Censure : Hervé Kempf quitte Le Monde

Ce 2 septembre, quinze ans et un jour après y être entré, je quitte Le Monde: en ce lundi, le dernier lien juridique entre ce journal et moi est défait, par le « solde de tout compte ». Que je quitte volontairement un titre prestigieux étonnera peut-être. Mais certes moins que la raison qui m’y pousse: la censure mise en œuvre par sa direction, qui m’a empêché de poursuivre dans ce journal enquêtes et reportages sur le dossier de Notre Dame des Landes.

Au terme de l’histoire que je vais ici retracer, il ne me restait qu’une issue, si je voulais conserver la liberté sans laquelle le journalisme n’a pas de sens : abandonner le confort d’un salaire assuré et de moyens de travail avant que soit étouffée la dernière marge d’expression qui me restait, la chronique Écologie.

Faiblesse de nos moyens face aux millions des oligarques qui contrôlent les médias. Nous ne sommes rien, ils sont tout. Mais nous avons ce que l’argent ne peut pas acheter : la conviction, l’enthousiasme, la liberté.

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Europe : 172 millions d’euros d’aides à l’Algérie

Développement local durable et action sociale dans le nord-ouest algérien.

Pour la réalisation de ce programme, l’UE vient d’accorder 20 millions d’euros à l’Algérie.

La Commission européenne a approuvé le programme d’appui au développement local durable et de l’action sociale dans le nord-ouest de l’Algérie. D’une enveloppe estimée à 20 millions d’euros, ce programme a pour objectif global de contribuer à la réduction des disparités sociales et économiques des communes et wilayas concernées grâce à leur développement intégré et durable.

(…)

L’on s’intéresse, en outre, de manière plus concrète au suivi de l’impact de développement sur l’environnement. Il faut noter que les engagements financiers en faveur de l’Algérie s’élevaient à 242,1 millions d’euros durant la période 2007-2011. Le programme indicatif national pour l’Algérie pour la période 2011-2013, qui définit l’ensemble des interventions financées par l’UE en Algérie, bénéficie au total d’une enveloppe de 172 millions d’euros au titre de l’Instrument européen de voisinage et partenariat. Le présent programme fait partie intégrante du programme indicatif national.
En 2012, 34 millions d’euros ont été engagés pour le programme environnement.

Liberté Algérie 

Rappel :

Algérie, 2ème réserve en devises étrangères dans le monde arabe

Avec plus de 190 milliards de dollars de réserves, l’Algérie se classe en 2ème position, derrière l’Arabie Saoudite, en matière de réserves de devises étrangères dans la région MENA (Afrique du Nord et Moyen-Orient); l’Irak se hisse à la 3ème place mais très loin parce qu’il ne compterait que 55,7 milliards de dollars.

Cittàslow : Les villes lentes contre la frénésie du monde moderne

Dans un monde en constante accélération, quelques municipalités européennes ont créé un réseau, Slow Cities, visant à ralentir le rythme de la vie. Ce réseau réunit des villes et municipalités désireuses d’améliorer la qualité de vie de leurs citoyens, notamment en matière de nourriture et d’environnement.

Né en Italie, il y a maintenant 20 ans, Cittaslow (« Villes lentes » en italien), est issu d’un autre mouvement: Slow Food, en opposition au Fast Food nord-américain, synonyme de mal bouffe. L’objectif de cette organisation internationale est de protéger la gastronomie et le plaisir de la table.

La philosophie des « Villes lentes » repose sur certains principes. En n’utilisant que des produits régionaux de qualité, on apporte ainsi son soutien aux agriculteurs qui travaillent dans le respect de l’environnement et qui refusent de faire appel à de la main d’œuvre bon marché. Un mouvement qui a gagné 70 villes italiennes de moins de 60 000 habitants et une vingtaine d’autres dans le monde, jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Des villes enracinées

L’objectif des Villes lentes est de combattre l’ubiquité dans ses deux dimensions : être, en même temps, ici et ailleurs. L’abomination absolue pour ces militants sont ces lieux modernes « hors sol » que sont les grands aéroports internationaux ou ces magasins entrepôts, tous sur le même modèle, qui défigurent les banlieues. Une ville lente refuse le « hors-sol » comme le « hors-temps ». Une stratégie de relocalisation des échanges et des consciences est inséparable de l’éloge de la lenteur comme une réaffirmation du local.

La modernité, en produisant l’homme sans qualité, joue la stratégie de la mondialisation de l’espace et du temps. Mondialisation des échanges commerciaux, développement des transports et mondialisation du temps vont de pair, comme le montrent les cotations boursières et les horloges internationales des palaces. Les villes lentes, parce qu’elles n’ont de cesse d’articuler ces stratégies de relocalisation et de retemporalisation, tendent à redonner de la qualité de vie, c’est-à-dire à enfanter un humain plus humain puisque plus autonome, parce que seul capable de s’autolimiter.

