Montebourg : « L’État pourrait vendre ses parts dans des entreprises semi-publiques »

Le gouvernement français envisage de céder certaines de ses participations dans des entreprises en partie contrôlées par l’État, afin de réduire la dette du pays sur fond d’aggravation de la crise dans la deuxième économie de la zone euro, ont déclaré des responsables gouvernementaux.

Le gouvernement, qui a déjà indiqué que l’objectif de déficit ne serait pas atteint cette année, étudie comment il pourrait vendre certaines participations sans renoncer à l’influence qu’il peut exercer sur les entreprises concernées, ont expliqué ces personnes.

« Dans le cadre de la restructuration budgétaire, la modernisation de notre politique publique, nous réfléchissons à l’évolution de nos participations, bien sûr« , a déclaré le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, dans un entretien accordé à Dow Jones Newswires et au Wall Street Journal.

« Nous n’excluons pas ce type de décisions mais nous ne souhaitons pas perdre nos moyens d’action sur les entreprises« , a-t-il ajouté. L’État français détient des participations directes et indirectes dans de nombreuses entreprises, dont EDF, Areva, France Télécom, Air France-KLM et Renault.

The Wall Street Journal via Suite et commentaires sur Fortune

Sécurité : l’État met-il suffisamment d’argent pour vous protéger ? (vidéo)

Depuis dix ans, lutter contre l’insécurité est la priorité proclamée du chef de l’État. Et pour mener à bien cette lutte, il a introduit dans la police la culture du résultat et le salaire au mérite. Pourtant, 10 000 postes ont été supprimés et il n’y aurait pas assez de policiers sur le terrain.

Alors, sommes-nous vraiment mieux protégés qu’avant ? Notre police est-elle aussi efficace que les chiffres officiels nous l’annoncent ? L’État met-il suffisamment de moyens pour garantir la sécurité des Français ?

En France le taux d’occupation de la voie publique n’est que de 5,5% [de l'effectif] soit moins de 4000 policiers sur le terrain en un instant « T » pour toute la France. » M6 / Capital – 20/11/2011

Austérité : les nouvelles pistes du gouvernement

Un nouveau plan d’austérité sera présenté aujourd’hui. Priorité aux économies, mêmes impopulaires. La retraite à 62 ans pourrait arriver plus vite que prévu.

Le gouvernement actera, ce matin en Conseil des ministres, un nouveau plan d’«équilibre des finances publiques» -, le deuxième en deux mois et demi.

Une piste était sérieusement à l’examen dimanche: ne plus augmenter la plupart des prestations sociales en suivant l’inflation (autour de 2% par an), mais en fonction de la croissance (1% prévu en 2012). Les allocations familiales, et peut-être les pensions de retraite, seraient concernées. En revanche, l’ensemble des minima sociaux, comme le RSA-socle et le minimum vieillesse, sera épargné. (…)

L’horizon, fixé à 2018 par la réforme Woerth sur les retraites, serait avancé vers 2016, ce qui suppose de repousser l’âge légal au rythme de six à huit mois par an, au lieu de quatre comme prévu.(…)

L’objectif de hausse des dépenses d’Assurance-maladie, pour l’année prochaine, sera raboté: il devrait tourner autour de +2,5%, contre +2,8% actuellement. Soit un tour de vis de 500 millions d’euros.(…) Côté État, le gouvernement réduirait de 500 millions d’euros les dépenses.

Le Figaro

Poursuite de l’immigration ou maintien de la protection sociale : il va bientôt falloir choisir

Tribune libre de Paysan Savoyard

Malgré l’ampleur du chômage, malgré l’énormité des dépenses collectives induites par l’immigration, la situation de la classe salariée ne s’est pas encore trop nettement dégradée. Cela pourrait rapidement changer.

La fin des Trente glorieuses a précédé de quelques années l’arrivée au pouvoir, aux Etats-Unis puis en Europe, de gouvernements menant des politiques économiques libérales et mondialistes. Ces politiques ont conduit, comme on le sait, à l’enrichissement de la classe dominante, à la baisse de l’imposition des plus riches, à un partage de la « valeur ajoutée » moins favorable aux salariés, à un chômage persistant et de grande ampleur, à un creusement des écarts.

Dans le même temps l’immigration extra européenne, apparue au début des années 60, est rapidement devenue massive. Elle se poursuit au même rythme, générant des coûts sociaux considérables. Présentant le plus souvent une situation sociale défavorable (notamment parce qu’ils sont souvent sans emploi), les immigrés acquittent en effet des cotisations et des impôts faibles, tandis qu’ils bénéficient d’un effort considérable de la collectivité en leur faveur (en matière de logement, de santé, d’éducation, d’allocations et de prestations multiples).

