Le Commissariat général à la stratégie et à la prospective formule une série de propositions volontaristes pour favoriser l’égalité des sexes

Pousser les hommes à s’investir auprès des enfants pour lutter contre les stéréotypes filles – garçons, et en particulier les pères, via une préparation à la naissance, est l’une des pistes d’un rapport remis mercredi 15 janvier à Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes.

Le rapport « Lutter contre les stéréotypes filles – garçons, un enjeu d’égalité et de mixité dès l’enfance » du Commissariat général à la stratégie et à la prospective adresse 30 propositions liées à l’éducation, la santé, les pratiques culturelles et sportives ou encore l’orientation scolaire.

Les auteurs constatent que « filles et garçons ne font pas les mêmes choix de filières d’études, n’ont pas le même rapport au corps et s’engagent diversement dans les activités scolaires, sportives ou culturelles ».

Ils soulignent aussi que « l’assignation des femmes et des hommes à des fonctions sociales clivées conditionne encore largement leurs destins sociaux divergents ».

Or, avec 99% de femmes chez les salariés des établissements d’accueil des jeunes enfants et 7% d’hommes parmi les instituteurs, selon le rapport, les petits « sont très majoritairement pris en charge par des femmes et font très vite le lien entre ‘pourvoyeur de soin ou d’éducation’ et ‘activités féminines’ ».

Aussi, il recommande d’agir à la racine, en créant des « dispositifs de préparation à la naissance » dans les maternités ou « d’accompagnement à la parentalité » qui fassent davantage de place aux pères et futurs pères. Les auteurs suggèrent aussi un « plan national d’action pour la montée en mixité des métiers de la petite enfance ».

En outre, le rapport préconise de favoriser la conciliation entre vie familiale et professionnelle pour les pères et de modifier le système d’orientation scolaire pour encourager les jeunes à envisager « un parcours atypique au regard de leur sexe ».

En introduction du document, le commissaire général à la stratégie et à la prospective Jean Pisani-Ferry appelle les décideurs à « réformer l’architecture des choix offerts aux individus » alors que « la recherche d’égalité bute sur les attitudes et les rôles sociaux » et que les stéréotypes « contribuent à freiner la marche vers l’égalité ».

La recherche de l’égalité « nécessite de s’attaquer aux représentations collectives et à tous ces stéréotypes qui s’installent dans la tête des enfants dès le plus jeune âge et qui font qu’ils ne se sentent pas vraiment égaux entre filles et garçons », avait déclaré dimanche Najat Vallaud-Belkacem sur France 3.

« Beaucoup des mesures préconisées dans ce rapport seront engagées dans le cadre de la stratégie nationale sur la mixité des métiers, d’autres méritent d’être soutenues pour généraliser les bonnes pratiques dans l’éducation, l’orientation scolaire, les pratiques culturelles ou sportives« , a-t-elle précisé mercredi.

Le nouvel obs

Les investisseurs internationaux très friands de dette sociale française

La Caisse d’amortissement de la dette sociale, qui est chargée d’écouler les déficits cumulés de la Sécurité sociale sur les marchés, séduit de nombreux marchés étrangers, y compris des ménages japonais.

La dette sociale s’accumule d’année en année au gré des déficits de la Sécu. Aujourd’hui, elle s’élève à 162 milliards d’euros, dont 133 milliards sont détenus par un organisme aussi important que méconnu: la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades). Cette dernière se voit confier les déficits de la Sécurité sociale, à hauteur de 10 milliards d’euros par an environ.

Qu’en fait-elle? Elle place la dette sociale sur les marchés internationaux sous forme d’emprunts à moyen et court terme. Cette année, elle prévoit d’emprunter entre 15 et 18 milliards d’euros à moyen et long terme, a-t-elle annoncé mardi. L’organisme rembourse ensuite les investisseurs au moyen des recettes de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) et d’une fraction de la CSG (contribution sociale généralisée) qui lui sont allouées, soit 16 milliards d’euros en 2013. La durée moyenne des prêts à la Cades s’est élevée, en 2013, à 7,5 ans….

La dette sociale se vend ainsi dans le monde entier (voir infographie). Les banques centrales chinoise et japonaise en comptent dans leur portefeuille. Des ménages japonais en possèdent même une (toute) petite partie. «C’est le seul pays au monde où des particuliers détiennent nos emprunts», précise son président Patrice Ract-Madoux.
Budget notation divisé par quatre

Le Figaro

Maroc: création d’un conseil économique pour renforcer la présence française

L’ambassadeur de France à Rabat Charles Fries vient de mettre en place un conseil économique destiné à renforcer la présence française au Maroc.

