« Jeûne » du ramadan : un mois où les pratiquants prennent du poids

Il est généralement admis que le mois du ramadan est un mois où les pratiquants prennent du poids. Comme le rappelle le journal anglophone Time, la période de jeûne ne signifie pas pour autant période d’amaigrissement.

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La prise de poids serait surtout due au fait que les personnes suivant le ramadan réduisent leurs activités journalières tout en mangeant copieusement à la rupture du jeûne, une fois la nuit tombée. Le corps, mis à rude épreuve par le jeûne, aurait tendance à stocker les aliments consommés le soir. [...]

Pour que le corps supporte mieux le jeûne, les pratiquants peuvent aussi choisir de prendre un deuxième repas, avant le lever du soleil, pour mieux tenir toute la journée.

L’Internaute

Russie : des militants « homosexuels » reprochent à Madonna son « hypocrisie »

Des militants pour les droits des personnes homosexuelles ont annoncé qu’ils manifesteraient jeudi à Saint-Pétersbourg, à l’occasion du concert de Madonna. Ils reprochent à la chanteuse, qui se présente comme une militante pour la diversité sexuelle, de n’avoir pas annulé ses concerts en Russie après l’adoption d’une loi homophobe en février dernier.

Des militants pour les droits des personnes homosexuelles manifesteront jeudi devant la salle où Madonna doit se produire : ils reprochent son « hypocrisie » à la chanteuse, qui se présente comme défendant la diversité sexuelle.

« Il n’est pas suffisant de dire quelques mots en faveur des homosexuels entre deux chansons pendant un concert. Si on se présente comme un défenseur des droits de l’Homme, il faut faire quelque chose de plus sérieux », a affirmé à l’AFP Iouri Gavrikov, un leader local de Gay Russia.

Ils estiment que Madonna aurait dû annuler sa tournée en Russie, après l’adoption en février dernier d’une loi homophobe qui interdit tout acte public de « promotion » de l’homosexualité ou de la pédophilie auprès de mineurs. (…)

Terrafemina

Les statistiques ethniques « interdites » en France : une belle hypocrisie

Ne pas nommer sa cible pour mieux la combattre : une stratégie de bonne guerre dans les batailles électorales, mais qui vise à côté de la plaque quand il faut prendre la mesure des discriminations ethniques et raciales, estime François Héran, ancien directeur de l’Institut national d’études démographiques (Ined). (…)

Où en sommes-nous en France dans la mesure des discriminations ethniques et raciales ? Des progrès majeurs ont été accomplis en quinze ans, mais le flou demeure. La loi Informatique et libertés de 1978, modifiée en 2004 à la lumière du droit européen, énonce un principe conforme à la Constitution : interdiction de traiter des données personnelles faisant apparaître les orientations politiques, religieuses, syndicales, sexuelles, l’état de santé ou les origines ethniques et raciales.

Mais ce principe est assorti d’une série de dérogations légales, qui prennent en compte la finalité de l’étude, le consentement individuel, l’anonymat des données, l’institution qui réalise l’étude.

La Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) accorde ces dérogations au cas par cas aux organismes publics et sur un mode forfaitaire aux instituts de sondage.

Peu de gens le savent : sans ce régime dérogatoire, des pans entiers de notre savoir sur la société disparaîtraient. C’en serait fini des enquêtes par questionnaire sur les comportements politiques, le phénomène religieux, l’état de santé, le handicap, les comportements sexuels, etc. De la même façon, nous saurions peu de choses du sort des « secondes générations » nées en France sur le marché de l’emploi ou du logement. Depuis peu, heureusement, les enquêtes de l’Insee ou de l’Ined peuvent comparer la situation des « enfants d’immigrés portugais », « descendants de migrants subsahariens », « filles de père algérien et de mère française », etc., avec celle du reste de la population.

C’est ce type de catégories qu’on appelle « ethniques » dans la statistique européenne. Rien à voir avec la vieille définition des groupes sans État (Kabyles, Peuls, Soninké, Hmong, etc.). Ce n’est pas un oxymore mais une réalité : la France dispose d’ores et déjà d’une statistique publique à la fois républicaine et ethnique. Républicaine, parce qu’elle mesure les situations à l’aune du principe d’égalité (l’analyse anonyme des données n’a rien à voir avec un traitement administratif qui différencierait le sort des intéressés). Ethnique, parce qu’elle mesure l’impact persistant des origines étrangères, y compris pour les citoyens français. (…)

Le nouvel Observateur

Des iraniennes topless dans un clip contre ”l’islam politique” – Vidéo

Le 8 mars, profitant de la journée de la femme, un calendrier de « Photos de révolutionnaires nues » est mis en vente et dans le but de le promouvoir, des iraniennes se montrent seins nus dans la vidéo « Dites non à l’islam politique ».

