En manque de main-d’œuvre, le Japon embauche des humanoïdes

Une entreprise japonaise fait travailler des humanoïdes sur une chaîne de montage, une première mondiale. Les robots, qui travaillent avec les humains, peuvent effectuer 15 tâches différentes.

Au Japon, la pénurie de main-d’œuvre et la diminution de la population poussent les entreprises à investir dans les robots.

Ils semblent sortis tout droit du futur ou de la saga Star Wars. Des robots à forme humaine, dotés d’une tête articulée, avec des caméras à la place des yeux, s’activent sur une chaîne de montage au milieu des ouvriers, humains cette fois, raconte un journaliste des Échos . Avec des gestes précis, les robots assemblent les pièces du trieur de billets d’une caisse enregistreuse, dans l’usine Glory, située dans la préfecture de Saitama, au nord de Tokyo.

«Les robots classiques travaillent vite et avec précision, mais ils réalisent peu de tâches différentes et n’offrent pas la souplesse et la finesse des humanoïdes», explique Katsuhiko Maruo, directeur de l’usine. Développés en partenariat avec la société nipponne Kawada Industries, les humanoïdes, baptisés «Nextage», peuvent atteindre 80 % de la productivité d’un humain. «Mais la grande différence, c’est qu’ils ne font pas de pause, ils n’ont pas de week-ends, pas de congés et ils travaillent aussi la nuit», se réjouit le directeur. [...]

Le Figaro

PS et ouvriers : «On est passé de l’abandon au mépris»

La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l’abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s’intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d’économie à l’université de Cergy-Pontoise.

Dans cet ouvrage historico-économique, l’auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République. (…) Interview.

(…) quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. (…)

A partir des années 1980, (…) les socialistes ont abandonné cette catégorie sociale pour se consacrer à la défense des minorités ethniques. Et pas de tous les immigrés, pas des vieux par exemples : des jeunes immigrés, sous la devise un brin condescendante «Touche pas à mon pote». C’est médiatique, ça passe bien, ça fait festif. (…)

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Cinéma : L’Etat finance «l’industrie de la diversité»

Pour lutter contre le racisme, les préjugés et les discriminations, l’Etat finance (pour un montant total de plus de 12 millions d’euros), via la commission «Images de la diversité», de nombreux films faisant la promotion de la diversité et montrant les «évolutions de la société française». Parmi les 412 films financés , Adieu Gary de Nassim Amaouche, Vénus Noire d’Abdellatif Kechiche, ou Dernier Maquis de Rabah Ameur-Zaïmeche.

C’est la vieille question du pouvoir des images dans l’inconscient collectif.

Le «vivre ensemble», qui a fait florès ces derniers mois (où il servait plus de cache-sexe au «vivez comme nous») s’exprime désormais aussi au cinéma. Il est défendu bec et ongles par un organisme public, l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (Acsé) qui, en collaboration avec le CNC, a lancé début 2007 une commission «Images de la diversité».

«Nous sommes très satisfaits du premier bilan d’activité de la commission», confirme aux Inrocks Fadila Mehal, directrice du service culture et information de l’Acsé. Pendant les trois ans de son mandat, la commission «Images de la diversité» a posé la question épineuse –et encore presque inédite– de la représentation de la diversité de la société française dans le champ audiovisuel et cinématographique.

Liste des membres de la commission «Images de la diversité».

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Quand l’industrie européenne finance les climato-sceptiques US

Des sénateurs américains ont reçu plus de 306.000 dollars des « plus gros pollueurs européens. » Le Réseau Action Climat tient ces chiffres de la Commission fédérale électorale américaine.

Bayer, BASF, Lafarge, GDF-Suez… Plusieurs grands noms de l’industrie européenne ont financé des sénateurs américains niant les dangers du réchauffement climatique, révèle un rapport publié lundi 25 octobre par le Réseau Action Climat (RAC) d’Europe.

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Lutte des classes « made in USA »

Une tribune libre de Patrick Reymond

"Qu'est-ce qui est mieux pour l'économie ? Faut-il que je craque tout, ou que je mette tout de côté ?" (caricature américaine, mars 2009)

Les USA ne produisent désormais que du papier chiotte et de la lutte des classes.

Un article paru dans « Economist’s View » donne le la : 80% de la population a vu ses revenus décroître depuis 1979 ; seuls les 20% restants, au haut de l’échelle sociale, ont vu les leurs croître, encore faut-il différencier.

Le 1% le plus riche, dont le revenu explose ( + 740 000 $), fait monter A LUI SEUL, la dernière tranche de la population ; sans ce 1%, les 19% vivent, au mieux, la stagnation…

En France, on songe encore à leur faire des gâteries : abandon du bouclier fiscal (600 millions €), contre suppression de l’ISF (3 milliards €). Elle est pas belle, la vie ?

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Grèce : les 3 mensonges des médias et des experts (1)

«Les Grecs vivent au dessus de leurs moyens.» «L’économie allemande est plus vertueuse.» «L’Euro nous protège de la crise.» Ces trois affirmations font partie du mantra néolibéral répété en boucle par les économistes invités sur les plateaux. L’économiste Jacques Sapir démolit consciencieusement ces pétitions de principe.

La Grèce serait l’homme malade de la zone Euro

Les récents événements en Grèce et dans la zone Euro ont donné lieu à beaucoup de commentaires, au sein desquels on peut constater que certains mythes ont la vie (très) dure. Sans prétendre leur faire la peau définitivement, il convient de rappeler ici certains faits, par sympathie pour les travailleurs grecs mais aussi par amour de la vérité.