Composé d’une douzaine de personnes parmi lesquelles des chefs d’entreprise, ce conseil se réunit trois à quatre fois par an pour aplanir les obstacles au développement de la présence française dans le royaume chérifien, selon une information rapportée par le quotidien Le Monde….

Grâce à un coup de pouce du conseil économique, qui constitue désormais le fer de lance de la diplomatie économique française au Maroc, l’entrepreneur français Jean-Claude Bouveur, qui avait rencontré des difficultés pour lancer une usine de fabrication de grosses pièces métalliques, a pu obtenir une autorisation en moins de 24 heures.

« Les chefs d’entreprise qui veulent accéder au marché marocain savent que je suis le seul à être reçu au palais et par les ministres dès que cela est nécessaire», indique M. Fries…

Ecofin

Rachida Dati : « je suis musulmane et attachée à mon Islam ». Rappel : « Le dimanche, je vais à la messe avec ma fille ou avec des amis. »

Bladi, merci à Ranelagh

Une audience privée avec le Pape début décembre, une participation au numéro «Spécial Jésus» deValeurs actuelles, Rachida Dati est attachée à la «laïcité républicaine», mais ose afficher sa foi.

Interrogée mardi matin, sur BFMTV, à propos d’une éventuelle conversion au catholicisme, elle botte en touche. Pas question de répondre aux interrogations trop intimes, mais l’eurodéputée UMP affirme que «la foi fait partie de (sa) vie».

«Imprégnée par les racines chrétiennes de notre pays, je suis très sensible à la liturgie, aux homélies, aux chants religieux, confiait-elle au magazine Valeurs actuelles fin 2013. Les Carmélites ont contribué à ma réussite scolaire, et cette réussite a été accompagnée par les récits bibliques.». Sur BFMTV, elle parle de ses «dix-huit ans chez les Carmélites», de «Mgr Chauvet, curé de Saint-François-Xavier», qu’elle «connaî(t) très bien», et de la messe du dimanche, «un rituel qui fait partie de (son) enfance».

«La foi, ce n’est pas en fonction des circonstances»

«Comme si on découvrait que je participe à des offices religieux! s’agace la maire du très catholique VIIe arrondissement. Ce n’est pas en tant que maire, je le faisais bien avant! Le dimanche, je vais à la messe avec ma fille ou avec des amis. Je participe aussi au culte protestant, je fais honneur à ceux qui animent cet arrondissement.La foi, ce n’est pas en fonction des circonstances ; c’est un engagement.»…

Le Figaro du 08/01/14

 

Vol Rabat/Beauvais dérouté : un bagagiste dénonce un « comportement quasiment animal et barbare » des passagers

Déroutés à Nantes, les passagers d’un vol Ryanair ont refusé de descendre de l’appareil pour manifester leur mécontentement.

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Les passagers d’un avion en ont fait la désagréable expérience, ce week-end, rapporte le journal Presse-Océan. Leur vol partait de Rabat au Maroc, en fin d’après-midi samedi, pour rejoindre Beauvais, au nord de Paris.

Mais voilà. Pendant le trajet, un passager fait un malaise. Le Boeing 737 doit faire une escale, à Madrid. Il repart, au milieu de la nuit. Rien d’anormal. Sauf qu’à Beauvais, un couvre-feu, pris par un arrêté préfectoral, y interdit les mouvements d’avions après minuit, pour limiter les nuisances sonores. L’appareil ne peut plus s’y poser.

Une solution est prise dans l’urgence : l’avion est dérouté vers l’aéroport de Nantes Atlantique, où il se pose un peu après minuit. Mais si l’équipage quitte l’appareil, tranquillement, à bord, les 170 passagers, tiennent à marquer leur mécontentement devant ce changement de programme de dernière minute. Une centaine d’entre eux refuse de descendre de l’appareil. Enervés, fatigués, ils craignent surtout de devoir rallier seuls Beauvais.

Des effectifs de police et gendarmes sont mobilisés, pour empêcher d’éventuelles dégradations. Des négociations s’entament avec la compagnie Ryanair. Ambiance électrique.

