Une juge fédérale de Phoenix (Arizona) a suspendu les points les plus controversés de la nouvelle loi sur l’immigration de cet état de l’Ouest américain à la demande de sept plaignants, dont l’administration Obama en première ligne dans ce dossier. Les opposants à cette loi mettatient en garde contre les « délits de faciès et les discriminations».
La juge fédérale de Phoenix Susan Bolton a estimé dans une décision rendue publique à la veille de l’entrée en vigueur de la loi que l’Etat fédéral avait «de bonnes chances de l’emporter sur le fond».
Dans un communiqué, la gouverneure républicaine de l’Arizona, Jan Brewer, qui a signé cette loi le 23 avril, a annoncé qu’elle allait faire appel.
Une des dispositions bloquées prévoyait qu’un policier puisse vérifier la légalité de la présence aux Etats-Unis d’une personne lorsque celle-ci a été arrêtée pour une infraction. En vertu de cet article, un policier pouvait demander ses papiers à une personne s’il existait «un soupçon suffisant que cette personne est illégalement présente aux Etats-Unis», une disposition assimilée par ses détracteurs au délit de faciès.


(…) le pentecôtisme (ou du moins une grande partie des églises s’en réclamant) promeut la réussite financière et matérielle et l’initiative personnelle. C’est ce que l’on appelle la « théologie de la prospérité » teintée de libéralisme et issue, sans surprise, des États-Unis.


On se souvient du président Pompidou avouant peu avant sa mort qu’il avait ouvert les vannes de l’immigration en France à la demande des grands patrons, désireux de pouvoir bénéficier d’une main d’oeuvre nombreuse, docile et bon marché, d’une réserve quasi inépuisable à même de réduire les ardeurs revendicatrices des travailleurs français souvent organisés.