Le Drian, pour la cinquième fois en deux ans, au Qatar pour essayer de vendre des armes

Spécialistes des annonces prématurées de contrats militaires, les Français sont très prudents sur d’éventuelles ventes d’armes au Qatar.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian effectuera un déplacement au Qatar les 23 et 24 février, poursuivant ainsi le rôle de promoteur des armements français qu’il estime être l’une de ses premières tâches. Au cours de cette visite, il doit rencontrer ses deux interlocuteurs habituels : l’émir Tamim ben Hamad Al Thani et le ministre de la Défense, qui est aussi le chef d’état-major des armées, le général Hamid ben Ali Al Attiyah.

Aucun calendrier officiel n’est annoncé, mais on sait que le Qatar soutient militairement et financièrement l’opposition au dictateur syrien Bachar el-Assad. Il suit également de très près la situation en Libye, où une intervention militaire étrangère pourrait être dans les tuyaux.

Les industriels et les vendeurs d’armes français fondent de gros espoirs sur des prises de commandes de matériels par le Qatar en 2014. Plusieurs marchés d’armements ont été conclus par le passé, le Qatar disposant, entre autres équipements français, d’hélicoptères Gazelle/Hot antichars, de missiles sol-air Mistral, de Mirage 2000-5. Selon des sources au ministère de la Défense, Paris négocierait actuellement la vente du Rafale proposé par le GIE Rafale (Dassault, Thales et Safran), le Qatar semblant intéressé par une grosse commande de trente-six exemplaires.

Seconde touche avec de sérieux espoirs : le missile sol-air SAMP/T Mamba du consortium Eurosam (MBDA et Thales). La société productrice de véhicules blindés Nexter espère également vendre son engin VBCI à des centaines d’exemplaires, dans une version armée de la tourelle T40. Sans compter une vingtaine d’hélicoptères NH-90. Souvent spécialistes de la vente de la peau de l’ours avant qu’il ne soit tué, les Français ont déjà laissé entendre que le total de ces hypothétiques ventes au Qatar pourrait atteindre une quinzaine de milliards d’euros. Soit l’équivalent de six mois du budget français de la Défense. On comprend que ce soit le cinquième voyage de Le Drian au Qatar depuis mai 2012.

Sauf que rien n’est fait. Si le NH90 d’Airbus hélicoptères est un beau succès à l’exportation, aucun des autres principaux matériels proposés au Qatar (Rafale, SAMP/T et VBCI) n’a fait à ce jour l’objet de contrats fermes à l’export. Chez Jean-Yves Le Drian, la prudence est donc de mise : « Le ministre se rend à Doha pour évoquer la coopération bilatérale politique et stratégique. » « Et parlera-t-il de contrats d’armements ? » demande Le Point, d’une pugnacité rare. Réponse : « On n’attend ni annonce, ni conclusion de quoi que ce soit ! » Rien n’est fait, donc…

Le Point, merci à -273,15

L’étrange recrutement de Thomas Le Drian, fils de ministre

L’homme a du savoir-faire pour se ménager des appuis en haut lieu. André Yché, le président du directoire de la Société nationale immobilière (SNI), une filiale de l’entité publique Caisse des dépôts, qui gère 275 000 logements HLM ou intermédiaires, vient d’embaucher un fils de ministre.

«C’est pour assurer ses arrières, montrer qu’il sait rendre des services», raillent des cadres de la SNI, le plus grand opérateur de France dans le domaine du logement social. C’est par un communiqué diffusé sur l’intranet que les salariés ont appris début janvier que Thomas Le Drian, le fils du ministre de la Défense, est «nommé chargé de mission auprès du président du directoire» de la SNI et «directeur du contrôle de gestion d’Efidis», l’une des principales sociétés du groupe. Cerise sur le gâteau : ce jeune homme âgé d’à peine 29 ans, diplômé d’une école de commerce de réputation moyenne il y a un peu plus de cinq ans, sans grande expérience dans le domaine du logement social et au CV encore peu garni, se retrouve bombardé au «Comex» (comité exécutif) de la SNI, qui compte seulement 13 membres. Des hauts cadres de la société, autrement plus expérimentés, n’en font pas partie.

Certains se disent «un peu effarés». D’autres affirment que ça leur «rappelle un peu la tentative avortée de placer le fils Sarkozy à la tête de l’Epad [l’établissement public qui gère le quartier d’affaires de la Défense, ndlr]». En interne, et dans le monde du HLM, ce recrutement sonne faux au vu du CV somme toute modeste de Thomas Le Drian…

Libération

Un panier gourmand «made in France» offert par les industriels pour les militaires français engagés au Mali

Les ministres Jean-Yves Le Drian et Guillaume Garot offriront la semaine prochaine un coffret gourmand aux 2500 militaires français postés au Mali.

