Italie. La ministre italo-congolaise demande le droit à la nationalité pour les immigrés (màj n°7)

Mise à jour n°7 19 juin 2013

La ministre italo-congolaise à Genève défend le droit à la nationalité des immigrés. La ministre italienne de l’Intégration, Cécile Kyenge, d’origine congolaise, a assuré que la question centrale de sa politique sera la nationalité à accorder aux immigrés.

«Un enfant, fils d’immigrés, qui est né ici et se forme ici, doit être un citoyen italien»

«Ce débat concerne toute l’Europe», a-t-elle affirmé. Il y a actuellement 600 000 enfants mineurs, nés en Italie de parents étrangers, qui sont concernés par un changement du droit de la nationalité basé sur le droit du sol, a-t-elle expliqué. Si l’Italie adoptait cette modification, ces enfants seraient italiens de par leur naissance.

Tribune de Genève

(rappel : issue d’une famille de 38 enfants, Cécile Kyenge a reconnu avoir pénétré illégalement sur le territoire italien lors de son arrivée et a créé la polémique en disant vouloir supprimer la notion d’immigration clandestine en Italie) (voir màj n°4 ci-dessous)

Mise à jour n°6 12 mai 2013

[extraits] Cécile Kyenge est entrée dans l’Histoire en devenant la première personne de race noire à obtenir les clés d’un ministère en Italie. Mais les réjouissances pour ce «grand pas en avant» ont été troublées par un barrage d’insultes.

Depuis sa nomination, la première ministre noire de l’histoire de l’Italie, Cécile Kyenge, est couverte d’insultes.

Signe du chemin à parcourir avant que l’Italie ne soit «plus intégrationniste et vraiment multiculturelle», comme l’a promis le nouveau premier ministre démocrate.

(…) Cécile Kyenge milite pour les échanges interculturels et pour les droits des immigrés depuis 10 ans. L’année dernière, elle a fait intensément campagne pour que les enfants d’immigrants deviennent citoyens italiens dès la naissance. (…)

Dans un pays où des footballeurs noirs sont parfois accueillis par des cris de singe dans les gradins, la nomination de Cécile Kyenge allait forcément faire des vagues. «Le racisme est une plaie en Italie», avait écrit en 2010 le journal du Vatican, l’Osservatore Romano.

«Je me fais traiter de nègre presque chaque jour dans la rue», dit à La Presse un vendeur sénégalais ambulant de 38 ans.

L’afflux d’immigrants en Italie est un phénomène relativement récent en comparaison au reste de l’Europe. En 1991, 1 résidant sur 100 détenait un passeport étranger, contre 1 sur 12 aujourd’hui.

lapresse.ca

Mise à jour n°5 10 mai 2013

En Italie, la nouvelle ministre Kyenge essuie de nouvelles insultes racistes

« Kyenge, retourne en République Démocratique du Congo », pouvait-on lire sur une banderole accrochée dans la nuit du 8 mai devant le siège du Parti Démocrate à Macerata, dans le centre de l’Italie, Un acte qui porte la signature de Forza Nuova, un groupuscule italien ‘d’extrême droite’.

« On ne peut pas vendre au rabais la citoyenneté italienne à des éléments étrangers à notre culture. On ne peut pas obliger les citoyens à applaudir un modèle de société multiraciale comme celui de la banlieue parisienne », ont ajouté les membres de Forza Nuova dans un communiqué.

Ses détracteurs lui reprochent de vouloir ouvrir un débat sur le droit de la citoyenneté basé sur le droit du sol. « Ce n’est pas eux qui vont m’arrêter », a réagi Cécile Kyenge.

Mediacongo

Màj n°4 8 mai 2013

Cécile Kyenge, ministre de l’Intégration du nouveau gouvernement italien, qui a reconnu avoir pénétré illégalement sur le territoire italien lors de son arrivée, crée la polémique en disant vouloir supprimer la notion d’immigration clandestine en Italie. 

