Des enfants dorment dans la rue

Papier de Eliette Abécassis, romancière

La situation est indigne de notre époque. Ce sont des visions d’un autre temps, ces enfants qui dorment à même le trottoir, dans des guenilles, parfois pieds nus. Ils s’appellent Alin, Théo ou Elena… Mais ils pourraient s’appeler Gavroche. Leur mère, Maria ou Mariana, à moins que ce ne soit Cosette. Elle porte des sandales en plastique. Elle a froid, elle a faim, elle nourrit un bébé au sein.

Hebergeur d'imageLes gens passent devant eux comme s’ils n’existaient pas. Les Roms sont devenus les ennemis de la société, ceux que tout le monde stigmatise, que tout le monde déteste, et l’on n’est pas gêné, quelque part, de les voir crever sur le trottoir.

Comme les Juifs, ils sont semblables et ils sont différents. Ils sont errants. Ils ont leur mode de vie et leurs valeurs qui ne ressemblent pas aux nôtres.

La ville doit pouvoir loger ces familles, quelle que soit leur nationalité. La discrimination anti-Rom est intolérable. [...]

Mais quand on parle de Rom, on a l’impression qu’on a dit un gros mot, ou qu’on a désigné forcément un voleur ou quelqu’un qui exploite les enfants.

S’ils mendient, c’est qu’ils n’ont rien. S’ils ne sont pas intégrés, c’est certes qu’ils ont une autre culture, mais surtout c’est parce qu’on a rasé leurs campements et qu’on ne les a pas relogés. [...]

Huffington Post

A bon entendeur : « En Belgique, on vit à la belge »

Une résolution du Parlement wallon demande au gouvernement régional l’interdiction du port de signes religieux au sein des administrations de Wallonie. En fait, pratiquement personne n’ose dire que ce que tout le monde sait : c’est le voile islamique qui est visé…

Cette hypocrisie n’existe qu’à cause de la pression du politiquement correct qui oblige tout le monde à publiquement approuver l’idée que « l’Islam est une religion de paix, de tolérance et d’amour de son prochain »

Sous cette pression de la pensée unique, on considère comme raciste ou fascisant tout qui oserait dire ne plus « se sentir chez lui ». Et pourquoi ce soi-disant racisme ? A cause de la crise économique, répond la « bienpensance ». Sinon, nous aurions forcément tous envie de vivre dans une société de plus en plus multiethnique, multiculturelle et multiconfessionnelle.

Réfléchissons à d’autres explications moins correctes. Avant la mondialisation, l’immigration concernait des populations proches qui nous ressemblaient physiquement, culturellement et linguistiquement. Je prends pour exemple les Italiens qui ont été intégrés sans sérieuses difficultés en Wallonie. Longtemps, la plupart des immigrés respectaient l’adage « Si tu es à Rome, vis comme les Romains ; si tu es ailleurs, vis comme on y vit » .

Suite sur Le Vif

Délinquance, aides sociales, intégration : Quand France-Info répond aux «préjugés» sur l’immigration (Audio)

France-Info veut réfuter les «préjugés» sur l’immigration et présente le petit guide de survie «Répondre aux préjugés sur les migrations». Au début de chacun des 10 chapitres, les auteurs font parler tante Francette. Un personnage fictif, qui incarne toutes les idées reçues sur l’immigration. Un guide «pour mieux comprendre les choses avant de colporter des préjugés faux et stigmatisants».

«Les immigrés sont des profiteurs, des délinquants, des gens incapables de s’intégrer». « On ne peut accueillir toute la misère du monde. C’est l’invasion, ils arrivent plus nombreux chaque année, l’immigration renforce le chômage et la crise».

Chiffres et statistiques à l’appui, on apprend que le taux d’immigrés en France est stable depuis 80 ans. La grande majorité des immigrés quitte leur pays pour des raisons de survie.

Très répandue, l’idée selon laquelle les étrangers viennent en France pour bénéficier des aides, est mise à mal. Les comptes de l’immigration font apparaitre qu’ils alimentent les caisses de l’Etat, cotisent et paient des impôts à hauteur de 60 milliards d’euros par an. Même démenti à ceux qui pensent que l’immigration renforce le chômage et la crise. Myriam Merlant co-auteur explique : «En temps de crise, les gens ont tendance au repli sur soi. Ils doivent trouver un bouc émissaire à tous leurs maux, les immigrés sont des cibles idéales. En matière d’emploi les étrangers ne volent pas le travail des autres, ils acceptent des postes que la grande majorité refuse.»[…]

France Info (Merci à antibarbare)

Il y a trop d’immigrés en France pour 75% des Français

Ce graphique représente l’évolution du pourcentage de Français qui pensent qu’on ne se « sent plus chez soi comme avant en France » et celui des Français qui considèrent qu’il y a trop d’immigrés.

