Les actes et menaces racistes ont fortement progressé en France en 2012 (MàJ)

« La France multiculturelle est un échec. (…) Il est urgent de stopper la libanisation de la France. »
Ivan Rioufol, Le Figaro

La méfiance à l’égard des immigrés augmente également : 69% des personnes interrogées par l’institut CSA déclarent qu’«il y a trop d’immigrés» en France, soit une hausse de 10 points par rapport à 2011. Un sentiment partagé par une part croissante des sympathisants de gauche (51% contre 40% en 2011), et, fait nouveau, par une majorité des personnes de nationalité étrangère vivant en France (51%).

Le Figaro

Lire la suite

Mgr Brunin : Le vote FN, «signe d’un désarroi, d’une inquiétude», pas d’une adhésion

Évêque du Havre et président du Conseil famille et société de la Conférence des évêques de France, Mgr Jean-Luc Brunin ne veut pas faire du FN un cas particulier dans la réflexion de l’Église sur la politique.

Certaines positions relatives [du FN] à l’accueil des étrangers sont inacceptables.

En tant qu’évêque, comment réagissez-vous au score obtenu par Marine Le Pen ?

Après l’étonnement, il convient de s’interroger sur les raisons qui poussent tant de personnes à faire un choix extrême. Vote contestataire ? Expression d’une souffrance ? Il est difficile de sonder les motivations des électeurs. Mais il est clair que certaines solutions simplistes peuvent trouver un écho dans une période de crise telle que nous la traversons car elles laissent croire que les choses peuvent se régler facilement. Ce vote révèle sûrement les difficultés de vivre de nombreuses personnes. En cela, le score du Front National doit interroger tout le monde.

Selon certaines études, 15 % de catholiques pratiquants auraient accordé leurs suffrages à la chef de file du FN. Qu’en pensez-vous ?

Ce n’est pas forcément leur appartenance catholique qui détermine leur choix, mais davantage, peut-être, la situation dans laquelle ils se trouvent. Le sentiment de ne pas maîtriser son avenir peut conduire vers le Front National. Pour moi, le vote pour Marine Le Pen ne signifie pas une adhésion à l’idéologie de son parti, c’est plus le signe d’un désarroi, d’une inquiétude. […]

La Croix

Légitime inquiétude ou «islamophobie» ?

Dans tous les pays d’Europe, comme aux Etats-Unis et au Canada, l’implantation d’importantes communautés musulmanes soulève des interrogations. La presse dénonce un climat «d’islamophobie»

« face à certains aspects troublants de l’islam et même aux gestes meurtriers perpétrés en son nom, l’Occident a souvent démontré un angélisme béat. »

Il y a une «poussée des islamophobes aux Pays-Bas», constate L’Humanité. Il règne un «climat islamophobe en France», regrette Le Figaro. Est déclarée en Suisse une «victoire de l’islamophobie», selon Le Monde diplomatique. Cela est dû au «climat islamophobe en Europe», diagnostique RFI. Et le Time s’interroge: «L’Amérique est-elle islamophobe»? Le cas des Néerlandais et de l’élection de Geert Wilders – connu pour ses sorties islamophobes – , symboles vivants de la tolérance maintenant accusés d’intolérance, est emblématique

Au total et pour faire court: doit-on déplorer une «islamophobie en hausse» dans la totalité de l’Occident, comme on l’a déjà soutenu à l’ONU?… On se trouve ici en plein fantasme autoflagellatoire, feignant de croire que l’islamophobie apparaît par génération spontanée dans un Occident congénitalement bigot. C’est de la bouillie pour les chats.

Suite sur cyberpresse.ca (Merci à Latine)

Le prix Nobel d’économie prédit la fin de l’euro

Le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz a prédit mardi la fin possible de l’euro si l’Europe ne parvient pas à régler ses « problèmes institutionnels fondamentaux, » dans la foulée de la crise grecque.

Interrogé sur la radio BBC 4, M. Stiglitz a estimé que le plan d’aide UE-FMI, assorti d’un plan d’austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l’ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro : « les conditions apparemment excessivement dures imposées à l’Espagne (a-t-il dit dans un lapsus) seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion, » selon lui.

Les analystes signalent en général l’Espagne comme le prochain pays de la zone euro à pouvoir connaître les mêmes difficultés que la Grèce.

Suite et commentaires sur Fortune

La dette publique menace de relancer la crise financière mondiale, selon le FMI

Le Fonds monétaire international a prévenu que la crise financière mondiale pourrait entrer « dans une nouvelle phase, » nourrie par un gonflement de la dette des États qui risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.

« L’attention s’est tournée vers les risques liés aux dettes des États qui pourraient saper les progrès dans la stabilité et faire entrer la crise du crédit dans une nouvelle phase« , a affirmé le FMI dans son rapport semestriel sur la stabilité financière dans le monde.

