ans, un de 14 ans et un de 19 ans ont été placés en garde à vue. La perquisition effectuée au domicile de l’un d’eux a permis de trouver des objets volés à Lectoure, mais aussi d’impliquer les quatre suspects dans une trentaine de vols, ces dernières semaines, sur le secteur.

L’un d’eux avait déjà été arrêté samedi dernier suite à sept cambriolages >commis dans la nuit de vendredi à samedi à Condom. P>Placé en garde à vue, il avait été remis en liberté dimanche soir avec une convocation devant le tribunal en poche. Il semble donc avoir remis ça deux jours après à la vue des investigations, ce qui lui a valu d’être déferré au parquet hier soir et d’être placé sous contrôle judiciaire. Comme les autres, il sera convoqué devant le tribunal à la rentrée judiciaire, après l’été.

La Dépêche

UE : lecture des moins de 15 ans, une «situation alarmante»

Il y a bientôt dix ans, l’Union européenne s’était fixée comme objectif de diminuer d’au moins 20 % la part des jeunes de 15 ans qui éprouvent de grandes difficultés à lire. Une étude récente montre qu’en fait leur part n’a pas cessé d’augmenter pour atteindre près de 24 % des jeunes de cette tranche d’âge.

Dans un rapport sur les performances des 27 États de l’UE qui a été présenté jeudi aux ministres de l’éducation, les chiffres présentés traduisent une situation alarmante. Cette part est passée de 21,3 % en 2000 à plus de 24 % en 2006. La France suit cette tendance. Le taux d’ados de 15 ans ayant du mal à lire est passé de 15,2 % à 21,7 %.

«Ces résultats sont alarmants», a reconnu le commissaire européen à l’éducation, Maros Sefcovic. «On observe de tels reculs aux États-Unis, au Japon ou en Corée du Sud», ajoute son porte-parole, qui précise qu’il ne s’agit pas d’illettrisme des adolescents mais «de difficultés à comprendre ce qu’ils lisent ». Un phénomène moderne considéré comme lié à l’essor d’Internet et des jeux vidéos.
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Des étudiants en Lettres… analphabètes ?

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Un tiers des étudiants en Lettres de la fac d’Angers ne maîtrisent pas les bases du français. Du coup, l’université leur donne des cours de « réapprentissage ». Un constat inquiétant, mais ni nouveau, ni isolé…

Pas loin d’un tiers des élèves de première année de l’université de Lettres et Sciences humaines d’Angers (Maine et Loire) n’ont pas le niveau en français. Plus précisément, 250 étudiants sur 1000 ne maîtrisent pas les bases minimales en orthographe, grammaire et rédaction. Après leur avoir fait passer un test en septembre, l’université a donc décidé de leur donner des cours de remise à niveau depuis la rentrée.
« Nous leur réapprenons des notions de base, précise Pauline Bruley, maître de conférences de stylistique et rhétorique à l’université d’Angers. Des notions qui d’ailleurs les rassurent : accords des groupes nominaux, participes passés, ponctuation, indicatif, subjonctif… des choses qu’on utilise tous les jours. »
(Merci à Latine)