Moreuil : des coups de fusil tirés en l’air

Une altercation est survenue hier à 19 h 45 à Moreuil (Somme) entre un groupe de jeunes gens et un homme qui rentrait chez lui. Ce dernier est entré dans son domicile, et il en est sorti armé d’un fusil semi-automatique. Les jeunes se sont emparés de l’arme, et ils ont tiré trois coups de feu en l’air. [...]

Le Courrier Picard

Merci à Dudule

Les automobilistes tombent dans un guet-apens à Vallauris

Chemin de Saint-Bernard, près de l’ex-Zaïne, une dizaine de cow-boys de la route, armés, a tendu un guet-apens à leurs victimes, barrant la route avec un container et des parpaings afin de les dépouiller.

À l’arrivée des forces de l’ordre, vers 23 h 30, les individus avaient déjà déguerpi. La riposte a été rapide : dès l’aube, un dispositif était mis en place par la direction de la sécurité publique des Alpes-Maritimes en liaison avec le parquet.
Accès du quartier bloqués, contrôles de police, perquisitions.

Nice-Matin

TER : un contrôleur agressé dans l’Hérault

Un contrôleur a été frappé à coups de poing et menacé d’un couteau dans un TER circulant entre Perpignan et Avignon, alors qu’il se trouvait en gare de Frontignan (Hérault) dimanche après-midi.

« Le contrôleur a été confronté à un groupe de six ou sept jeunes qui bloquaient des portes alors que le train allait repartir de la gare de Frontignan », a indiqué la SNCF, confirmant une information donnée par le site internet du quotidien Midi Libre. [...]

Le Figaro

Merci à D’Artagnan

Seine-Saint-Denis, le département où les médecins subissent le plus d’agressions

Reportage où l’on se rend compte que la situation réelle des banlieues est de plus en plus difficile : départs de médecins, agressions de personnel médical lors des visites à domicile, propagation de la tuberculose,etc :

Pacé : la statue du monument aux morts retrouvée découpée en quatre (màj)

Addendum 03/02/13

Dans le box, les deux prévenus âgés de 21 ans, membres de la communauté des gens du voyage, sont jugés pour le vol de la statue du monument aux morts de Pacé, le 23 janvier dernier.
L’auteur principal reconnaît les faits. Il dit avoir agi seul, pour se faire de l’argent en revendant l’objet à un ferrailleur.

« Je ne savais pas l’importance qu’elle avait, explique t-il. Pour moi, c’était une statue de décoration. »

Les deux prévenus, déscolarisés très tôt, « n’ont jamais ouvert un livre d’histoire, plaide la défense. Le respect de la religion et des anciens est pourtant dans la culture de leur communauté », reconnaît Me Gwendoline Tenier. [...]

Maville

Merci à Centurion Lire la suite

Melun : agressée, elle est contrainte de quitter sa famille

C’est l’effet double peine. En tout cas, cela y ressemble. Depuis le 20 novembre, une adolescente de Dammarie-les-Lys (Seine-et-Marne) vit en famille d’accueil, très loin de chez elle, à la suite de l’agression dont elle a été victime à Melun le 14 juin… [...]

Le Parisien

Merci à chris3818919

Clichy-sous-Bois, entre abandon et solidarité

Depuis les émeutes de 2005, la résidence du Chêne-Pointu à Clichy est devenue le symbole des quartiers délaissés par la République. Le gouvernement tente aujourd’hui de transformer la cité en rampe de lancement de sa nouvelle politique de la ville. En attendant, la solidarité s’organise. [...]

Quand Margareth est arrivée, en avril, elle venait de tomber enceinte. Le frigo, c’est les jeunes de la cité qui l’ont monté : “lls sont sympas, les jeunes ici.” Ils ont même joué les baby-sitters pour la jeune femme. Alors qu’un matin elle tente d’expliquer au téléphone à son patron qu’elle ne peut pas venir travailler – elle doit trouver où faire garder son fils -, Bocar, 16 ans, qui squatte dans le hall, entend la conversation et ramène le petit Watson, 2 ans, chez lui. Il hausse les épaules : “J’ai déjà deux frères…”

Les jeunes sont un maillon essentiel du Chêne-Pointu, où 50 % de la population a moins de 25 ans. Comme dans d’autres cités, on les retrouve à traîner leurs Air Max dans les halls. Ça fume un peu, “mais le quartier n’est pas réputé pour sa dangerosité ou pour être une plaque tournante du trafic. Même si comme dans de nombreux quartiers, il y a un peu de deal”, assure Olivier Klein, le maire PS de Clichy. De toute façon, il n’y a pas grand-chose d’autre à faire. “Tu vois une piscine, toi ? Un ciné ?”, demande Thierry, un grand frère du quartier, 32 ans dont vingt-huit passés au Chêne-Pointu, posté à l’entrée de la tour Rabelais.

Pour éviter de “faire trop de bruit”, ses amis et lui ont récupéré une pièce au rez-de-chaussée. C’est le “local”. Neuf mètres carrés de béton brut, tapissé de posters de rappeurs et de stars de free-fight. Une pièce sans fenêtre qui aurait tout aussi bien pu servir de local à poubelles. C’est devenu leur QG. À l’entrée, Bilel, 24 ans, sourit : “C’est le Vatican ici, on discute pendant des heures, de tout et de rien.” De la fumée s’échappe bien du lieu mais pas vraiment du genre de celle employée lors des conclaves. Et alors que le dernier album de Booba résonne dans la pièce, Djo, 26 ans, joue les fées du logis. [...]

Les Inrocks

Merci à Joyeux luron

Voir aussi ce reportage sur la cité du Chêne Pointu, qui montre d’autres aspects des lieux.

Quand le viol devient un «rite initiatique» pour rentrer dans la bande

Au moins trois viols en un an dans une même ville. La série de crimes à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis) semble avoir été commise par des membres de la bande des «Candy Shop», à en croire les premiers éléments recueillis par la police. Surveillé par les services de renseignement, ce groupe violent avait pour habitude de se retrouver à La Défense (Hauts-de-Seine) ou à la Gare du Nord (10e).

Le phénomène n’est pas nouveau, tout comme celui des «tournantes». La plupart du temps, les délits commis par ces jeunes restent cantonnés à des incivilités, des agressions contre les forces de l’ordre, des bagarres, des deals de cité ou des trafics en tout genre.

Mais une pratique particulièrement inquiétante a été détectée par les services de police spécialisés dans l’observation des bandes. «Concernant certaines d’entre elles, généralement les plus structurées, nous avons eu des retours du terrain pouvant les mettre parfois en cause dans des affaires de viols», explique à 20 Minutes le commissaire divisionnaire Christian Hirsoil, sous-directeur de l’information générale (ex-RG) à la direction centrale de la sécurité publique. «Comme s’il s’agissait d’un rite initiatique, le jeune doit agresser, coincer et violer une jeune femme», poursuit-il, sans pouvoir lier l’affaire de Noisy-le-Grand avec ces usages.

Une sorte de défi est lancé au délinquant novice pour pouvoir entrer dans le groupe et se faire accepter par ses pairs. «Le groupe a remplacé la structure de la famille. En rejoignant une bande, le jeune y trouve une nouvelle autorité», analyse un policier. En 2012, 361 bandes ont été recensées en France.

20 Minutes