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La pêche en France : Un potentiel économique mondial sans égal

Les activités vivrières ne sont plus destinées à faire partie du socle économique des pays développés: main d’œuvre coûteuse et niveau scolaire élevé limitent les vocations pour les métiers de la pêche, réputés durs, peu rémunérateurs et socialement déconsidérés.


« Les pêcheurs » – Charles Napier Hemy, 1888

Cette vision typique des « trente glorieuses » est désormais obsolète : jusqu’à ces dernières années, la hausse de la demande aquacole fut gérée par l’industrialisation de la pêche.

C’est désormais insuffisant : les besoins sont supérieurs aux capacités de la nature, ce qui entraîne une inexorable diminution des stocks pouvant mener à l’extinction des formes de vie adaptées à notre alimentation.

Face à cet effet de ciseaux nous avons réagi de quatre façons :

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Toujours moins de paysages authentiques

Tribune libre de Paysan Savoyard

Toujours plus de béton, de lotissements, de camions et de pesticides. Toujours moins de paysages authentiques. Toujours moins de paysans. »

Nous commençons avec cet article consacré à l’environnement un essai de bilan du quinquennat de M. Sarkozy, qui nous conduira à passer en revue les différents domaines de la politique publique.

Le gouvernement a organisé en 2007 un forum de plusieurs mois intitulé Grenelle de l’environnement qui a donné lieu à 238 engagements. Parmi les principaux, on peut citer ceux portant sur : la mise en place d’une politique de rénovation thermique des bâtiments publics et du parc HLM, la création d’une taxe sur la consommation de carbone, des mesures pour porter la part des énergies renouvelables à 20 % dans la consommation totale, le durcissement des normes d’émission des véhicules, la création d’un système de bonus malus pour les véhicules en fonction de leur impact sur la pollution, la création d’une éco redevance sur les poids lourds

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Bientôt 600 éoliennes au large des côtes françaises (M-à-J)

Addendum du 01/02/11 : Le Mont-St-Michel. Rayé du patrimoine mondial ?

Le Mont-Saint-Michel exclu du patrimoine mondial de l’Unesco? «Préoccupée» par plusieurs projets de parcs éoliens dans la région du joyau du VIIIesiècle, l’institution mondiale a sommé la France de s’expliquer.

Le Télégramme (Merci à Epsilon)

Nicolas Sarkozy annoncera mardi le lancement d’un appel à projets portant sur cinq sites côtiers pour un investissement de 10 milliards d’euros. Industriels français et étrangers sont mobilisés pour cette compétition.

Photomontage du Conseil Général de Vendée

Les industriels français et étrangers attendaient le feu vert, plusieurs fois reporté, depuis des mois. C’est finalement Nicolas Sarkozy qui annoncera mardi à Saint-Nazaire (où il vient de signer avec la Russie l’accord de construction de deux navires de guerre Mistral) le premier appel d’offres pour construire des ­éoliennes au large des côtes françaises.

Le projet est d’envergure. Il s’agit d’installer quelque 600 éoliennes, sur cinq sites retenus, entre Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et Le Tréport (Seine-Maritime). Elles développeront une puissance installée de 3.000 mégawatts (MW), soit la capacité de près de deux réacteurs nucléaires EPR.

À raison d’un coût de construction d’environ 3,5 millions d’euros par mégawatt (deux fois plus que sur la terre ferme), l’appel d’offres représente un investissement de 10 milliards d’euros pour les industriels candidats.

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BP a provoqué la catastrophe en voulant faire des économies

British Petroleum a effectué une série de raccourcis visant à économiser de l’argent et commis des bévues qui ont considérablement accru le danger d’une marée noire destructrice, dans un puits qui avait été qualifié de «cauchemar» par un ingénieur seulement six jours avant l’explosion, indiquent des documents publiés lundi, qui jettent une autre lumière sur les causes du désastre.

Le comité du commerce et de l’énergie de la Chambre des représentants a dévoilé des dizaines de documents internes, qui soulignent divers problèmes sur la plateforme en eaux profondes, dans les jours et les semaines ayant précédé l’explosion du 20 avril. Le comité a fait enquête sur l’explosion et ses conséquences.

Les représentants démocrates Henry A. Waxman et Bart Stupak ont affirmé que des décisions ayant augmenté le risque d’une explosion, semblent avoir été prises par BP, dans le but d’épargner à la compagnie du temps ou de l’argent. Si c’est le cas, ont estimé les deux hommes, l’«insouciance» et la «complaisance» de BP ont infligé un lourd fardeau au golfe, à ses habitants et aux travailleurs sur la plateforme pétrolière.

Par ailleurs, les enquêteurs du Congrès ont identifié plusieurs erreurs commises dans les semaines ayant précédé le désastre, alors que la compagnie prenait beaucoup de retard dans le forage du puits.