Un bagagiste de l’aéroport, qui a traité ce vol, évoque l’attitude des passagers, dénonçant un « comportement quasiment animal et barbare envers l’appareil, les membres d’équipage et le personnel au sol. »…

Metro news, merci  à mescouyenski

L‘Unedic ne voit toujours pas d’inversion de la courbe du chômage en 2014

D’après les dernières prévisions du régime d’assurance chômage, le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A progressera de près de 65.000 personnes cette année. L’économie détruirait encore près de 15.000 emplois.

L’Unedic, qui est le gestionnaire de l’assurance-chômage, ne voit toujours pas l’inversion de la courbe du chômage promise par le gouvernement. Dans une note publiée ce mardi, ses experts prévoient bien une quasi-stabilisation du nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (ceux n’ayant exercé aucune activité) au dernier trimestre 2013, grâce au recours aux contrats aidés et grâce au plan de formation des chômeurs. Mais en 2014, le chômage repartira à la hausse, touchant 63.200 personnes de plus (pour les inscrits en A). Seule consolation: 2014 sera tout de même meilleure que 2013, qui avait été marquée par un premier semestre désastreux. L’an passé, le nombre de chômeurs en A aurait, au total, progressé de 168.700 personnes, d’après les évaluations de l’Unedic.

Si les prévisions de janvier sont un peu plus favorables que celles de septembre dernier (qui prévoyaient 75.600 inscrits en A en plus en 2014, après 168.800 en 2013), le diagnostic fondamental ne change pas. L’Unedic estime que le secteur privé cessera de détruire des emplois seulement à compter… du quatrième trimestre 2014. Et qu’au total, 14.400 postes seraient encore supprimés en 2014…

Le Figaro

Entretien avec Jacques Philarchein

1)RN76 ; Jacques Philarchein, bonjour. Pourriez-vous, à l’intention de nos lecteurs, vous présenter et nous résumer votre parcours intellectuel, idéologique et politique ?

Bonjour, je suis, comme beaucoup d’enseignants, issu de la gôche. Entendons-nous bien, je n’étais pas particulièrement prédisposé au gauchisme, mais le poids du gauchisme est tel dans l’enseignement que je devins gauchiste, en quelque sorte, sans m’en apercevoir. Puis, conscient que le gauchisme n’était qu’une posture, cachant un grand vide intellectuel, je suis devenu plus tard syndicaliste à FO ; le syndicalisme a l’avantage d’être plus précis, plus légitime, et de mobiliser une vraie culture juridique et sociale. Cela dit, à l’occasion de mon expérience syndicale, j’ai pu mesurer la perversité en même temps que la servitude volontaire des enseignants. Ces enseignants que je défendais bénévolement n’avaient strictement aucune reconnaissance ; les mêmes qui accusaient les syndicats d’être ripoux (même si ce n’est pas entièrement faux) passaient leur temps à me demander des renseignements techniques ou de plaider leur cause, sans prendre de carte bien entendu ! Puis je suis devenu patriote, lassé des positions immigrationnistes, sans-papiéristes et sans-frontiéristes de tous les syndicats, y compris le mien. Cela étant, mon patriotisme a considérablement changé de forme entre 2010 et aujourd’hui !

2)RN76 : Vous êtes intervenu lors des Assises contre l’Islamisation en 2010. Rapidement et clairement, pour quelle(s) raison(s) avez-vous rompu, depuis, avec Riposte Laïque ?

Oui, j’ai fait une intervention très hostile à la bobocratie, et à l’immigrationnisme d’État. Par voie de conséquence, je m’y alarmais de la poussée de l’islam en France. Après avoir travaillé pour Riposte, j’en suis parti récemment, étant proche des idées d’Alain Soral, penseur détesté par beaucoup de rédacteurs de Riposte. Vers la fin, certains de mes textes étaient systématiquement refusés, il suffisait que je parle de quenelle ou d’Alain Soral, que j’affiche une position plutôt pro-Palestiniens, ou encore que je cite Kemi Seba ou le Sheikh Imran Hosein, pour que les autres rédacteurs (pas tous, cela dit) me traitent de tous les noms sur notre liste de diffusion. J’en avais marre de faire des articles qui passaient à la corbeille. Je suis parti. Ma conférence conjointe à Nancy avec mon ancien « patron » Pierre Cassen fut mon dernier partenariat avec Riposte.

3)RN76 : Riposte Laïque est-il une incarnation d’un néo conservatisme à la française ou est-ce plutôt une réaction épidermique des français sincères face à une visibilité accrue de l’Islam, sans fond idéologique solide?

