« L’U.E est devenue un repoussoir » (audio)

Alors que François Hollande vante le réformisme de Gerhard Schröder, en Allemagne, pour le 150ème anniversaire du SPD, en France, les eurosceptiques fourbissent déjà leurs armes pour les prochaines élections européennes de 2014.

La semaine dernière déjà, Marine Le Pen le disait haut et fort, la présidente du Front National vise la première place pour son parti aux européennes. Aujourd’hui, le Front de gauche organise un séminaire à Paris avec des représentants du parti allemand Die Linke. Le communiste Pierre Laurent explique son objectif : construire une nouvelle union européenne, sans pour autant sortir de l’euro.

La politique européenne, telle qu’elle est menée actuellement, n’est « plus supportable » par les peuples européens, explique le numéro un communiste, pour lequel il faut organiser une alternative à gauche.

Les socialistes français s’adonnant à une social démocratie à l’allemande qu’il condamne.

Pour ces partis, qu’ils soient de droite ou de gauche, l’Europe est devenue un repoussoir.

[...]

Et les élections européennes risquent bien de se transformer en vaste référendum pour ou contre l’Union Européenne.

Et les europhiles alors ? où sont-ils passés ?

Pourtant, le président français n’hésite pas à brandir la menace des progrès des extrêmes dans toutes l’Europe, pour tenter de passer de l’austérité à la rigueur. Pour l’instant, l’austérité résiste.[...]

France Info

Bilan économique mondial du 1er semestre 2011

La Chine est confrontée d’une part, à une forte inflation et tente de la ralentir en montant ses taux, et d’autre part à une bulle immobilière qui ne cesse d’enfler et dont on sait qu’elle contribue largement au montant astronomique de créances pourries dans les banques évaluées autour de 540 MDS de $ soit 10 % du PIB. En outre, 2 000 des 3 000 MDS de réserve de change sont en dollar ce qui, du fait de la politique américaine, est devenue un véritable casse tête pour les autorités chinoises qui aimeraient bien se débarrasser de cette monnaie « fondante » mais qui ont du mal à trouver des acheteurs et des actifs de remplacement(pas le yen pas l’euro….).

Le Japon, déjà en récession avant la catastrophe du 11 mars, est à l’agonie depuis 20 ans, avec un endettement de 225 % avant le tremblement de terre et qui sera probablement de 250 % en 2012.

Ce taux d’endettement qui annihile toute croissance, n’est probablement plus absorbable par une population vieillissante. Il faudra donc aller sur les marchés internationaux où les investisseurs demanderont des taux plus élevés que les taux actuels (1,17 sur 10 ans). Les Japonais ne pourront alors plus payer, et là, fin de l’histoire…

Le Brésil est étranglé par la hausse des taux à plus de 12 % et par celle du real due à la défiance envers les autres monnaies qui pèse sur ses exportations.

La Grande Bretagne, coincée entre récession et inflation utilise la même recette que les américains, la fuite en avant, la planche à billet alors même qu’ils savent que c’est en pure perte puisque l’argent imprimé ne circule pas.

L’Europe, qui a pris une position dogmatique de sauvetage à tout prix de l’euro plutôt que de reconnaître qu’il a été mal conçu au départ, en essayant de gagner un peu de temps, nous enfonce dans la crise et rend la situation de moins en moins maîtrisable.

Les pays aujourd’hui en crise, l’Irlande, la Grèce, le Portugal, l’Espagne ne rembourseront jamais car ils sont structurellement incapables de générer une croissance suffisante pour faire face au coût et au remboursement de leurs dettes.

Combien de temps les peuples des pays en crise vont-ils accepter de se sacrifier sur l’hôtel idéologique d’un euro mal conçu par de petits fonctionnaires européens à la pensée étriquée, pour sauver des banques dont la seule fonction est de distribuer des bonus à ses dirigeants et de tondre leurs clients ? [...]

Yahoo Finance

« Super-Etat européen : un rêve en train de se dissoudre » (vidéo)

Economiste libéral, professeur des universités et ancien membre du conseil d’analyse économique auprès du Premier ministre, Jean-Jacques Rosa préside le conseil scientifique et pédagogique du pôle universitaire Léonard-de-Vinci, à Paris. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont L’erreur européenne et Le second XXe siècle, tous deux publiés chez Grasset en 1998 et 2000.

France 5 – C à dire – 15/06/2011

Débat Cantona et les banques

Émission « Ce soir ou jamais » du 2 décembre 2010 avec Catherine Lubochinsky, Percy Kemp et Paul Jorion .

Partie 1 :

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