Les femmes qui n’ont pas peur de se montrer dans ce clip vidéo, soulignent que leur nudité est une manière pacifique de s’opposer à l’islam en politique

Par ce moyen, elles entendent dénoncer une ”société de violence, de racisme, de sexisme, de harcèlement sexuel et d’hypocrisie ”.

Elles souhaitent vendre ce calendrier pour financer le soutien aux droits et à la liberté d’expression des femmes à travers le monde.

Des hommes en robes contraignent, contrôlent et intimident des femmes à travers le monde au nom de Dieu… il faut que cela cesse ”,

insiste l’une des instigatrices de ce programme.

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Terrafemina

George Soros ou l’hypocrisie érigée en système

L’implication de George Soros dans la spéculation contre l’euro rappelle de nombreux souvenirs. Cela n’empêche pas le financier de se poser en humaniste et en donneur de leçons contre la toute puissance des marchés !

Rien de tel qu’une bonne crise pour vous ragaillardir un homme. L’euro est attaqué et le vétéran des hedge funds (fonds spéculatifs), le spéculateur et dans le même temps humaniste, philanthrope et donneur de leçons George Soros, est de retour sur le devant de la scène. Selon le Wall Street Journal, il aurait dîné le 8 février avec d’autres dirigeants renommés de hedge funds dans un restaurant de New York. Plat du jour : une baisse de l’euro, avec un objectif de retour à la parité avec le dollar. Très en verve, les financiers auraient non seulement fixé leur objectif, mais précisé les moyens mis en œuvre, avec un effet de levier de 20. Autrement dit, en utilisant toutes les techniques habituelles des hedge funds (recours aux produits dérivés et fort endettement), une mise de 1 million de dollars peut mettre en jeu l’équivalent de 20 millions ; une hausse du dollar de 10 % rapporte alors 2 millions, soit un gain de 100% ! Et la hausse envisagée est supérieure à 30%. Il y aurait effectivement beaucoup d’argent à gagner !

Ces petites facéties étaient-elles destinées à être révélées au grand public ? Ce n’est pas sûr. Il est évident qu’en temps de crise les investisseurs sont nombreux à agir de la même façon : c’est la technique de la meute harcelant une proie. Mais avoir un comportement identique parce qu’on a analysé la situation de la même façon, ce n’est pas exactement la même chose que d’agir de concert.

Ce qui est gênant dans l’affaire, c’est l’aspect collectif de cette publicité. Sinon, George Soros n’a jamais répugné à faire connaître les spéculations dans lesquelles il était engagé… pour son plus grand bénéfice et avec l’aide généreuse des médias.

Suite et commentaires sur Fortune

Jeûne du ramadan : l’hypocrisie couronnée ? (rediff)

Tribune libre

« Pendant le Ramadan, le seul Dieu, c’est la bouffe : ce mois de discipline religieuse est devenu un mois d’auto-complaisance absolu et d’hédonisme vorace  » (north-of-africa.com)

Avez-vous déjà pratiqué un jeûne ? Un jeûne ayant de réelles vertus thérapeutiques, dépuratives, voire, selon vos croyances, spirituelles ? Si oui, vous savez déjà que le Ramadan n’est pas un jeûne. C’est même exactement l’inverse…

Quelle que soit la façon de considérer la question, qu’elle soit spirituelle, médicale ou physiologique, le Ramadan auquel se livre le musulman n’est pas un jeûne. C’est au mieux, d’un simple point de vue technique, une privation quotidienne d’eau et de nourriture pendant 12 à 15 heures, privation essentiellement placée sous le signe de l’impatience et de l’hypoglycémie agacée.

De la « pénitence » du jeûne véritable, du bénéfice escompté même d’une simple diète, il ne demeure souvent en effet dans le ramadan que l’attente crispée d’une libération à courte échéance, celle qui autorise, dès le soir venu, tous les débordements, tous les excès et, en fait de jeûne, la goinfrerie la plus absolue.

«Le ramadan, c’est la période fastueuse où on s’éclate en cuisine. Dès la rupture du jeûne,  le festin, commence» dit cette musulmane qui n’a pas sa langue dans sa poche (Libération).

Dans beaucoup de pays musulmans, le mois de Ramadan est en effet devenu synonyme de consommation à outrance : les gens y mangent beaucoup plus qu’à n’importe quelle autre époque de l’année, et la période est marquée par la fièvre consommatrice qui frappe les ménagères en prévision des repas particulièrement riches des nuits « ramadanesques » .

