Une ministre suédoise s’en prend au FN «raciste et ultranationaliste»

La ministre suédoise aux Affaires européennes et à la Démocratie, Birgitta Ohlsson, s’en est pris vendredi au Front national qu’elle a accusé dans la presse d’être un parti «raciste et ultranationaliste».

Ohlsson, connue pour ses prises de position antiracistes, anti-homophobes et féministes, n’en est pas à sa première diatribe contre le FN. En novembre, elle le citait parmi les partis dont le succès prouvait, selon elle, que «depuis les années 30 il n’y a[vait] pas eu autant de racistes élus en Europe».

«La façade du Front national a changé avec Marine Le Pen à sa tête. Elle polit et elle nettoie mais pas vraiment dans une nouvelle direction», a estimé Ohlsson, membre du parti libéral (Parti populaire, centre droit), dans une tribune publiée par le quotidien Aftonbladet.

«Dans les coulisses, il s’agit du même parti raciste et ultranationaliste. L’immigration et l’UE sont dépeints comme des menaces contre la nation qui rongent l’identité française», a-t-elle ajouté.

Le FN a intégré le débat politique suédois depuis que les Démocrates de Suède, parti d’extrême droite entré pour la première fois au Parlement en 2010, ont commencé à discuter avec lui. Ce parti hésite pour savoir s’il doit prêter main-forte à la tentative de Le Pen de constituer un groupe au Parlement européen, qui exige 25 députés élus dans sept pays.

Libération

Paris : Des femmes manifestent nues contre l’oppression des femmes dans le monde arabe (Vidéo)

Elles ne sont que sept mais ont su se faire remarquer, ce samedi, sur l’esplanade du Louvre à Paris. Toutes se présentent comme des militantes du monde arabe et musulman qui manifestent contre «l’oppression» des femmes. Munies de drapeaux tunisien, iranien, arc-en-ciel et français, elles se sont dévêtues devant l’entrée du musée avant de marcher sur le rebord des bassins qui jouxtent la pyramide.

Amina, la Femen tunisienne supposée disparue, va bien En cette journée internationale des droits des femmes, elles ont scandé «liberté laïcité égalité», sous le regard étonné des badauds. Sur leur corps, leurs revendications peintes à même la peau.

«On fait ça en solidarité avec les femmes arabes, qui se font lapider partout dans le monde islamique, partout dans le monde arabe», explique Amina Sboui. «On est contre la charia, contre le sexisme, contre la lapidation, contre la burqa, contre le voile», détaille-t-elle. «Personne n’a de droits sur mon corps», renchérit Myriam Russel, membre des Femen.




Parmi elles, se trouve Amina Sboui, une ancienne Femen longtemps retenue par sa famille tunisienne après la publication sur son compte Facebook de photos d’elle, nue et peinte également. Depuis, elle a quitté le groupe féministe qu’elle accuse d’islamophobie, notamment pour leurs actions menées en Tunisie. Pour autant, la jeune femme semble toujours adepte des méthodes des militantes, dont certaines sont présentes au Louvre ce samedi.

Le Parisien

Et le macho de l’année est… ?

Casseroles, cuisine et confiture : mesdames, vous sentez-vous concernées ? C’est en tout cas ce que pense Bernard Ronsin, conseiller général de l’Aisne et maire UMP de Crécy-sur-Serre en octobre 2013. Si la déclaration avait provoqué un tollé à l’époque, elle lui vaut aujourd’hui le prix du macho de l’année.

A la veille de la journée internationale de la femme, l’association féministe les Chiennes de Garde vient en effet de lui décerner le prix du macho de l’année pour sa déclaration publiée dans « L’Aisne-Nouvelle » le 14 octobre 2013 :

La parité c’est une connerie. On va forcer les femmes à faire de la politique alors qu’elles n’en ont pas forcément envie. Dans ma profession, j’ai affaire à de plus en plus de femmes. Il y en a de très compétentes, mais elles nous pourrissent la vie. Elles seraient mieux avec des casseroles à faire de la confiture.