Les ministres Jean-Yves Le Drian (Défense) et Guillaume Garot (Agroalimentaire) ne viendront pas les mains vides à Bamako (Mali), où ils passeront la semaine prochaine le réveillon de la Saint-Sylvestre avec les militaires français. Un coffret va en effet être remis aux 2500 soldats engagés dans ce pays.

Il contient une boîte de foie gras Labeyrie, de la confiture de marque Andros, un quart de bouteille de vin rouge de marque Castel mais aussi du champagne, un paquet de gaufres et des madeleines. Tous les produits sont «made in France». «Les industriels sont les mécènes», explique un conseiller de Jean-Yves Le Drian qui évoque «un cadeau assez exceptionnel»…

À ce jour, quelque 8000 militaires français sont engagés dans des opérations extérieures…

Le Figaro

Photo d’un « geste antisémite » : deux militaires risquent des sanctions. Màj : réaction du colonel

Addendum : « Je ne cautionne pas, voire je réprouve totalement ce type de geste qui ne correspond en rien aux valeurs que nous inculquons. » D’entrée, la réaction du Commandant du 13e BCA claque comme une mise au point après l’affaire des « quenelles » qui éclabousse son bataillon.

« Ce sont des gestes complètement incompréhensibles« , explique dans une interview le Colonel Cyrille Becker, Commandant du 13e BCA qui sort son code du soldat pour rappeler combien ses hommes sont invités à être « ouverts sur le monde et la société. »

(…) France 3 Alpes

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Le ministre de la Défense réclame des sanctions. Mardi soir, Jean-Yves Le Drian a condamné « avec la plus grande fermeté » le geste antisémité de deux militaires en mission Vigipirate à Paris. Sur une photo qui a circulé sur les réseaux sociaux, on voit les deux chasseurs alpins posant devant l’entrée d’une synagogue du XVIe arrondissement de Paris en train de faire une « quenelle » : ce geste inventé par Dieudonné est une variante de bras d’honneur ou un salut nazi déguisé.

Le chef d’Etat major de l’armée de Terre, le général Bertrand Ract Madoux, « au vu des comptes rendus, va se prononcer sur une sanction, car, clairement, il y aura sanction », a affirmé également le colonel Louisfert. « En l’état, la connotation antisémite n’est pas complètement avérée, mais néanmoins, le fait de s’exhiber devant une synagogue, volontairement ou non, n’est pas admissible », a-t-il insisté. Le fait de savoir s’ils « se sont rendu compte qu’ils étaient devant une synagogue compte tenu de la discrétion de l’entrée du lieu de culte » est une des questions auxquelles l’enquête devra répondre.


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(…) Le Parisien

Le torchon brûle entre Le Drian et les chefs militaires

Le ministre de la Défense veut revenir sur les décrets définissant le rôle du chef d’état-major des armées. Ça coince très sérieusement…

Pour le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, nommé le 16 mai 2012, c’est déjà la fin de l’état de grâce. De grosses tensions se sont fait jour avec la hiérarchie militaire.

Alors que le Livre blanc promet des lendemains difficiles, que confirmeront très vite la loi de finances 2014 et la future loi de programmation militaire, la gouvernance du ministère est mise en cause, de même qu’un gros programme de réformes structurelles.

Dans l’esprit des socialistes définissant actuellement la future politique de défense, qui sont le plus souvent membres du cabinet civil du ministre appuyés par un certain nombre de CGA (contrôleurs généraux des armées), la situation peut se résumer de manière simple : les réformes conduites sous Nicolas Sarkozy pour renforcer le rôle et la fonction du chef d’état-major des armées (CEMA) se sont traduites par une forme de prise de pouvoir du premier des militaires français.

L’amiral Édouard Guillaud, chef d’état-major des armées, n’est pas attaqué personnellement ; mais l’exercice de sa fonction définie par les décrets de 2005 (Décret n° 2005-520 du 21 mai 2005) et 2009 (Décret 2009-869 du 15 juillet 2009) est mise en cause : « Le CEMA se voit comme un aubergiste qui « hébergerait » le ministre dans ses murs, entend-on chez Le Drian. Ce n’est pas notre conception. »

Le décret de 2009 précise par exemple les points suivants : « Sous l’autorité du ministre de la Défense, le chef d’état-major des armées est responsable : 1. de l’organisation interarmées et de l’organisation générale des armées ; 2. de l’expression du besoin en matière de ressources humaines civiles et militaires des armées et des organismes interarmées. Il participe à la définition de la politique des ressources humaines du ministère. Au sein des armées et des organismes interarmées, il est responsable de la mise en oeuvre de cette politique, de la condition militaire et du moral. » Or il est aujourd’hui très clair que, sur ces points, Le Drian et ses hommes veulent prendre la main. Et pas sur des détails… (…)

Le Point

Mali : Un pilote français tué. Menaces sur les ressortissants français (MàJ)

Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, a affirmé aujourd’hui qu’un pilote français a été tué hier au Mali lors d’un raid des forces françaises. Le lieutenant concerné a été dans un premier temps blessé après un tir d’arme légère. Hospitalisé à Mopti, il a succombé à ses blessures.