 

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Y a-t-il vraiment trop de fonctionnaires en France ?

Contrairement aux idées reçues, la France se situe dans la moyenne des pays développés en nombre de fonctionnaire par habitant et en poids des dépenses de rémunération dans le PIB. La preuve en chiffres.

Face au déficit croissant des finances publiques, la question d’une éventuelle « sur-administration » est souvent posée en France. « La France compte trop de fonctionnaires« , répète à l’envi Nicolas Sarkozy depuis qu’il est au pouvoir. Un argument qui justifie aux yeux du chef de l’Etat la politique de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux à la retraite.

Parce qu’elle est légitime, cette question mérite d’être creusée. Trop de fonctionnaires par rapport à qui ou à quoi ? Aux autres pays développés ? A la population française ? Au budget de l’Etat ? Une enquête exclusive du Centre d’analyse stratégique (organisme rattaché à Matignon) apporte, pour la première fois, des éléments de comparaison dans une perspective internationale. Ce « tableau de bord de l’emploi public », publié mardi 8 février, bouleverse les idées reçues.»

90 fonctionnaires pour 1000 habitants

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UE/UMP: pas de crédits pour la Turquie

Une cinquantaine de députés UMP ont proposé aujourd’hui de couper la part française des fonds européens destinés à préparer la Turquie à son adhésion à l’UE.

Les députés ont déposé un amendement au projet de loi de finances pour 2011 afin de supprimer ces crédits de préadhésion, qu’ils chiffrent à 900 millions d’euros sur sept ans (2007-2013) au niveau de l’UE, dont 127 millions à charge de la France.

Ils affirment que l’adhésion de la Turquie à l’UE n’est pas un objectif souhaité par les Français, ni par les Turcs.

« La Turquie n’est pas en Europe, c’est une évidence tant sur le plan géographique qu’historique », ont ajouté les députés UMP.

Le Figaro

(Merci à Makemyday)

La Sécurité sociale vers un nouveau déficit record en 2010

Le déficit du régime général de la Sécurité sociale devrait atteindre 26,8 milliards d’euros cette année après 20,3 milliards l’an dernier, selon le rapport de la Commission des comptes de la Sécurité sociale rendu mercredi.


Le déficit de la branche maladie est attendu à 13,1 milliards d’euros, celui des retraites à 9,3 milliards d’euros, celui de la branche famille à 3,8 milliards d’euros et celui de la branche accidents du travail et maladie professionnelle à 0,6 milliard d’euros. À titre de comparaison, le déficit de la branche maladie était de 10,6 milliards d’euros l’an dernier, celui des retraites de 7,2 milliards d’euros, celui de la branche famille était de 1,8 milliard d’euros et celui de la branche accidents du travail et maladie professionnelle (AT-MP) de 0,7 milliard d’euros.

Le Point

(Merci à Hussard)

Après la Grèce, le Portugal… le scénario de contagion est en marche

Après la Grèce, le Portugal est-il en passe de devenir le nouveau « maillon faible de l’Europe ? » L’agence de notation financière Fitch a annoncé, mercredi 24 mars, qu’elle abaissait d’un cran la note de la dette à long terme du Portugal, de « AA » à « AA-« , faisant part de ses inquiétudes sur les déficits et la solvabilité du pays. Jeudi, en fin de matinée, la Bourse de Lisbonne a plongé de plus de 2,2 %.

Ce changement de notation, qui survient à la veille du débat au Parlement portugais du programme de stabilité et de croissance du pays, « montre que le scénario de contagion en Europe, que l’on a beaucoup évoqué ces derniers mois, est en train de se matérialiser », souligne Marie de Vergès, du service Économie du « Monde, » qui explique les fondements de cette décision et les conséquences qu’elle peut avoir. (Cliquez ici pour écouter son analyse.)

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Bienvenue à la Grande Correction

Par Bill Bonner

Nous allons rebaptiser notre théorie. Nous vivons plus qu’une dépression ; c’est plutôt un phénomène économique et financier. Il inclut un transfert du pouvoir… un retour à la normale après quatre siècles d’aberrations… et l’échec de toute une série de sottises économiques récompensées par des prix Nobel — dont l’Hypothèse des marchés efficients et la Théorie du portefeuille moderne. Appelons cette phase la « Grande Correction »… et attendons que les événements nous donnent raison.