Ce graphique représente le pourcentage de Français qui considèrent que les personnes d’origine étrangère ne se donnent pas les moyens de s’intégrer. À l’inverse, on découvre le pourcentage de ceux qui pensent que c’est la société française qui n’en donne pas les moyens aux personnes d’origine étrangère.

source de l’article complet : rtl.fr

Les municipales auront lieu sans ces étrangers qui ont «vocation à devenir Français» (Libé)

Editorial d’Eric Decouty sur le vote des étrangers hors UE aux municipales.

Les élections municipales se dérouleront sans eux.

Sans ces hommes et sans ces femmes, étrangers mais résidant depuis des années sur notre sol, respectueux des lois de la République et acteurs ordinaires de la vie de la cité.

Symboles d’une promesse non tenue par François Hollande, près de 2 millions de personnes demeurent exclues de notre démocratie locale quand depuis plus de vingt ans une dizaine de pays de l’Union européenne a accordé le droit de vote aux extracommunautaires.

Au moment où l’abstention est annoncée comme le triste vainqueur des scrutins à venir, que le Front national progresse dans la plupart des villes, il n’est plus tolérable de tenir à l’écart des débats politiques des populations le plus souvent installées dans les quartiers.

Face à une réalité qui est aussi la défaite de la gauche François Hollande doit enfin trouver le courage de bousculer cet archaïsme français.
Mais c’est à la République tout entière de faire un geste envers ces étrangers. Parce que la citoyenneté locale peut être un moyen de les détourner de tentations communautaires et que cette citoyenneté accordée à des hommes et des femmes vivant en France depuis plus de cinq ans – et ayant donc vocation à devenir Français – est le meilleur outil d’intégration.

C’est enfin le moyen essentiel d’une remobilisation électorale des enfants de l’immigration et aussi d’un renouvellement politique.

Les élections municipales vont redire l’urgence de renoncer à nos blocages.

Libération

70 ans du Crif : «La citoyenneté n’exclut pas la diversité d’appartenance nationale»

Extraits d’une tribune du Père Antoine Guggenheim publiée dans le hors-série des Études du CRIF anniversaire des 70ans du CRIF : «Ce qu’est pour moi le CRIF»

La présence des Juifs en Allemagne, et dans les pays d’Europe centrale et orientale, est maintenant réduite à l’état de traces. Aujourd’hui semble naître un nouveau rapport avec la culture juive européenne, fait d’estime et de nostalgie. Mais en France, par un concours de diverses circonstances liées à son histoire et à son esprit, la présence juive, bien que très diminuée, atteint un niveau qui lui permet d’exister comme une réalité dans l’espace publique.

Réfléchir à la France, à sa place singulière en Europe et dans le monde, à ses difficultés comme à ses espérances, sans tenir compte de ce fait constituerait une erreur politique, économique et culturelle. Ce qu’est le CRIF apparaît aussitôt à mes yeux, ou en tout cas une partie essentielle de sa mission. […]

La mission du CRIF est de valoriser et de protéger cette présence pour le bien des Juifs français et pour le bien commun de la nation. […]

Le CRIF a un rôle de représentation, de cohésion et d’intervention au service des Juifs français, afin qu’ils exercent leur responsabilité de citoyens. Il ne suffit pas au bien commun de la France et des Juifs de France qu’existent des institutions républicaines chargées de veiller sur les Droits de l’homme, ou des instances spirituelles qui favorisent le dialogue et la liberté religieuse.

Il faut, pour répondre à une phrase célèbre*, que ne soit pas dénié aux Juifs comme membres d’un peuple ce qui leur est accordé comme individus.

Il faut tout refuser aux Juifs comme nation et tout accorder aux Juifs comme individus». Discours du Comte de Clermont-Tonnerre à l’Assemblée, décembre 1789 [NDLR]

La citoyenneté n’exclut pas la diversité d’appartenance nationale.

Cela est vrai pour la France et peut donner à penser, avec liberté, aux voies de l’intégration dans le modèle national des populations récemment immigrées, et souvent en manque de reconnaissance. Cela éclaire aussi l’avenir de l’Europe des nations, qui sera sûrement marqué par une convergence plus forte, qui ne doit pas affaiblir l’identité et la mémoire des peuples européens, mais les garantir comme des trésors spécifiques et communs. Que l’Europe ne soit elle-même qu’en reconnaissant la place et la contribution des Juifs en son sein peut aussi affermir la conviction des peuples que l’Europe unie est aujourd’hui une valeur spirituelle importante pour eux et pour l’humanité globalisée.

