«M. Peillon, il faut enseigner à nos élèves l’importance de l’immigration pour la France»

Tribune de Perrine, étudiante, Diplômée de l’ESC 3A Lyon, et Master Economie Sociale et Solidaire, s’adressant au ministre de l’éducation et aux «Français dits de souche» dans laquelle elle nous dévoile enfin la vérité sur l’immigration.

Les Blancs doivent dorénavant savoir que dans leurs veines coule une bonne part d’histoire de l’Afrique.

Dimanche 9 juin, M6 diffusait «Ils ont voté Front national», un reportage évoquant les raisons qui amenaient les Français à ce choix. Europe, insécurité et… immigration. Pour notre contributrice, Française habitant au Sénégal, le rejet des immigrés vient aussi des manques de l’Éducation nationale au sujet de l’apprentissage de l’histoire de France. Elle s’en ouvre à Vincent Peillon.

Monsieur le ministre, Français «de souche» où d’ailleurs,

En ces temps de crise économique et sociale, le climat entre les Français est tendu. Pour faire bref, le chômage est bien là, le repli sur soi-même fait blocage au changement social et à l’optimisme. La France est plus que morose. Vous vivez également dans ce contexte, Françaises, Français, on se comprend. […]

La France a été hypocrite et l’est encore avec ses ressortissants d’origine étrangère et encore plus avec les Blancs. Je vais vous dire pourquoi.

La population française a besoin qu’on lui explique et apprenne l’histoire des « minorités visibles » de notre pays. Lui raconter pourquoi, dans nos écoles, nos camarades peuvent être Arabes ou Noirs tout en étant nés en France ou ailleurs. […]

L’Afrique, noire et maghrébine, est liée à la France. Historiquement, économiquement, culturellement. Apprenons-le à nos enfants. […]

Il faut leur dire la vérité, Monsieur le ministre. Leur expliquer pourquoi il y a des Noirs et des Arabes en France. Et pour parfaire cette compréhension, il faudra aborder les thèmes de l’immigration et de la nationalisation. […]

La France doit se réconcilier avec son passé. Je ne parle pas d’excuses publiques envers l’Afrique ou quoi que ce soit. Je parle de lever le tabou hypocrite fait aux Français blancs dans l’ignorance de leurs liens profonds avec les Français noirs et arabes, qui sont leurs voisins dans l’Hexagone. Je parle de la compréhension des Français blancs, sur l’origine de cette France à plusieurs couleurs et à plusieurs cultures.

Le Nouvel Obs

« Quand je sortais dans la rue, j’avais droit à ‘sale Blanche, sale toubab, babtou ! »’ (RMC)

Les GG de RMC abordent ce procès pour cette agression raciste anti-Blanc. Des témoignages et de nombreux messages d’auditeurs dénoncent ce fléau. Johnny Blanc, Sylvain Grandserre et Philippe Gabillet théorisent et tentent de minimiser le phénomène.

« J’ai une majorité d’élèves d’origine maghrébine, de confession musulmane, et les quelques élèves d’origine franco-française souffrent énormément d’un certain racisme de leur part. Quolibets sur leur religion, sur le fait qu’ils mangent du porc, vexations quotidiennes. » – Catherine

« Je vous mets au défi de me dire ce qu’est un Blanc ! » – Sylvain Grandserre

« SOS Racisme, c’est une mafia. Ils vous défendront pas si vous êtes un Blanc. Par contre si vous être un Noir ou un Arabe, ils vous défendront. » – Olivier

Race, un bien joli mot…

Dans les années quarante du siècle dernier, Simone Weil disait à Gustave Thibon : « Vous êtes français comme on ne l’est plus depuis trois siècles. » Cela seul suffirait aujourd’hui à inscrire les philosophes sur la liste des suspects : la première, pour avoir assuré qu’il existe un « être français » — l’essentialisation ou la substantialisation de la nation suffisant à renvoyer aux heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire pendant lesquelles, circonstance aggravante, l’assertion a été formulée ; le second, tout simplement pour… avoir été français, ce qui est sans doute le plus grave (gravis, le plus lourd) pour le trébuchet avec lequel le très sourcilleux clergé libertaire soupèse les âmes qu’il juge et condamne.

Pourtant, il existe ou, plus exactement, il subsiste un être français qui, comme tel, est rigoureusement insoluble dans l’universalisme abstrait de la République, façon de dire que la France excède la forme (l’informe) politique dans laquelle elle agonise.

