Inde : l’armée déployée après des heurts inter-communautaires entre musulmans et hindous : 28 morts (vidéo)

L’armée et la police ont déployé plusieurs milliers d’hommes lundi dans des villages du nord de l’Inde après un week-end de violences entre musulmans et hindous qui ont fait 28 morts dans l’Etat de l’Uttar Pradesh, à une centaine de kilomètres au nord de New Delhi.

Ces affrontements ont éclaté dans un Etat où des affrontements entre hindous et musulmans avaient causé la mort de plusieurs milliers de personnes au début des années 90.

[...] « Le bilan est désormais de 28 personnes tuées, et 90 personnes ont été arrêtées », a dit Arun Kamar, un responsable de la police de l’Etat, ajoutant que « la situation est sous contrôle ». Un journaliste de la télévision locale IBN7 et un photographe de la police figurent parmi les victimes.

[...] Les violences ont débuté samedi soir lors d’un rassemblement de plusieurs milliers de paysans hindous venus demander justice après la mort de trois hommes qui dénonçaient le harcèlement subi par une femme, selon plusieurs médias.

Des discours incitant à la violence envers les musulmans auraient alors été prononcés, selon ces médias.

Les paysans ont été attaqués lors de leur retour chez eux, déclenchant une série d’affrontements entre hindous et musulmans dans plusieurs villages et l’armée a dû intervenir pour maîtriser la situation. De nombreuses familles ont alors décidé de fuir leurs habitations. [...]

Le Parisien
(Merci à Memory One)

Les «hindous belges» veulent être reconnus

Le Forum hindou de Belgique s’est lancé sur le long chemin qui prélude à une reconnaissance officielle de l’Etat belge. En jeu: un financement et une place à l’école.

L’enjeu, en outre, n’est pas que financier : faute d’être reconnu, le culte hindou ne dispose pas de créneaux dans les écoles durant les heures de religion, où des professeurs dispensent l’une des sept confessions ou philosophie laïque officielle.

Une douzaine d’associations hindouistes de Belgique ont entamé des démarches afin de faire reconnaître leur religion officiellement. En effet, en Belgique, si la liberté religieuse est de mise, seules six confessions sont officiellement reconnues par l’Etat: l’Eglise catholique, l’Eglise anglicane, l’Eglise orthodoxe, le protestantisme, le judaïsme et l’islam. L’intérêt de cette reconnaissance officielle est purement financier: l’article 181 de la Constitution belge prévoit en effet que «les traitements et pensions des ministres des cultes sont à la charge de l’État; les sommes nécessaires pour y faire face sont annuellement portées au budget».

Une largesse dont bénéficient également les laïques […] et les bouddhistes en tant que «philosophie non confessionnelle». […]

La Vie

Inde : une note de resto fait couler le sang

Un différend lié à une note de restaurant impayée dans une ville de l’ouest de l’Inde s’est transformé en émeute entre hindous et musulmans, faisant quatre morts et 175 blessés, a annoncé lundi la police.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la dispute au sujet de la note entre le propriétaire d’un restaurant et le client s’est transformée en violence religieuse à Dhule, ville située dans l’Etat du Maharashtra

Les vitres de magasins ont été brisées, des motos ont été brûlées et des débris de verre gisaient dans les rues.

« Le propriétaire du restaurant était d’une communauté et le client de l’autre. Le client est parti et a rassemblé 50 membres de sa communauté et attaqué le propriétaire du restaurant, dont des membres de sa communauté se sont aussi rassemblés et ont commencé à commettre des violences », a expliqué un officier de police. [...]

7sur7.be

Musulmane malgré moi

Pakistan : Des centaines d’hindous pakistanais tentent de gagner l’Inde pour échapper aux persécutions religieuses. La journaliste Faiza Mirza raconte comment, adolescente, elle fut kidnappée et convertie de force à l’islam. (…)

(…) Puis arriva ce moment où mon ravisseur menaça de s’en prendre à ma famille. Je finis alors par céder. On organisa une petite cérémonie au cours de laquelle je fus forcée d’adopter l’islam et mariée à un musulman.

Après la cérémonie, on m’escorta jusqu’à un tribunal où un juge musulman enregistra ma conversion et mon mariage devant la loi.La nouvelle s’en répandit comme une traînée de poudre. Je redoutai le moment où j’allai retrouver mes parents. Lorsque ma mère a levé les yeux sur moi, j’aurais voulu être morte. Je voulais lui dire que je l’aimais et que je m’étais convertie pour sa sécurité. Je voulais dire à mon père de protéger mes sœurs. Je voulais dire à mon frère de quitter le pays.

Je voulais dire beaucoup plus de choses mais, à les voir souffrir en silence, j’ai pensé simplement : si seulement je n’étais pas une fille, si seulement je n’étais pas née au Pakistan, si seulement j’avais le droit d’être moi-même et de pratiquer ma foi sans être poussée vers une religion que je ne comprends pas. Mon histoire est unique, mais c’est aussi celle de bien d’autres : Rachna Kumari, Rinkle Kumari, Manisha Kumari [respectivement âgées de 16, 17 et 14 ans, victimes de conversions forcées en 2012] et toutes ces jeunes filles hindoues contraintes de se convertir à l’islam au Pakistan.J’incarne les angoisses de leurs familles et leur calvaire quotidien.

J’incarne le supplice de ces filles qui meurent à petit feu, victimes de l’injustice. J’incarne la douleur d’une minorité forcée de vivre dans une société intolérante.

Courrier International

Leicester (G.B.), «laboratoire» du multiculturalisme

La ville de Leicester serait le véritable «laboratoire» de l’instauration d’une société multiculturelle, multiethnique et multiconfessionnelle en Europe. Décrite comme un «îlot d’intégration et de tolérance » par le journal suisse Le Temps, l’équilibre est cependant fragile entre communautés. Alors que la population blanche passera bientôt sous la barre des 50%, l’expérience de Leicester est présentée comme « le modèle le plus abouti d’intégration dans le respect de la diversité culturelle».

C’est par le train qu’il faut découvrir Leicester et ses 320 000 habitants. (…) Derrière la gare s’élève la grande mosquée et ses minarets. Leicester, dans un étonnant condensé religieux, compte 36 mosquées, des dizaines de temples hindous et sikhs, de nombreux lieux de culte bouddhistes, jaïns, baha’i ou juifs qui côtoient les Eglises anglicanes, protestantes et catho­liques.

Leicester est aujourd’hui le laboratoire d’une révolution, celle du communautarisme assumé. Dans une rue on est en Inde, dans l’autre en Afrique. Il y a les quartiers où le port du niqab est très présent, d’autres où il n’y a que des Blancs, mais partout la restauration indienne fait figure de cuisine locale.

Ici, il y a des femmes policières voilées, des policiers enturbannés (sikhs), des quartiers musulmans dans les cimetières où les morts sont enterrés dans les 24 heures selon les exigences de l’islam, une école religieuse musulmane, et l’ensemble de la vie de la cité est rythmée par les festivals des diverses religions qui s’enchaînent au fil des mois. L’immigration est telle que Leicester se vante de bientôt être la première ville britannique – sans doute européenne – dont la population blanche passera sous la barre des 50% sans que personne, apparemment, n’y trouve à redire.

Suite (Merci à Le Hutin)