Issue d’une famille de 38 enfants, la ministre a affirmé que l’Eglise devait apprendre à s’adapter au monde:

«Grandir avec tant de frères et soeurs m’a donné l’impression de vivre dans une communauté. Cela facilite les relations avec l’autre partie de la société, en dehors de la famille»

a-t-elle déclaré à une chaîne de télévision italienne. Une déclaration qui a suscité de vives réactions en Italie, Une jeune député du Peuple des Libertés (PDL) a répliqué en se demandant si, après la loi sur l’immigration:

“Le ministre Kyenge compte aussi présenter une loi autorisant la polygamie, basée sur son expérience familiale au Congo ?“.

Les Observateurs

Màj n°3 7 mai 2013

Cécile Kyenge, première ministre noire d’Italie, est confrontée à de nombreuses insultes racistes. « Qui l’a dit, qu’elle est italienne ? Sa nomination a été une grande connerie », a déclaré à la radio Erminio Boso, un ex-sénateur de la Ligue du nord. « La ministre Kyenge doit rester chez elle, au Congo. C’est une étrangère dans ma maison », a-t-il poursuivi. « C’est un choix de merde, un éloge à l’incompétence », a déclaré le député européen de la Ligue, Mario Borghezio.

D’origine congolaise (RDC), le projet politique de Cécile Kyenge est clair : elle veut « changer concrètement le pays », Lire la suite

Les dérives du foot français ou le mythe mensonger de la France black-blanc-beur

Un ouvrage de Daniel Riolo, Racaille Football Club, analyse la rupture entre l’équipe de France et son public. Un constat implacable qui dépasse largement le cadre du sport. Le mal est plus profond. L’an dernier, un sondage révélait que seulement 20 % des amateurs de football affirmaient «avoir de la sympathie» pour les Bleus.

Directeur du centre de formation du Lille olympique sporting club (Losc), Jean-Michel Vandamme confirme la détérioration : «Il y a dix ans, je faisais 70 % de foot et 30 % d’éducation. Aujourd’hui, les formateurs font l’inverse. » […]

Mais de quels jeunes parle-t-on ? Directeur technique national, François Blaquart explique que «principalement, nos jeunes viennent de milieux urbains». Comprendre : des banlieues des grandes agglomérations. Ces « jeunes » que, souvent, l’opinion publique désigne comme des voyous, des « racailles ». Le lien est fait.

Le football, aujourd’hui, c’est la banlieue. Attirés par un rêve de réussite sociale bien plus que par l’amour d’un maillot, les jeunes des cités ont imposé leurs codes dans le football.

Dans Fractures françaises, le sociologue Christophe Guilluy décrit une France périurbaine ou rurale «qui en a ras-le-bol de l’équipe de France racailleuse, avec les écouteurs sur la tête».

Daniel Riolo estime que «si le foot, divertissement supposé faire oublier le quotidien, met précisément en scène les mecs qui génèrent le plus d’anxiété dans la vie de tous les jours, le rejet va vite se manifester».

Analysant ce mouvement, qui souligne, en creux, l’échec du modèle républicain d’intégration, si vanté en 1998 lors de la victoire en Coupe du monde, l’auteur revient sur le mythe mensonger de la France black-blanc-beur, sur l’édifiant France – Algérie du 6 octobre 2001, où l’autisme et l’aveuglement des responsables politiques s’étalèrent au grand jour. Et Riolo de rappeler qu’en dépit d’un grand nombre d’immigrés d’origine polonaise ou italienne, les France – Italie ou les France – Pologne d’antan n’avaient jamais donné lieu à un tel «spectacle».

Valeurs actuelles

Belgique : Le ras-le-bol des politiques de tolérance et d’ouverture. «Quoi qu’elle fasse, la Belgique restera une terre d’immigration» (MàJ)

[extrait] Selon le dernier sondage RTBF, 20 % des Belges seulement estiment que les populations d’origine étrangère sont bien intégrées en Belgique. (…)

Addendum 24.05.2013 : Hugues Dorzée a répondu aux questions du Soir.

On est dans une société multiculturelle et on le sera de plus en plus. On ne reviendra pas en arrière. Ne nions pas le problème des signes religieux dans l’espace public et du rapport homme-femme, mais est-ce un signe de non-intégration ?

Pour nombre de gens, l’échec de l’intégration n’est pas un sentiment mais un constat…

Je pense qu’il faut dépasser le slogan et les phrases choc. Un sondage est une photographie avec ses limites. Mais les chiffres sont assez interpellant et renvoient à certains échecs de la politique migratoire au sens large. […]

Qu’entendons-nous par « intégration » ?

