Festival d’Avignon 2013: une programmation largement tournée vers l’Afrique

Le Festival d’Avignon a présenté lundi une programmation largement tournée vers l’Afrique autour de Dieudonné Niangouna, originaire de Brazzaville, tandis que Stanislas Nordey, l’autre artiste associé cette année, dirigera Emmanuelle Béart et Jeanne Balibar dans une pièce de Peter Handke dans la Cour d’honneur.

[...] Autour de Niangouna, premier Africain artiste associé à Avignon, toute une génération de trentenaires du continent seront présents cette année, de Kisangani, Lagos, Ouagadougou et Le Cap, ainsi que des occidentaux portant un regard sur l’Afrique, tel le Suisse allemand Milo Rau, qui a reconstitué le studio de la radio des Mille Collines à Kigali (Rwanda). [...]

Metro France

Autres evénements à venir (2013)

Gard : dans la nouvelle « zone de sécurité prioritaire », les atteintes aux personnes ont doublé


[Extraits choisis de Libération du 07/02/13. Titre original : "Dans le Gard : «Les jeunes, plus tu leur fais peur, plus ils deviennent méchants»" ]

Le 17 septembre, le ministre de l’Intérieur classait Saint-Gilles et Vauvert en zone de sécurité prioritaire (ZSP). Quatre mois plus tard (…), les cambriolages reculent de 25,8% mais les atteintes aux personnes ne reculent pas. Au contraire, elles doublent…

Sur le terrain, des moyens supplémentaires ont été déployés pour «mettre du bleu», effectuer des patrouilles plus visibles, passer à pied chez les particuliers et les commerçants. (…)

Dans le quartier des Bosquets qui concentre toutes les difficultés et un taux de chômage de plus de 50% chez les jeunes, les patrouilles ont été renforcées. (…)

«Le problème c’est le sentiment d’impunité», explique la buraliste.

Quant au boucher d’origine tunisienne, il dit : «Les jeunes ici, ils sont comme les taureaux : plus tu leur fais peur, plus ils deviennent méchants.»

A Saint-Gilles, (…) le colonel Poty raconte que «la ZSP a créé des réactions épidermiques, des violences, de la défiance».
Certains jeunes auraient cherché à «tester» la motivation des forces de l’ordre en multipliant les attaques.

Dans un café du centre où des jeunes – «tous au chômage» – tuent le temps, une voix s’élève :

«Ecrivez-le ! Ici on n’existe pas aux yeux de personne. On n’est rien. Mais ils vont nous entendre…»

Source

Festival « musiques métisses » d’Angoulême

La manifestation pionnière convie Zebda, Lo’Jo, Staff Benda Bilili, le Bal de l’Afrique enchantée… Et, en libre accès, maints concerts, rendez-vous littéraires et animations enfantines

Au festival Musiques métisses d’Angoulême, tout le monde trouve son bonheur, sauf les éternels insatisfaits – et, pire, les fachos, les racistes et autres accros du complexe de supériorité.

Chaque année, le public se régale, avec les nombreuses propositions du plus ancien festival dévoué à la sono mondiale. Pour la 37e édition, le grand chapiteau a accueilli, le 25 mai, le groupe jamaïcain Inna de Yard (incluant le guitariste des Wailers, Earl Chinna Smith) et le célèbre couple malien Amadou & Mariam. Il y avait aussi le charismatique Ghanéen Blitz The Ambassador, dont le cocktail de hip hop et funk s’est imposé jusqu’aux Etats-Unis. Après Jazz sous les Pommiers à Coutances, où, récemment, il a roulé son groove qui n’amasse ni mousse ni mécompte, Blitz a renouvelé hier la magie à Angoulême. Chauffez vos jambes et vôtre âme au soleil de son CD « Native Sun » (chez Embassy Mvmt -Jakarta Records / La baleine), sorti en 2011 et réédité en mai 2012.

