Grand Remplacement en Grande-Bretagne : une école enseigne l’anglais en langue étrangère

Une école de Leeds a pris la décision radicale de proposer l’anglais en tant que seconde langue à ses 350 élèves, y compris ceux nés en Angleterre.

Cette école comporte 55 nationalités différentes et n’est pas un cas unique au Royaume-Uni (…)

>> Article à lire sur Novopress (en français) - Source en anglais

Immigration : S’intégrer. Mais à quoi ?

Thomas Guénolé, politologue (Sciences Po) revient sur les cinq rapports sur l’intégration mis en ligne sur le site du gouvernement et en particulier sur le rapport Lamarre-Maffessoli intitulé « Connaissance, reconnaissance ». Il s’interroge : que signifie être intégré en France ?

Organiser le débat sur l’identité nationale dans les préfectures n’était pas une bonne approche à l’époque, puisque cela a conduit à du noyautage systématique par des militants d’extrême droite plus ou moins névrosés de l’obsession identitaire. Oui, il faut rouvrir ce débat, mais cette fois en laissant la société civile – intellectuels, associations, ONG, etc. – s’en emparer elle-même, avec les médias, comme l’étymologie de leur nom l’indique, comme intermédiaires de ce débat.

Pour que les immigrés – mais aussi les exclus nés en France – puissent s’intégrer harmonieusement à la communauté nationale, à la Cité, encore faut-il que nous soyons capables de définir à quoi il faut qu’ils s’intègrent.

Histoire. Napoléon observait déjà que l’Histoire officielle est un mensonge que personne ne remet en question. En termes moins brutaux, disons simplement que l’Histoire officielle est une simplification abusive des faits constitutifs par accumulation de notre communauté d’aujourd’hui et qu’elle est régulièrement réécrite comme fiction collective officielle permettant de nous donner un récit commun de notre passé de communauté. Bref, connaître l’Histoire officielle, c’est avoir un mensonge commun en partage : par exemple, le mythe de Jeanne d’Arc, sous sa forme contemporaine de Vierge guerrière de la Nation française, est une fiction de fabrication très récente. […]

République, pacte républicain. Sans conteste possible, hormis peut-être une infime minorité aux convictions monarchistes maurassiennes, anarchistes, néonazies, etc., nous sommes tous d’accord pour adhérer à ces deux mots-clés.

Cependant, République : qu’entendons-nous par là ? Res publica, « la chose publique », est une réponse satisfaisante pour les latinistes, mais pas comme concept opérationnel. Même chose pour le fameux « pacte républicain » : c’est doux à l’oreille, mais concrètement, que mettons-nous dans ce pacte, et où peut-on le consulter ? […]

Langue. Sans vouloir être inutilement désagréable, envisage-t-on sérieusement d’ériger la langue comme critère d’intégration à la communauté française ? Si oui, au regard du souvenir qu nous avons tous des performances dans nos salles de classe lorsqu’avaient lieu les dictées, combien de millions de Français doit-on déchoir de leur nationalité pour ne pas maîtriser la langue française ? Au reste, de quelle langue parle-t-on ? […]

Nouvel Obs

L’arabe progresse à Bruxelles

La langue arabe est en progression à Bruxelles. 18 % des locuteurs interrogés par une enquête de la VUB le parlent. Mais le trio français-anglais-néerlandais reste largement devant.

