Les salafistes en France, un problème «social, pas religieux»

Samedi, environ 200 manifestants se sont réunis aux abords de l’ambassade américaine, dans le VIIIe arrondissement de Paris. Rue 89 a interrogé plusieurs spécialistes de l’islam dont Olivier Bobineau, sociologue des religions.

La violence ne vient pas de l’islam, cela vient des problèmes politiques, économiques et sociaux de la banlieue et des quartiers.

Pour Olivier Bobineau, sociologue des religions et spécialiste de l’islam, les salafistes sont «en souffrance» : «Ils ont généralement un parcours de vie difficile, ils sont déclassés socialement, en situation d’instabilité affective et vivent dans des lieux où il y a de la violence, des problèmes de transport, de logement, du chômage.» […]

Il estima que le problème posé par les salafistes est « social, pas religieux » : «Il faut des médiateurs, qui connaissent l’islam, le droit, la laïcité, la réalité et la condition de ces territoires. Il faut substituer à l’approche religieuse l’approche politique, sociale.» […]

Rue 89

Embauches : « On a beaucoup de progrès à faire sur la lutte contre les discriminations raciales et au faciès » (A. Lemaire/RMC)

La députée socialiste Axelle Lemaire s’exprime sur les discriminations au micro des GG de RMC.

«Jeunes de France, battez-vous !»

François-Xavier Bellamy 26 ans. Normalien, agrégé de philosophie, enseignant en zone urbaine sensible, puis en classes préparatoires littéraires. Maire adjoint (sans étiquette) de Versailles, délégué à la jeunesse et à l’enseignement supérieur

Cet effort-là, la langue, l’histoire, la culture que nous avons reçues, le modèle social qui nous a vus naître, grandir, apprendre, tout cela, nous en sommes débiteurs. De tout cela, nous voilà donc responsables.

C’est la rentrée ; en cette période où des millions de jeunes retrouvent le chemin des cours, l’actualité semble accumuler sur leur avenir des nuages plus noirs que jamais. C’est le moment qu’ont choisi trois auteurs pour signer, dans ces pages, une tribune de FÉLIX MARQUARDT, MOKLESS et MOULOUD ACHOUR au titre encourageant : «Jeunes de France, votre salut est ailleurs : barrez-vous !» (Libération du 4 septembre).

Ce texte est un passionnant mélange de toutes les pulsions qui habitent l’inconscient collectif de notre génération. […]

La même passivité inspire un discours victimaire, qui nous présente comme des «ânes sans oreilles», maltraités par une gérontocratie qui nous abuse. Je ne nous pensais pas si bêtes ! Cette lamentation puérile converge avec un individualisme absolu, qui ne se reconnaît aucun héritage et aucun devoir, puisque nous sommes «du monde tout entier». […]

Certes, rien n’est parfait dans notre pays. Mais enfin, arrêtons avec cette malhonnête ingratitude. Qu’avons-nous que nous n’ayons reçu, de nos familles, de nos amitiés, de ces solidarités locales et nationales, de cet effort collectif qui s’appelle un pays ? Qui s’appelle pour nous la France ? […]

Responsables, nous le sommes dès maintenant. L’heure n’est plus à l’insouciance, mais à l’exigence. Quelle que soit notre voie, nous ne pourrons nous contenter de l’à-peu-près. Sans doute sera-ce le lot de notre génération, après quelques décennies de facilité. Mais soyons assurés que, des batailles qui nous attendent – celle de la justice, de l’emploi, de l’école -, aucune ne sera jamais perdue avant que nous ne l’ayons livrée. Seul le mercenaire s’enfuit à l’heure du danger : le résistant sait que rien n’est joué d’avance. […]

Libération

La France existe-t-elle encore ?

Amaury Watremez, contributeur sur le site Agoravox, souligne les points communs entre libéraux et libertaires qui ont finalement une vision asse proche de l’avenir de la France.

Quelle importance pour les libéraux tant que les affaires continuent ? Quelle importance pour les libertaires tant qu’ils peuvent « jouir sans entraves » ?