L’irresistible Rumba congolaise de Staff Benda Bilili

Le 26 mai sous chapiteau, est attendu Aziz Sahmaoui & University Of Gnawa, pour chauffer les lieux, avant Zebda et Lo’Jo, qui présente sa création « Cinema El Mundo ». Puis, le 27 mai, résonneront la mystérieuse alchimie concoctée par le tandem Juju (l’Anglais Justin Adams, guitariste de Robert Plant, et le griot gambien Juldeh Camara), les rimes et rythmes déflagrateurs, insurrectionnels, d’Anthony Joseph & The Spasm Band, et, en dernière partie, l’irrésistible rumba dispensée par les musiciens handicapés du groupe congolais Staff Benda Bilili.

Pour entendre les trois groupes de renom international conviés chaque soir au chapiteau, on dépense une somme raisonnable (1), sans compter les multiples activités et spectacles auxquels chacun accède gratuitement. Au Mandingue (entrée libre), se succèdent quatre à cinq groupes par jour, toujours de remarquable qualité. Par exemple, le 25, les Gnawas d’Agadir et le Bagad de Saint-Nazaire ont accompli une accolade musicale inédite, tandis que le Sénégalais Natty Jean, découvert aux côtés de Danakil, a incarné le renouveau du reggae africain engagé, au fil des titres de son excellent premier CD, « Santa Yalla »[...]

L’Humanité

Condom ( 32 ) : violente agression ( gratuite ) au petit matin

Les festivaliers se sont racontés leur week-end festif sur les réseaux sociaux. Des commentaires joyeux la plupart du temps, sauf pour quelques-uns qui n’ont pas vécu un week-end de rêve.

Dimanche matin alors qu’il rentrait chez lui avec un ami, Jean-François Claverie a été victime d’une agression à quelques dizaines de mètres du centre hospitalier et d’un contrôle de gendarmerie. Joint par téléphone, il raconte sa mésaventure : « Il était un peu plus de 5 heures du matin quand sur la D7 à la sortie de la ville, avec un ami, nous rentrions chez moi.

Des individus sont sortis d’une voiture, m’ont jeté au sol et m’ont donné des coups. Mon ami qui a voulu s’interposer a reçu des coups de batte de base-ball. Heureusement les gendarmes sont intervenus très vite. »

Jean-François s’en est sorti avec quelques points de suture à la pommette et des ecchymoses. « Mon copain a passé la nuit en observation au centre hospitalier. C‘est de la violence gratuite et j’ai porté plainte. Ces jeunes nous ont gâché la fête. » (…)

Sud-Ouest

Festival Hellfest : des « islamophobes » au programme ?

Le collectif « Provocs Hellfest ça suffit » dénonce la programmation du groupe norvégien Taake, déjà venu à Clisson en 2009, lors du prochain festival Hellfest programmé du 15 au 17 juin.

Le chanteur leader du groupe est accusé « de propos violemment islamophobes » ou encore de s’être déjà produit avec « une croix gammée sur sa poitrine » par le militant anti-Hellfest Louis Peramet. Réponse du chargé de communication de Hellfest productions : « On a pour position (…) de ne pas justifier ce qu’on programme. »

Presse Océan

Un festival de livres antisémites au Salon du Livre de Casablanca

qu’il y ait dans le monde arabe au vu de la politique menée par les dirigeants israéliens un réflexe comparable à celui de la haine de boche durant les affrontements entre la France et l’Allemagne, c’est déja politiquement débile, parce que cela va exactement dans le sens voulu par ces dirigeants, qui ne voient leur propre maintien au pouvoir et la spoliation criminelle du peuple palestinien que dans le ghetto israélien devenu machine de guerre.

http://img84.imageshack.us/img84/4199/livres21.jpg

C’est débile de confondre Israélien et juifs comme le veulent les tenants de l’Etat juif. pourtant cette colère primaire est compréhensible comme peut l’être en France le dévoiement de la colère des misérables contre l’arabe du coin.