C’est toute la question : à partir de quel moment mon voisin est-il bien intégré ? C’est une question philosophique. Comme disait Edouard Delruelle, la Belgique ne s’accepte pas comme terre d’immigration, or elle l’est.

N’y a-t-il pas un refus de la société de se remettre en cause ?

Il faut se rappeler qu’aujourd’hui, nous avons un Premier ministre italien mais dans les années 50, on traitait les Italiens de «macaronis», on s’interrogeait sur leurs pratiques culturelles. Peut-être que dans 50 ans, nous ne nous poserons plus de questions vis-à-vis des gens issus de l’immigration nord-africaine. Le Soir (Merci à Zizanion )

De l’enquête, on peut conclure qu’une grosse majorité pense que si cette intégration est si laborieuse, douloureuse, voire inexistante, c’est la faute à ces populations étrangères, pas à la Belgique, pas « à nous ». (…)

Cette peur-rejet incarne aussi le ras-le-bol grandissant devant des politiques de tolérances et d’ouvertures nourries par des intérêts beaucoup moins nobles (comme le clientélisme électoral), par un refus de voir les réalités en face, par des comportements angéliques, par l’exclusion ou la mise à l’écart de ceux qui pensaient autrement, qui constataient que le fossé grandissait entre autochtones et allochtones.

levif.be

Relire : « Les Pays-Bas en ont plus qu’assez de l’islam »

L’Express en 2006 : « La Suède, pays de référence des socialistes européens, envisage de servir d’archétype en matière d’intégration»

RAPPEL : ARTICLE DE 2006 

[extraits] Autrefois homogène du point de vue ethnique, la Suède est aujourd’hui cosmopolite. Une jeune élite issue de l’immigration monte en puissance dans les médias, la littérature, la chanson et la politique. Un modèle?

En Suède, la présentatrice vedette du journal de 20 heures est noire. Pas étonnant, elle est née en Ethiopie. Elle personnifie à sa manière l’ambition de ce pays scandinave, toujours désireux de se présenter au monde comme un exemple.

Non content d’être le pays de référence des socialistes européens, le royaume envisage sérieusement de servir d’archétype en matière d’intégration des étrangers et des minorités.

En l’espace d’une génération, la société suédoise, autrefois homogène du point de vue ethnique, est devenue arc-en-ciel. Elle a changé de visage, littéralement, depuis que, dans les années 1970, le Premier ministre social-démocrate Olof Palme a entrepris de transformer le pays en champion mondial de l’asile politique.

Dès lors, par vagues successives, des réfugiés ont migré en Suède pour constituer une mosaïque de plus de 100 nationalités.

Aujourd’hui [en 2006], la Suède est l’un des pays européens qui comptent, en proportion, la plus importante population d’étrangers. Sur les 9 millions d’habitants du royaume, 1 million sont nés hors d’Europe. Et il faut y ajouter 200 000 Suédois dont les deux parents sont nés à l’étranger.

Mais tout n’est pas rose chez les socialistes suédois. Ces dernières années, les banlieues du royaume se sont transformées en véritables ghettos. Résultat, à Malmö, des imams fondamentalistes basés à Copenhague, la toute proche capitale danoise, viennent régulièrement prêcher la charia.

Une course de vitesse semble s’être engagée entre deux mouvements contradictoires. D’un côté, une fraction des jeunes de la seconde génération s’intègre de mieux en mieux. De l’autre, la Suède commence tout juste à ouvrir les yeux sur un phénomène qui s’accélère: la ghettoïsation des banlieues.

 «Un remake des émeutes de Clichy-sous-Bois en Suède n’est pas à exclure. Mais les images de la France en flammes ont produit un électrochoc. Depuis, la réflexion sur l’intégration des immigrés s’est vraiment accélérée et il y a des raisons d’espérer.» La France, ici, sert d’antimodèle…

lexpress.fr

« L’immigration massive en Europe de populations du Sud est vouée à l’échec, quels que soient les efforts consentis »

[Extraits]

Que ne nous a-t-on vanté le modèle social suédois** ! Son État-Providence, son modèle d’accueil et d’intégration des immigrants… La réalité est tout autre, mais il a fallu des émeutes à répétitions pour qu’on s’en aperçoive, car les clichés ont la vie dure. (…)

 [**Sur le modèle suédois, relire cet article et cet article NDLR]

Davantage que d’autres pays européens sans doute, la Suède a fait de gros efforts d’intégration, en bon élève social-démocrate, notamment au niveau de la formation, et consenti à une facture sociale très élevée.