Crif

Immigration : «Les musulmans ne sont pas une menace» pour l’Occident

Pour Vincent Geloso, chargé de cours à l’Institut d’économie appliquée HEC-Montréal, l’immigration musulmane au Québec n’est pas une menace, «tout indique que c’est le contraire». Il suffit que les pays d’accueil suppriment les «barrières artificielles» empêchant une bonne intégration. L’auteur évoque, pour comparaison, l’intégration réussie des Canadiens-français catholiques aux Etats-Unis.

Dans le débat actuel sur la charte, il existe une série d’affirmations catastrophistes concernant les musulmans et leurs comportements culturels. Au dire de certains de ces individus, il y a eu une intériorisation des croyances qui pousse à la perpétuation de comportements qui ne sont pas compatibles avec l’Occident. S’il y a une menace du fondamentalisme religieux de plusieurs groupes musulmans, même ici au Québec, il faut se demander quelle est l’ampleur réelle de celle-ci. Malheureusement pour les oiseaux de malheur, la menace s’efface subtilement.

Il n’y aura pas d’invasion musulmane du monde occidental ou un isolement culturel de ceux-ci dans leurs sociétés d’accueil et il n’y a aucune raison de croire qu’ils ne sont pas assimilables en Occident si on adopte de bonnes politiques publiques.

Ainsi, ce qu’il nous reste à savoir c’est quelles sont les politiques publiques susceptibles de permettre l’intégration culturelle des immigrants musulmans. Un des meilleurs parallèles qui peut nous servir est celui des immigrants canadiens-français aux États-Unis. Pendant quelques décennies au début du 20e siècle, les États-Unis craignaient l’invasion des papistes catholiques qui menaçaient l’essor culturel du pays (le nation-building). […]

Parmi les catholiques qui émigraient vers les États-Unis, on retrouvait les Canadiens-français qui semblaient plus prédisposés que les autres catholiques à conserver leurs institutions culturelles – notamment les écoles paroissiales. Et c’est en raison de ces habitudes que les Américains croyaient que les Canadiens-français étaient très difficiles à intégrer. Et pourtant, il n’a suffi que de deux générations pour que l’intégration d’un groupe si réticent soit complétée. […]

En Europe, des pays comme l’Angleterre et l’Allemagne qui réussissent le mieux à intégrer les immigrants et leurs enfants sont ceux qui ont des marchés du travail peu réglementés alors que la France, avec un système quasi byzantin de lois sur le travail, accuse un résultat nettement plus décevant. Le reste des bonnes politiques publiques à cet égard consiste à expulser les éléments qui violent les conditions de citoyenneté en prêchant la violence. […]

Pour le reste, la tâche de l’intégration repose sur la société civile qui doit dénoncer les quelques éléments extrémistes et les pointer du doigt pour que tous sachent la perfidie de leurs propos qu’ils tentent de murmurer dans l’ombre.

En somme, lorsque l’intégration n’est pas bloquée par des barrières artificielles, les immigrants voient moins d’avantages à la réclusion et préfèrent s’intégrer comme les Canadiens-français l’ont fait aux États-Unis et comme les Italiens, les Irlandais et les Écossais l’ont fait au Québec.

Pour le reste, la tâche de l’intégration repose sur la société civile qui doit dénoncer les quelques éléments extrémistes et les pointer du doigt pour que tous sachent la perfidie de leurs propos qu’ils tentent de murmurer dans l’ombre.

Conclusion : Les musulmans ne sont pas une menace au sens que certains voudraient nous le faire croire. Ils ne sont pas culturellement incompatibles avec nous. Tout indique que c’est le contraire et que la menace islamiste s’efface progressivement.

quebec.huffingtonpost.ca

——- Complément : Extraits d’une interview (2005) d’Alain Besançon, agrégé d’histoire, docteur en histoire, membre de l’Institut, membre de l’Académie des sciences morales et politiques.

