Chômage, Hollande: «L’inversion est bien amorcée», Sapin: «Nous avons fait reculer le chômage» (MàJ N°3 vidéo)

Addendum 27.12.2013 10H10

lien direct de la vidéo sur VK : http://vk.com/video231636035_167147869
source : iTélé le 26 décembre 2013

 


Addendum 27.12.2013 9H33 : Invité de Europe 1 ce matin, le ministre du Travail Michel Sapin est revenu sur les chiffres du chômage publiés jeudi.

«On n’est pas là pour faire des promesses aux Français. On est là pour changer les choses, et nous le faisons avec détermination, dans un contexte difficile»

Europe 1

«Ces chiffres, tous les mois, il y a deux manière de les regarder : l’immédiat et les tendances. Et sur la tendance elle-même, oui depuis le début de l’année nous avons fait reculer le chômage et ce quatrième trimestre amorce la baisse du chômage. Les deux langages sont vrais, mais moi je ne suis pas là pour être au jour le jour. Je ne suis pas un ministre du quotidien, mais de la durée. Je veux que l’inversion de la courbe du chômage, qui est en train de naître, soit durable. Aujourd’hui, ce sont les prémices.»

Le Figaro

Addendum : François Hollande a jugé aujourd’hui dans un communiqué que «l’inversion de la courbe du chômage, sur laquelle (il s’est) engagé, est bien amorcée».

«Les chiffres du chômage pour le mois de novembre (+17.800) viennent atténuer ceux du mois d’octobre (-20.500), mais ils ne modifient pas la tendance», estime le chef de l’Etat, pour qui « la diminution durable du chômage est désormais à notre portée ».

Le Figaro

                                                

Libération 

                                                            

Une douche froide. En novembre, le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi en catégorie A (celle regroupant les inscrits n’ayant exercé aucune activité) a augmenté de 17.800 personnes, annulant quasiment la baisse d’octobre (-20.500). Or c’est sur cette catégorie que le gouvernement a fondé sa promesse d’inversion de la courbe du chômage d’ici la fin de l’année…

Pire, le chômage des jeunes, dont François Hollande a fait sa priorité, est lui aussi reparti à la hausse en novembre en catégorie A (+2300).

Pour faire bonne figure, le ministère du Travail préfère communiquer sur des tendances sur plusieurs mois. «» lit-on dans le communiqué. Factuellement, cela est vrai. Mais le ministère en tire une conclusion pour le moins optimiste en déclarant que «l’inversion de la courbe du chômage est donc bel et bien engagée en ce quatrième trimestre de 2013» !

En réalité, la hausse du chômage, après avoir ralenti tout au long de 2013, semble avoir atteint un palier. Un palier où les mois de hausses et de baisses s’enchaînent. D’ailleurs en novembre, le nombre de chômeurs ayant exercé une activité réduite (catégorie B et C) a baissé, tandis qu’il avait augmenté en octobre. Mais il est trop tôt pour parler d’inversion. D’ailleurs l’Insee voit le taux de chômage continuer à progresser, passant de 10,9% au troisième trimestre 2013 à 11% à la mi-2014.

Le Figaro

Bruxelles ? « Des connards ! », selon Montebourg

« Bruxelles ? Des connards ! » Le ministre du Redressement productif n’y va pas avec le dos de la cuillère, dans le portrait qui lui est consacré dans Le Magazine du Monde, et publié ce vendredi. Arnaud Montebourg semble avoir des poussées d’urticaire à la seule mention de la politique de rigueur de l’Union européenne, et n’a de cesse d’éructer contre « le bilan de Barroso ».

« Remettre l’industrie au premier plan » : voilà sa ligne politique à lui. Exhibant partout son portable à coque tricolore et prônant une politique « moins gestionnaire, plus audacieuse », l’excentrique ministre fanfaronne : « Mittal, je lui en ai mis une ; depuis, il fait moins le malin ».

