« Assistance mortelle » : l’humanitaire en procès en Haïti (vidéo)

Le 12 janvier 2010, un tremblement de terre sans précédent frappe Haïti. Une enquête édifiante sur les coulisses et les méandres de l’aide internationale. « La question essentielle sur la répartition rationnelle de l’aide n’est jamais posée. Et ne peut être posée, semble-t-il ».

Haïti : les « arabes », nouvelle élite à la peau claire ?

En Haïti, le racisme se pratique dans tous les sens du derme. Les peaux claires y trouvent leur compte, et les peaux foncées sont racistes envers les noirs. Et tout le monde trouve ça normal

Comportement stigmatisant, propos offensants relatifs à la couleur de la peau…

C’est le propre du quotidien du Haïtien qui vit à Cité-Soleil, le plus grand bidonville du pays…

C’est aussi le quotidien de l’ancien Syrien, Libanais, Palestinien… devenu «Haïtien», qui habite la superbe villa dans les hauteurs de Port-au-Prince.

D’un côté, comme de l’autre, rien n’est fait pour conjurer ce phénomène dans la première République noire du monde.

Mais, récemment, un témoignage dénonçant les actes discriminatoires pratiqués à l’encontre des noirs dans certains magasins à Port-au-Prince a fait des vagues. (…)

D’origine africaine, la population d’Haïti est constituée de plus de 97% de noirs. Ils sont issus de la traite des Africains, ce commerce humain de la colonisation espagnole, anglaise et française.

Arrachés des côtes africaines (Bénin, Guinée, Sénégal…), les esclaves étaient déportés et exploités dans les colonies d’Amérique.

Cependant, l’élite économique de ce pays indépendant depuis 1804 est aujourd’hui composée en majorité de descendants d’anciens colons français, d’Allemands et de migrants arabes venant du Liban, de la Syrie, et plus surprenant, des territoires palestiniens: ce peuple opprimé occupe en Haïti une place dominante.

Les Arabes, blancs parce que riches

Les Arabes sont arrivés en Haïti à partir de 1890. Ces derniers sont aujourd’hui majoritaires par rapport aux Européens.

Ils se sont installés, à leur débarquement, au bord de mer de Port-au-Prince, principal centre commercial de la capitale haïtienne.

Réputés comme étant de bons marchands, les «arabes» ont fait fortune dans le commerce.

Tous ces migrants que la population locale appelait «Syriens» sont devenus, au fil des ans, les principaux importateurs du pays et se sont constitués en élites économiques. (…)

Entre temps, la tendance a changé. Les anciens stigmatisés (Arabes) se sont intégrés (acquisition de la langue française), sont devenus riches et proches du pouvoir politique. Les nouveaux «blancs», ce sont eux.

Les noms de famille Boulos, Acra, Handal, Kawli, Madsen, Berhman, Apaid, Jaar, Frisch… sont aujourd’hui synonymes de richesse, de prestige… Ces familles et plusieurs autres (3% de la population) détiennent aujourd’hui plus de 80% des richesses d’Haïti.

Cette classe possédante représente les nouveaux modèles de réussite de la grande population noire.

Entre l’ascension des Arabes et le départ de Jean-Claude Duvalier, la majorité de la population a connu une paupérisation accélérée et a perdu son identité, rejetant tout ce qui vient de ses origines.

Le mépris a changé de camp. Les nouveaux stigmatisés aujourd’hui sont les gens à la peau foncée. Ils sont ceux qu’on regarde de travers —quoique clients— dans certains magasins et supermarchés de la commune de Pétion-Ville, où se sont retranchés les grands commerçants après le délabrement et l’abandon du centre commercial de Port-au-Prince. (…)

Slate Afrique

Haïti : moi, noire et objet de racisme

Une journaliste africaine-américaine décrit la discrimination quotidienne qu’elle subit, notamment dans les magasins de sa ville. Pourtant, presque 98 % des habitants de ce pays sont Noirs !

Ce n’est pas une nouvelle : à Haïti, le noir est soit sale, soit diabolique. Il est assimilé, dans un contexte socio-économique comme le nôtre, à « ces gens-là », ceux qui sont pauvres et analphabètes.

Pour prendre leurs distances avec le noir de leur peau, des jeunes gens subissant la pression sociale n’hésitent pas à utiliser des produits pour se blanchir et paraître plus beaux, au détriment de leur santé.

Près de 98 % des habitants de ce pays sont pourtant… NOIRS ! Et, parmi eux, MOI ! Je suis une Négresse et je n’ai pas de raisons particulières de m’en mortifier – surtout, je ne peux rien y changer.

Raison de plus pour ne pas porter l’opprobre de ma couleur. C’est aux racistes de mon propre pays de rougir.

La discrimination contre une personne africaine-américaine, dont je fais les frais quand je visite un magasin de la rue Louverture ou que je vais au supermarché de la rue Ogé à Pétion-ville, annonce-t-elle l’établissement – dans un proche avenir – d’un ordre nouveau ? Y a-t-il quelque chose que les Noirs de ce pays doivent craindre ?

