Brest : une sculpture monumentale en hommage aux victimes de l’esclavage ?

Des Bretons

(extrait) L’association Mémoires des esclavages espère boucler son budget pour qu’une sculpture monumentale soit érigée à Brest, en hommage aux victimes d’esclavage.

Pour l’heure, malgré la bonne volonté de l’association, on ne peut que parler au conditionnel : le budget n’est pas encore bouclé. L’association compte notamment sur une souscription citoyenne™.

C’est sur le polder du port de commerce, un vaste espace de 16 ha que la sculpture trouvera sa place. « Un endroit majestueux. La sculpture deviendra un amer de la liberté. »

Les deux masques monumentaux, en acier, seront là pour symboliser tous les esclavages. « C’est un hommage à tous les esclaves, d’hier et d’aujourd’hui. Actuellement, il y a 18 millions d’enfants esclaves dans le monde ».

Le 10 mai 2015, rendez-vous pour l’inauguration, une grande fête arc-en-ciel en hommage à Nelson Mandela.

Brest Ma ville

 

Mézy-sur-Seine (78) : Un couple franco-camerounais déféré pour barbarie envers des enfants

Un homme de 49 ans et sa compagne de 53 ans habitants à Mézy-sur-Seine (Yvelines) ont été déférés ce jeudi matin au tribunal de Versailles. Ils sont poursuivis pour esclavage moderne, actes de torture et de barbarie envers des enfants.

Ce couple franco-camerounais a été interpellé mardi matin et placé en garde à vue au commissariat des Mureaux après la dénonciation d’une des enfants qui avait réussi à s’enfuir et s’était réfugiée dans un foyer d’accueil. Le couple a déclaré qu’il ramenait des enfants du Cameroun lorsqu’il y passait des vacances.

Les policiers des Mureaux ont découvert que six enfants au moins ont subi des sévices de la part du couple depuis le milieu des années 1990. L’un des enfants est décédé, sans que l’on connaisse les circonstances exactes de cette mort. Deux autres ont été renvoyés au Cameroun et trois autres sont encore en France.

Lors des auditions, la femme a nié les faits de violence et l’homme a simplement concédé qu’il avait des principes d’éducation « à la dure ».

Yahoo.fr

La « une » de « 20 minutes » qui passe mal

« J’avoue qu’en voyant la ‘une’, j’ai été écœuré », explique Mamadou au Courrier de l’Atlas. La couverture dont il parle, c’est celle de 20 minutes, parue mercredi 22 janvier [.PDF]. A l’occasion de la sortie du film de Steve Mac Queen 12 Years a Slave, qui adapte les Mémoires de Solomon Northup, enlevé et retenu comme esclave en Louisiane, le journal gratuit titre : « Un film coup de fouet ».

« Cette ‘une’ passe comme une lettre à la poste : ni politiques, ni associations ne sont montés pour l’instant au créneau pour dénoncer ce que certains jugent comme ‘une’ ‘raciste et choquante’ », regrette le Courrier de l’Atlas, qui se présente comme « le magazine du Maghreb en Europe ».

Cité par le journal, Etienne Allais, directeur général de SOS Racisme, avoue qu’il « n’avai[t] pas vu la ‘une’. Pour moi, elle émane d’un mauvais jeu de mot. Effectivement, c’est choquant, ‘coup de fouet’, c’est une expression qui banalise la mémoire (…). Cette ‘une’ est surtout l’expression de préjugés mal venus ».

(…) Big Browser

Histoire : La traite des Slaves, l’esclavage des Blancs du VIIIe au XVIIIe siècles

Sait-on que le mot français « esclave » vient du latin sclavus désignant l’homme slave asservi, terme apparu en ce sens en 937 dans un diplôme germanique puis largement utilisé dans les actes notariés génois et vénitiens à partir de la fin du XIIe siècle pour finalement s’imposer dans les langues romanes et germaniques ? L’étymologie, encore plus explicite en anglais, révèle un fait historique le plus souvent ignoré non seulement du grand public, mais du milieu historien lui-même : la traite esclavagiste exercée aux dépens des peuples slaves du VIIIe au XVIIIe siècle.

traite des slaves Skirda

Mr Alexandre Skirda, essayiste et historien d’origine russe, vient de consacrer à cet épisode tragique de l’histoire européenne un livre (1) qui comble une lacune de notre documentation française, et qui pourtant n’a guère suscité l’intérêt du public parce qu’on ne lui fait pas la publicité qu’il mérite. Comment s’étonner de la censure médiatique ? Ce livre met à la portée du grand public des faits irréfutables permettant de constater la réduction en servitude de millions de Blancs, soumis à une traite plus sévère encore que la traite atlantique des Noirs d’Afrique puisqu’elle s’accompagnait de castration, et vendus dans la plupart des cas à des acquéreurs musulmans : un défi insupportable pour les canons de la repentance à sens unique instaurés par la loi Taubira de 2001 ! [...]