Addendum : «Il y a des conséquences, non seulement pour les otages français, mais aussi pour tous les ressortissants français où qu’ils se trouvent dans le monde musulman», a déclaré Sanda Ould Boumama un porte-parole du groupe rebelle Ansar Dineà Reuters.

«Vous creuserez la tombe de vos propres enfants». (Abdallah al Chinguetti)

Le Figaro

Le ministre a par ailleurs précisé que d’autres frappes ont eu lieu cette nuit au Mali. Des unités françaises sont par ailleurs déployées à Bamako depuis hier soir pour protéger les ressortissants français.

Un conseil de Défense se tiendra aujourd’hui à 15h, sur convocation de François Hollande. Jean-Yves Le Drian a précisé que les opérations au Mali et en Somalie sont déconnectées.

Le Figaro

Les cabinets ministériels en « infraction » !

« Exemplarité » avait tonné Matignon dès la formation du gouvernement. Quatre mois plus tard, douze ministres ont déjà dépassé le nombre de collaborateurs autorisés.

C’était le 17 mai dernier. Une éternité ! A l’issue du premier conseil des ministres, le gouvernement fait savoir qu’il entend restreindre drastiquement le nombre de collaborateurs dans les ministères. Afin de répondre « au double impératif d’efficacité et d’exemplarité » la règle édictée est stricte : 15 conseillers pour un ministre de plein exercice, dix pour un ministre délégué.

Quatre mois plus tard, au 30 septembre, 12 membres du gouvernement se trouvent en infraction ! Il y a d’abord les petits contrevenants, ceux qui dépassent le plafond d’1 ou 2 unités : Batho, Hamon, Le Drian, Lebranchu, Montebourg, Repentin et Valls. Ensuite, les ministres qui frôlent la correctionnelle : Sapin avec 3 conseillers supplémentaires et Cuvillier avec 4.

3 autres ministres, enfin, risquent le retrait de permis. Contrit de ne pas avoir été nommé à la tête d’un ministère plein, Cahuzac, ministre délégué au Budget, se rattrape avec 16 conseillers, contre 10 autorisés. Touraine a divisé son cabinet en plusieurs pôles, mais ne trompe personne : il compte 6 collaborateurs en trop. Quant à Moscovici, il entend régler le problème du chômage à lui tout seul, avec le record de 7 conseillers au-delà de la limite autorisée !

Le Nouvel obs

Afghanistan : Une guerre pour rien

Bilan dans Le Point sur la guerre menée en Afghanistan : condition féminine, éradication des talibans, les onze années d’intervention militaire de l’Otan n’ont rien changé…

Les Français peuvent être fiers du travail réalisé pendant onze ans par notre armée. ( Jean-Yves Le Drian).

«Le retrait d’Afghanistan, c’est maintenant.» C’est par cette phrase que le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a signifié dimanche au Parisien le coup d’envoi du départ des troupes françaises d’Afghanistan (3 400 soldats). […]

Le 9 juin dernier, ce sont quatre soldats français qui ont été abattus au cours d’une attaque d’insurgée, portant à 87 le nombre de militaires français tués depuis le début de la guerre en 2001. «Et on ne parle même pas du nombre considérable de blessés, dont certains demeurent amputés et handicapés, sans oublier les traumatisés», rappelle Mariam Abou Zahab, chercheuse au Centre d’études et de recherches internationales (Ceri).

Inscription de tout parti politique, ou liberté de la presse, l’Afghanistan de 2012 n’a plus rien à voir avec son passé. […] «Tous ces acquis demeurent extrêmement fragiles car ils ont été imposés et ne répondent pas à une évolution de la société», analyse Karim Pakzad. La preuve, «en zone rurale, le statut de la femme n’a pratiquement pas changé, tout juste ont-elles gagné un peu en sécurité», note Mariam Abou Zahab.

«La société afghane demeure extrêmement rigoureuse en termes de lois islamiques», renchérit Karim Pakzad. «Si les talibans ont pu y faire leur nid, c’est qu’ils disposaient d’une base en ce sens.»

Le Point