Car subir le racisme à l’étranger, c’est une chose – tout aussi inacceptable, mais compréhensible. Mais le subir chez soi en est une autre.

C’est d’autant plus avilissant pour ceux qui sont derrière une telle violation qu’ils ont oublié qu’eux aussi sont « ces gens-là » ailleurs qu’à Haïti ou en Afrique. Alors, pourquoi reproduire des comportements qui les humilient et les réduisent, en dehors de toute rationalité, au rang de parias, dans un pays qui les a accueillis, qui leur a donné une patrie et qui a fait leur fortune et leur bonheur ? (…)

Courrier International

Plus de 2 000 jilbabs pour l’opération « Mon Jilbab pour le Congo » (+vidéo)

2 000. C’est le nombre de Jilbâbs et de voiles pour femme récoltés pour l’opération « Mon Jilbab pour le Congo » qui s’est terminé le 10 février dernier. Une initiative lancée par l’association caritative Al Bounyâne qui participe à la bonne compréhension de l’Islam par le biais de projets nationaux et internationaux.

http://img29.imageshack.us/img29/5286/bounyane4.jpg

L’association récoltait des jilbâbs et voile, neuf ou usagé, pour l’envoyer aux femmes musulmanes du Congo (ex-Zaire).

Plusieurs mosquées d’Île-de-France ont participés en faisant office de bureaux de collecte, ce qui a fortement contribué à la bonne performance de cette opération.

« Beaucoup d’entre elles sont converties, beaucoup d’entre elles sont démunies, mais toutes ont une soif débordante d’adorer Allâh et de se voiler dignement et décemment » annoncait l’association lors du lancement de la campagne. Ajoutant que « cela pouvais permettre aux sœurs du Congo de réaliser leur souhait, celui de porter un vrai jilbâb, tout simplement. ».

http://www.dailymotion.com/video/xjjn1u

Mooslym.com

France 2 / Histoire : « Toussaint Louverture », entre réalité historique et propagande (MàJ)

Addendum du 22/02/2012

Le téléfilm, réalisée par Philippe Niang et interprétée par Jimmy Jean-Louis, a reçu lundi 20 février les trois prix les plus prestigieux du festival de Panamerican Pan african Film Los Angeles.

S’il a été reproché à Philippe Niang d’avoir modifié l’histoire pour que les Blancs apparaissent sous leur plus mauvais jour, il n’en demeure pas moins que le jury de Los Angeles a été impressionné par les qualités cinématographiques de cette fiction

TV Mag

Addendum du 16/02/2012

France 2 15/02/2012 Extrait du débat qui suivait la fiction

Benoît Duquesne anime un débat avec Lilian Thuram, Sonia Rolland, , Jimmy Jean-Louis, François Verges; curieusement l’historien ne s’autorisera aucune critique sur les approximations historiques de la fiction qui l’avaient tant choquées …

Benoit Duquesne se fait confirmer par l’historien Marcel Dorigny la répartition occident/orient des chiffres de la traite négrière

-(…) je crois que c’est 45 millions d’êtres humains qui vont être, comme ça, déportés; j’ai fait un compte en mélangeant l’esclavage occidental, l’esclavage oriental enfin et cætera… parce que les arabes aussi …
-L’esclavage dont nous parlons ici, c’est à dire l’esclavage colonial : 15 millions


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Haïti-Violence : Une augmentation de 32% fin 2011, selon Jilap

Alerte sur les corps sans vie de bébés sur la voie publique et l’enrôlement d’enfants dans des gangs

« Les pratiques et les discours politiques dans le pays sont souvent émaillés de violence. Les déclarations des politiciens entraînent des conséquences négatives sur le fonctionnement de la société », relève Jilap.

Deux cent trois (203) personnes ont été victimes de violence armée sur 274 recensées, indique le dernier rapport sur la violence dans la zone métropolitaine de la capitale, élaboré par la commission épiscopale nationale de l’église catholique romaine justice et paix (Jilap en créole) et transmis à l’agence en ligne AlterPresse.

Le banditisme a connu une hausse, le nombre de victimes recensées ayant augmenté de 32%, suivant les données du rapport qui prend en compte les trois derniers mois (octobre, novembre et décembre) de l’année 2011.

Quatre-vingt-douze (92) victimes n’ont pas pu être identifiées, alors que les procès-verbaux des juges de paix accusent plusieurs faiblesses, notamment des omissions sur le lieu du fait, ajoute Jilap. (…)

« Les braquages ont lieu quotidiennement ; les victimes sont légion. La population est inquiète en se rendant dans une banque commerciale, pour aller acheter ou se rendre à ses activités. Les voleurs sont postés un peu partout, pour contrôler le va-et-vient des gens »

La quantité de cas de justice populaire ou d’exécutions sommaires s’est stabilisée par rapport à la précédente période (22 cas).

La commission épiscopale Jilap constate aussi des faits alarmants, comme l’apparition de corps sans vie de bébés sur la voie publique – 4 cas signalés – et l’enrôlement d’enfants dans des gangs.