BP avait amorcé le forage en octobre, devant aussitôt faire face aux dommages causés par l’ouragan Ida. La compagnie s’était tournée vers la plateforme Deepwater Horizon et repris le forage le 6 février. Les travaux sur la plateforme étaient en retard de 43 jours pour le prochain forage au moment de l’explosion le 20 avril, entraînant des coûts d’au moins 500 000 $ par jour de retard à BP, indiquent des documents du Congrès.

BP s’entoure pour éviter la faillite ou un rachat hostile

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Environnement : le Prince Charles appelle le monde à s’inspirer de l’Islam

Le Prince Charles de Galles et héritier du Trône anglais a appelé, mercredi, le monde entier à s’inspirer des préceptes de l’Islam dans le cadre des efforts visant à sauvegarder l’environnement.

Mettant en exergue les enseignements de l’Islam qui plaident en faveur de l’harmonie entre l’être-humain et son environnement, le Prince de Galles, a souligné que le Saint Coran explicitement qualifie la nature comme ayant «une intelligibilité» et insiste sur le lien indissociable entre l’homme et la nature.

«Le Coran offre une vision entièrement intégrée de l’Univers, ou religion, science, esprit et substance convergent pour former une partie intégrante d’une seule conscience vivante» a-t-il dit, soulignant que partant de ce constat l’homme assume la responsabilité de veiller à la préservation de la nature. Citant des versets du Saint Coran, le Prince Charles a expliqué que les enseignements de l’Islam présentent la nature et l’univers comme l’émanation de «l’hospitalité divine» envers l’homme.

Aufait Maroc (Merci à Le Hutin)

L’état de l’environnement reste préoccupant

L’état de l’environnement s’améliore en France sur certains points, mais le bilan global reste préoccupant. L’édition 2010 du rapport, élaboré tous les quatre ans par les statisticiens du ministère de l’écologie, fourmille de données et dresse le panorama le plus complet et le plus à jour de l’état des milieux naturels et des sources de pollution.

Certaines évolutions sont positives. La qualité de l’air dans les villes s’améliore globalement, principalement grâce aux progrès technologiques des véhicules. Les émissions de gaz à effet de serre sont également en baisse, même si le secteur des transports, principal émetteur, reste en croissance (+19 % depuis 1990). L’effet du bonus-malus sur la baisse des émissions des véhicules neufs est sensible, mais il faudra plusieurs années pour que le parc entier soit renouvelé. Et le transport routier continue de croître. En outre, les importations françaises généreraient l’émission de 465 millions de tonnes équivalent CO2 par an, contre 265 millions pour les exportations. Le solde d’environ 200 millions augmente de près de 38 % les émissions intérieures.

Autre tendance assez favorable, la stabilisation des taux de nitrates dans les eaux superficielles. « Les engrais sont toujours apportés en excès, mais cet excès diminue« , observe Robin Degron, co-rédacteur du rapport. En revanche la contamination par les pesticides se poursuit, certaines nouvelles molécules (glyphosate) remplaçant des substances interdites (atrazine).

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Le  »système capitaliste » est décrié par les Français

Le « système capitaliste » est jugé inégalitaire et incompatible avec le développement durable par une large majorité des Français, qui appellent de leurs voeux, sans trop y croire, un modèle plus efficace, selon un sondage publié mardi par l’Institut de France.

Pour 71% des personnes sondées par l’institut Opinionway, le terme « capitalisme » évoque quelque chose de négatif, un sentiment qui transcende les générations et les catégories sociales et qui est même partagé par 47% des sympathisants de droite.

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La fallacieuse théorie du libre échange et la diabolisation du protectionnisme

Marc Rousset, auteur de « La Nouvelle Europe Paris-Berlin-Moscou. Le continent paneuropéen face au choc des civilisations » (Editions Godefroy de Bouillon, 2009), critique le dogme du libre-échangisme et prône le rétablissement du protectionnisme.

«  De tous les dogmes économiques, le libre-échange est celui sur lequel les néo-libéraux sont le plus intraitables. Formulé il y a presque deux siècles dans le contexte théorique de l’immobilité des facteurs de production (capital et travail) et de la division internationale du travail, il est toujours présenté comme le nec plus ultra de la modernité, et comme la recette du développement et de la croissance.

Ses hérauts ont réussi le tour de force de le pérenniser dans un contexte exactement contraire à celui de sa conception : aujourd’hui, le capital ne connaît plus aucune entrave à sa circulation internationale et la main d’œuvre devient, elle aussi, de plus en plus mobile. Quant à la division internationale du travail, elle appartient au passé, avec la multiplication des entreprises mettant en œuvre des technologies de pointe dans les pays à bas salaires. L’économie mondiale est devenue un bateau ivre, sans gouvernail.

(…) Alors que le discours dominant du journalisme économique proclame depuis deux décennies que le protectionnisme est le mal absolu, les travaux scientifiques les plus récents aboutissent à un résultat inverse. Il y a donc discordance entre les discours économiques médiatiques et le discours scientifique.  »

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