Marie-Noëlle Bas, présidente des Chiennes de Garde, ne s’étonne pas de ce résultat :

Cette année comme les précédentes, on constate que les phrases sexistes viennent beaucoup des secteurs politique et sportif »

Le Nouvel Obs

Violences envers les femmes : une enquête dans les maternités du 93

Hebergeur d'imageL’observatoire départemental des violences faites aux femmes dévoile ce vendredi les résultats d’une enquête réalisée auprès de futures mamans du 93. Cette étude, inédite par son ampleur, a sondé les femmes enceintes dans six maternités publiques de Seine-Saint-Denis, entre juin 2013 et février 2014. Plus d’une sur trois a déclaré avoir déjà été victime d’au moins un type de violence, et une sur cinq évoque des violences physiques. Cette enquête a pour but d’améliorer le repérage et l’accompagnement des femmes enceintes, partant du constat que 40 % des violences conjugales commencent au moment de la grossesse.

(…) Le PArisien

FRAC Lorraine : week-end transgenre, concours de pisse debout et féminisme « moderne »

« Toute femme désirant s’habiller en homme doit se présenter à la préfecture de police pour pouvoir en obtenir l’autorisation ». Un canular ? Pas du tout ! Une ordonnance de 1800 abrogée en 2013 ! Le droit au pantalon en dit long sur le genre en construction…

Si l’habit ne fait plus le moine ni la femme, qu’est-ce qui différencie le masculin du féminin ?
Et surtout faut-il encore les différencier ?


Concours de pisse-debout le 1er février à 14h
14h – Frac / Rencontre non diplomatique / Gratuit
Quand Désir et Besoin font leur toilette
Avec l’association de psychanalystes Borromée

Le désir n’apparaît jamais qu’habillé, mieux : déguisé. Le désir affiche ses toilettes, quel qu’en soit le genre. Le besoin annonce les siennes, quel qu’en soit le genre. On plaisante avec le désir, on ne plaisante pas avec le besoin. Serait-ce à dire que le désir est la revanche de la pulsion sur le besoin ?

La rencontre se terminera par un concours de pisse debout !!
www.pissedebout.fr/


Quelques extraits du programme :


  • De David Bowie à Priscilla, folle du désert, explorez la notion de genre ! Autour d’un bon café et de croissants croustillants, découvrez et faites découvrir des artistes (chanteurs, photographes…) ou des œuvres (films, romans, peintures…) qui questionnent la certitude des rôles sexués et sèment le trouble sur l’identité.


  • Le Voguing, comme modèle d’affirmation de communautés trans, gay, lesbiennes afro-américaines et latinos dans le New York des années 1970 et 1980, fait un nouveau (re)tour de piste. Cette fois-ci, il est aussi sur scènes, troublant les pratiques “straight” de la performance et les discussions dé-sexualisées qui s’y attachent. Que bouscule-t-il dans nos motions et nos émotions d’aujourd’hui ?


  • Let’s Dyke! se met sur son 31 et vous ouvre les portes de son dressing musical. L’extravagance, le grotesque, le moche, le trash, le fluo, le résille, le poil, le bling bling, la sorcellerie, le recyclage, le DIY, la contrefaçon, le hot, le chic, le cuir/queer, le low, l’animal, le terroir, le populaire, l’extraordinaire, le cyber, le glam, le rien, le too-much… voilà la liste non-exhaustive des non-règles d’un Dress Code anarchique !


  • Principe d’action de La Barbe : Être une femme, porter une barbe, ostensiblement, parmi les hommes de pouvoir. Consentir en silence à la suprématie des hommes, et semer la confusion des genres.


  • K. Kiwanga examine l’histoire et l’avenir des études de genre. Quels ont été leurs effets sur le développement des sociétés intergalactiques descendantes des membres de l’Agence spatiale des États-Unis d’Afrique ? Cyborg, traders de gènes… sont convoqués pour permettre au passé de rencontrer le futur.