« Les droits économiques et sociaux n’étant pas garantis, l’État haïtien maquille le sous-développement du peuple haïtien », précise la commission de l’église catholique romaine. (…)

Alterpresse

Le Brésil ferme ses frontières aux Haïtiens

Le gouvernement brésilien a décidé d’exiger que les Haïtiens voulant entrer au Brésil aient un visa de travail afin de contenir une vague d’immigration de centaines d’Haïtiens par la frontière amazonienne du pays.

Le ministère de la Justice a annoncé mardi soir que les Haïtiens ne pourront désormais entrer qu’avec un visa de travail émis par l’ambassade du Brésil à Port-au-Prince, la capitale haïtienne. Une centaine de visas seulement seront délivrés chaque mois.

Il a indiqué par ailleurs que les 4.00 Haïtiens déjà sur le sol brésilien seraient régularisés. Ceux-ci ont fui leur île dévastée par le séisme de janvier 2010, attirés par la bonne santé économique du géant sud-américain.

La plupart sont passés par les villes amazoniennes de Brasileia (État de l’Acre) et Tabatinga (Amazonas), à la frontière avec le Pérou.

«Nous reconnaissons le problème qui existe en Haïti, mais nous ne pouvons pas accepter une situation totalement sans contrôle», a souligné le ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo.

Des 4000 Haïtiens entrés au Brésil, 1600 ont déjà vu leur situation régularisée, selon le ministre.

Celui-ci a également annoncé le renforcement de la surveillance des frontières et le gouvernement brésilien «discutera de la situation» avec les pays voisins (Pérou, Bolivie et Équateur).

«Nous devons attaquer cette route illégale d’immigration et l’action des coyotes» (passeurs), a souligné le ministre Cardozo. (…)

Cyberpresse

Flou sur l’adoption d’enfants haïtiens en France

Les parents des petits rescapés du séisme, sans statut légal, sont en colère. Certains enfants ont été abandonnés par leur nouvelle famille.

Les parents qui ont adopté les quelque 1 000 enfants haïtiens au lendemain du séisme survenu sur l’île en janvier 2010 sont en colère. Regroupés dans un collectif de 300 familles, ils manifesteront demain devant le ministère des Affaires étrangères pour essayer, à la veille de la Journée internationale des droits de l’enfant, de faire entendre leur voix.

Hebergeur d'image
Ces enfants, tous sur le territoire français aujourd’hui, ont été adoptés légalement et disposent de jugements en droit haïtien à faire transcrire en droit français par nos tribunaux, comme le veut la loi. Ils sont scolarisés, ont une existence administrative, puisqu’ils sont pris en charge par la Sécurité sociale et les CAF, qui les «reconnaissent» officieusement. Pourtant, ils n’ont toujours pas de statut légal. Pas de papiers, pas de filiation établie avec leurs parents adoptants, pas de nom de famille. [...]

«Nous sommes scandalisés et inquiets. Après avoir vécu l’abandon et la misère, il faut encore leur infliger ce flou identitaire et cette instabilité psychologique? s’indigne Olivier Janne, président d’EEA, le collectif. C’est ça, l’intérêt supérieur de l’enfant? Nous combattrons donc pour l’intégration pleine et entière de nos enfants, pour leur sécurité juridique et la reconnaissance de leurs droits. » [...]

Malade, difficile à s’insérer, parfois violent, l’enfant rêvé et l’enfant réel ne se rejoignent pas toujours. »

Trop de complexités, trop de précaution, jugent de nombreuses associations. Pourtant, la prudence est de mise : plusieurs enfants haïtiens ont été de nouveau abandonnés après leur arrivée en France, confiés à la Ddass par leurs parents adoptants. «Malade, difficile à s’insérer, parfois violent, l’enfant rêvé et l’enfant réel ne se rejoignent pas toujours, explique Hélène, pédopsychiatre, qui a reçu certains de ces cas. L’adoption est vraiment une greffe qui prend ou ne prend pas. » Encore moins quand elle répond à une logique humanitaire, comme le développe dans ses ouvrages le psychiatre Pierre Lévy-Soussan. «L’adoption internationale n’est pas une solution d’urgence, écrit-il. Il s’agit de construire une famille, pas de sauver des enfants.» [...]

Tabou par excellence : 80 petits adoptés seraient abandonnés chaque année en France, soit 2% du total des adoptions. Une statistique nettement sous-estimée, selon les spécialistes qui parlent, eux, d’un cas sur dix. »

Le Figaro

New York : Une haïtienne révoltée (vidéo)

Une mère de famille haïtienne se rend au magasin Radio Shack (chaîne de magasins d’appareils électro-ménagers aux États-Unis) situé à Brooklyn pour y affronter la direction.

En effet, sa fille ayant été licenciée pour vol, la mère menace de faire sauter le magasin…

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Bossip

(Merci à kentinbrooklynny)

Philippe Lavil fustige la campagne « anti-béké » (RMC)

Dans les GG de RMC, le chanteur Philippe Lavil se dit opposé à l’adoption d’enfants haïtiens et s’indigne des caricatures dont sont victimes les « békés » aux Antilles.

On voudrait que ces enfants se développent sur leurs terres et puissent être utile à leur pays. »

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