« Papa, maman, je ne veux plus être un garçon » : la théorie du genre sur FR2

Ce reportage n’est pas une rumeur


« Papa, maman, je ne veux plus être un garçon » — France2 (théorie du genre).

Lors du journal télévisé du 26 mars 2014 sur France 3, un reportage était consacré à ces garçons qui se prennent pour des filles et à ces filles qui se prennent pour des garçons.

Mythes et mensonges : «la France, terre d’immigration» [redif]

Extrait du livre “Le terrorisme intellectuel” de Jean Sévillia (p141)

« Selon le discours en vogue, la France aurait toujours été un creuset de population. Du point de vue historique, cette assertion est fausse. Du VIe au XIXe siècle, le fond du peuple français est demeuré le même.

Au XIXe siècle apparaît une immigration saisonnière, les travailleurs retournant dans leur pays après leur labeur. La première grande vague migratoire a lieu après la Première Guerre mondiale. Elle est constituée d’Italiens, d’Espagnols. de Polonais et de ressortissants d’autres nations de l’Est. Ceux-ci s’assimilent peu à peu, par le biais de l’école, du service militaire et de la guerre — certaines institutions exerçant une force intégratrice : l’Eglise catholique, les syndicats, et même le Parti communiste.

A partir de 1946, la seconde vague migratoire vient d’Algérie.

Contrairement à ce qui se répète, ce n’est pas le patronat qui fait venir cette main-d’œuvre: ce sont les pouvoirs publics, afin de trouver une issue à l’explosion démographique de la population musulmane d’outre-Méditerranée.

Après 1962, l’Algérie indépendante, le flux migratoire reprend, en vertu de la libre circulation stipulée par les accords d’Evian. Si l’immigration est officiellement interrompue en 1974, le regroupement familial, autorisé en 1975, accroit dans les faits le nombre d’arrivants.

D’autres courants migratoires apparaissent, issus d’Afrique noire ou d’Asie. Et en vertu de la loi, tout enfant né en France de parents étrangers peut, à sa majorité, accéder à la nationalité française.

En 1975, les Européens (Portugais, Espagnols, Italiens) forment 60 % du total des étrangers installés en France, et les Africains 34 %. En 1990, la proportion est inversée : 45 % d’Africains (dont 39 % de Maghrébins), 40 % d’Européens, et 11 % d’Asiatiques (dont 5 % de Turcs).

Cette réalité, les pouvoirs publics la dissimulent. Le 26 octobre 1985, le Figaro Magazine provoque un tollé en publiant des projections montrant l’ampleur du phénomène migratoire. « Serons-nous encore français dans 30 ans? » demandent Jean Raspail et le démographe Gérard-François Dumont. (…)

Dès la parution du dossier, Georgina Dufoix, le ministre des Affaires sociales, réagit par un communiqué virulent : «Le Figaro Magazine adopte la méthode Le Pen qui consiste à lancer des chiffres mensongers. Cette construction, qui rappelle les théorie les plus folles du nazisme, doit être démontée et poursuivie.» Dans le Matin, Max Gallo stigmatise «un document qui fera date dans l’histoire du racisme de l’après-guerre en France ».

Le ton est donné : prévoir les conséquences d’une immigration massive, c’est faire preuve de racisme.»

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Ci-dessous : Texte repris de Polemia.com

Les « grandes invasions » : une immigration  numériquement bien modeste

Les « grandes invasions » ont duré du IVe au IXe siècle. Mais l’entrée des « Barbares » dans l’Empire romain n’a porté que sur un petit nombre de personnes. Le peuplement d’origine de la France, à quelques pour cent près, n’a pas été modifié.

De Charlemagne à la Révolution : peu de changement dans le socle de population

A partir de la fin du haut Moyen Age, le peuplement français ne subit plus que des modifications limitées. Ainsi les guerres de religion et la révocation de l’Edit de Nantes privent la France d’une partie de ses élites nobles protestantes ; et l’Alsace sera repeuplée de Suisses et d’Alamans venus combler les pertes de la guerre de Trente Ans.