(…) Selon les auteurs de l’enquête, cette progression de l’arabe s’explique par la croissance démographique. «Ses locuteurs sont plus nombreux à Bruxelles aujourd’hui qu’en 2006 et donc sont plus nombreux à être interrogés», détaille Rudi Janssens, professeur à la VUB. «L’arabe est de plus en plus parlé, surtout chez les jeunes. A la maison, en famille, la pratique du français n’arrive souvent que plus tard, lorsqu’ils se mettent en ménage ou ont des enfants». (…)

L’Avenir

(Merci à Lilib)

Allemagne : comme dans la plupart des pays, les gens préfèrent écouter des chansons dans leur langue

Jamais la musique allemande n’a connu un tel succès en Allemagne. Sur les 100 meilleures ventes de 2012, 43 % des albums ont adopté la langue de Goethe. Un signe que la conscience nationale est décomplexée, analyse la jeune chanteuse Nora Tschirner. (…)

Le contexte évolue aussi : il existe même désormais un organe officiel chargé de promouvoir la musique allemande à l’étranger, le Rock’n'Pop Museum de Gronau prévoit une grande exposition sur le sujet, et le spécialiste de la littérature Jens Reisloh a publié un livre de 500 pages dans lequel il dresse un tableau de la pop allemande. Il rêve même d’ouvrir un centre dédié à « la nouvelle chanson allemande« .

Un projet qui ne serait pas pour déplaire à Moritz Baßler, professeur de langue et de littérature allemande à l’université de Münster, qui organise actuellement un séminaire sur « l’interprétation et l’exposition de la musique pop de langue allemande« . A ses yeux, « l’allemand a aujourd’hui dans la musique une identité propre qui forge un usage, ancre une tradition« .

Le vieux débat de fond sur l’usage de l’allemand, langue prétendument « moins cool«  [que l'anglais], appartient donc manifestement au passé, et il en va désormais en Allemagne comme dans la plupart des pays : les gens préfèrent écouter des chansons dans leur langue.

Courrier International

Les écoles flamandes bannissent le marocain et le turc

Les enfants qui parlent turc ou marocain à la maison reçoivent une punition lorsqu’ils parlent cette langue à l’école, révèle un sondage mené par des chercheurs des universités d’Anvers, Gand et Louvain :

Les écoles semblent donc se montrer plus sévères pour les enfants qui parlent marocain ou turc au sein de l’établissement scolaire. « La stigmatisation des Turcs, Arabes et Berbères est la plus forte à l’école. Ça pèse sur la manière dont les enfants se sentent à l’école », affirment les chercheurs.

Les chercheurs plaident pour que les écoles s’ouvrent davantage aux langues parlées par leurs élèves à la maison. Pour cette enquête, plus de 11.000 élèves du secondaire ont été interrogés, mais aussi des directeurs d’école, des professeurs et des parents.

RTL.be

Lot-et-Garonne : Saoud Kamli enseigne l’arabe aux enfants pour qu’ils comprennent «leur histoire»

Saoud Kamli, père de famille marocain, enseigne « les langues et les cultures d’origine», dans le cadre d’un programme bilatéral méconnu entre le Maroc et la France baptisé Elco et vieux de… vingt-cinq ans ! Depuis 2005, il s’est installé à Marmande et travaille avec une dizaine d’écoles primaires pour faire découvrir aux élèves la langue arabe. En Lot-et-Garonne, ils sont trois professeurs de ce type pour une zone qui s’étend d’Agen à Sainte-Bazeille.

Saoud n’enseigne pas uniquement l’arabe, mais également la culture, la civilisation, commente l’actualité, travaille sur l’intégration dans la société d’accueil, sur le respect des différentes religions… On est à mille lieues d’un enseignement qui favoriserait le communautarisme, bien au contraire. […]

Originaire de Meknès, il a travaillé pendant plusieurs années dans des écoles à Rabat, mais ce défi d’apprendre à des jeunes Français la langue de leurs ancêtres l’a particulièrement motivé. […]

«Je cherche à leur enseigner la langue pour qu’ils puissent consolider les liens avec leurs familles, pouvoir parler avec leurs grands-parents, connaître leur histoire et leur apprendre la communication avec les autres, le respect. Je pars du principe que quelqu’un qui connaît bien sa propre culture respectera toujours plus celle des autres. Ces enfants grandissent en France et doivent en apprendre les richesses, les coutumes. Et pour cela, il est important qu’ils assimilent également celles de leur pays d’origine.»

