Patrimoine. 6 février 1843 : Naissance du folkloriste Paul Sébillot

Paul Sébillot, ethnologue, écrivain et peintre français, est né à Matignon (Côtes-du-Nord) le 6 février 1843. Il publia de très nombreux ouvrages sur les traditions et les légendes de Bretagne ainsi qu’une œuvre monumentale sur le folklore de France.

Issu d’une ancienne famille bretonne et d’une lignée de médecins depuis son arrière grand-père, il publia de très nombreux ouvrages sur les traditions et le folklore de sa province d’origine parmi lesquels Les Contes populaires de la Haute-Bretagne (1880), les Traditions et superstitions de la Haute-Bretagne (1881), Les contes des légendes et des grèves (1883), Le folklore des pêcheurs (1901).

En 1882, M. Sébillot participa à la création du Dîner de ma Mère l’Oye, qui fut le premier essai pour réunir ceux qui en France s’occupaient de folklore ; c’est à l’un de ces dîners , en décembre 1885, que fut décidée la fondation de la Société des traditions populaires. En 1905, il est nommé Président de la Société d’anthropologie. Il meurt à Paris le 23 avril 1918.

Le Folklore de France (1904-1906), a été réédité sous le titre Croyances, mythes et légendes des pays de France. C’est une somme qui rassemble toutes les légendes, tous les événements fantastiques, tous les récits extraordinaires regroupés en rhèmes comme le ciel, la nuit et les esprits de l’air, le monde souterrain, la mer, les eaux douces, la faune, la flore …

Source : 1, 2

Lire sur Les trois balais (Littérature orale de la Haute-Bretagne)

Petite-Pierre (67) : les Assises du Folklore (Vidéo)

France 3 Régions – 17 avril 2012

« Jusqu’à demain [le 18] se tiennent à la Petite-Pierre, les Assises nationales du Folklore. Elles se déroulent une fois tous les 10 ans en Alsace et l’on y vient de toute la France. Loin d’une vision passéiste, ces assises servent à harmoniser les recherches en matière de patrimoine. »

France Folklore

Desouche Histoire : Fêtes et coutumes populaires dans l’Ancien Régime

Bonjour et bon dimanche à tous ! Après avoir présenté la dernière fois la vision du monde dans la France rurale du XVe au XVIIe, aujourd’hui je vous propose les principales fêtes du calendrier agro-liturgique (nommé ainsi car les cycles agraires et le calendrier liturgique encadrent la vie des hommes) et trois coutumes populaires : la chevauchée de l’âne, le charivari et la mise à mort d’un bouc-émissaire. Vous observerez que ces fêtes et les mentalités du temps (dernier article) sont étroitement liées.

La danse - Bruegel
Bruegel l’Ancien, La danse de la mariée (1566).

L’Ancien Régime est marqué par l’abondance de fêtes et de réjouissances diverses : 55 dans le diocèse de Paris au début du XVIIe siècle (soit en moyenne une par semaine), en plus des 52 dimanches. Dans le diocèse d’Angers, avant 1693, 63 fêtes jalonnent l’année. Le travail est alors interdit sous peine d’amende.

Il est évidemment impossible de détailler dans cet article toutes les fêtes locales. Certaines de ces fêtes locales sont pour l’anecdote parfois particulièrement pittoresques comme la fête du 22 août à Beaucaire, où est organisée une course des prostituées de la ville et des environs entièrement nues. Par ailleurs, certaines réjouissances sont spontanées comme à Arras en 1434, où il neigea pendant trois mois et trois semaines à compter du 30 novembre, ce qui permis aux habitants de modeler de nombreuses figures avec la neige ; ou à Lille en 1600 où l’on a fait rôtir un porc sur une fontaine gelée en présence d’une cinquantaine de personnes.

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Tradition du Sud-Ouest : la gimbourra

Autrefois ,chaque famille tuait son cochon et faisait le boudin et le gimbourra ,le soir tous les voisins venaient prendre un morceau de boudin et une soupière de soupe,et quand venait leur tour de tuer le cochon ils « remettaient » la même chose a leurs voisins ,Ainsi pratiquement chaque semaine des mois d hivers on était sur d’avoir de la bonne soupe et du boudin frais.  Tradition hélas perdue et qui participait aux bonnes relations entre voisins…

http://www.dailymotion.com/video/xgzqqj

Noël en Provence et son « gros souper »

En Provence, Noël se caractérise par des traditions bien particulières, dont le « gros souper » et ses treize desserts, mais aussi des rituels autour d’une (vraie) bûche qui doit brûler jusqu’au jour de l’An, ainsi que la crèche et la pastorale. Très importants sont les treize desserts, dont la liste varie en fonction des disponibilités de la famille, mais qui comprennent souvent du nougat, une « pompe à l’huile » (un gâteau), des fruits secs appelés « mendiants » (leur robe brune rappelant la bure des moines mendiants d’autrefois) et les fruits frais disponibles, souvent des pommes.

Les festivités de Noël s’insèrent dans toute une série qui commence le 4 décembre avec la plantation du blé de la Sainte Barbe, et qui s’achèvera à la chandeleur. Les vidéos montrent la fabrication de deux des treize desserts.

Le nougat :

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« En passant par la Lorraine » et ses variantes

En passant par la Lorraine est une chanson en laisse très populaire dont l’origine remonte très loin dans le temps et qui a de multiples variantes. L’une des premières est Margot, labourez les vignes, mise en musique au XVI ème siècle par Jacques Arcadelt et par  Orlando de Lassus. Une variante plus récente est Les Sabots d’Anne de Bretagne, écrite par Adolphe Orain, qui déclara toutefois qu’il s’était inspiré de vieilles chansons bretonnes et non de En passant par la Lorraine. Lire la suite

Ah ! qu’il fait bon écouter les cloches de ma vallée !

Le yodel (du verbe yodler (synonyme rare : iouler)) ou jodel en allemand, est une technique de chant consistant à passer rapidement de la voix de corps à la voix de tête. La technique a probablement été développée dans les Alpes suisses comme une méthode de communication dans les montagnes, avant de s’intégrer au folklore. Elle est apparentée, voire synonyme de la « tyrolienne », et se retrouve tant en Allemagne qu’en Autriche. Dans les Alpes francophones, ou même françaises, le yodel existe, comme en témoignent les deux exemples qui suivent, même s’il est plus rare.

Les cloches de ma vallée

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Kimi ga yo

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« Kimi ga yo » (君が代, Votre règne) est l’hymne officiel du Japon. Ce poème, adressé à l’empereur du Japon, est un waka, un ancien style poétique japonais de l’Époque de Heian. L’auteur en est inconnu. C’est le plus court des hymnes nationaux.

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Traduction :
Puisse votre règne
Durer mille ans,
Pour huit-mille générations,
Jusqu’à ce que les pierres
Deviennent roches
Recouvertes de mousse.

(Merci à « Moi »)