A ces exceptions près, le socle de la population française à la veille de la Révolution reste le même qu’au temps de Charlemagne. Et le restera jusqu’à la fin du XIXe siècle.

1885/1970 : un courant d’immigration européenne

Plusieurs courants d’immigration arrivent en France, à partir de 1885 : polonaise, italienne et belge d’abord ; espagnole et portugaise durant les « trente glorieuses ».

Ces immigrations de race blanche, de culture européenne et de religion catholique s’assimileront très rapidement ; et leur apport à l’identité française paraît somme toute modeste.

Certes, il reste dans la région Nord des particularismes polonais et en Lorraine ainsi que dans certaines villes du Midi des traditions italiennes mais celles-ci se sont intégrées à la culture française au même titre que les cultures régionales : on trouve trace de ces immigrations dans les chants, les habitudes culinaires ou certaines expressions.

Mais, fondamentalement, l’identité française n’a pas été modifiée.

Les vagues d’immigration maghrébine et africaine

Les immigrations maghrébines et africaines des quarante dernières années changent radicalement la donne. D’abord, elles sont beaucoup plus massives que les précédentes : 80.000 à 100.000 personnes par an dans les années 1980/1990, 150.000 à 200.000 personnes par an depuis 2000.

Ensuite, elles concernent des hommes et des femmes venus de civilisations profondément différentes de la civilisation française : civilisation arabo-musulmane pour les uns ; civilisation africaine pour les autres.

Et ces immigrations ne sont pas en cours d’assimilation ; bien au contraire, les problèmes d’intégration qu’elles posent s’aggravent année après année.

Le recul de la civilité française

La présence d’une abondante immigration noire et africaine dans certaines régions est même un élément destructeur de l’identité nationale.

En effet, la transmission de la langue, de l’histoire et de la culture françaises, à travers l’école, devient difficile sinon quasi impossible là où les enfants d’origine française sont dramatiquement minoritaires. Dans certains quartiers on assiste même à une assimilation à l’envers : par défrancisation générale.

Les paysages urbains sont eux-mêmes modifiés par la destruction du tissu commercial traditionnel au profit des commerces ethniques et des enseignes déracinantes. Le bazar et le bidonville s’imposent comme nouvelle forme urbaine dans des pans entiers de plusieurs départements jusqu’ici français.

La perte des repères débouche souvent sur une dégradation des comportements : agressivité gratuite, violence camouflée sous capuche ou simples crachats devenus une pratique courante ; des signes indiscutables d’un recul de la civilité et de la civilisation.

La progression de l’islam dans les banlieues – et la crainte de toute attitude susceptible d’être qualifiée « d’islamophobe » – remet en cause les valeurs mêmes de notre civilisation : la liberté de penser par soi-même, l’esprit de libre examen, le respect de la personne, y compris de la femme.

Dans ces conditions, parler « d’apport de l’immigration à l’identité française » relève, intellectuellement, de la novlangue et, politiquement, de l’imposture.

Polemia

Lapsus de Libération qui parle de « l’offre soviétique » de contrôle des armes chimiques syriennes

Syrie, le coup d’arrêt à l’intervention occidentale

Comme l’a dit Barack Obama hier soir commentant la proposition russe de désarmer la Syrie de ses stocks chimiques : «C’est possible si c’est réel.» Piège grossier ou coup de génie diplomatique, l’offre soviétique, aussi vague soit-elle à cette heure, a bloqué la marche à la guerre, une marche déjà bien embourbée.

Libération

Le Monde : Kick-Ass 2, un film aux relents idéologiques assez malsains

Bien évidemment, on pourrait prendre Kick-Ass 2 pour ce qu’il est : un film grotesque. Et se dire qu’après tout, quelques quidams déguisés en justiciers masqués, cela ne fait pas de mal par les temps qui courent. Kick-Ass 2 serait du pur divertissement, il n’y aurait rien à en dire. On aime ou on n’aime pas, simple affaire de goût.

