Une app contre la discrimination en Arizona

Vous êtes Hispanique et vivez en Arizona ? Vous avez été récemment harcelé par les agents du shérif Joe Arpaio (« le shérif le plus dur d’Amérique », symbole de la répression contre les sans-papiers) qui ont menacé de vous déporter lors de l’inspection « routinière » de votre véhicule (où comme par hasard figure bien en vue une photo de la Vierge de Guadalupe) ? Vous pouvez maintenant déposez une plainte directement de votre portable grâce a une app que vient de lancer l’ACLU, l’association de défense des libertés civiles.

Grâce à cette l’application bilingue, “United against 1070”, “Unidos contra la 1070”, du nom de la loi contre l’immigration clandestine en Arizona, l’ACLU espère revigorer une campagne qui s’essouffle après trois ans de lutte, et recenser un plus grand nombre de d’abus. [...]

Le Monde

Les Californiens d’origine hispanique en passe d’être majoritaires en 2014

La population latino-américaine devrait dépasser celle des Blancs d’origine non hispanique au début de l’année prochaine en Californie pour la première fois depuis qu’elle est devenue un Etat américain, selon des prévisions officielles publiées jeudi. [...]

Vers 2060, les Latino-Américains constitueront pratiquement la moitié (48 %) de la population, alors que le pourcentage de Blancs non hispaniques tombera de 39 % actuellement à 30 % et celui des Noirs de 6 % à 4 %. Les Asiatiques verront leur nombre n’augmenter que très légèrement, de juste en dessous de 13 % actuellement à plus de 13 % en 2060. [...]

Le Monde

Merci à Joyeux luron

La population blanche américaine minoritaire en 2043

La population blanche non-hispanique cessera de représenter la majorité de la population des Etats-Unis en 2043, selon une projection du Bureau du recensement publiée mercredi.

La population blanche, hors Hispaniques, devrait atteindre son plus haut niveau en 2024, à 199,6 millions de personnes, puis régressera lentement ensuite, selon des projections basées sur le recensement de 2010.

Les autres groupes de population continueront à progresser. La population hispanique doublera pour atteindre 128,8 millions de personnes en 2060, représentant près d’un habitant des Etats-Unis sur trois. Les Asiatiques verront également doubler leur population d’ici 2060, à 31,4 millions de personnes, soit 8,2% de la population totale estimée à cette date à 420,3 millions de personnes. [...]

7sur7.be

USA : de 90% en 1976, la part de l’électorat blanc est tombée à 74% en 2008 et devrait être de 46% en 2050

Porté vers la Maison Blanche il y a quatre ans par une coalition hétéroclite de jeunes, de femmes, de Noirs et d’Hispaniques, Barack Obama pourrait jouer une grande partie de sa réélection cette année auprès des classes populaires blanches.

Si les groupes démographiques qui ont largement soutenu le président démocrate en 2008 sont toujours en grande majorité derrière lui, la crise économique et un taux de chômage toujours important ont sérieusement douché l’enthousiasme qui avait accompagné son élection il y a quatre ans.

« Il a perdu une partie de ses soutiens, à l’exception des Noirs et des Hispaniques », résume auprès de l’AFP Scott Keeter, directeur des études à l’institut Pew.

« La question de savoir si les différentes composantes de la coalition de 2008 vont prendre part au vote avec les mêmes taux de participation qu’il y a quatre ans est essentielle, mais personne ne connaît encore la réponse », poursuit-il.

En 2008, 95% des Noirs qui avaient pris part au scrutin –avec une participation historique– avaient voté pour Obama. Il avait également engrangé 67% du vote hispanique et deux tiers des moins de 30 ans avaient voté pour lui, comme 56% des femmes –contre 51% en 2004 pour le démocrate John Kerry.

Parmi les classes populaires blanches, Obama avait en revanche été devancé de 18 points. (…)

Il y a quatre ans, le scrutin avait été marqué à la fois par le rejet suscité par le républicain George W. Bush après deux mandats et par l’enthousiasme qu’avait déclenché la campagne de Barack Obama, premier Noir à être candidat à la Maison Blanche.

La plus grande crainte de l’équipe Obama reste que le déclin de l’engouement de ses électeurs de 2008 ne se transforme en taux de participation moindre.

Mais même si Mitt Romney l’emportait, la base électorale blanche du « Grand Old Party » diminue presque à vue d’oeil:

de 90% en 1976, la part de l’électorat blanc est tombée à 74% en 2008 et devrait être de 46% en 2050 –un tiers de la population sera alors d’origine hispanique.

Le Point

La volte-face de Romney sur l’immigration

A la veille du premier débat de la campagne présidentielle américaine, qui portera sur la politique intérieure, le candidat républicain Mitt Romney a exprimé une vision sur l’immigration plus nuancée qu’il ne l’avait fait par le passé. Dans le quotidien américain Denver Post, Mitt Romney a assuré mardi 2 octobre que s’il était élu il ne reviendrait pas sur les permis de travail temporaires accordés cette année à de jeunes immigrants illégaux par l’administration Obama.