  • 2 février : 16h – Centre Pompidou-Metz / PERFORMANCE / 10€-5€

    Enfermés « sous vide » dans des sacs en latex, les danseurs évoluent au minimum de leurs fonctions vitales. Ainsi poussés au bord de l’asphyxie, ils évoquent les Sylphides,­ ces êtres immatériels suspendus entre vie et mort, fantasme et réalité.

FRAC Lorraine

Vanessa Wisnia-Weill : « Les préjugés sexistes, c’est dès le plus jeune âge » (vidéo)

La psychanalyste Vanessa Wisnia-Weill, coauteur du rapport « Lutter contre les stéréotypes filles – garçons, un enjeu d’égalité et de mixité dès l’enfance » et le député UMP des Yvelines Jacques Myard étaient les invités de « RTL midi » mercredi 15 janvier.

Les Femen ? « Des salopes », selon l’instigateur du mouvement

Un documentaire retrace les origines du mouvement féministe, né dans la violence verbale de son créateur masculin.
La Mostra de Venise est l’occasion pour les Femen de faire un peu de promotion sur leur mouvement. Un documentaire a été tourné par la réalisatrice australienne Kitty Green sur le groupe féministe aux seins nus : « Ukraine is not a brothel » (l’Ukraine n’est pas un bordel).

Le film dresse notamment le portrait de Victor Svyatski, l’homme à l’origine du mouvement rapporte le site 7 sur 7. Et le maître à penser n’était pas un ange féministe.

« Il est allé chercher les plus jolies filles parce qu’elles font vendre plus de papier. Les plus jolies filles ont droit à la première page. C’est devenu leur manière de faire pour vendre la marque », explique la réalisatrice a passé un an dans un petit appartement de Kiev avec quatre Femen.

Une fois que j’étais dans le cercle intime, je ne pouvais pas ne pas le connaître. Il est Femen, assure Kitty Green, c’est son mouvement ». Pourtant, l’homme est « horrible avec les filles. Il leur crie dessus et les traite de ‘salopes’ », assure la réalisatrice. [...]

Le Nouvel Obs, Merci à Barbadibule

Interdire les signes religieux au travail, un pas vers l’islamophobie d’État ?

Depuis l’histoire de la crèche Baby Loup, une partie de la classe politique réfléchit à un moyen d’étendre la loi sur l’interdiction des signes religieux à l’école à d’autres espaces publics. Pour les militantes féministes Louiza Belhamici, professeure de Lettres et Sonia Dayan-Herzbrun, sociologue, c’est une « ineptie». Elles sont signataires de l’appel «Nous sommes toutes des femmes voilées».

On veut donc faire adopter une loi qui vise d’abord les femmes et devrait aboutir à exclure les plus vulnérables d’entre elles du monde du travail et de l’éducation, comme si elles étaient en trop dans cette société.

Depuis deux mois nos élus s’affolent à nouveau devant le danger que présenteraient à leurs yeux, jupes, foulards ou bandeaux trop longs, trop larges, trop voyants […]. C’est dans cette perspective qu’il a inauguré, peu de temps après, l’Observatoire de la laïcité dont la première mission est de réfléchir à une loi sur le port de signes religieux en entreprise.

La droite parlementaire s’est immédiatement engouffrée dans cette brèche en rédigeant une proposition de loi «visant à réglementer le port de signes et les pratiques manifestant une appartenance religieus ». Par une surenchère sur ce qu’elle considère à tort comme une atteinte au pacte républicain, elle cherche à griller la politesse à la gauche sur le dos de femmes qui n’en demandent pas tant.

Nous nous opposons à des lois que nous jugeons à la fois sexistes, parce qu’elles ne concernent que les femmes, et racistes, parce que ce sont les femmes musulmanes qui sont discriminées et menacées d’exclusion sociale.