En 2012, l’idée même qu’un pays nommé la France ait pu exister un jour est remis en question à la fois par les libéraux et les libertaires, les uns parlent de «nominalisme», parler de France c’est désigner une entité qui n’aurait jamais existé selon eux autre part que dans les fantasmes des nationalistes et souverainistes (ils reprennent étonnamment une vieille idée médiévale), et nostalgiques de l’Ancien Régime, de l’autre, d’aucuns évoquent l’idée «trop réductrice» selon eux de la nation dans notre pays (ainsi à ce lien ce sémillant représentant des «Indignés» qui pense qu’il faut dépasser cette idée). […]

Quant aux libertaires par un autre curieux paradoxe, s’ils combattent ce qu’ils estiment être de la xénophobie, ayant abandonné depuis longtemps les symboles de la nation aux extrêmes, car cela sous-entendrait un retour aux « z-heures les plus sombres de notre Histoire » (TM°), il soutiennent par contre activement les revendications ethniques, nationalistes, religieuses, y compris les plus absurdes, sous prétexte de «diversité» et «multiculturalisme» (TM°) d’à peu près tous les autres peuples à commencer par ceux « issus de la diversité» (TM°). […]

L’Art de vivre à la française est considéré comme une survivance passéiste, qui en plus n’est même pas hygiéniquement correcte : le corps est un «capital», la convivialité des tablées en France un «truc» franchouillard, sans parler de l’art de la séduction assimilé de suite au harcèlement sexuel (Nota Bene : dont je ne nie pas l’existence par ailleurs).

Être français, ce n’est pas seulement avoir des papiers français en poche et songer que l’on peut continuer à vivre selon ses propres règles sans se soucier des règles communes, invoquer sa culture qui peut être régionale. Libéraux et libertaires adorent le régionalisme, pour des motifs a priori inverses mais qui finalement ont les mêmes conséquences, chacun replié sur sa communauté, totalement étanche aux autres. […]

Agoravox

Didier Raoult : Le Français de souche n’existe pas

Didier Raoult tord scientifiquement le cou au mythe du « vrai Français » dans un pays où le métissage est généralisé.

Par le professeur Didier Raoult

Les créations de mots et de concepts peuvent servir à déguiser des termes dont l’usage est interdit par la loi ou par l’évolution des moeurs. [...] Il est d’abord bien difficile de définir géographiquement ce qu’est la France. En effet, ses frontières n’ont cessé de changer au cours des siècles. Marseille pendant longtemps n’a pas été française, le comté de Nice et la Savoie n’ont rejoint la France qu’il y a peu de temps, et l’Algérie a été un département français de 1830 à 1962. L’Alsace et la Lorraine étaient allemandes pour une partie du XIXe siècle et du XXe siècle. Les habitants de Saint-Louis au Sénégal eurent un statut de citoyens français dès la Révolution française, et cette citoyenneté s’étendait à quatre communes du Sénégal en 1916 ! Qu’en est-il des Français des Comores ? Ceux de Mayotte restés attachés à la France sont français, pas ceux des autres îles devenues indépendantes.

Ainsi, la France est une variable géographiquement instable, un mythe.

Concernant la génétique, les choses sont beaucoup plus complexes. Ainsi comment différencier la part de la population française vivant en Europe qui est issue des vagues d’envahisseurs celtes, germains, romains, huns, arabes (lors des grandes invasions du Moyen Âge,) Normands ou de tous les peuples méditerranéens dans le sud de la France, et la part née des migrations économiques des autres pays d’Europe, d’Afrique et d’Asie ? [...]

Le Point

(Merci à Makhnov)

La Suisse ne coopère plus avec le fisc français

La Suisse a décidé de bloquer toutes les procédures lancées par le fisc français. Les relations entre les deux pays n’ont jamais été aussi tendues.

En premier lieu, la Suisse n’apprécie guère que Paris remette en cause la convention franco-suisse du 31 décembre 1953 concernant l’imposition des successions des citoyens français habitant dans la Confédération. Actuellement, les descendants d’un Français établi dans le canton de Vaud déboursent moins de 3,5 %. Bercy souhaite que les héritiers domiciliés en France d’un exilé fiscal soient dorénavant taxés dans l’Hexagone. Une mesure qui rendrait les forfaits fiscaux helvétiques nettement moins intéressants. « L’abandon de cet accord serait un désastre pour Genève » prévient Christian Lüscher, le vice-président du Parti libéral-radical.