Sud Ouest (Merci à D’Artagnan)

Tunisie: Moncef Marzouki invite les Français à apprendre l’arabe

Le président tunisien, Moncef Marzouki était l’invité de TV5 Monde au Sommet de la Francophonie à Kinshasa. Durant l’entretien, il a invité les Français à apprendre la langue arabe au même titre que la langue française enseignée dans des pays arabes.

A partir de 2’23min
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Il est temps que les Français apprennent l’arabe »
. Ce message est celui du président de la Tunisie, Moncef Marzouki, lors d’un entretien accordé à la chaîne TV5 Monde à l’occasion du Sommet de la Francophonie à Kinshasa. Qu’est-ce qui a bien pu pousser le Président tunisien à faire une telle suggestion ?

Il est vrai que la langue française a fait partie intégrante du soulèvement populaire en Tunisie avec notamment le fameux slogan « Dégage ! », repris en Egypte mais aussi ailleurs dans le monde arabe.

Alors, lorsque le journaliste de la chaîne lui explique que la Tunisie d’aujourd’hui n’est plus celle qu’elle était autrefois après l’arrivée au pouvoir des islamistes qui préfèrent la langue arabe à celle de Molière, Marzouki répond purement et simplement : « Moi aussi je préfère la langue arabe. Il est normal qu’en tant qu’Arabe, nous préférions notre langue ». Finalement, peut-on reprocher à une personne de préférer sa langue à une autre ?

Il rassure tout de même son interlocuteur et les téléspectateurs en affirmant que le français et l’arabe sont, en Tunisie, les langues d’un même peuple. D’après le président tunisien, « un peuple qui ne possède pas deux, trois langues n’est pas bien dans le monde ».

Et je pense que les Français aussi feraient mieux d’apprendre d’autres langues que le français », a-t-il suggéré avant de rappeler que cela « fait tellement longtemps » que le français est enseigné en Tunisie, comme dans plusieurs autres pays arabes d’ailleurs. « A l’époque des Phéniciens, ça parlait deux, trois langues (…) le grec, le phénicien, le latin. C’est dans la tradition de la Tunisie. C’est un pays ouvert », a-t-il poursuivi.

Enfin, pour Moncef Marzouki, le fait de ne pas profiter de « l’espace aussi extraordinaire qu’est la Francophonie, avec tous ces peuples divers, relève de la bêtise. »

Afrik.com
(Merci à Uther)

Les français minoritaires : caractéristiques, identités, enjeux

L’atelier «Les français minoritaires : caractéristiques, identités, enjeux» est organisé dans le cadre du colloque annuel de l’Association des professeur.e.s de français des universités et collèges canadiens (APFUCC), qui aura lieu à Victoria (Colombie-Britannique) du 1er au 4 juin 2013 lors du Congrès de la Fédération canadienne des sciences humaines (FCSH).

Depuis quelques décennies, les variétés de français hors de l’Hexagone, dont la grande majorité sont en contact avec une ou plusieurs langues, dont l’anglais—telles qu’elles sont parlées dans les communautés ou représentées dans les oeuvres de romanciers ou de poètes—ont fait l’objet de nombreuses études, entre autres puisqu’elles constituent des terrains propices à l’exploration de questions au coeur de débats sur la langue et l’identité, le maintien et la revitalisation des langues et de la culture, les enjeux liés à la coexistence des langues et au multiculturalisme, etc.