L’histoire est quand même formelle : les populations musulmanes ne se fondent pas dans la population alentour. C’est un fait, un simple fait. Je n’ai pas d’explication directe, mais le fait est que le 20e siècle a vu une purgation des zones mixtes. Par exemple, il y avait beaucoup de chrétiens en Turquie, en Égypte etc… Ils sont tous partis. Il y avait des musulmans en Grèce, dans les Balkans… Ils sont tous partis. Il y avait des Français en Afrique du Nord, ils sont tous partis…

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France Terre d’Asile : «Notre histoire est aussi faite de tous ceux qui sont venus d’ailleurs»

France Terre d’Asile ne cache pas sa déception après la présentation mardi 11 février des 28 mesures du gouvernement pour l’intégration des immigrés et la lutte contre les discriminations. Interview de son directeur général, Pierre Henry qui dénonce des mesures «déjà existantes pour la plupart» qui «témoignent d’un manque total d’ambition».

Ce n’est pas mener une politique communautariste que de dire que notre histoire est aussi faite de tous ceux qui sont venus d’ailleurs.

En guise de feuille de route, nous avons un timbre poste. L’intégration fonctionne mieux que ce que certaines philosophies du malheur veulent bien le dire. Mais il faudrait être aveugle pour ne pas voir que les problèmes économiques et sociaux frappent plus certaines populations.

Nous voulions une feuille de route qui permette à la France de se voir telle qu’elle est, diverse, mais rassemblée autour des valeurs de la République. Des mesures qui permettent de faire vivre un des éléments de la devise républicaine, l’égalité.

Nouve Obs

Les mesures du « Rapport Intégration » traduites à l’usage des naïfs

La « Feuille de route pour la politique d’égalité républicaine et d’intégration » cache sous une apparence aimable, une révolution totalitaire de nature administrative et juridique. Le but est d’aider les éléments « issus de la diversité », pour faire court la population en France issue de l’immigration extra-continentale, principalement afro-maghrébine.

 

Traduction de chaque mesure en français non politiquement correct :

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Alain Finkielkraut : Le peuple français de France ne doit pas être le seul peuple innommable de France » (vidéo)

ITélé – 11/02/14

Alain Finkielkraut et George Pau-Langevin débattent des mesures sur l’intégration et de la notion de Français de souche..

(Merci à Mickael)

Intégration : sous-secrétariat aux affaires indigènes ?

Papier de Patrick Lozès

L’année 2014, sera-t-elle enfin celle de la raison retrouvée sur les questions de diversité, d’immigration et d’intégration ?

Fin 2013, le gouvernement était empêtré dans l’affaire des cinq rapports sur l’intégration qui proposaient in fine le retour du voile à l’école.

Après une vive polémique l’exécutif avait cabré et la question de l’intégration avait été enterrée. Mais voilà que Matignon organise le 11 février 2014, un séminaire des acteurs de l’intégration et annonce à cette occasion une nouvelle feuille de route avec des propositions concrètes.

Hebergeur d'imageLe gouvernement reste encore très ambigu sur les mesures qui seront définitivement retenues, mais son nouveau projet reste très proche de la tonalité générale des cinq rapports tant décriés.

La nouvelle politique d’intégration présentée par le gouvernement Ayrault devrait proposer une évolution de l’intégration à la française vers une approche anglo-saxonne inavouée.

Le document de travail gouvernemental indique que « le multiculturalisme ne fait pas partie des valeurs de la République » mais de fait c’est bien la voie du multiculturalisme qui est proposée avec par exemple le principe de la promotion de certaines langues comme l’arabe, le mandarin ou l’hindi en les liant à l’origine des personnes. Que telle langue soit valorisée en raison de son importance dans l’économie mondialisée est évidemment souhaitable mais pourquoi la valoriser uniquement chez des personnes en raison d’une origine réelle ou supposée ? Cela relève de la stigmatisation.

Le gouvernement s’éloigne toujours plus de la seule ligne possible pour les questions de lutte contre les discriminations et pour l’égalité : la ligne de l’intégration républicaine et de la laïcité.

Ce faisant, il prend le risque de braquer une partie de l’opinion contre la diversité et contre les Français issus de l’immigration qu’il fait apparaître volens nolens comme demandeurs de moins de France. [...]

Contrairement aux idées reçues, les Français ont intégré la diversité dans leur quotidien, et se sentent pleinement représentés par elle à ceci près qu’ils ne souhaitent pas de mise en cause des habitudes de vie de notre pays.

Un gouvernement bien inspiré devrait encourager le double mouvement qui permettra d’une part aux Français issus de l’immigration d’envoyer des signaux positifs à leurs concitoyens en montrant leur attachement à la France, à son drapeau, à ses valeurs, à ses symboles; et d’autre part à l’ensemble des Français de prendre conscience du potentiel de dynamisme que les Français « de la diversité », les « banlieues » et les quartiers populaires, représentent pour l’essor économique et la richesse culturelle de notre pays. [...]

Huffington Post