Mais quand des dirigeants et des institutions arabes cultivent ce réflexe pour l’étendre à une apologie du négationnisme et du nazisme, cela témoigne de la manière dont tout ce beau monde tente d’asseoir son pouvoir sur les vieilles recettes qui ont justement été celles du nazisme…

Nous sommes décidemment entrés dans une période bien sombre de notre histoire, celle d’un monde où le nazisme n’a jamais été éradiqué… le pouvoir marocain peut bien parler de ses juifs avec tendresse, une telle manifestation n’a pu avoir lieu sans son accord.

Sarkozy et marine Le pen ont bien leur alter ego dans le monde arabe, je n’ai pas plus de complaisance pour les uns que pour les autres… (note de danielle Bleitrach)

Quiconque a entendu parlé de ce qui ce passe dans le monde arabe ne sera pas surpris qu’un récent salon du livre au Maroc a mis en vedette des classiques antisémites tels que «Mein Kampf» et «Les Protocoles des Sages de Sion. (…)

Mediapart

Luxembourg : une vitrine pour la diversité

Luxexpo va vivre aux couleurs de la diversité du Luxembourg et de sa forte population immigrée. Un festival des Migrations pour sublimer la différence, mais aussi débattre des problèmes sociétaux actuels.

http://img13.imageshack.us/img13/9896/490008856943628festival.jpg

Le festival des Migrations met en avant la diversité culturelle du Grand-Duché.

Il y a quelques jours à peine, la Ville de Luxembourg rendait publics les chiffres de sa population.

66% d’étrangers y sont résidents, plus que la moyenne nationale, et les nationalités sont très diverses.

Le melting-pot luxembourgeois a son week-end à travers le festival des Migrations, organisé par les associations d’étrangers présentes dans le pays. Une bonne occasion de découvrir et mieux connaître la culture de l’autre à travers des débats, des rencontres avec des auteurs de différents pays, mais bien sûr aussi à travers la gastronomie.

Cette année marque la 29e édition, c’est dire si le festival est devenu une institution défendue par le CLAE, réseau qui regroupe les associations d’étrangers au Luxembourg.

Le programme est très dense, le week-end est traditionnellement rythmé par une série de conférences, de tables rondes pour lesquelles le débat est encouragé entre les différentes franges de la population qui ont peu l’occasion de se rencontrer. Si les associations d’étrangers sont bien représentées au Luxembourg, le festival des Migrations est une occasion pour ces dernières de se réunir et de débattre de problèmes communs. (…)

Le Quotidien.lu

Belgique : Le festival « A Films Ouverts » abordera le racisme et l’interculturalité

(…) Le festival, présidé par le réalisateur belge Olivier Masset-Depasse, abordera, cette année encore, les thèmes du racisme et de l’interculturalité, à travers une série de longs et de courts-métrages en compétition.

Les films sélectionnés abordent les différences culturelles entre les individus.

Média Animation les présente comme militants, provocateurs, étranges et caricaturaux.

Chaque projection sera suivie d’un débat, certaines en présence du réalisateur.

Le concept de répartition des séances à travers la Communauté française est, d’après Média Animation, la principale originalité de l’événement. « Cette dispersion des séances à travers toute la Communauté française nous permet d’aller à la rencontre des gens » explique l’ASBL.

RTL.be

Le festival contre le totalitarisme et la violence Mene Tekel s’ouvre ce lundi à Prague

La sixième édition du festival culturel international contre le totalitarisme et la violence se tient à Prague du 20 au 26 février. Ce festival intitulé Mene Tekel, propose durant une semaine une série de films documentaires, des débats, des expositions et des concerts afin de sensibiliser les citoyens sur les crimes commis par les régimes totalitaires.

Le projet Mene Tekel est issu du constat de la méconnaissance et du désintérêt des citoyens tchèques pour le destin des prisonniers politiques des années 1950. Les initiateurs du festival souhaitent ainsi rappeler à la mémoire du public qu’entre 1948 et 1989, près de 250 000 citoyens tchécoslovaques innocents ont été privés de liberté.

http://img835.imageshack.us/img835/3169/26557179.jpg

Mémorial dédié aux victimes du communisme (Prague)

Organisé pour la première fois en 2007, le festival Mene Tekel a pour objectif d’ouvrir durant une semaine une plateforme publique pour rappeler les conséquences de la répression politique des régimes totalitaires, l’exposition de réflexions artistiques et scientifiques sur la période communiste en Tchécoslovaquie et dans les autres pays du monde.