Au début, je ne savais même pas ce qu’était le néo-conservatisme. J’ai compris par la suite qu’il s’agissait d’une sorte de doctrine mondialiste américano-centrée, selon laquelle le monde se partagerait entre un axe du Bien et un axe du Mal composé de pays voyous, souvent musulmans. Un truc vachement manichéen ! Je me suis alors aperçu que les néo-conservateurs appelaient « voyous » tous ceux qui contrariaient les intérêts immédiats des USA, et plus généralement de l’oligarchie mondialiste. Les néo-conservateurs, crispé sur une exaltation de la culture « judéo-chrétienne », en réalité judéo-WASP, et volontiers islamophobes, sont les mêmes qui financent ou soutiennent des islamistes dès lors que ceux-ci servent leurs intérêts, ou ce qu’ils croient être leurs intérêts. En clair : une gigantesque arnaque idéologique, assortie de milliers de morts. L’islam, vu par les néo-conservateurs, est tantôt diabolique, tantôt super-sympa, en fonction des intérêts du moment !

En ce qui concerne Riposte, il est clair qu’il y a des rédacteurs sionistes et mêmes des néolibéraux, ils ne s’en cachent d’ailleurs pas. Il y a donc une forme de néoconservatisme latent à l’intérieur de Riposte : soutien à l’État d’Israël, et faible contestation de la géopolitique des États-Unis d’Amérique. Cela dit, Riposte soutient également Bachar el Assad et Poutine, mais déteste l’Iran. Tout cela est bien ambigu. Cela a valu à Riposte un lectorat, je le crois, assez important, composé, comme vous le dites, de Français sincères. Le problème, c’est que les Français sincères ont aussi de la sympathie pour Soral et Dieudo. Les positions viscéralement hostiles de Riposte à l’encontre de ces deux personnage vont, à mon avis, affaiblir la crédibilité de Riposte Laïque et de Résistance républicaine.

4)RN76 : A RN76, nous parlons souvent de « récupération » du milieu patriote et d’infiltration de celui-ci par des thématiques qui permettraient de lui ôter toute dimension révolutionnaire et de le ramener dans le giron de la « droite forte ». Ainsi, la critique de l’immigration massive (qui mène à la contestation du modèle économique capitaliste et mondialiste) est peu à peu évacuée au profit d’une obsession de l’Islam (permettant de mobiliser pour la défense de «l’occident »). Dans quelle mesure pensez vous (ou non) que cette récupération soit réelle et planifiée ?

Vous avez tout résumé dans cette phrase : « La critique de l’immigration massive (qui mène à la contestation du modèle économique capitaliste et mondialiste) est peu à peu évacuée au profit d’une obsession de l’Islam. » Je pense que le mondial-Système est suffisamment intelligent et pervers pour infiltrer et manipuler sa contestation ultime qui est le national-patriotisme. On parle à longueur de pages du méchant islam, et tout le reste passe à la trappe. Je me souviens d’une phrase de l’abbé de Tanoüarn : « Le pire ennemi de la France, ce n’est pas l’islam, c’est elle-même. » C’est ce que j’ai également dénoncé dans mes articles sur l’homme-masse, sur la servitude volontaire et le nihilisme occidental. Je suis le rédacteur de RL qui a le moins écrit sur l’islam et le plus sur les Français de souche non-musulmans, dont j’ai systématiquement dénoncé l’aveuglement, la complaisance et la perversité individualiste. En salle des profs, je suis entouré de zombis. La quasi-totalité de mes collègues est encore en extase devant la politique du gouvernement. L’une d’elle me disait : « Bon, d’accord, la France ne va pas très bien. Mais quand même, Hollande, il est plus beau que Sarkozy. » je vous laisse apprécier le niveau de cette analyse politique, émanant d’une enseignante d’économie et de sociologie ! Autre fait : dans ma petite ville de 12 000 habitants où est mon lycée, il y a peu d’élèves arabo-musulmans, et ils sont généralement disciplinés et ont de bons résultats. Les « branleurs » et les fouteurs de m… sont les petits FDS, des « chavs » individualistes, qui ne prennent pas une note, et bénéficient de toutes les impunités. C’est dire la complexité de notre époque… Du reste, ces « chavs » ressemblent beaucoup à leurs professeurs, à la fois leurs victimes et leurs complices. L’Éducation Nationale est en état de mort cérébrale. Ce ne sont en aucun cas les musulmans qui ont provoqué cette mort cérébrale !