Peine perdue, apparemment, et c’est en cela que l’échec du modèle suédois est instructif: les manifestants n’ont rien de plus pressé que de brûler les… écoles.

Le problème à Stockholm ou à Malmö se pose dans les mêmes termes qu’à Paris, à Manchester ou à Milan: le décalage socio-culturel et religieux est tout simplement trop grand pour pouvoir être comblé et pour que les immigrants puissent s’intégrer à la société qui les accueille.

C’est une réalité très désagréable, littéralement subversive, en cela qu’elle témoigne d’une impossibilité, d’une absence radicale de solutions.

C’est pourquoi elle est strictement occultée par l’intelligentsia, qui n’admettra jamais que l’immigration massive en Europe de populations venues des pays du Sud, pauvres et majoritairement musulmans, est vouée à l’échec en termes d’intégration, quels que soient les efforts consentis.

udc-valais

« Des ‘Français’ sont mal intégrés » (Dati/RMC)

Dans Bourdin & Co, Jean-Jacques Bourdin aborde les sujets de l’immigration et de l’islam avec Rachida Dati.

« L’individu qui a commis l’acte barbare à Londres, il était musulman de confession ? Non. C’était quelqu’un qui était de confession chrétienne, je crois. » – Rachida Dati

Immigration. Le Danemark, l’exemple à ne pas suivre pour la Suède

Lorsque les médias suédois parlent des émeutes qui secouent Husby, dans la banlieue de Stockholm, ils n’évoquent pas le fait que plus de 80 % des habitants de Husby ne sont pas d’origine suédoise, note le quotidien danois de centre gauche Politiken.

Or, estime le quotidien, que des villes entières vivent dans une «culture parallèle loin de l’élite suédoise n’est pas un fait sans importance.

Le débat suédois sur la situation dans les quartiers pauvres ressemble «de manière inquiétante» à celui qui s’est tenu au Danemark vers la fin des années 90, poursuit le journal. A l’époque, explique-t-il, le centre-gauche a pendant beaucoup trop longtemps laissé la critique d’une politique d’intégration ayant échoué aux voix les plus extrêmes au sein du Parti du Peuple danois. Mais on a qualifié les problèmes d’indécents qui nourrissaient le Parti du Peuple, au lieu de les affronter.

Aujourd’hui, estime Politiken, le centre-gauche suédois doit comprendre, que «l’immigration pose également des défis pour un Etat-providence et qu’il faut en discuter ouvertement=».

presseurop (Merci à sene-gale )

Lyon : le contrat d’intégration « Andatu » réservé à 400 Roms coûtera un million d’euros par an

La famille Nacu fait partie des premières à avoir intégré « Andatu » (« pour toi », en romani), un programme lancé par la préfecture de la région Rhône-Alpes afin de régulariser et intégrer des Roms issus de l’Union européenne. Dans les locaux de Forum Réfugiés, l’association chargée de la mise en œuvre du dispositif, Stéphane et Vandana montrent fièrement leur carte de séjour, que la préfecture leur a accordée sans même qu’ils aient à justifier d’un emploi. [...]

Les personnes choisies pour intégrer le programme Andatu se voient remettre un titre de séjour, sésame qui leur donne automatiquement accès aux minima sociaux (CMU, allocations familiales et RSA), et l’autorisation d’exercer le métier qu’elles souhaitent, bien au-delà de la liste de 291 métiers qui circonscrit légalement le travail des Roumains et des Bulgares en France. En parallèle, Forum Réfugiés s’engage à fournir un hébergement d’urgence, puis un logement social, ainsi qu’une formation au français, et un accompagnement dans la recherche d’emploi. [...]

