Le «rebeu», langue de l’école et du futur ?

Sarah Ichou, jeune contributrice du Bondy Blog, se rappelle du collège où les élèves d’origine non maghrébine ponctuaient leurs phrases d’expression arabe. «C’était bon enfant, c’était avant Florent Pagny… »

« L’arabe, c’est la langue du futur pour le métier de journaliste, vous verrez dans quelques années…  » (Michel Moutot, journaliste à l’AFP)

La belle époque ! Je me rappelle que beaucoup de mes amis parlaient l’arabe. Enfin, des bribes d’arabe. Et pas l’arabe littéraire, mais celui qu’on pourrait qualifier «de rue». Ces camarades-là n’avaient pourtant pas d’origines maghrébines. Je repense à Sugernan, Luis, Killian, Laurie et Sephora.

Quelques mots par-ci par-là, parce qu’ils n’étaient pas prêts à faire de longs discours. Dans une discussion il était normal d’entendre un « hmar » (âne en arabe), «wallah» (je te jure) et «bsartek» (félicitations ou bravo)… Des expressions courantes, si je puis dire. Qui, dans le monde adulte, n’a pas déjà entendu à la machine à café Jean-Pierre ou Mariama dire : «Ça te dit un petit cahroi (café)» ou «choukran (merci)» ou encore, «nous irons à Marseille pour les prochaines vacances, inchallah (si Dieu le veut).» (…)

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Il n’y a pas qu’en Grèce que ça grince

Depuis huit semaines, la crise de l’État grec domine la discussion publique avec l’ar­rière-pensée que celle-ci risque d’entraîner une crise de l’euro. Les deux sont exagérés.

Le produit social brut de la Grèce n’est pas plus élevé que celui du Land de Basse-Saxe, elle est donc marginale pour l’espace euro. Et la Grèce ne mettra en danger l’euro que si les eurocrates ne laissent pas la Grèce s’assainir elle-même et se précipitent au secours de la Grèce en toute hâte et avec trop de zèle. Dans ce cas, la Grèce deviendrait un modèle pour d’autres pays faibles, tels l’Espagne, le Portugal, la Lettonie, l’Italie et la France et constituerait en fait un danger substantiel pour l’euro.

Ce n’est pas par hasard que les USA crient que la Grèce représente une menace pour l’euro. Cela pourrait être une manœuvre de diversion pour que les investisseurs de fonds du monde entier cessent de fuir le dollar, qui est en déclin, pour aller vers l’euro parce que celui-ci leur semble plus stable.

Le cas de la Grèce représente quand même un tournant pour l’Europe : l’excès d’argent qui est parti des États-Unis par le raz-de-marée financier de la FED et l’augmentation de placements toxiques, auraient dû entraîner l’effondrement des banques fautives, mais l’agent principal Paulson, ancien directeur de banque et ministre des finances américain, a provoqué la crise des fi­nances d’État en injectant aux banques la plus grande somme de tous les temps.

Tout ceci est dissimulé et caché actuellement, rien que parce que la FED submerge le marché d’argent bon marché à 1% et maintient ainsi la liquidité des banques et des États risquant la faillite.

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Les Français de souche minoritaires dès 2060 ?

Selon les calculs de l’économiste Gérard Pince, les Français de souche deviendront minoritaires dans leur propre pays en 2060 au plus tard.

L’analyse de Gérard Pince se divise en deux volets. Dans un premier temps, il estime le nombre de Français de souche en 2008. En se basant sur le nombre de Français en 1946 (40 millions), l’accroissement naturel de la population (hors immigration) pendant le baby-boom de 1946 à 1974 (9 millions), et l’accroissement naturel (plus faible) de la population de 1975 à 2008 (4 millions), il arrive à un total de 53 millions de Français de souche en 2008.

L’INSEE ayant recensé 62 millions d’habitants en 2008, par soustraction, 9 millions d’immigrés seraient présents sur notre territoire. Azouz Begag, en tant que ministre du gouvernement Villepin, avait lui révélé au Figaro que la population issue de l’immigration représentait plus de 15 millions de personnes en France en 2007.

Dans un deuxième temps, Lire la suite

Le futur de la discrimination positive

Le 17 décembre 2008, lors de son discours à l’Ecole Polytechnique, le président Sarkozy annonçait de nouvelles mesures de « discrimination positive » et lançait cet avertissement : « Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. »

Quelles sont ces méthodes plus contraignantes ? Le professeur Steven Farron les détaille dans sa monographie consacrée à la discrimination positive : Prejudice is free, but discrimination has costs.

La discrimination positive telle que l’envisage Nicolas Sarkozy est conforme à la définition qu’en donne le professeur Steven Farron : « une discrimination imposée par le gouvernement pour résoudre le problème du taux de réussite supérieur d’un groupe racial ou ethnique. »

Steven Farron passe en revue les mesures phares adoptées dans les pays où la discrimination positive est appliquée (États-Unis, Afrique du Sud, Malaisie, etc). En voici un échantillon représentatif :

Éducation

  1. quotas ethniques pour l’obtention des bourses d’étude,
  2. quotas ethniques aux examens d’admission à l’université,
  3. à l’université, les étudiants appartenant au groupe ethnique favorisé sont notés selon un barème spécial, plus indulgent,
  4. les étudiants du groupe ethnique politiquement favorisé ont droit à des dortoirs séparés Lire la suite