Les chercheurs sont invités à proposer une communication abordant toute problématique qui touche les français minoritaires, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Afrique, des Caraïbes ou d’une autre région de la francophonie. Une invitation toute spéciale est lancée aux étudiants des cycles supérieurs. Voici quelques suggestions :

• la création de nouveaux codes dans les communautés (langues mixtes et créoles) ou dans la littérature ou toute autre oeuvre artistique

• les français minoritaires et la production artistique (littérature, films, musique, bandes dessinées)

• la langue et la construction de l’identité

• la description formelle des variétés de français (sur les plans de la lexicologie, de la phonologie et de la morphosyntaxe)

• les diverses manifestations du contact linguistique

• les pratiques et les idéologies linguistiques dans les milieux bilingues et plurilingues

• le changement linguistique, le maintien, l’extinction et la revitalisation des langues

• les technologies à la rescousse des français minoritaires (…)

Fabula

Des militants bretons devant le tribunal à Rennes

Deux jeunes de 25 et 26 ans, habitant l’Ille-et-Vilaine, sont jugés ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Rennes. La justice les soupçonne d’avoir barbouillé un panneau à Mordelles près de Rennes en mars dernier.

Les deux suspects nient les faits. En garde à vue, ils se sont exprimés en breton. Un gendarme qui maîtrise la langue bretonne a joué l’interprète lors des interrogatoires. Les deux prévenus ont l’intention de répondre en breton aux questions du tribunal.

Ce serait une première à Rennes où les magistrats ont toujours refusé une autre langue que le français dans la mesure où le prévenu maîtrise cette langue. (…)

Maville

Vocabulaire : « ramdam »

[Extrait du dictionnaire en ligne du CNRS]

RAMDAM, subst. masc.
A. −
Manifestation bruyante et déplacée; grand bruit, vacarme. Synonyme : barouf, boucan, chambard, potin, raffut. Faire du ramdam. Au fig. Scandale. Faire du ramdam. Rouspéter.
B. − Ensemble de faits créant une situation perturbante, désagréable.

Mot emprunté avec altération de la consonne finale à l’arabe ramaḍān. Le sens du mot en français vient du fait que l’aspect le plus caractéristique du ramadan, aux yeux de nombreux non-musulmans, soit l’intense et bruyante activité nocturne qui suit les journées de jeûne durant ce mois.

Source

Europe : Un ministre marocain souhaite que la langue arabe soit intégrée dans le cursus scolaire

Dans un entretien accordé à L’Economiste, le ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger (MRE), Abdellatif Mâazouz, est revenu sur l’initiative du gouvernement Benkirane visant à promouvoir l’arabe en tant que langue étrangère officielle du cursus scolaire des pays de l’UE.

L’objectif est que les jeunes des 2ème, 3ème et 4ème générations restent attachés au Maroc non seulement par la pensée et le cœur, mais aussi par la culture» explique le ministre.

«Un effort particulier est mené sur le plan culturel et celui de l’enseignement des langues. [...] » explique le ministre. Son militantisme commence d’ailleurs à porter ses fruits puisqu’il affirme que la «voix du [gouvernement marocain] commence à se faire entendre, notamment en France, qui annoncera bientôt quelque chose dans ce sens», allant même jusqu’à élargir son périmètre d’écoute «à l’UE aussi».

Pour que l’idée de faire de l’arabe une langue étrangère fasse mouche, la stratégie du ministre est simple : «nous vendons l’idée qu’il y a près de 4 millions de MRE qui vivent en Europe, 600 millions d’arabophone à travers le monde, et que les Européens et autres doivent connaitre cette langue, ne serait-ce que pour mieux connaitre une partie de leurs concitoyens» argumente-t-il.

La tactique de communication du diplomate marocain est efficace puisqu’en prenant appui sur des chiffres et en mettant en exergue les intérêts mutuels des pays arabes et européens, elle renforce la légitimité de la demande d’intégration de l’arabe dans les programmes scolaires européens. Elle justifie également l’envoi régulier de contingents d’enseignants d’arabe et de la culture marocaine vers l’Europe, notamment la France.

yabiladi

UE : le français, langue de seconde zone face à la dictature de l’anglais ?

La diffusion, uniquement en anglais dans un premier temps, d’un important rapport économique de la Commission déclenche une vive polémique. Car, au-delà de l’affaiblissement du français face à l’anglais, c’est tout le multilinguisme européen qui est remis en cause petit à petit. (…)

TF1 news