Toutefois, cette affaire de successions ne sera qu’une entrée en matière. De son côté, Paris reproche à Berne de bloquer toute coopération en matière d’évasion fiscale. Malgré un traité fiscal entre les deux pays, signé en 1966 et enrichi d’un avenant en 2009, permettant la levée du secret bancaire, la Suisse contourne presque systématiquement toutes les procédures lancées par le fisc tricolore. (…)

Le Point

Espagne : Trois membres présumés d’Al-Qaida ont été arrêtés en possession d’explosifs

Trois membres présumés d’Al-Qaida ont été arrêtés dans le sud de l’Espagne en possession d’explosifs, rapportent ce jeudi les médias locaux, citant des sources policières. D’après le journal El Pais, les deux Tchétchènes ont été arrêtés sur une aire de repos, alors qu’ils voyageaient dans un autocar en direction de la France. Le Turc, marié à une Espagnole, a quant à lui été appréhendé dans son appartement de Cadiz.

Toujours selon El Pais, les trois hommes avaient reçu une formation militaire dans des camps au Pakistan et en Afghanistan, et s’entraînaient notamment au parapente à moteur. Les terroristes présumés seraient liés à une cellule d’Al-Qaida impliquée dans les attentats de Bombay en 2008, dans lesquels 170 personnes avaient trouvé la mort.

Le ministère de l’Intérieur espagnol a prévu de tenir une conférence de presse.

L’Espagne a été frappée le 11 mars 2004 par un attentat revendiqué par Al-Qaida. 191 morts personnes avaient trouvé la mort dans l’explosion de bombes dans des trains de banlieue de Madrid.

20 minutes (Merci à Un connu )

Rachida Dati : l’eurodéputée défend toujours l’Union pour la Méditerranée

L’eurodéputée et ancienne ministre française de la Justice, Rachida Dati, s’est dite « très confiante » en l’avenir du Maroc, devenu « une référence » pour le monde arabe, à la faveur des réformes « audacieuses » entreprises par le Roi Mohammed VI.

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« Je suis très confiante en l’avenir du Maroc » qui est « devenu une référence, un exemple à suivre pour l’ensemble des pays du monde arabe. Il faut rendre hommage au Roi qui a su anticiper les aspirations du peuple marocain en réformant la Constitution, offrant ainsi un cadre rénové notamment pour le fonctionnement des institutions », a-t-elle affirmé dans un entretien à la MAP. (…)

L’eurodéputée défend toujours l’Union pour la Méditerranée, un projet qui n’était pas enterré . Au contraire les mutations dans le monde arabe l’ont légitimée ! Et je sais le rôle que joue le Maroc pour la revivifier.

L’investissement important du Maroc par exemple dans le Plan solaire méditerranéen, projet-phare de l’UPM en est le témoin , a-t-elle relevé.

Elle a également estimé que la relance de l’Union du Maghreb arabe, voulue par SM, est une action « déterminante et courageuse pour notre développement commun, bien au-delà du Maghreb ».

Mme Dati a, par ailleurs, relevé l’importance des relations maroco-européennes, à la faveur du statut avancé octroyé au Royaume en 2008, soulignant qu’elle était « très active » au niveau du Parlement européen pour « promouvoir un approfondissement de ces relations et une juste vision du Royaume et des défis auxquels il est aujourd’hui confronté ».

« J’ai déploré que certains se soient servis d’arguments politiciens pour ne pas dire déloyaux pour faire tomber un accord de pêche en décembre dernier qui profitait d’abord aux Européens avant de profiter au Maroc !

C’était une faute politique », rappelle l’eurodéputée.

« Je pense que beaucoup s’en sont rendu compte au moment de se prononcer sur l’accord de libéralisation des échanges dans le domaine agricole quelques mois plus tard. J’ai été très mobilisée sur cet accord et il a été approuvé à une large majorité », a-t-elle ajouté.

Au fait Maroc