« La Birmanie est assise sur une poudrière ethnique »

«La majorité bamar (68% de la population) a une «conception raciale de la nation», souligne Renaud Egreteau. Elle considère qu’être birman, c’est d’abord être bouddhiste. (…)

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(extraits) La Birmanie est plus que jamais assise sur une poudrière ethnique.  Les dernières émeutes antimusulmanes ont fait au minimum 40 morts depuis une semaine.

Cette nouvelle flambée meurtrière entre bouddhistes et musulmans n’est pas un acte local et isolé. Elle a démarré à Meiktila, une ville de 100 000 habitants puis s’est propagée à quatre autres villes. (…)

«La question ethnique reste le point noir du régime, rappelle Renaud Egreteau, de l’université de Hongkong. C’est l’élément central pour assurer la stabilité du pays.»

L’ouverture du régime a libéré un racisme latent qui traverse toute la société. Il est notamment véhiculé par un clergé bouddhiste qui compte parmi les plus fondamentalistes et nationalistes d’Asie.

Libération

Lire en complément :
Violences entre bouddhistes et musulmans en Birmanie : 43 morts, 1300 maisons brûlées (vidéo)

Vincent Crouzet : «la cohabitation SUBIE d’ethnies et de cultures différentes… » (màj)

Ajout du 8 février 2013
Vincent Crouzet, dans un article publié par le blog de slate Afrique « Le Maligraphe » se rectifie :

Je pense avoir été maladroit en écrivant « la cohabitation d’ethnies et de cultures différentes n’a jamais généré que des tensions considérables sur le continent ». J’aurais du préciser évidemment, dans le contexte : « la cohabitation subie d’ethnies et de cultures différentes… » (source)

————-ci dessous : extrait d’une tribune de Vincent Crouzet parue sur Rue 89 le 31/01/13 ————

« La violence est partie intégrante de l’Afrique. Les exactions, massacres et charniers ne sont pas un apanage africain, mais le non-respect des droits des prisonniers, la liquidation ethnique, le viol et le pillage restent des constantes des guerres africaines. »

« Par ailleurs, la cohabitation d’ethnies et de cultures différentes n’a jamais généré que des tensions considérables sur le continent. »

Source

Côte d’Ivoire : le « vivre ensemble » n’est pas pour tout de suite

[extraits] Dans le nord de la Côte d’Ivoire, les tensions se ravivent entre Peuls et Malinké. Peuple allogène originaire du Burkina Faso, les Peuls sont en général des éleveurs de bétail tandis que les Malinké sont surtout des agriculteurs. Leur différend prend ses racines dans des problèmes d’occupation de la terre.

Le président prône la réconciliation entre les différentes ethnies mais sa politique du «vivre ensemble » fait chou blanc pour l’instant.

Des agriculteurs malinké se sont rendus dans le quartier où vivent les éleveurs peuls et se sont mis à les battre à coups de bâton. Deux assaillants ont été arrêtés.

Ces interpellations n’ont fait qu’attiser les tensions. Quelques heures plus tard, une bonne centaine d’agriculteurs malinké ont fait irruption dans la gendarmerie et ont commencé à jeter des pierres sur les gendarmes. Ils ont été contraints de libérer les prisonniers. Lesquels sont retournés au quartier peul pour mettre le feu à leurs cases.

Le président prône la réconciliation entre les différentes ethnies mais sa politique du «vivre ensemble » fait chou blanc pour l’instant.

Source

Lire aussi : Kenya – Attaque tribale d’un village : 45 morts . La région est frappée par des tueries entre les ethnies Orma – essentiellement des éleveurs- et Pokomo – majoritairement des agriculteurs. Source

Nuul Kukk – Tout noir : « une identité ethnique basée sur la fierté et l’appartenance à une race »

La création de l’association Sénégalaise Nuul Kukk (« tout noir » en Wolof) est une réponse ferme contre toute atteinte à l’identité ethnique via les appels à changer la couleur de la peau.

Les rues de la capitale Dakar ont vu apparaitre depuis septembre dernier des centaines d’affiches publicitaires portant le grand titre en Wolof « Khess Petch » et qui veut dire « Toute claire ». Une publicité qui promet aux Sénégalaises une peau blanche garantie dans un délai de 15 jours.

Pour l’association Nuul Kukk, cette publicité touche l’identité ethnique basée sur la fierté et l’appartenance à une race qui a combattu, à travers l’histoire, les hostilités de la nature, les ennemis et les colonialistes blancs.