« Les personnes qui ont reçu le visa spécial que le président a mis en place, un visa de deux ans, doivent s’attendre à ce que ce visa reste valide. Je ne vais pas leur reprendre ce qu’ils ont acheté », a déclaré Mitt Romney au quotidien de l’Etat du Colorado, où aura lieu le premier débat présidentiel. A l’expiration de ces visas temporaires, un programme de réforme de l’immigration sera mis en place, a-t-il annoncé, sans donner davantage de détails sur les mesures qu’il entendait mettre en œuvre. [...]

Cette volte-face, à quelques semaines de l’élection et à la veille du premier débat dans l’Etat du Colorado, est vue comme une tentative de regagner à son rival démocrate l’électorat hispanique. Cet électorat, quoique en minorité, pourrait faire la différence dans les Etats-bascule, à l’instar du Colorado où ils composent 20 % de la population appelée à élire neuf grands électeurs. [...]

Le Monde

USA : Le Texas pourrait basculer dans le camp démocrate « grâce au vote hispanique »

Julian Castro, le prodige latino des démocrates américains

À seulement 37 ans, il est le maire de San Antonio, dans le très conservateur État du Texas, que les démocrates ne désespère pas de voir basculer dans leur camp. Grâce au vote hispanique.

Les démocrates le voient comme leur meilleur espoir de remporter un jour le poste de gouverneur du Texas, État très conservateur monopolisé depuis des décennies par les républicains, mais confronté à une révolution démographique sous la pression de l’immigration latino. Certains parlent même pour lui d’un avenir national brillant, susceptible de le mener, pourquoi pas… jusqu’à la Maison-Blanche. Julian Castro, jeune maire de la ville texane de San Antonio, non loin de la frontière mexicaine, devait prononcer mardi soir l’un des discours les plus attendus de la convention démocrate. À 37 ans, ce petit-fils d’une immigrante mexicaine arrivée en Amérique au début du XXe siècle, incarne le pouvoir montant des Hispaniques, (55 % de la croissance démographique depuis dix ans). [...]

Le Figaro

Etats-Unis : Près d’un million de jeunes immigrés clandestins vont éviter l’expulsion

L’administration Obama a annoncé vendredi la mise en place de nouvelles mesures qui permettront à environ 800.000 immigrés clandestins de moins de 30 ans de remplir les critères pour rester aux Etats-Unis et demander des permis de travail.

Les mesures pourraient attirer les votes des électeurs hispaniques alors que Barack Obama est candidat à sa propre succession, lors de l’élection présidentielle du 6 novembre. Janet Napolitano, secrétaire à la Sécurité intérieure, a précisé qu’elles concerneraient les immigrés arrivés aux Etats-Unis au cours de leur enfance et ne présentant pas de risque pour la sécurité nationale.

Barack Obama doit prononcer dans une semaine un discours lors d’un meeting de l’Association nationale des élus latinos (Naleo), comme son adversaire républicain, Mitt Romney. Les sondages montrent un soutien massif des Hispaniques au président démocrate, bien que la politique agressive d’expulsion de l’administration Obama ait fait baisser sa popularité au sein de cette minorité. Les immigrés clandestins arrivés enfants aux Etats-Unis sont estimés entre 1 et 2 millions.

20 minutes

Etats-Unis : Un shérif jugé pour racisme

Joe Arpaio, le shérif le plus dur des Etats-Unis, est aux prises avec la justice fédérale. Cet homme de loi qui enchaîne ses prisonniers comme au Moyen Age et qui force les détenus à porter des sous-vêtements roses pour les humilier va devoir subir un procès pour non-respect des droits des Hispaniques, a rapporté PoliceOne.com.

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Le shérif de 80 ans a arrêté en 20 ans quelque 30 000 personnes pour un délit de sale gueule.

Des Américains d’origine mexicaine accusent depuis des années Joe Arpaio d’interpeller des innocents simplement en raison de leur appartenance ethnique. Ce shérif de Maricopa, qui comprend la ville de Phoenix, a toujours démenti ces accusations, mais les preuves contre lui sont solides, selon le Tribunal fédéral de l’Arizona, qui a néanmoins tenté de trouver un arrangement à l’amiable.

Le juge en charge a proposé d’envoyer un de ses hommes pour superviser le fonctionnement de cette police, afin d’éviter à l’avenir les dérapages. Il devait notamment enseigner aux adjoints d’Arpaio comment travailler avec les immigrés. Mais le shérif a refusé. «Washington n’a pas à m’apprendre quoi que ce soit et le gouvernement fédéral ne doit pas diriger le bureau d’un shérif élu démocratiquement», a déclaré hier Arpaio à la presse de son Etat. Cette déclaration de guerre ouvre la porte à un procès, qui pourrait avoir lieu encore cette année.