La France s’est tuée elle-même. Regardez aussi toutes ces affaires où les pouvoirs publics prennent des décisions destinées à éviter « d’offenser certaines communautés » (interdiction des sapins de Noël, par exemple), alors même que ces « communautés » n’ont souvent rien demandé. La France n’est pas victime de l’islam, mais de son propre suicide.

Certes, je ne nie pas que des milieux islamistes impérialistes puissent être tentés de bénéficier de ce suicide. En religion, comme en politique, la nature a horreur du vide.

Les médias qui, comme Riposte, insistent davantage sur l’islam que sur le nihilisme occidental risquent ainsi, de facto, de faire le jeu du Système.

5)RN76 . Pour nous l’ennemi est clairement le libéralisme (économique ou civilisationnel), qui a la particularité de pouvoir s’incarner dans des domaines idéologiques très éloignés les uns des autres. Croyez-vous qu’en réponse, le nationalisme et la révolution puisse dépasser les concepts de droite ou de gauche ? Qu’en pensez-vous ?

Je dirais que le mondial-Système est un libéral-libertarisme. Il y a un libéralisme sauvage en économie, et un libertarisme tout aussi sauvage au niveau des moeurs puisque, désormais, la délinquance et le crime sont exaltés et non réprouvés. Mais libéral-libertarisme est encore un mot insuffisant, car insistant trop sur la notion de liberté. En réalité, ce mondial-Système est extrêmement dirigiste et répressif. Par certains côtés, je préférerais qu’on parle en économie d’un libéral-étatisme (l’État sert à cogner sur les petits, salariés, fonctionnaires ou patrons, pour favoriser les gros, hauts-salariés, hauts-fonctionnaires et grands patrons) et au niveau sociétal d’une anarcho-tyrannie (l’État tyrannise les honnêtes gens tout en favorisant l’impunité la plus sauvage en matière de crimes et de délits). Aujourd’hui, par exemple, Valls entre en guerre contre notre humoriste national Dieudonné ; Esteban et Samuel sont en prison pour s’être défendus, comme tant d’autres ; Nicolas Bernard-Busse a été incarcéré parce qu’il n’était pas d’accord avec le gouvernement ; moi-même je suis un futur délinquant de la pensée ; et pendant ce temps, magouilleurs, escrocs, tortionnaires, violeurs, casseurs, cogneurs bénéficient de toutes les largesses d’une magistrature aux ordre. J’ai d’ailleurs dans l’idée que ce système anarcho-tyrannique (terreur contre les dissidents et les braves gens, et protections inouïes à l’endroit de la racaille) est le propre de bien des révolutions. Pour cette raison, je me méfie du concept de révolution, fût-elle nationale. A la limite, je préfère le concept de restitution, de dévolution, de restauration même, mais dans un sens assez large. Les gauchistes disent eux-aussi : « Il faut faire la révolution ! » Je préfère « Il faut retrouver nos valeurs ! » Bien évidemment, j’en ai conscience, ce ne sont que des mots… J’ajoute qu’en astronomie une révolution complète est un retour à la position initiale !

6)RN76 : En temps que nationalistes, nous pensons que dans un pays, la religion tient le rôle de ciment social et que l’absence de religion (destruction du catholicisme français) fragilise la cohésion sociale, tout en créant un vide qui appelle à être comblé (ce qui expliquerait le succès de l’Islam salafiste prosélyte en France). En temps que marxiste, quel est votre point de vue sur cette question ?

Je ne suis pas « marxiste », mais « marxien », « marxiste » est une simplification rhétorique. Mon « marxisme » consiste surtout en une conscience très claire de la captation de la plus-value et de l’exploitation économique, qui n’est pas un mythe. Pour cette raison, je n’apprécie pas non plus l’infiltration des milieux nationalistes par de petits capitalistes magouilleurs et anti-sociaux. Par principe, je défends les petits patrons, mais je sais qu’il en existe d’indignes, comme il existe aussi un grand nombre de salariés indignes, ceux-là même du reste qui font régner la terreur en entreprise et harcèlent leurs propres collègues. L’écroulement du niveau moral de la population amène à ce genre de chose. Et Ortega y Gasset a raison de rappeler que « l’homme-masse » est partout, quelle que soit sa position dans la lutte des classes. Riche, pauvre, exploiteur, exploité, savant, ignorant, homme, femme, vieux, jeune : l’immoralité, l’individualisme, l’effondrement culturel, la néo-barbarie des mœurs, toute l’échelle sociale est polluée, du sommet jusqu’à la base, d’un côté à l’autre, par ces vices structurels de notre société, qu’Ortega y Gasset voyait poindre chez les Espagnols je-m’en-foutistes des années 20-30, qui le payèrent d’ailleurs d’une guerre civile.