Non que la qualité de français soit incompatible avec celle d’homme mais, en métaphysique comme en politique, il est des états multiples de l’être que seule une juste anthropologie dévoile et que seule l’analogie permet de penser. Maurras le sut, qui disait : « Je suis de Martigues, je suis de Provence, je suis de France, je suis romain, je suis humain. » À l’heure des grands mélanges imposés, la confusion des ordres se paie très cher.(…)

Boulevard Voltaire

Quelle infâme espèce que le babtou, le Français de souche !

La Twittosphère regorge de sujets de conversation qui varient sans cesse, à la faveur de l’actualité. Il en est pourtant un qui est récurrent : le babtou, venant de « toubab », et servant à désigner le blanc ou le Français de souche, est un hashtag des plus usités dans les conversations.

Le constat est aisé. Il suffit de taper « babtou » (ou « #babtou ») dans la barre de recherche de Twitter. L’on peut même, en cliquant sur l’onglet « Tout » obtenir les résultats les plus récents sur le sujet. Les heures de diffusion de programmes culturels de haut niveau (Les Anges de la téléréalité, Confessions Intimes…) sont autant de moments particulièrement fastes où les tweets abondent.

(…)Ces propos sur les blancs ne me choquent pas outre mesure et il ne viendrait jamais à mon esprit peu autoritaire l’idée d’interdire à qui que ce soit de dire ce qu’il pense. L’amertume me vient de ce qu’il adviendrait si l’inverse avait l’audace de se produire.

En ces temps où le mot « race » est un gros mot qui sera supprimé avant l’été de la Constitution française, constatons, non sans ironie, que ceux qui s’acharnent à le perpétuer sont ceux que l’on prétend défendre en le supprimant.

Boulevard Voltaire

Fougères (35) : « Ma famille vit sur ces terres depuis neuf cents ans, sans interruption. »

900 ans

Un châtelain du pays de Fougères a légué à la Ville les archives familiales, dont le plus vieux document date de 1253 alors que d’autres sont signés par Louis XIV et qu’on y trouve même une bulle papale.

Le trésor était délaissé au grenier, dans une grande caisse en bois et plusieurs malles. À l’intérieur, 11 000 archives. Le plus vieux des documents date de 1253. Car leur propriétaire, Lionel de La Haye Saint-Hilaire, est le descendant d’une longue lignée. [...]

Suite et commentaires sur le blog Histoire.

Génération identitaire lance des tournées pour aider des SDF « Français de souche » (+Reportage BFM)

Addendum du 8/02/13


L’aide ciblée aux sans-abris français de souche… par BFMTV

« Aujourd’hui, on a une ministre du Logement (Cécile Duflot) qui soutient les régularisations massives des sans-papiers, qui soutient l’immigration massive et qui soutient les clandestins… et qui en même temps va nous faire croire qu’avec toutes ces entrées sur le territoire français, elle va résoudre le problème du logement. Nous, on est là pour critiquer ce discours-là. »

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En Angleterre, les Blancs fuient les centres-villes… et en France ?

Les résultats du recensement de 2011 montrent que les Blancs fuient les centres-villes en Angleterre. En France, on retrouve ce processus de séparation dans lequel les natifs au carré des catégories populaires sont tout particulièrement engagées. [...]

En France, on retrouve ce processus de séparation dans lequel les natifs au carré[1] des catégories populaires sont tout particulièrement engagées. On a pris l’habitude de les appeler les invisibles. Mais qu’ont-ils donc d’invisible et aux yeux de qui ?

Les catégories populaires sont encore majoritaires dans ce pays et formées à 80 % de natifs au carré. Ils ne devraient donc pas passer inaperçus.

En fait, ils sont invisibles aux yeux des catégories supérieures dans lesquelles se recrutent les élites et qui résident dans les grands centres urbains. Vue de Paris, la classe ouvrière native au carré a disparu. À Paris, au cours des 40 dernières années (1968-2009), la proportion d’ouvriers parmi les actifs ayant déjà travaillé âgés de 25-54 ans est passée de 26 % à 8 %, celle des cadres de 14 % à 45 %[2]. Et les ouvriers qui y résident sont très majoritairement d’origine étrangère. Au total, en 2008, 6 % seulement des ouvriers natifs au carré âgés de 18-50 ans résidaient en Ile-de-France, contre 37 % des immigrés et des enfants d’immigrés de même âge et de même catégorie sociale.

Les ouvriers natifs au carré habitent désormais préférentiellement loin des grands centres urbains : six sur dix âgés de 18-50 ans résidaient en 2008 dans les communes de moins de 20 000 habitants. Au contraire, les cadres (y compris les professions intellectuelles supérieures) résident dans les grands centres urbains, là où se trouvent aussi la nouvelle armée d’employés et d’ouvriers des services qui sont eux plutôt d’origine étrangère.