En attendant, l’homme continue d’arrêter arbitrairement des Latinos selon un scénario bien établi: ses hommes installent des barrages routiers dans les endroits où vivent et travaillent des Hispaniques, principalement d’origine mexicaine, qui représentent un tiers de la population de l’Arizona. Tous ceux qui n’ont pas de papiers sur eux sont emmenés à la prison du comté.

Là, on ne leur parle qu’en anglais et tant pis s’ils ne comprennent pas. (…)

Le Matin

Les pompiers de New York condamnés pour discrimination

Les pompiers de New York vont devoir recruter 293 candidats noirs et latinos, et pourraient avoir à verser jusqu’à 128 millions de dollars à des candidats issus de ces minorités qui n’avaient pas été retenus après avoir passé les tests d’admission. Voilà ce qu’a décidé un juge fédéral, Nicholas Garaufis, jeudi 8 mars.

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Cette décision fait suite à une plainte initialement lancée en 2007, qui accusait la ville de New York d’avoir un examen d’entrée chez les pompiers volontairement discriminatoire.

Le juge de Brooklyn avait déjà estimé en 2010 qu’il y avait discrimination envers les minorités dans le processus de recrutement des pompiers new-yorkais, qui sont à 90 % blancs.

(…) La ville de New York compte 26 % de noirs et 27 % d’hispaniques, soit plus de la moitié de la population, mais ils ne représentent respectivement que 3 % et 6 % des 11 200 pompiers new-yorkais.

Vendredi, le responsable des pompiers Salvatore Cassano a une fois encore rejeté toute accusation de racisme.

« Je travaille chez les pompiers depuis 42 ans, je n’y ai jamais vu de discrimination intentionnelle »,

a-t-il déclaré sur la chaîne de télévision locale NY1. « J’ai toujours été en désaccord avec le juge », a-t-il ajouté.

La Vulcan Society, qui défend les pompiers noirs et est partie prenante de la procédure, s’est à l’inverse félicitée de cette « grande victoire ».

Le processus de compensation risque cependant d’être long et complexe, ne serait-ce que dans le choix des bénéficiaires, et le juge n’a pas exclu que le montant puisse être « réduit substantiellement ». (…)

Le Monde

USA : La discrimination positive devant la Cour suprême

La Cour suprême des États-Unis s’est saisie mardi d’un dossier de discrimination positive à l’Université du Texas, où une candidate blanche avait été refoulée à l’inscription en raison selon elle de la politique favorisant les étudiants issus des minorités raciales.

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En 2008, Abigail Fisher avait postulé à l’Université du Texas à Austin, mais s’en était vu refuser l’accès. Elle accuse l’Université de discrimination sur la base de la couleur de sa peau, en violation de ses droits constitutionnels.

Elle ne faisait pas partie des 10% meilleurs lycéens qui sont automatiquement inscrits à l’université publique et en constituent la majorité des étudiants. Parmi les autres candidats, certains ont été acceptés sur la base de la «préférence raciale en tant que minorités sous-représentées» en dépit de résultats inférieurs aux siens, argue la jeune femme dans son recours devant la Cour suprême.

La plaignante, estimant avoir «souffert un tort qui tombe intégralement dans les termes et l’esprit de la constitution qui garantit une égale protection», a porté son dossier devant la plus haute juridiction du pays après un échec devant les tribunaux inférieurs.

Elle estime que «le programme d’admission à l’Université favorise deux groupes, les Afro-Américains et les Hispaniques, dans un des États les plus diversifiés ethniquement aux États-Unis».

Ce dossier devrait être examiné à l’automne, peu avant l’élection présidentielle, alors que le principal rival du président Barack Obama, le républicain Mitt Romney s’est dit opposé aux quotas dans les institutions publiques.

Ce sera la première fois que la Cour suprême se penchera sur cette question après sa décision de 2003 selon laquelle les quotas raciaux ne violent pas la constitution. L’Université du Texas l’a exhortée à ne pas revenir sur cette décision. Mais depuis 2003, la composition de la haute Cour a changé et penche du côté des conservateurs traditionnellement opposés à la discrimination positive.

La Presse.ca

USA : de plus en plus de mariages mixtes

Le nombre des mariages mixtes aux Etats-Unis, qui représentait 15% du total des unions célébrées en 2010, a doublé en trente ans, affirme jeudi une étude réalisée par le Centre de recherches Pew.
Le nombre des mariages mixtes célébrés en 1980 représentait 6,7% des mariages.

La part de couples mixtes quelle que soit la date du mariage, s’élevait à un taux record de 8,4% en 2010 contre 3,3% en 1980. En 2010, les Asiatiques (28%) suivis de près par les Hispaniques (26%) représentaient les populations les plus enclines à ce type d’union, contre 17% pour les Noirs et 9% pour les Blancs.

Le genre varie largement. En 2010, quelque 24% d’hommes noirs se sont mariés avec une femme qui n’était pas noire, contre 9% des femmes noires qui ont célébré un mariage mixte. Dans la population asiatique, le modèle est inverse, avec 36% des femmes mariés hors de leur communauté contre 17% des hommes. La part est égale pour les blancs et les hispaniques en revanche.

Europe 1