En réalité, le problème est différent. Sous couvert de grotesque, le réalisateur Jeff Wadlow nous assène un film aux relents idéologiques assez malsains (puisque l’insécurité gagne et que la police est incapable d’endiguer le mal, alors, levons des milices et faisons nous-mêmes la justice).

Sous les ordres du colonel Stars and Stripes – un crétin nostalgique de l’US Army interprété par Jim Carrey –, une bande de paumés affublés de déguisements ridicules parcourent les rues de New York afin d’y faire régner l’ordre. [...]

Allez-y si le cœur vous en dit, en sachant tout de même que c’est non seulement parfaitement débile, mais que c’est aussi d’une vulgarité confondante [...]

Tout ça pour nous expliquer à la fin que c’est de vrais héros dont le monde réel a besoin, et non pas de super-héros…Et dire qu’il y a peut-être un Kick-Ass 3 en préparation !

Le Monde



Vincent Peillon : « On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique » (vidéo 2008)

A l’occasion de la sortie de son livre : « la révolution française n’est pas terminée »

«Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c’est la laïcité » - Vincent Peillon


vidéo complète : sur Le Salon Beige

En septembre 2012, Vincent Peillon déclarait également :

«Le but de la morale laïque est de permettre à chaque élève de s’émanciper, car le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel, pour après faire un choix ». (L’Express)

La théorie du genre s’immisce à l’école

Le principal syndicat du primaire propose des «outils» pour parler des «nouvelles familles».

«Est-il nécessaire d’apprendre à nos enfants à aimer les travestis ?», peut-on lire en boucle sur les réseaux sociaux. L’information bruit sur les blogs des sympathisants de la Manif pour tous depuis quelques jours. Le livre Papa porte une robe ferait son entrée dans les salles de classe de l’école primaire. La polémique enfle à la suite d’un colloque du Snuipp, principal syndicat enseignant du premier degré, autour du thème «Éduquer contre l’homophobie dès l’école primaire».

Hebergeur d'image

À l’occasion de cet événement organisé le 16 mai, jour de lutte contre l’homophobie, le syndicat a «mis à disposition» des professeurs des «outils théoriques et pratiques pour avancer». Libre à eux de s’en inspirer ou non. Le rapport de 192 pages déroule de nombreux chapitres, comme «Le genre, ennemi principal de l’égalité» ou «Déconstruire la complémentarité des sexes» et propose une vingtaine de «préparations pédagogiques» et ouvrages «de référence» – dont le fameux livre. «La littérature jeunesse est un support pertinent pour aborder toutes les questions sensibles», affirme Sébastien Sihr, secrétaire général du syndicat, avant de préciser qu’il s’agit de «suggestions»sans lien avec les programmes scolaires. «Le livre Papa porte une robe permet d’aborder les questions de sexisme et d’homophobie, qui sont liées», poursuit-il. [...]

Hebergeur d'image

Des dizaines de livres évoquant l’homoparentalité ou l’homosexualité à destination des tout-petits sont cependant édités depuis une quinzaine d’années par des maisons ayant pignon sur rue. Ils sont utilisés par certains enseignants cités par le Snuipp, comme Gaël Pasquier, à Saint-Mandé, qui lit en classe Jean a deux mamans. «Chose amusante, plusieurs élèves ont affirmé qu’ils avaient deux mamans, montrant ainsi que la famille homoparentale devenait désirable», rapporte l’enseignant. [...]