Dans cette nouvelle phase, si les États continuent d’emprunter des montants aussi élevés pour combler leurs déficits, les fonds disponibles pour le reste de l’économie seront limités.

« La demande croissante du secteur public risque d’évincer le secteur privé du crédit« , et « une hausse des primes de risque pour les États pourrait faire monter les coûts des emprunts pour le secteur privé« , a expliqué le Fonds.

Suite et commentaires sur Fortune

Ces départements au bord de l’asphyxie financière

Ils sont une vingtaine à ne pas savoir comment boucler leur budget. En 2011, ils seront deux fois plus. Recettes en chute libre, dépenses sociales qui explosent : les départements courent à la catastrophe financière. François Fillon a décidé de se saisir du sujet.

La Gironde qui dévoile devant micros et caméras un panneau « Département en danger » ; la Saône-et-Loire qui met en ligne « La Chute des départements », une vidéo déjà visionnée par plus de 16.000 internautes; l’Association des départements de France qui adresse un mémorandum en forme d’appel au secours au Premier ministre… Lequel a annoncé le 1er février la nomination d’experts, chargés de fournir un diagnostic et des solutions.

C’est que la grogne et l’inquiétude se font de plus en plus palpables dans les conseils généraux, dont les élus sont confrontés à une redoutable équation financière.

Suite et commentaires sur Fortune

La France a peur, la France épargne

Première inquiétude Français, pour 2010, selon un sondage Harris Interactive pour RTL : la dégradation du marché de l’emploi (69 %), contre 33 % pour les conséquences du réchauffement climatique et 18 % pour la menace terroriste. Leurs raisons d’espérer ? La reprise économique (64 %). Les Français se disent en majorité optimistes (60 %).

Optimistes, mais précautionneux. En 2009, le taux d’épargne des ménages a progressé de 2 points, pour atteindre 17 % des revenus, un niveau qu’on n’avait plus vu depuis 1983. Preuve supplémentaire de cette prudence, ce sont des placements extrêmement sûrs que les Français plébiscitent (Livret A et assurance-vie).

Première explication, la peur du chômage, qui incite à mettre de l’argent de côté en prévision d’un éventuel coup dur. Deuxième piste – plus polémique -, l’envolée de la dette publique, qui pourrait être à l’origine de cette épargne de précaution, phénomène connu, en science économique, sous le nom d’effet Ricardo-Barro.

Suite et commentaires sur Fortune

Aujourd’hui sur Fortune…

Grèce : l’obtention de la nationalité pour les immigrés

« Participation civique des citoyens d’origine grecque et des ressortissants étrangers qui résident de façon permanente en Grèce, » ainsi s’intitule le nouveau projet de loi présenté par le Premier ministre grec, Yorgos Papandréou. Celui-ci souhaite remettre la Grèce sur une voie économique viable, et s’y affaire vivement.

Cette loi, qualifiée de « pas important » en direction de l’intégration sociale des immigrés et de la protection de leurs droits est la première réelle en la matière. Ce projet provoque de nombreuses réactions au sein de l’opposition et même du gouvernement. Il a été discuté en Conseil des ministres et doit encore faire l’objet d’une concertation publique et d’un vote à l’assemblée parlementaire.

Papandréou pense aussi que ce projet peut permettre de mettre en place de meilleures conditions de sécurité et de cohésion sociale.

Suite et commentaires sur Fortune

La Russie peut-elle sauver l’Occident ?

Sergei Karaganov est Doyen de la School of International Economics and Foreign Affairs de la Russian Research University – Higher School of Economics. Cet article est basé sur un rapport sur la sécurité euro-atlantique préparé par le groupe russe du Valdai Club, dirigé par le professeur Karaganov.

Les rapides bouleversements dans l’économie mondiale et dans la politique internationale mettent au jour, une fois encore, un éternel sujet d’inquiétude en Russie : sa relation avec l’Europe, ainsi qu’avec l’ensemble des pays de la région euro-atlantique. La Russie appartient bien sûr en partie à cette région. Mais la Russie ne peut et ne veut s’y associer sans réserves – du moins pas pour l’instant. La situation est pourtant bien différente aujourd’hui.

Il semble de plus en plus manifeste que le monde euro-atlantique, dont les modèles économiques et politiques semblaient si triomphants il y a 20 ans, est maintenant à la traîne derrière la Chine et certains autres pays asiatiques. Il en est de même pour la Russie qui, malgré des discussions encourageantes sur le développement de l’innovation, souffre d’une économie en pleine décomposition puisque la corruption a été autorisée à s’y métastaser et que le pays repose de plus en plus sur la richesse de ses ressources naturelles. L’Asie est finalement le vrai vainqueur de la guerre froide.

Suite et commentaires sur Fortune