Cette concomitance a laissé croire aux premiers que les catégories populaires se résumaient désormais à ces derniers.

C’est aussi bien pratique, notamment pour une nouvelle gauche qui a décidé d’abandonner l’électorat des natifs au carré des catégories populaires à la droite ou à l’extrême droite au profit d’une cible électorale qui, d’après Jean-Philippe Huelyn « relève plutôt de la liste de course »[3] et dans laquelle « les minorités des quartiers populaires » figurent en bonne place. [...]

[1]Nés en France de deux parents nés en France.

[3] « Où en est le vote ouvrier », note n°151, Fondation Jean-Jaurès, 8 janvier 2013.

Atlantico

Merci à antibarbare

Mariages bruyants : « Je vous invite à regarder tous les mariages de Gaulois, c’est exactement la même chose » (Soubré/RMC) (màj)

Addendum

Un auditeur critique Marie-Anne Soubré pour sa position angélique sur le sujet.

« Les gens sont Français, ils sont nés en France comme vous et moi, mais pourquoi on voit les drapeaux algériens, les drapeaux Marocains, les drapeaux turcs ? Où sont les drapeaux français ? » – Vincent

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Philippe Meunier débat avec les GG de RMC des mariages maghrébins qui bloquent la circulation. L’avocate Marie-Anne Soubré se met à dos le député UMP, mais aussi Pascal Perri et Didier Giraud alors qu’elle fait l’analogie avec « les mariages de Gaulois« .

« Mais vous êtes où, là ? Vous êtes sur la planète Mars ? Je vous parle pas de mariages en cortège, je vous parle de cortèges qui s’arrêtent sur l’autoroute et sur les périphériques ! C’est pas du tout la même chose, Madame ! [...] Au risque de vous décevoir, nous n’avons pas vu jusqu’à présent des mariages « de Gaulois » bloquant la circulation sur les routes ou sur les autoroutes comme c’est le cas depuis déjà quelques mois, voire même maintenant quelques années. » – Philippe Meunier

« Comment est-ce que vous pouvez justifier de dire à des Français « retournez dans le pays de vos ancêtres » alors qu’ils sont tout aussi français que vous ? » – Marie-Anne Soubré

« Le déni de réalité, c’est que, oui en France, il y a une partie de la population qui n’est pas d’origine française, qui n’est pas de culture française, qui procède à ce type de comportement. » – Pascal Perri

Mariage sur la A15:
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Mariage à Brest:
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Pépites du Cinéma : «Français de Souche», un documentaire de Nadir Ioulain

Nadir Ioulain, 31 ans, est un auteur, réalisateur et producteur dont le documentaire Français de Souche était présenté samedi dernier aux Pépites du Cinéma. Portrait.

Français de souche n’est pas un documentaire sur le blog du même nom qui met régulièrement en ligne une revue de presse sur l’immigration ou le racisme anti-blanc.

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Non. Français de souche est un documentaire sur l’effort d’intégration que l’on demande à certains Français nés et ayant grandi en France qui ont pour seule réponse «le fait qu’on ne deviendra jamais Français parce qu’on l’est et qu’on l’a toujours été».

Aïcha Bélaïdi, qui l’a présenté cette année aux Pépites du Cinéma, témoigne : «Français de souche a cette capacité à mettre des mots clairs et nets sur ce que nous, enfants d’immigrés, avons envie d’entendre ». […]

L’image véhiculée par la banlieue, Nadir la trouve «comme le désert. Il faut la creuser pour découvrir qu’il y a du pétrole». Conscient qu’elle est pleine d’énergie mais qu’il y en a aussi ailleurs, il conseille aux jeunes cinéastes d’entreprendre « et de ne pas attendre des autres ». […]

Le Bondy Blog

INSEE : « Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche » (màj)

Addendum

Jean-Jacques Bourdin analyse ce rapport avec Pascale Breuil (INSEE). Cette dernière semble gênée d’admettre que l’étude prend également en compte les immigrés clandestins.

« Vous savez, le nombre d’immigrés irréguliers en France est forcément une toute petite partie de ces 5 millions de personnes. L’ordre de grandeur ne peut pas être modifié par les irréguliers. » – Pascale Breuil

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Les descendants d’immigrés d’Afrique sont trois fois plus au chômage que les Français de souche, un écart largement dû au niveau de diplôme, à l’origine sociale et au lieu de vie mais dont une part reste « inexpliquée », selon un rapport de l’Insee rendu public mercredi.