Combien coûte Andatu ? Des quatre salariés de départ, l’équipe Andatu va bientôt compter quinze personnes, pour un budget annuel d’un million d’euros financé à moitié par les aides européennes. Le reste du financement est apporté par le Grand Lyon et par l’Etat. Globalement, le programme coûte 9 euros par jour et par personne. Probablement moins que les expulsions suivies d’un relogement temporaire en hôtel.

Le Monde

Immigration, violences urbaines. Malika Sorel : «La France Black/Blanc/Beur a été un immense leurre»

Malika Sorel ,essayiste et membre du Haut conseil à l’intégration, et Guylain Chevrier, docteur en histoire, enseignant , reviennent sur les dernières émeutes au Trocadéro à Paris.

La France Black/Blanc/Beur a été un immense leurre, car déjà en 1998, la société française se fracturait depuis dix ans autour du voile et du multiculturalisme. Il ne suffit pas d’avoir une équipe de France du mélange pour que l’on assure que ce mélange perdure dans notre société.

Quelles sont ces fameuses «racines du mal» dont parle le président de la République ? De quels renoncements profonds ce mal est-il le produit ?

Malika Sorel : Évoquons à présent les racines du mal. Il y a une racine principale et des racines secondaires. La plus importante, la racine principale, c’est l’ignorance et l’incompétence de très nombreux acteurs politiques sur le sujet de l’immigration-insertion-intégration, et ce depuis maintenant plus de trente ans. […]

Comme j’ai maintes fois eu l’occasion de le dire et de l’écrire, l’importance des flux migratoires qui a conduit à la reconstitution des terres culturelles d’origine sur le sol d’accueil a fini par rendre impossible l’intégration des entrants suivants.

[…]Or qu’ont fait les gouvernements successifs ? Aucun n’a résolu ce problème des flux. L’immigration familiale est considérable. Elle s’accroît sans cesse par le biais des mariages contractés entre les deux rives de la Méditerranée. […]

Bien sûr, il y a d’autres racines que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer. Je vais en citer quelques unes de nouveau, comme […] le poison de la repentance qui déprécie la France aux yeux des enfants de l’immigration et les amène à la mépriser puis à la violenter ; l’idéologie de la victimisation qui a fini par convaincre bien des jeunes qu’ils ne réussiraient jamais puisque les Français entraveraient leur réussite – cette victimisation attise leur rage ; la géopolitique avec le retour des crispations religieuses et identitaires […].

Guylain Chevrier : Il y a une sorte de folie destructrice chez ces jeunes qui se sont livrés aux déprédations que l’on sait au Trocadéro, où se mêlent la volonté d’en découvre avec les forces de police qui représentent l’État, la volonté de pourrir tout ce qui donne de la société une image de bonheur collectif, l’occasion pour certains de manifester leur rejet de la France et de la République (on aura remarqué, sur les images passant en boucle des échafaudages pris d’assaut par ces casseurs, des drapeaux algériens) . […]

Les supporteurs ultras ont pu jouer le rôle de détonateur, mais de toute évidence ils étaient minoritaires parmi les émeutiers du Trocadéro, lundi soir à Paris. […]

Dès dimanche soir, des affrontements ont eu lieu sur les Champs-Élysées filmés par le caméraman Laurent Bortolussi qui raconte au Nouvel Observateur une soirée qui présageait déjà le pire. Il affirme que les «vrais supporters» et les familles, sont partis rapidement, laissant place à des centaines de jeunes, entre quinze et vingt-cinq ans, «beaucoup de mineurs, de jeunes à capuche dont la physionomie ne faisait pas de doute, et qui se revendiquaient de différentes cités de la région parisienne.» Ce sont les mêmes qui le lendemain sont encore montés d’un cran, fort d’une nuit où on leur aura opposé peu de force tels qu’en témoignent les policiers eux-mêmes : «un policier m’a même confié être à la limite d’utiliser son arme de service car ils se sentaient très isolés et en sous-effectif». […]

atlantico (Merci à Barique )

France : L’identité nationale, un «concept anxiogène» (Afrik.com)

Article d’Afrik.com sur intitulé «La réinvention permanente du racisme en France».

La France fonde des discriminations officielles sur la langue et l’origine au nom de concepts anxiogènes comme l’identité nationale : pour devenir français, il faut parler français, pour s’intégrer disait encore Patricia Bakalack (activiste camerounaise des droits de l’enfant), il faut se désintégrer (se renier, trouver le bon accent, etc.).