Le Figaro

Pax Christi : « L’antiracisme, rouage essentiel de notre société, doit déconstruire les mécanismes psychiques du racisme »

[Extraits d'un texte publié par Pax Christi Wallonie Bruxelles  le 6 mai 2013]

Notre démocratie a besoin d’un mouvement antiraciste fort afin de lui rappeler un de ses principes fondateurs, l’égalité entre tous les citoyens. Ce mouvement antiraciste est un rouage essentiel de notre société. Il doit porter des revendications, défendre les personnes discriminées, déconstruire les mécanismes économiques, sociaux et psychiques du racisme (…)

La Ministre Fadila Laanan a proposé la création d’une nouvelle plateforme contre le racisme (…) basée sur l’hypothèse suivante : nous sommes en concurrence face au manque d’emploi, à la hausse des prix, à la diminution des services sociaux… Dans cette situation de compétition, groupes et individus peuvent être tentés de vouloir éliminer leurs adversaires. Pour cela, il faut pouvoir désigner ceux que l’on va discriminer et nous allons alors construire des « raisons », prétendues légitimes, d’exclure nos adversaires : on associe une couleur de peau à une soi-disant infériorité intellectuelle, une pratique religieuse à un présumé extrémisme, un sexe à certaines tâches supposées congénitales…la liste est longue.

Ces raisons ne sont pas légitimes mais racistes, xénophobes ou sexistes (…).

[Mais] cette approche socio-économique n’affronte pas un des aspects du racisme très prégnant, lequel établit une hiérarchie non plus selon les apparences physiques, mais selon les cultures. [Par exemple] la religion musulmane est particulièrement stigmatisée. Souvenons-nous de l’affirmation du ministre français Claude Guéant en 2012 : « toutes les civilisations ne se valent pas »… Il faisait ainsi le lit de raccourcis simplistes et réducteurs.(…)

La nouvelle plateforme antiracisme devra donc poursuivre le travail de modification des mentalités et des comportements en ce qui concerne les différences d’apparences physiques et d’appartenances culturelles. (…)

Les minorités ethnoculturelles ont un rôle primordial dans la lutte contre le racisme. En effet, ce sont ces minorités qui peuvent décrire au mieux les formes concrètes que prend le racisme car elles les vivent elles-mêmes.

Travailler avec les minorités ethnoculturelles permet ainsi de connecter le débat idéologique ou juridique avec la réalité de terrain.

Les discriminations vécues par les personnes issues de l’immigration congolaise, marocaine ou roumaine sont différentes. Cette diversité des expériences doit être entendue et prise en compte pour façonner ensemble des stratégies adaptées.(…)

L’Etat doit établir les conditions générales qui permettent à un maximum de citoyens de vivre dans un climat de tolérance. La société civile quant à elle, doit réaffirmer sa mission de contre-pouvoir, de contestation, d’expression citoyenne. La plateforme, née d’un appel de la Ministre Fadila Laanan doit être l’aiguillon légitime de l’antiracisme. (…)

De nombreux rapports en attestent, l’hostilité est croissante envers les musulmans. Cette forme de xénophobie, dénommée «islamophobie », se concrétise par une représentation négative des musulmans, par des discours de haine, des préjugés, des discriminations à l’embauche, etc. (…) Si le phénomène est reconnu, cela permettra de mettre en place des campagnes de sensibilisation ou des actions ciblées.

Il faut par exemple distinguer et ne plus associer systématiquement islam et violence, islam et islamisme, islam et extrémisme. En ce sens, la « Proposition de résolution relative à la lutte contre l’islamophobie », déposée le 21 février dernier [en Belgique] est très importante.

Il est nécessaire également que la population de la culture majoritaire et la population musulmane se connaissent davantage. Nous devons aussi reconnaître et faire connaitre les actions et la participation des belges de confession musulmane à notre société.

Cela peut se faire par exemple par davantage de rencontres et de collaboration avec le milieu associatif musulman. La plateforme antiracisme serait un lieu intéressant pour ces échanges.

Les craintes de la « population majoritaire » sont multiples en ce qui concerne les minorités ethnoculturelles. Pour s’attaquer aux racines du racisme, la plateforme devra pouvoir entendre ces peurs, les prendre en considération et y répondre.