Les tendances profondes se poursuivent. L’influence gouvernementale augmente… et file tout droit vers la faillite. La plupart des pays développés accumulent de gigantesques déficits dans leurs finances publiques. C’est la Grèce qui fait les gros titres en ce moment. Les autres pays à la périphérie de l’Europe, observent avec attention. Ce que la Grèce vit maintenant, ils vont probablement le subir plus tard.

Jour après jour, les roues grincent et cahotent… en route vers des gouvernements toujours plus présents, avec des dettes plus grandes… Un gouvernement se tourne vers un autre lorsqu’il a besoin d’aide. Ce dernier se tourne vers un autre encore. Un pays dépend de sa Banque centrale… et sa Banque centrale dépend de la Réserve fédérale américaine, le capo di tutti capi de toutes les banques centrales de la planète.

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La troisième crise, la vraie (la crise politique)

Après la crise financière, puis la crise économique, s’ouvre la vraie crise : la crise politique. Elle a commencé en Islande, en Irlande, la voilà en Grèce et dans le Massachusetts.

Manifestation monstre du mouvement Tea Party, Washington, USA, 12 septembre 2009

Elle met les gouvernements entre deux feux, celui des marchés financiers, créditeurs des États, et celui des opinions publiques, à qui on demande maintenant de « payer » pour les pots cassés par ces mêmes marchés.

L’issue de cette crise politique est aujourd’hui totalement incertaine.

Quelle sera l’ampleur des « ajustements » ? Considérable. Parce que la crise intervient à un moment où le vieillissement venait déjà mettre les finances publiques en péril dans les pays développés. Les deux s’additionnent.

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Crise financière : comment éviter l’explosion ?

Peut-on soigner une gueule de bois avec un double whisky? Peut-on sortir de la crise de la dette en accumulant plus de dette encore?

Dans tous nos pays, beaucoup s’alarment aujourd’hui de la fuite en avant des finances publiques mais tous savent que, dans l’état actuel de nos économies, stopper les déficits amènerait à replonger dans une récession profonde.

« Il y a une bombe sous la reprise actuelle, c’est l’endettement public », affirmait récemment Pascal Lamy, le directeur général de l’OMC, mais il ne conseillait pas pour autant de stopper les déficits.

Que choisir ? Sombrer dans le gouffre de la récession (tout de suite) ou foncer dans le mur de la dette (dans quelques années) ? En quinze mois, la dette publique des États-Unis a augmenté de 2.000 milliards, soit 14 % du PIB américain. Pour éviter un effondrement complet de leur économie, les États-Unis ont « brûlé », en quinze mois, l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans.

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« L’immigration est une richesse pour la France»

Tribune libre de Paysan Savoyard

Il est souvent affirmé que l’immigration constitue pour la France une source de richesse économique. Nous voulons ici montrer qu’au contraire l’immigration non-européenne est l’une des causes principales de la dégradation des finances publiques et un facteur d’appauvrissement majeur pour la nation.

L’immigration engendre des dépenses publiques considérables

La population française métropolitaine a augmenté de 16 millions d’habitants en cinquante ans (62 aujourd’hui contre 46 en 1960). Cette augmentation considérable résulte pour l’essentiel de l’immigration non européenne : si l’immigration massive ne s’était pas produite, à partir du début des années soixante, la population française serait actuellement probablement d’environ 50 millions (si l’on en juge par l’évolution de la population des pays européens comparables n’ayant pas jusqu’à récemment connu d’immigration importante, comme l’Italie).

L’accueil de ces millions d’immigrés supplémentaires, qui bénéficient des mêmes droits que les autochtones, a rendu nécessaire une augmentation très forte des dépenses publiques dans de nombreux domaines :

  • Dépenses de scolarisation, dans les écoles et à l’université (recrutements de personnels, construction de locaux…). Ces dépenses sont d’autant plus élevées que les populations des quartiers « difficiles » et « prioritaires », c’est-à-dire pour l’essentiel les immigrés, bénéficient à l’école de taux d’encadrement et de dépenses pédagogiques fortement accrues par rapport à ce qu’elles sont dans les établissements ordinaires (par exemple il n’y a qu’une quinzaine d’élèves par classe dans les collèges ZEP) ainsi que de mesures de soutiens (SEGPA, réseaux d’aide…) très coûteuses (les études réalisées montrent pourtant que tous ces dispositifs ne produisent pas de résultats probants).
  • Dépenses de santé (hôpital, accueil des handicapés…).
  • Financement de logements sociaux. Une partie importante de la population originaire de l’immigration est en effet logée dans le parc social, financé par les différentes institutions publiques : les loyers y sont inférieurs à ceux du secteur privé ; en outre ces loyers sont pris en charge partiellement ou en totalité par la sécurité sociale (allocations logement…).
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