Le nom du festival Mene Tekel est tiré de la bible. L’un des auteurs et organisateurs de l’événement, Jan Řeřicha, rappelle la signification de ce terme prophétique trouvé dans l’ancien testament dans livre de Daniel et qui relate les pratiques du gouvernement cruel du roi Balthazar en Babylone :

Jan Řeřicha « Les écrits disent : ‘qui as-tu souhaité élever, qui au contraire as-tu humilié, qui enfin as-tu condamné de ton propre chef’ ? Lorsque nous sommes tombés sur ce texte, nous nous sommes dit que cela convenait parfaitement à la définition de l’abus de pouvoir. Le mal, la violence et l’abus de pouvoir accompagne malheureusement la mémoire de l’individu. »

Le festival s’ouvre ce lundi après-midi dans l’église Saint-Nicolas dans la Vieille-Ville à Prague. Durant une semaine, il propose une série de débats et de conférences sur les conséquences individuelles et collectives des régimes totalitaires. (…)

Radio Praha

Cannes : 1er Festival Vivre Ensemble (vidéo)

France 3 Régions – 14 novembre 2011

Communauté juive, chrétienne, musulmane, bouddhiste côte à côte, belle image sur la Croisette, à l’occasion du 1er Festival Vivre Ensemble. Un événement organisé par des membres des différentes communautés religieuses à l’occasion des 25 ans des rencontres d’Assises

« Rire ensemble contre le racisme », un festival manichéen qui dresse le camps du bien contre l’axe du mal

Le Grand Rex accueille ce lundi soir à Paris l’évènement « Rire ensemble contre le racisme ». Mais qui sont au juste les racistes dont il est question ?

Il est probablement naturel et légitime que les hommes cherchent à rire de tout. Je m’y atèle bien souvent. Donc rire ensemble ? Volontiers. Combattre le racisme (le vrai) ? Bien entendu. Mais pourquoi ne peut-on pas rire de l’islamisme, comme nous l’ont démontré les manifestations violentes au moment de l’affaire des caricatures de Mahomet, alors que l’on peut rire du racisme ? Peut être parce qu’il n’existe quasiment plus, de nos jours, de racisme en France (du moins comme les antiracistes l’entendent), mais que l’islamisme, lui, est bien palpable.

Car, s’il l’on rit contre le racisme, d’une certaine manière, c’est que l’on rit contre les racistes. Mais qui sont-ils ces racistes ? Les nombreux rappeurs qui insultent la France et les Français ? Ceux qui éructent leur haine anti-blancs sur des disques vendus à la Fnac ? Est-ce contre ces gens-là que l’évènement « Rire ensemble contre le racisme » lutte ? Si tel est le cas, je vais m’empresser d’aller réserver ma place à cette fabuleuse soirée contre le racisme.

Malheureusement non. Ce festival moraliste et culpabilisateur, plus caricatural encore que les propres caricatures qu’il dresse de ses adversaires préférés, a pour vocation de définir de manière très manichéenne le camp du bien (artistes présents, humoristes, comédiens, politiciens bien-pensants et autres donneurs de leçons…) et le camp du mal. Ah, le camp du mal ! Ces vilains racistes du Front National, de la Droite populaire et assimilés, ces éternels colons blancs n’ayant pas renoncé à leurs instincts primaires de domination, osant refuser de battre leur coulpe au rythme de la repentance médiatique imposée. Ce sont eux, nous susurrent-ils, les vrais racistes. Oui, en effet, les antiracistes à l’esprit réducteur n’en sont plus à un amalgame près, et bien sûr à une incohérence près… (…)

Atlantico