« Le ramadan est l’occasion pour beaucoup d’une prise de poids notoire et de la multiplication de festivités nocturnes. » (afrik.com)

Ce paradoxe majeur d’un « jeûne » vécu sur l’alternance rapide entre privation et gloutonnerie se renforce d’une deuxième hypocrisie Lire la suite

Archive : L’idole des jeûnes – Libération

Pour archivage – 25/09/2006 à 23h25 – source

La fourchette de Fatéma Hal pique dans les assiettes de salades multicolores et de petits feuilletés qui recouvrent la table, tandis qu’elle explique qu’elle n’a pas faim car elle a petit-déjeuné tard. La patronne de la Mansouria, institution de la gastronomie marocaine, est une gourmande sultane. Enfoncée dans les coussins de la banquette, elle parle vite, mélange les époques, bâcle les anecdotes, ouvre des parenthèses qu’elle oublie de refermer. «Le ramadan, c’est la période fastueuse où on s’éclate en cuisine», dit cette musulmane qui n’a pas sa langue dans sa poche. Cette semaine, à la nouvelle lune, donc, chaque musulman ­ enfants, malades et femmes enceintes exceptés ­ doit respecter le précepte de l’islam qui oblige à jeûner du lever au coucher du soleil. Mais dès la rupture du jeûne, le ftôr, le «festin», commence. Le jour est voué à la prière, la nuit, au partage. «On ne regarde pas les choses de la même façon, lorsqu’on n’a pas le droit d’y toucher. Le goût n’est jamais si affûté que durant cette période», dit Fatéma Hal. Pour casser le jeûne, une datte, un peu de lait, une soupe : la harira (Maroc), ou la chorba (Algérie), bouillon à base d’agneau et de tomates, servie avec des quartiers de citron. Moment intime, la rupture du jeûne se vit dans la communauté. «La pire des choses, pour un Maghrébin, c’est de manger dans un restaurant pendant le ramadan», dit Fatéma Hal. Dans son propre restaurant de l’avenue Faidherbe à Paris, le service se ralentit au coucher du soleil, car serveurs et cuisiniers rompent le jeûne en cuisine.

Après le ftôr, certains continuent à manger, d’autres attendent le dîner d’une dizaine de plats. «Un musulman dépense trois fois son budget d’alimentation habituel durant le ramadan», note celle qu’un magazine a surnommée «la femme Fat’Hal». Selon elle, 7 millions de personnes en France mangent halal actuellement. En tout cas, la chaîne de libre-service en gros Métro, qui vend des stocks de miel, de semoule et de sucre, édite maintenant un catalogue spécial ramadan. On y trouve notamment ce que Fatéma Hal nomme les pâtisseries stars du ramadan : zalabias et griouches. L’Aïd, qui clôt le ramadan, est surtout un événement sucré, symbole de douceur pour les mois à venir. «On se rend visite, avec des pâtisseries gorgées de miel préparées dix jours à l’avance. Kaaks, makrouts, losanges aux dattes, baklavas.»

Si Fatéma Hal a une image bienveillante de l’islam, c’est au ramadan qu’elle la doit. Enfant, à Oujda, dans le mois qui précède le jeûne, sa mère entreposait la farine, les épices, le café, le thé vert de Chine, les fruits secs, le sucre et le miel.

Elle est née dans une famille modeste au Maroc, à la frontière algérienne. Sa mère, Mansouria, qui a eu cinq enfants de trois maris différents, était une forte femme. Elle répudie Menouar, le père de Fatéma, un chauffeur de taxi, en se prétendant ensorcelée. «Les femmes ont un grand pouvoir dans la civilisation arabo-musulmane, à condition d’être maligne. Et ma mère l’était». A 17 ans, Fatéma quitte le Maroc pour épouser en 1970 un cousin qu’elle connaît à peine à Garges-lès-Gonesse. Elle fait un enfant tous les dix-huit mois avant de s’enfuir après qu’un autre cousin lui a expliqué qu’elle pouvait poursuivre des études à la fac de Vincennes, en obtenant une équivalence du bac. «C’était révolutionnaire ! Les femmes au foyer, les ouvriers, tout le monde pouvait y aller.» Elle s’inscrit en littérature arabe et débarque dans une fac où enseignent Jacques Lacan, Michel Foucault et François Châtelet. Son prof de littérature arabe est Jamal Eddin Bencheikh, le traducteur des Mille et Une Nuits en Pléiade. «L’université a été un des plus beaux cadeaux de ma vie. Normalement, pour une femme marocaine, la liberté, c’est fumer, boire, aller en boîte. Moi, c’était apprendre.» Ce qui ne l’empêche pas de goûter à l’alcool, expérience dont elle se souvient encore : «C’était à La Tartine, au 24, rue de Rivoli. Un verre de saint-estèphe. Une amie m’avait emmenée, elle m’avait dit : « Tu ne peux pas rater ça, il faut que tu essaies. » Mais quelle merveille.» Elle boit toujours, mais à petites doses, adepte d’une relation souple à l’islam. «La religion m’intéresse en tant que culture et tradition. Mais je ne suis pas pratiquante. Avec mon livre, j’ai voulu rappeler qu’il y a, dans l’islam, de l’élégance, un partage, et pas que de la violence. Quant au voile, tant qu’on ne l’impose pas, aux petites comme à moi, il ne me dérange pas.»