Cinq ans après leur sortie du système scolaire, 11% des Français ayant des parents natifs de France sont au chômage, contre 29% des descendants d’immigrés d’Afrique, notent les auteurs de l’étude « Immigrés et descendants d’immigrés en France ».

Parmi ceux ayant un emploi, 74% des Français de souche ont un contrat à durée indéterminée (CDI) contre 67% des fils et filles d’Africains.

La première raison est liée au diplôme: 30% des descendants d’immigrés d’Afrique sortent du système scolaire sans diplôme, ou avec au mieux le brevet des collèges, deux fois plus que les enfants de natifs.

Les difficultés à l’école s’expliquent par « leurs origines sociales nettement plus populaires »: 58% d’entre eux ont un père ouvrier (contre 26% pour les descendants de natifs).

Mais « quand l’origine sociale, le niveau de diplôme des parents, la structure familiale et la taille de la fratrie sont pris en compte, la réussite dans le secondaire des enfants d’immigrés n’est pas moins bonne que celle des descendants de natifs », soulignent les auteurs du rapport.

Au contraire, les filles d’origine tunisienne ou marocaine décrochent davantage le baccalauréat que les Françaises de souche. [...]

Libération

Rama Yade et les Français « de souche, canal historique »

Rama Yade construit une nouvelle expression pour définir une partie de la population française : les Français « canal historique ».

C’est sur France 2 que l’ancienne ministre a évoqué ce terme, alors qu’elle partageait sa pensée sur l’identité de la nation française. Invitée de Mots croisés, la conseillère régionale d’Île-de-France a affirmé qu’il existait chez les Français « canal historique » une peur de l’islam :

« A travers cette question de l’islam se trouve cet impensé là, où les Français, disons de souche, canal historique, imaginent sans doute que l’islam remet en cause leur identité. Il y a cette peur profonde qui est là dont personne ne parle qui est : est-ce que l’islam remet en cause notre mode de vie, notre identité ? » 

[...] « Canal historique » renvoie aux racines, à l’origine. L’expression est, par exemple, utilisée par la FLNC Canal historique, mouvement nationaliste corse se revendiquant d’une histoire ancienne.

Rama Yade associe cette expression à une autre, classique du débat sur l’identité nationale : « Français de souche ». Elle désigne les personnes de nationalité française n’ayant pas d’ascendance étrangère, tout du moins dans les parents immédiats. Un concept controversé. Le démographe Hervé Le Bras (INED), considère que le concept de racine unique de la population française est une notion statistique inopérante.

Le Lab Europe1

Daby Touré, le «Mauritanien Français de souche»

Présentation du dernier disque du Franco-Mauritanien Daby Touré sur le site Slate Afrique qui le qualifie de «Mauritanien Français de souche».

A la frontière de la musique africaine et des sonorités pop, il nous entraîne dans un nouveau voyage universel avec son album «Lang(u)age». Sur ce quatrième disque, le Franco-Mauritanien chante aussi en français et nous rappellent les valeurs de fraternité. Après trois ans d’absence, Daby a décidé de se réinventer. Sur son nouveau disque, les langues de son enfance sont toujours présentes, mais pour la première fois il s’exprime aussi en français. […]

«Durant les élections, j’ai été très touché de voir la tournure que cela a pris, de voir l’image qu’on a des étrangers, qu’on qualifie de ‘pas vraiment francais de souche’. Tout ce discours m’a donné envie de me repositionner et de direMoi je suis aussi Français à ma manière’. Je suis certes né sur le continent africain, mais la France a une histoire assez ancienne avec l’Afrique», explique-t-il. […]

Fier de ses multiples identités, le Franco-Mauritanien veut montrer que le mélange est possible : «J’ai le cul entre deux chaises. Je ne sais pas qui je suis, mais je sais que j’ai les deux cultures en moi. C’est bon et riche d’avoir les deux. Il ne faut pas avoir peur, on peut vivre sereinement».

Même s’il s’est installé à Paris, l’auteur de Lang(u)age n’oublie pas non plus son continent d’origine. Il est particulièrement touché par les tensions au Mali, d’où est originaire son grand-père.

«Je suis vraiment très triste. En Afrique, depuis l’esclavage, on subit une violence terrible qu’on répercute sur nous-mêmes. On règle tout par la violence. On n’a pas pris le temps de faire notre deuil de cette histoire terrible et de la colonisation», constate-t-il. […]

Slate Afrique