En ce qui concerne « l’opium du peuple », j’ai suffisamment lu Hervé Ryssen pour me demander si Marx vise le christianisme ou s’il ne viserait pas plutôt sa religion d’origine qui est le judaïsme. On trouve d’ailleurs la même incertitude quant à la critique freudienne de la religion comme névrose collective. Cela posé, mon opinion sur la religion est nuancée. Je reste convaincu que toutes les doctrines, sans exceptions, religieuses ou non-religieuses, peuvent être infiltrées, détournées, récupérées, déformées, triturées dans tous les sens pour servir les intérêts d’une oligarchie mondialiste, disons-le satanique. Toutes les doctrines, y compris bien entendu le christianisme. Qu’on soit sédévacantistes comme M. Livernette, je crois, ou non-sédévacantiste, comme M. Ploncard d’Assac, on reconnaîtra aisément que le gauchisme pontifical actuel n’est pas le fin du fin en matière de sagesse chrétienne ! Je ne suis nullement un spécialiste de la papauté, mais à chaque fois que je tombe sur des propos du pape, je les trouve vides, bien vides… et très bisounours. Une fois, je lis un truc : le pape condamne la violence en Syrie, et l’emploi du gaz… Et cela s’arrête là. Aucune analyse des différents camps qui s’affrontent. Je sais bien que la théologie et la géopolitique sont deux sciences différentes, mais enfin, on conviendra que c’est un peu court comme position… Cela me fait penser aux droits-de-l’hommistes maçonniques qui pensent que la guerre, c’est très vilain, et qu’il faut agir pour la paix dans le monde et la démocratie…

Je suis donc favorable à une restauration de la pratique religieuse chrétienne en France. Mais pour cela, il faut deux conditions, l’une externe, politique, et l’autre interne, au sein même du religieux. Politiquement, cette restauration ne pourra advenir que lorsque le pouvoir politique protégera sincèrement les lieux de cultes chrétiens, notamment catholiques, en France, et coopérera à une politique active de soutien aux Chrétiens persécutés dans le monde. Le christianisme pourrait donc, de ce point de vue, redevenir une sorte de religion d’État (encore que le concept de « religion d’État » reste pour moi assez flou). D’un point de vue religieux, il faudra promouvoir une caste de prêtres qui soient de grands lucides, qui sachent faire preuve de connaissances et de virilité intellectuelle, loin des prêtres-bisounours d’aujourd’hui. Je crois que la Foi et la Raison ne s’opposent pas dans le christianisme (mais je ne suis pas théologien) : malheureusement, aujourd’hui, on n’a ni l’une ni l’autre, ni la virilité intellectuelle, qui permettrait d’allier des deux. Nous avons besoin de prêtres qui appellent un chat un chat, et non pas de pâles fantômes qui se contentent de bêler que nous sommes tous frères d’un bout à l’autre de la planète. Ne jamais froisser personne, ne jamais même froisser la gauche, voilà à quoi en sont réduits nos prêtres ! Je me rappelle d’une conversation dans un vide-grenier avec un curé de gauche de ma connaissance, habillé en civil ; « J’ai viré nationaliste », lui dis-je, par provocation… Il m’a regardé d’un air effrayé, à croire qu’il avait vu le diable !…

10) Pour terminer, pouvez-vous nous donner en quelques lignes votre définition personnelle de la France, et de ce qu’est être français ?

Être Français, c’est refuser d’être aveugle sur la France. Je vous renvoie aux développements précédents. Les Français, de souche ou de branche, qui se complaisent dans l’aveuglement et la bassesse, ne sont que des hommes-masse. L’homme-masse est international (et mondialiste)….

 Rougeetnoir76

 

Nouvelles de Toulouse

Mardi 14 janvier 2014, dans La Dépêche du Midi, trois articles :

- Alcool, drogue et course-poursuite, cocktail pour la prison
«J’ai paniqué». Abdallah explique (…)
http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/14/1794184-alcool-drogue-et-course-poursuite-cocktail-pour-la-prison.html
Commentaires interdits.