Fatéma Hal enchaîne avec l’anthropologie, à l’Ecole pratique des hautes études. Elle a alors deux mi-temps. Conseillère technique dans les îlots sensibles, elle tient une permanence à la Goutte-d’Or. Et réalise des enquêtes et des traductions pour le ministère des Droits de la femme. En 1984, alors qu’elle vient de récupérer ses enfants qui étaient restés avec leur père, elle décide d’ouvrir un petit restaurant. «La honte, ce n’est pas de tomber, c’est de ne pas se relever», se dit-elle. Faute d’apport personnel, les banquiers refusent de lui prêter. Elle n’obtient pas davantage de bourse d’aide aux femmes «car la cuisine, ce n’était pas innovant». Fatéma Hal réussit, pourtant, à réunir 150 000 francs, en participant à un système de tontine, calqué sur le principe des microcrédits, et en vendant des bons pour des repas dans son restaurant virtuel. Dans des salles prêtées par des associations, elle organise des dîners en expliquant son projet et encaisse les souscriptions. Une de ses amies, Nancy, en achète pour 10 000 francs. «Elle a table ouverte ici jusqu’à la fin de ses jours.»

Est-ce bon, à la Mansouria ? ça dépend. Le restaurant passe pour une des meilleures adresses orientales de Paris. Les plats qui se succèdent sur la table durant notre entretien sont parfumés et frais : la cuisine marocaine, qui tire sa force d’une multitude de combinaisons à partir de moyens limités, est raffinée. En cuisine, Najhat Rabhi, une dada marocaine, est aux fourneaux. Elle travaille à la Mansouria depuis dix-huit ans. Mais la veille au soir, venus incognito, ce fut une autre affaire. Le poulet aux tomates et aux pétales de rose, plus difficile à découper qu’une raquette de ping-pong, ne cassait pas trois pattes à un canard. Le carré d’agneau confit au miel n’était ni fondant ni confondant. La corne de gazelle microscopique, plus corne que gazelle, manquait de douceur. Le service, somnambulique, oublia même d’apporter du pain sur la table, un pain pourtant cuit à la maison. Et ce n’est pas donné : 65 euros pour deux plats, une demi-bouteille de Guerrouane et une assiette de pâtisserie…

La Mansouria comptait 25 places à son ouverture, 150 aujourd’hui. Fatéma Hal est à la tête d’une PME de 22 personnes, en comptant le rayon traiteur au Lafayette Gourmet, et le laboratoire de Pierrefitte. Hyperactive, elle diffuse sa propre gamme d’épices et de thé, donne des cours sur Cuisine-TV. Elle a publié une demi-douzaine de livres de cuisine. Au printemps, elle programmait le Festival d’arts culinaires de Fès.

Celle que certains ont baptisée «l’ambassadrice de la cuisine marocaine» entre- t-elle de temps en temps dans la sienne ? «Oui. Quand on refait la carte. Mais l’idéal, c’est qu’on parle de nous, et de la cuisine marocaine. C’est plus important que surveiller ma caisse. Grâce à quoi, j’ai 37 500 occurrences sur Google…» Enfant, elle rêvait d’être fille unique, pour attirer l’attention de sa mère.

photo THOMAS HUMERY
Fatéma Hal en 8 dates 5 février 1952: Naissance à Oujda (Maroc). 1975: Paris-VIII, licence en littérature arabe. 1979: Ethnologie du Maghreb, à l’Ecole pratique des hautes études. 1984: Ouverture de la Mansouria. 2001: Légion d’honneur. 2006: Ramadan, la cuisine du partage, éditions Agnès Vienot.