La presse allemande, et même française, a usé de termes, en réalité, bien plus injurieux. On se souvient des « cueilleurs d’olives » et même de l’exécrable calembour (la « mauvaise Grèce ») par lequel un quotidien français s’est déshonoré. Il convient de rétablir ici les faits.

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W. Reymond : « La malbouffe, c’est de la bouffe toxique »

« Au milieu des années 1980, sans aucune raison apparente, près de 20 millions d’Américains sont, brusquement, devenus trop gros. » Ainsi s’exprime William Reymond, journaliste français vivant aux États-Unis, au cœur de ce laboratoire géant de la malbouffe. Diabète, cancers, maladies cardio-vasculaires, tout y passe. Ce n’est plus un cours de cuisine, mais de médecine ! Quand la « junk food » – le mot anglais pour malbouffe – se transforme en « toxic food »…

Entretien publié dans le n° 37 (mai 2010) du magazine Le Choc du mois, qui vient de paraître. En kiosques ou à commander ici.

Le Choc du mois : Vous pensez qu’il ne faut plus parler de malbouffe, mais de « toxic food », pour reprendre le titre de votre dernier livre ? Pourquoi ?

William Reymond : La « junk food » (malbouffe) est un terme réducteur qui nous installe dans un mensonge : celui de croire que la malbouffe, c’est ce que mange l’autre. Alors qu’en réalité, elle correspond aujourd’hui à 80 % de notre alimentation, soit la part de l’industrie agroalimentaire dans nos dépenses de table.

Et elle est d’autant plus toxique qu’elle ne nous rend pas que gros. Car cette alimentation, surchargée en gras, sel et sucre, tous facteurs d’obésité, est aussi un vecteur essentiel dans le développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires et cérébrales, l’obésité n’étant que la face visible de l’iceberg.

Est-ce la raison pour laquelle vous avancez que la nourriture industrielle sera la cigarette du XXIème siècle ?

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La condition humaine sous les ondes électromagnétiques artificielles

De plus en plus de personnes ressentent l’agression physique que constitue la présence d’ondes électromagnétiques artificielles dans l’air de notre vie de tous les jours, ondes qui sont nécessaires au fonctionnement des nouvelles technologies sans fil lancées sur le marché.

Nous évoluons aujourd’hui, en permanence et partout, au sein d’une atmosphère polluée semblable à celle de l’intérieur d’un appareil électroménager. Au sein de cet immense appareil électroménager, les rayonnements micro-ondes traversant l’atmosphère de nos villes et campagnes ont pour fonction de transporter des sons, des voix, des images. Toujours plus. Contre rémunération.

La conséquence des profits brassés par les entreprises exploitant ces systèmes industriels est que les autorités politiques et sanitaires ne prendront aucune mesure tant que la population ne les réclamera pas énergiquement ! Les industriels le savent pertinemment, et sortent la grosse artillerie de propagande pour leurs produits, afin de pouvoir ensuite souligner l’énorme soutien et demande du public envers ceux-ci.

Malgré les innombrables études sur les effets néfastes de ces « engins » et les maladies concernées par l’exposition aux micro-ondes (cancers, leucémies, maladies dégénératives du cerveau : Parkinson, Alzheimer…) on continue à lire qu’on ne sait pas.

Personne ne pourra dire qu’on ne savait pas.

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Un défaut de paiement à l’origine de l’attentat de Karachi?

L’attentat de Karachi, qui avait fait quatorze morts en 2002 dont onze français, a-t-il un lien avec le financement de la campagne présidentielle d’Édouard Balladur en 1995 ?

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L’affaire est complexe : en 1994, la France signe un contrat d’armement avec le Pakistan. A cette occasion, la France aurait versé des commissions occultes, dont une partie serait revenue (principe des rétro-commissions) à plusieurs intermédiaires français.

En 1995, quand Jacques Chirac arrive au pouvoir, le nouveau Président de la République décide de suspendre le versement de ces commissions au Pakistan. Et, selon Libération, un deuxième flux de commissions s’arrête en 2001, un an avant l’attentat de Karachi.

Pourquoi Chirac a-t-il interrompu ces versements ? Car ces rétro-commissions auraient servi à financer en partie la campagne présidentielle de Balladur en 1995. C’est la piste suivie par la justice depuis quelques mois dans le cadre de l’attentat de Karachi, qui serait ainsi une forme de représailles sur fond de commissions occultes non versées. Édouard Balladur a toujours nié toute malversation.

Mais en ce lundi 26 avril 2010, Libération publie des documents bancaires montrant que des intermédiaires imposés par l’ancien Premier ministre ont bien perçu des commissions liées au contrat d’armement signé avec le Pakistan en 1994.

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La fin des USA ?

Il s’agit d’une hypothèse tout ce qu’il y a de plus sérieuse, même si elle tend à défier le sens commun et l’image d’un pays que nous croyons si familier.

Origine ethnique des ancêtres, aux USA (cliquez sur la carte pour l'agrandir)

Les USA traversent aujourd’hui l’une des crises les plus graves de leur courte histoire, mais cette crise n’est que partiellement économique et les problèmes de l’Amérique, jusqu’ici différés et ignorés, grâce à l’empire et à la domination planétaire de l’Oncle Sam, risquent de ressurgir avec une violence [qu'on] peine à imaginer.

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Les signes d’une troisième guerre mondiale s’accumulent

Par Eberhard Hamer

Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour –, leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent, ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.

Pourtant, les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.

Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix, bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.

Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir, abondent dans l’His­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir.

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