- Drogue : arrêté en venant signer son contrôle judiciaire
individu impliqué dans les coups de feu qui ont endeuillé le quartier des Izards.
http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/14/1794262-drogue-arrete-en-venant-signer-son-controle-judiciaire.html
(Rappel : http://www.fdesouche.com/407338-toulouse-fusillades-a-la-kalachnikov-aux-izards-un-suspect-arrete-par-la-pj )
Commentaires interdits.

- Il trouve du cannabis par «hasard»
«C’était une aubaine de trouver ça par terre». Habib essayait, hier, de convaincre les juges (…)
http://www.ladepeche.fr/article/2014/01/14/1794264-il-trouve-du-cannabis-par-hasard.html
Commentaires interdits.

Merci à Spinrad

100 000 peines de prison ferme ne sont pas suivies d’effets aujourd’hui en France

Atlantico : Que penser des indignations concernant la non application des peines infligées à Dieudonné, quand on sait que près de 100 000 peines de prison ferme ne sont pas suivies d’effets aujourd’hui en France ?

Alexandre Giuglaris : Cette bien triste affaire a le mérite de mettre en lumière un dysfonctionnement considérable de notre système judiciaire : l’inexécution des peines prononcées. Chaque année un stock de 100 000 peines de prison ferme sont en attente d’exécution et sur ce stock au moins un quart ne sera jamais exécuté. Plus ou moins 25 000 peines de prison ferme prononcées chaque année ne sont donc jamais mises à exécution. Comment voulez-vous que nos forces de sécurité et nos juges soient craints et respectés dans un tel contexte ?

Et là nous ne parlons que des peines de prison ferme inexécutées, alors que dans le même temps on a multiplié les alternatives à la détention pour lutter contre la surpopulation carcérale. En clair, faute de places et pour éviter d’augmenter encore le nombre de peines inexécutées, on a créé des peines alternatives auxquelles on a largement recours. Seules 17 % des condamnations pour crimes et délits sont des condamnations à de la prison ferme. Je vous laisse imaginer le niveau d’inexécution des peines en milieu ouvert. Malheureusement, c’est lors de tragiques récidives que l’on évoque les lacunes du suivi des personnes condamnées…

Les peines exécutées immédiatement après condamnation sont considérées comme « l’exception » en France. Comment l’expliquer ?

30 % des peines de prison ferme sont mises à exécution immédiatement après le prononcé de la peine. Essentiellement lorsque les personne condamnées étaient en détention préventive ou dans le cadre de la comparution immédiate. Pour les 70 % restants le délai médian d’exécution est de plus de 7 mois. Ainsi, plus de 40 000 peines de prison ferme prononcées ne sont pas exécutées plus de 7 mois après leur prononcé.[...]

article complet : Atlantico

Villages verts pour blancs « pure souche » : quand l’extrême droite se la joue retour à la terre

Cultiver son « âme celte », se « ré-enraciner » dans les terroirs de « la France éternelle », respirer « l’essence authentique du peuple de France »… L’extrême droite s’empare à sa manière de la transition écologique et d’expériences de relocalisation et de décroissance.

En tentant d’implanter dans plusieurs régions des villages prétendument écolos et conviviaux. Ces projets, en apparence sympathiques pour les non avertis, masquent une vision communautariste, voire raciste, de l’écologie.

L’une des premières alertes est donnée début 2010 dans un petit village du Morvan, Mouron-sur-Yonne, 99 habitants. C’est un coin tranquille perdu entre Auxerre, Dijon et Nevers, juché en lisière d’un parc naturel remarquable. Mais comme dans nombre de petites communes, les riverains, notamment les plus anciens, subissent la désertification rurale. L’espoir renaît lorsque des jeunes décident en 2009 de reprendre l’ancienne tuilerie, un bloc de bâtiments délabrés abandonnés depuis des décennies. Leur objectif : animer un lieu mettant l’accent sur la convivialité et le grand air. La vie s’y installe de nouveau. Les bruits de marteau résonnent, les passages dans les rues autrefois désertes s’intensifient. On espère peut-être voir des familles s’installer un jour. Bref, cette activité fait plaisir et certains villageois la considère même comme salutaire.

Suite sur Bastamag, merci à El Barbito

Deux fois plus de Roms expulsés de leurs camps en 2013 qu’en 2012. Rappel : Les préfets contraints de reloger les Roms

Le gouvernement a procédé en 2013 à un nombre record d’évacuations de campements roms, avec près de 20.000 personnes expulsées, deux fois plus qu’en 2012, selon un rapport présenté aujourd’hui par la Ligue des droits de l’Homme (LDH) et l’European Roma Rights Center (ERRC).