Une telle loi, qui cèderait aux pires tentations populistes, serait contraire à l’esprit comme à la lettre de la loi de 1905 que les prétendus défenseurs de la laïcité ne cessent de bafouer. Elle constituerait une restriction des libertés religieuses que cette loi garantit. Elle ouvre de fait la voie à l’interdiction du port du foulard musulman dans tous les établissements privés gérant un service public et peut-être même, comme on l’entend déjà évoquer, dans les universités. […]

Car, contrairement à ce que déclarent tous ceux qui réclament le vote d’une telle loi, l’espace public n’est pas neutre. Il est le lieu de déploiement de la diversité, des appartenances, des cultures, des coutumes, des convictions, des histoires individuelles et collectives. En cherchant à le neutraliser on nie cette diversité, et on vise à imposer à tous une culture uniformisée et totalisante. […]

Le Nouvel Obs

Geeks Vs féministes : « la rédaction de Canard PC est uniformément blanche » (MàJ)

9/05/13

 

8/05/13

Depuis plusieurs mois, les « geeks » sont accusés de sexisme. Voici la réponse de l’équipe  de Canard PC.

Islamophobie : «On a la droite qu’on mérite» (PIR)

Le Parti des Indigènes de la République (PIR) dénoncent la banalisation de l’islamophobie par la gauche.

Il est bien curieux qu’une part aussi considérable de la gauche radicale, qui se veut dévouée au monde du travail et aux classes populaires – sans parler des droits des femmes -, fasse si peu de cas du chômage imposé aux femmes musulmanes.

De la gauche social-libérale à la gauche radicale, c’est aujourd’hui la sidération qui s’impose face à la multiplication des droites extrêmes – de la Droite populaire aux groupes identitaires, de CIVITAS au Printemps français, en passant par Égalité & Réconciliation.

Il n’y a pourtant pas de quoi s’étonner. Le travail de banalisation de l’islamophobie, mené par l’ensemble des gauches depuis dix ans au nom de la laïcité et du féminisme, a porté ses fruits. Et les événements récents ne sont pas pour nous rassurer. La décision de la Cour de cassation confirmant la réintégration d’une employée voilée à la crèche Babyloup, a été accueillie par le Parti de gauche comme une « régression » de la laïcité ; le Parti socialiste a réagi en proposant de légiférer pour exclure encore davantage le port du hijab du secteur privé. […]

Risquons-nous à une hypothèse : tout renoncement a un prix. Quand la «question sociale» occulte la domination raciale, c’est le mouvement ouvrier dans son ensemble qui perd du terrain. […] Qu’on ne s’étonne pas non plus de perdre du terrain face à la CFDT et les syndicats qui acceptent la précarité en échange de quelques miettes : tant que perdure la fracture raciale, ces quelques miettes continueront à satisfaire une partie des travailleurs blancs.

Quand Mélenchon apporte son soutien aux Goodyear et qu’il traite ensuite les «émeutiers» d’Amiens-Nord de «bouffons», de «larbins du capitalisme», il oublie que ce sont les mêmes ; que les intérimaires d’aujourd’hui sont les enfants des ouvriers d’hier ; que la jeunesse noire et arabe est la dernière embauchée et la première licenciée.

PIR (Merci à antibarbare)

Espagne: le gouvernement veut limiter le droit à l’avortement

Pressé par les ultra-conservateurs et l’église, le gouvernement de droite espagnol entend annoncer « rapidement » sa réforme visant à limiter strictement le droit à l’avortement prévu dans la loi votée en 2010 par la précédente équipe socialiste qui fustige le projet. Promesse de campagne en 2011 du chef du gouvernement Mariano Rajoy, le texte plusieurs fois annoncé et reporté devrait être présenté « rapidement. »

Estimant que la vie « est un droit inaliénable » le ministre a déclenché une nouvelle polémique en affirmant que « le risque pour la santé physique et psychique ne peut être considéré comme prétexte pour ne pas protéger la vie » du foetus, ce qui augure d’un droit à l’avortement très limité.

Le président de la conférence épiscopale espagnole, Antonio Maria Rouco Varela a exigé lundi « une réforme urgente » de la loi sur l’avortement. Selon lui, « contrairement à ce qui est dit, depuis l’application de la loi fondée sur le principe éthique et juridique absurde d’un droit pour quelqu’un d’ôter la vie aux êtres humains à naître, le nombre d’avortements a augmenté pour atteindre des niveaux terrifiants. »

(…) Le Point