Source

• Extrait du site Nuul Kukk – Lettre à Madame Thioub

« Il doit être difficile de travailler dans un endroit où la plupart de vos collègues sont de teint clair, parfois même trop clair pour être vrai. Nous vous soutenons et vous encourageons à résister encore plus et toujours. (…) Le ministre de la culture du Sénégal devra nous promettre de tout faire pour que sa télévision soit un miroir de nos cultures et valeurs profondes où travaillent des femmes dignes et fières de leur race.

Source
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Compléments :

• Elle est devenue sublime sous l’effet de la dépigmentation

La chanteuse Daba Seye a changé de teint. Elle est devenue sublime sous l’effet de la dépigmentation. Une pratique qui ne la gêne pas parce que son mari semble être dans le coup. Dakarvoice

 

• La chanteuse Titi met les moyens pour un teint métissé

Titi met les moyens pour un teint métissé

Elle a réussi sa dépigmentation, Titi. La chanteuse est devenue claire comme une métisse des îles Cabo Verde. Selon l’oeil de Satelit, il parait qu’elle a utilisé le haut de gamme pour en arriver là. Titi n’a donc pas lésiné sur les moyens les plus modernes(piqûres et pommades) pour se faire une peau neuve et fraîche.

La SénégalaiseLeral.net

• Elles utilisent l’urine d’homme pour se dépigmenter !

Cote d’Ivoire : (…) Dans la méthode directe, ces femmes très adeptes de la dépigmentation utiliseraient directement et sur place l’urine de leur conjoint. Aussitôt produite grâce à un accord commun, ces femmes s’embaumeraient le visage le soir au coucher en attente de résultat le matin. La seconde méthode indirecte, l’urine est cette fois rajoutée à une pommade applicable sur la peau le soir au coucher. (…) Source

Chine: pour la première fois des Tibétains s’immolent à Lhassa

Un Tibétain est mort et un autre s’est grièvement blessé en tentant de s’immoler par le feu dimanche à Lhassa, la capitale du Tibet qui jusque-là n’avait pas enregistré de tels actes désespérés, accomplis en réaction à la tutelle implacable de la Chine.

Les deux hommes se sont transformés en torches humaines au coeur de cette ville historique du plateau tibétain. Lhassa est l’actuel chef-lieu de la région autonome du Tibet, elle-même située dans le sud-ouest de la Chine.

La ville, pratiquement toujours fermée à la presse étrangère et ouverte aux touristes s’ils sont détenteurs d’un laissez-passer, est placée sous haute sécurité depuis les violences qui s’y sont déroulées en 2008. (…)

Qi Zhala avait également demandé une répression accrue contre les activités « séparatistes », selon lui fomentées par la « clique » du dalaï lama, le chef spirituel exilé des Tibétains, honni par Pékin. La Chine affirme avoir « libéré pacifiquement » le Tibet et amélioré le sort de sa population en finançant le développement économique de cette région pauvre et isolée.

Mais de nombreux Tibétains ne supportent plus ce qu’ils considèrent comme une domination grandissante des Hans, l’ethnie fortement majoritaire en Chine, et la répression de leur religion et de leur culture.

Le nouvel Observateur

«Les étrangers sont des Français comme les autres»

L’anthropologue Jean-Loup Amselle se penche sur le multiculturalisme et l’identité culturelle, héritage, selon lui, d’une gestion ethnique, fruit du colonialisme. Une analyse qui est celle des Indigènes de la République avec lesquels pourtant il se dit en désaccord.

Pour comprendre comment le multiculturalisme se développe en France il faut remonter à la période coloniale. «Durant cette période la France est entrée en contradiction avec ses principes de droits naturels et les droits de l’Homme. Les différentes expériences montrent (notamment en Egypte et en Algérie) une gestion ethnique basée sur la distinction entre Berbères et les Arabes en Algérie, en Egypte : les Mamelouks, les Arabes, Juifs et Coptes.»

Et aujourd’hui Jean-Loup Amselle considère qu’on retrouve cette gestion coloniale dans les «quartiers». […]

«La République est trop liée à la France qui est un pays catholique. On est en congé le dimanche, il n’y a pas si longtemps on mangeait du poisson le vendredi dans les cantines. Regardez d’autre part le scandale du Quick halal ! Ce sont des débats inimaginables. On finance les écoles privées catholique mais pas musulmanes !» La solution ? «Revenir à une vision républicaine de la Révolution. Rappeler que les étrangers sont des Français comme les autres !»

Le Bondy Blog