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[…] Lorsque le virus débarque dans une nouvelle région du monde peuplée par des humains aux caractéristiques physiologiques et immunitaires légèrement différentes de celles d’où il vient, des mutations légères s’opèrent afin de s’adapter à ces nouveaux hôtes. Bien évidemment, rien de conscient dans ce processus. Lorsqu’un pathogène envahit un organisme, il s’y multiplie en plusieurs exemplaires, légèrement différents en raison des petites erreurs qu’occasionnera la copie du matériel génétique. Selon la théorie darwinienne de l’évolution, ne survivront et ne se dissémineront que les avatars les plus aptes et les mieux adaptés. Rien d’étonnant donc à ce que, comme on l’a lu de la part de chercheurs italiens, comparée au coronavirus venu de Chine, “la version italienne est certainement le résultat d’une mutation, d’autant que ce virus se modifie de personne à personne”.
Ceci ne dit rien d’autre que : le virus s’est adapté à des hôtes légèrement différents les uns des autres, et d’autant plus s’ils sont d’un autre pays et d’une autre ethnie.

Mais, dans le cadre de la mise au point d’un traitement et notamment d’un vaccin contre cette menace virale, l’important n’est pas que ce virus mute – ils le font tous – mais l’ampleur de cette mutation. Pour verser dans l’analogie humaine, un virus change constamment de tee-shirt. D’autant plus, lorsqu’il arrive dans un nouveau pays. Rien d’étonnant à cela, il s’adapte aux mœurs en vigueur. Ce sont des mutations mineures. En revanche, qu’il puisse changer de visage, d’identité, et donc qu’il devienne invisible face à un futur vaccin, réclame beaucoup plus de mutations. Cela ne peut se faire en une fois car cela demande des changements de grande ampleur, de plusieurs centaines ou milliers de lettres.
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