Suite et commentaires sur le blog Histoire.

Obama à Gorée, « lieu de mémoire de la traite négrière » + rappels sur l’esclavage

Barack Obama, premier président afro-américain des Etats-Unis, s’est rendu en pèlerinage sur l’île de Gorée, haut lieu de mémoire de la traite négrière à destination des Amériques. Les Echos

[ NDLR : Cette information permet essentiellement à Fdesouche de rediffuser cette vidéo (abrégée) de Bernard Lugan sur :

  1. le faux mythe de l'ile de Gorée 
  2. la repentance à sens unique 
  3. le silence sur les traites négrières arabo-musulmanes et sur les traites internes à  l'Afrique ]

« Quasiment toutes les sociétés africaines étaient esclavagistes : une partie de l’Afrique a vendu l’autre partie de l’Afrique. Les Européens n’ont pu vendre des esclaves que parce qu’ils en achetaient à des pourvoyeurs africains. La traite unissait des peuples africains à des négriers européens. » 

Ces images sont extraites d’une vidéo plus longue intitulée « Bernard Lugan : La coupe de la repentance déborde ». A voir ici

Sur le voyage d’Obama et le mythe de l’ile de Gorée, voir :
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/barackobama/10148682/Did-Barack-Obama-pick-the-wrong-venue-for-anti-slavery-speech.html?placement=mid2

Saint-Denis (93) : À la recherche des ancêtres esclaves (vidéo)

213 noms ont été gravés sur une sculpture inaugurée fin mai à Saint-Denis. Il s’agit de victimes de l’esclavage : des patronymes retrouvés grâce au travail de recherche entrepris par l’association « Comité Marche du 23 mai 1998″.

En s’appuyant sur une importante base de données, CM 98 organise des ateliers de généalogie. Objectif : aider ceux qui le souhaitent à retrouver leurs aïeux esclaves. Une manière pour certains de trouver l’apaisement dans leur quête identitaire.


À la recherche des ancêtres esclaves par BFMTV

Nos ancêtres les esclaves (Le Monde) (+vidéo commémoration à Saint-Denis)

Ceux qui passeront dorénavant par la petite place de la Légion-d’Honneur, à côté de la basilique de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, s’interrogeront peut-être sur la présence d’un monument en forme de globe, dressé à l’ombre des arbres, au milieu des terre-pleins fleuris.

En s’approchant, ils verront que des noms et des prénoms accolés à des numéros y ont été gravés sur des médaillons colorés. Une plaque à leurs pieds leur expliquera qu’il s’agit là d’anciens esclaves et de leur matricule. 213, très exactement. Et s’ils lisent jusqu’au bout, ils apprendront que ces patronymes sont aussi ceux d’Antillais venus inscrire le nom d’un ancêtre retrouvé grâce à la généalogie.

Cette oeuvre inédite doit être inaugurée, le 23 mai, à Saint-Denis, par le ministre des outre-mer, Victorin Lurel. Le même jour, une sculpture similaire sera dévoilée à Sarcelles, dans le Val-d’Oise. Depuis quinze ans, c’est ce jour-là, dans ces deux villes de France où la diaspora antillaise est la plus importante, que l’on commémore les « victimes de l’esclavage ». [...]

Le Monde

(merci à Lilib et Herstalle)

Pour les descendants d’esclaves, « les réparations sont indispensables» selon Patrick Lozes (màj)

[Màj 13 mai 2013][ Extrait d'une tribune de Patrick Lozès (fondateur et ancien président du CRAN), parue dans le Monde du 13 mai 2013 ]

« La République a besoin que tous les Français, se souviennent et se recueillent ensemble à la mémoire des dizaines de millions de victimes de ces crimes abominables.

Oui, l’esclavage a été un crime. Et la colonisation, une aventure indigne. Les réparations sont indispensables.

Mais elle doit être collective, car identifier précisément les victimes puis leurs descendants n’est pas chose aisée. (…)

Des musées, des instituts ou des centres culturels internationaux doivent être construits. Des bourses d’études doivent être attribuées, des chaires universitaires créées, l’enseignement de l’esclavage et de la colonisation doit être renforcé. Aucune piste, aucune voie donnée à l’intelligence, ne doit être négligée. »

Le Monde

Rappel : Patrick Lozès rattrapé par la justice (02/12/2011)
Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour abus de confiance et blanchiment contre l’ex-président du Conseil représentatif des associations noires (Cran), Patrick Lozès, L’enquête porte notamment sur des mouvements de fonds entre le compte du Cran et le compte personnel de Patrick Lozès, ainsi que sur des virements « provenant de l’organisation humanitaire World Children’s Fund au profit de L&Associés, la société de conseil de Patrick Lozès ». (relire)

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extrait JT Mayotte 1ère du 7 mai 2013

(Merci à Marc Herstalle)