Sarah Ichou, jeune contributrice du Bondy Blog, se rappelle du collège où les élèves d’origine non maghrébine ponctuaient leurs phrases d’expression arabe. «C’était bon enfant, c’était avant Florent Pagny… »
« L’arabe, c’est la langue du futur pour le métier de journaliste, vous verrez dans quelques années… » (Michel Moutot, journaliste à l’AFP)
La belle époque ! Je me rappelle que beaucoup de mes amis parlaient l’arabe. Enfin, des bribes d’arabe. Et pas l’arabe littéraire, mais celui qu’on pourrait qualifier «de rue». Ces camarades-là n’avaient pourtant pas d’origines maghrébines. Je repense à Sugernan, Luis, Killian, Laurie et Sephora.
Quelques mots par-ci par-là, parce qu’ils n’étaient pas prêts à faire de longs discours. Dans une discussion il était normal d’entendre un « hmar » (âne en arabe), «wallah» (je te jure) et «bsartek» (félicitations ou bravo)… Des expressions courantes, si je puis dire. Qui, dans le monde adulte, n’a pas déjà entendu à la machine à café Jean-Pierre ou Mariama dire : «Ça te dit un petit cahroi (café)» ou «choukran (merci)» ou encore, «nous irons à Marseille pour les prochaines vacances, inchallah (si Dieu le veut).» (…)

L’analyse de Gérard Pince se divise en deux volets. Dans un premier temps, il estime le nombre de Français de souche en 2008. En se basant sur le nombre de Français en 1946 (40 millions), l’accroissement naturel de la population (hors immigration) pendant le baby-boom de 1946 à 1974 (9 millions), et l’accroissement naturel (plus faible) de la population de 1975 à 2008 (4 millions), il arrive à un total de 