Texte complet ici

[Pax Christi ('la Paix du Christ') est «une association catholique dont la mission consiste à sensibiliser citoyens et décideurs aux situations de conflits et à les encourager à devenir des acteurs de paix.» ] (plus ici)

L’auteur, Amandine Kech (ci-dessous) a participé au lancement du magazine « Magma » , acronyme pour « Magazine Mixité Altérité » qui se veut un espace de dialogue et de rencontre des gens d’horizons culturels et sociaux différents (voir ici)

 

 

 

« Neandertal et Homo sapiens se seraient métissés… au détriment du premier »

Comment a disparu Neandertal? La réponse à ce mystère se trouve peut-être au Muséum d’histoire naturelle de Vérone, en Italie.

Grâce à l’étude d’une mâchoire retrouvée en 1957, des scientifiques français et italiens apportent la preuve morphologique que Neandertal et Homo sapiens se seraient métissés… au détriment du premier.

La mandibule retrouvée dans le nord de l’Italie appartient à un individu qui y vivait il y a 35.000 ans. « Les outils en pierre retrouvés sur le site sont taillés avec une méthode typique. Nous sommes certains qu’il s’agit d’un Néandertalien. »

Autre élément : toutes les analyses de l’ADN mitochondrial, qui ne se transmet que par la mère, ont montré qu’il s’agissait d’un ADN propre aux Néandertaliens.

Enfin, la morphologie de la mandibule porte, elle aussi, toutes les caractéristiques de l’hominidé… « Toutes sauf une : le menton. Il est doté d’une protubérance qu’on ne trouve pas habituellement ». Nous avons montré que ce caractère le rapproche d’Homo sapiens. »

D’où l’hypothèse des chercheurs : ce Néandertalien tardif serait bien issu d’une hybridation entre une mère néandertalienne et un père sapiens.

La disparition de Neandertal, relativement brutale à l’échelle géologique, a sans doute des explications différentes selon les régions. Mais pour la péninsule italienne, cette découverte confirme qu’il y a eu des métissages. »

JDD

« Bouge pour ta santé » : une saga familiale de la Mutualité Française

« Bouge, une priorité pour ta santé » présente une situation de la vie courante d’une famille et l’accompagne de conseils de santé très pratiques (…)

• Publié par La Mutualité Française, l’Union Nationale du Sport Scolaire (UNSS) et leurs partenaires…

[NDLR : Nous ne publions que les images tirées des publications - Tous les PDF source sont ici. ]

Campagne de presse ou loi du silence : le cas Cesare Battisti

L’actualité, ce sont aussi les silences.

L’absence de réactions, chez ceux qui ont plutôt l’habitude d’être prolixes, en dit parfois autant que les tirades qu’ils aiment nous infliger. Ainsi en est-il du mutisme de quelques-uns des anciens défenseurs de Cesare Battisti depuis la parution, il y a quelques semaines, du livre du journaliste Karl Laske, La mémoire du plomb (Stock), consacré à l’itinéraire du terroriste italien reconverti en auteur de romans policier. Recherché par la justice de son pays qui l’a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité par contumace pour assassinats, il fut un temps hébergé par la France avec le soutien tapageur de belles personnes germanopratines avant de prendre la fuite au Brésil.

La lecture de ce bon livre d’enquête est révélatrice d’une double tradition française : la faible appétence pour la réalité d’une partie de l’élite politico-intellectuelle française et l’importance de l’identité politique du messager de la vérité.

Car, si cet ouvrage apporte de nouveaux éléments sur le parcours de Battisti et les soutiens aveugles dont il a bénéficié – de Fred Vargas à Bernard-Henri Lévy et de Carla Bruni à François Hollande (qu’un entourage coupable aura poussé à le visiter en prison) – l’important réside dans l’identité de son auteur : Karl Laske, ancien de Libération et présentement enquêteur au site Médiapart.

Le fait que cette mise au point définitive sur les mensonges de Battisti vienne d’un journaliste classé à gauche a soudainement laissé sans voix ses défenseurs alors que six ans plus tôt le très bon livre d’enquête d’un journaliste du Figaro, Guillaume Perrault, « Génération Battisti. Ils ne voulaient pas savoir » (Plon), n’avait pas eu les mêmes conséquences.

Marianne