En 2013, d’après cette étude, les autorités ont démantelé 165 campements sur les 400 recensés en France, expulsant 19.380 personnes contre 9.404 en 2012 (97 camps) et 8.455 en 2011. Moins de 17.000 Roms, principalement originaires de Roumanie ou de Bulgarie, vivent dans des campements illicites, selon des statistiques officielles. Le nombre d’expulsions est supérieur car certaines personnes ont été déplacées à plusieurs reprises au cours de l’année.

« Ces évacuations forcées sont l’expression d’une politique de rejet » des Roms, qui a « empiré » sous la gauche, déplorent les auteurs du rapport. « Les autorités ne souhaitent qu’une seule chose: leur retour dans leur pays d’origine. » Mais, soulignent-ils, cette politique est « injustifiable, coûteuse et inutile puisque (…) les Roms vivent toujours en France dans un bidonville qu’ils ont reconstruit un peu plus loin ».

Alors que les expulsions ralentissaient d’ordinaire à l’approche de la période hivernale, elles se sont maintenues au dernier trimestre 2013 avec 5.408 personnes expulsées, selon ce décompte réalisé en recoupant les témoignages d’associations et les articles de presse.

Le Figaro

Les préfets contraints de reloger les Roms

Après Lyon, au début du mois, c’est à Ris-Orangis, en banlieue parisienne, qu’un préfet se trouve assigné par les familles de ressortissants roumains qu’il venait de faire expulser. Motif invoqué: le représentant de l’État n’applique pas le droit européen et surtout la circulaire Valls du 26 août 2012 qui impose, en cas de démantèlement de camp, de procéder à un diagnostic social et de proposer des solutions d’hébergement et d’insertion aux populations concernées.

Le Figaro

Journal d’un prof débutant (épisode 21) : « C’est François Hollande qui a introduit les gays en France ? »

« Il s’est passé un truc. » Sophie n’en revient toujours pas : depuis le retour des vacances de fin d’année, les élèves se comportent – presque – bien. Même l’horrible classe de quatrième, d’habitude si pénible, se tient à carreau. La jeune prof n’est pas dupe pour autant : « Nous sommes, eux comme moi, bien disposés, reposés et calmes….

Et cette nouvelle ambiance fait des miracles. Avec ses quatrième, Sophie a commencé le cours d’éducation civique. Au programme : l’exercice des libertés en France. « C’est formidable, le lien avec le siècle des Lumières étudié en histoire se fait tout seul ! » s’enthousiasme Sophie. « Non seulement ce chapitre les aide à comprendre l’intérêt de l’Histoire, mais le lien avec l’actualité était évident avec l’affaire Dieudonné. » Et les élèves de comprendre les enjeux du débat, et d’étendre leur réflexion dans une dimension presque philosophique : « Ils se sont eux-mêmes demandé comment gérer des propos antisémites. »

La discussion s’est emballée, les jeunes gens suivaient, participaient et n’en perdaient pas une miette. Certains interpellaient leur enseignante : « Mais, madame, la quenelle, ce n’est qu’un geste ! Et regardez, il y a même un footballeur qui en fait… » Et Sophie d’expliquer que derrière ce geste, il y a des mots, une idéologie. Que peut-être cette idéologie n’est pas saisie par tous ceux qui font ce geste. Que c’est justement pour savoir et comprendre ce qui se cache derrière des symboles qu’il est important d’aller à l’école. L’enseignante a ainsi retracé les grandes lignes de la Shoah, devant des élèves qui pour la quasi-totalité, n’en avaient jamais entendu parlé….

Comme lorsque l’on veut susciter une curiosité sur le Moyen Âge et l’époque moderne, et que l’on choisit dans ce but d’évoquer les méthodes de torture« , précise-t-elle.

« Je me suis arrêtée aux principes et aux grandes lignes du nazisme et de la Shoah, juste pour restituer le contexte. Cela viendra plus tard. »

Le cours était animé, les élèves étaient attentifs comme jamais. Et ne voulaient plus s’arrêter : euthanasie, homosexualité… « L’exercice des libertés » les a littéralement passionnés. « Ah bon, avant, être homo était un crime ? » s’étonne l’un d’entre eux. Et un autre de poursuivre : « Madame, c’est vrai que c’est François Hollande qui a introduit les gays en France ? » « Dans ces moments-là, je me sens utile », confesse Sophie.

Le Point