Pris individuellement, dans leur écrasante majorité, ils ne peuvent qu’être aimés, respectés et admirés, ces sacrés Français. Pourtant, la France a encore peur de cet autre qui se reflète dans son miroir. Le nationalisme, pas plus que l’ignorance, ne sont plus, aujourd’hui, les principaux terreaux du racisme. […]

On ne peut plus expliquer la pertinence de certains combats qu’en modifiant notre conception du rejet et de la haine de l’autre. Tout, aujourd’hui, est mondialisé, multiculturalisé, dématérialisé et interconnecté, alors l’étranger c’est qui au fait ? Le visiteur venu de l’espace ou bien le petit bonhomme vert tombé de la planète rouge ?

L’origine, la «souche», les papiers, ou l’identité, sont malheureusement des marqueurs au fer à vie.

Est-il possible de juger de l’évolution d’une civilisation en fonction du nombre de «sans-papiers» qu’elle abrite ? Peut-on par exemple créer un indicateur du taux d’exposition et de reconnaissance, dans la société française, des travailleurs sans visage et l’inclure dans la détermination de l’IDH (Indice de Développement Humain) ? La France n’accueille pas des «sans-papiers», elle les génère, elle dénie à une catégorie d’hommes, de femmes, et d’enfants issus de l’immigration le droit à l’intégration. […]

Afrik.com

« Jeunes Belges » en Syrie : « Un échec de l’intégration »

Pour le ministère des Affaires étrangères, le dossier des jeunes Belges le fond du problème se situe, à ses yeux, dans «

«On ne peut pas laisser dire n’importe quoi dans des lieux minoritaires. La grande majorité des musulmans en Belgique pratique un culte modéré et souhaite le faire partager à d’autres et je trouve ça très bien, c’est leur libre choix de pratiquer leur religion et de la développer».

Il a nuancé la nature des motivations de ceux-ci: «Si certains partent pour combattre aux côtés du président Assad, qu’ils soient amenés devant le Cour pénale internationale. S’ils rejoignent des groupes terroristes et djihadistes, il faudra les poursuivre sur base de la loi sur le terrorisme. (…) Mais peut-être y en a-t-il qui par idéal partent se battre aux côtés de l’armée syrienne de libération, que nous soutenons. Et on leur érigera peut-être un monument dans quelques années. Donc je souhaite qu’on ne fasse pas d’amalgame en la matière». […]

«On parle beaucoup aujourd’hui d’un phénomène, qui est lié à des mouvements extrémistes islamistes, mais il y a d’autres risques terroristes dans nos pays et il faut aussi les appréhender».

Le ministre estime qu’une vraie prévention en amont passe par un débat profond et sans tabou sur l’intégration. «». Là c’est toute une action beaucoup plus précoce à mener à l’intérieur des écoles, à l’intérieur des communes, à l’intérieur d’un débat général. Il y a un an j’avais évoqué qu’on a dans certains de nos quartiers un échec de l’intégration (Reynders avait comparé Molenbeek à l’étranger, ndlr); cela provoque quand on dit cela un tollé ». […]».

7 sur 7

140.000 naturalisés par an… Sans compter tous les autres…

Tribune libre de Paysan Savoyard

Constatant que le nombre des étrangers ayant acquis la nationalité française avait baissé en 2011, le ministre de l’intérieur, M. Valls, a déclaré (conférence de presse du 28/09/12) qu’il souhaitait augmenter ce nombre pour revenir aux niveaux antérieurs. La naturalisation est en effet selon lui un moyen de favoriser l’intégration des personnes d’origine immigrée.

En 2011 les acquisitions de nationalité se sont élevées à 112.000 contre 140.000 l’année précédente. En moyenne de 2000 à 2010, elles ont été de 140.700 par an.

Mais les chiffres officiels d’accès à la nationalité ne rendent compte que d’une partie de la réalité : le nombre des personnes d’origine immigrée accédant chaque année à la nationalité française est bien supérieur à 112 ou 140 000.

Pour s’en apercevoir il faut passer en revue les voies d’acquisition de la nationalité, qui sont au nombre de 6 :
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