Celui qui a fait une intrusion fracassante à la primaire socialiste, faisant 17%, a conscience de son poids politique. S’il n’avait pas appelé à voter Hollande au second tour de la primaire, peut-être Martine Aubry serait-elle aujourd’hui dans le fauteuil présidentiel. « Je suis invirable ! », fanfaronne-t-il. François Hollande, lui aussi interrogé par Le Monde, l’assure pourtant : « Il n’y a d’immunité pour personne ». « On lui pardonne beaucoup parce qu’il est nécessaire », reconnaît le socialiste Jean-Marie Le Guen.

[...] Quelque 18 % des femmes interrogées par l’Ifop dans Elle voient en lui un « fantasme d’amour de vacances ».

Rien de moins. « On m’appelle le ministre du ‘dressement reproductif’ ». Il est content de son bon mot.

Dragueur au point d’être surnommé « Love, love » au gouvernement, parce qu’il a la manie de faire des clins d’œil à toutes les ministres femmes en les saluant d’un « love, love ». « Il est énorme » et « lourdingue », assure, hilare, une de ses collègues. [...]

Métro / M Le Monde 

Wallonie-Bruxelles : Les emplois dans l’enseignement ouverts aux étrangers

Le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mercredi, à l’issue d’un débat tendu entre la majorité et l’opposition MR (Mouvement réformateur), un décret ouvrant les emplois dans l’enseignement francophone aux étrangers.

Le MR a, lui, voté contre le texte, accusé de «brader la nationalité belge», de ne «rien faire pour favoriser le vivre ensemble», et qui va ouvrir l’école «à l’ensemble des nationalités du monde entier».

Présenté par la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet, le texte vise à permettre à des non-Belges d’accéder à des fonctions d’enseignants, ce qui devrait permettre résorber le déficit de vocations dans ce secteur.

Ces étrangers devront toutefois satisfaire aux mêmes exigences scientifiques, pédagogiques et de maîtrise de la langue française que les enseignants belges. Mardi dans la presse, le député réformateur Willy Borsus avait dénoncé la «concurrence ainsi créée à l’égard des Wallons et des Bruxellois». «Il y aura dans un avenir proche 15, 20 voire 30 % d’enseignants d’origine étrangère non-Européens en fédération Wallonie-Bruxelles », avait-il affirmé. Des propos qui ont suscité l’indignation dans la majorité.

7 sur 7

Genève : Les frontaliers victimes d’une «préférence cantonale» ?

Selon une association, dans le canton de Genève, un nombre croissant d’offres d’emploi seraient réservées aux résidents ou aux nationaux suisses. Les frontaliers occupent 20% environ des emplois, la quasi-totalité sont français, et les trois quarts viennent de Haute-Savoie.

Publiée par une agence de placement, l’annonce concerne un poste de secrétaire de direction à Genève. Les missions n’ont rien que de très classique : prise de rendez-vous, tenue d’agenda, correspondance. Le profil idéal ? Il allie «aisance rédactionnelle», «sens de l’initiative», «maîtrise des outils informatiques» et… un passeport suisse. Ou, à la rigueur, un permis de travail de type C, réservé aux ressortissants de l’Union européenne ayant séjourné ou travaillé cinq ans dans la Confédération. En clair : frontaliers s’abstenir. […]

Les dernières années ont par ailleurs vu l’émergence du Mouvement des citoyens genevois (MCG), un parti xénophobe désormais bien représenté au conseil municipal de la ville. Celui-ci fait notamment campagne contre les frontaliers, et réclame une «vraie politique de préférence pour les résidents de notre canton». «Le climat est tendu en permanence sur cette question», confirme Patrick Schmied.

Faut-il y voir un lien ? En juin 2011, les autorités cantonales ont annoncé que les services publics dépendant d’elles – transports, parkings, hôpitaux – devraient désormais, pour toute embauche, donner la préférence aux candidatures issues de l’OCE. Autrement dit à des chômeurs résidant à Genève, même si tous ne sont pas suisses. Le directeur général des hôpitaux genevois est même allé au-delà, début 2012, déclarant son intention de promouvoir en priorité les résidents aux postes de responsables d’unités de soin. […]

Libération

PS et ouvriers : «On est passé de l’abandon au mépris»

La plume est cinglante comme après un amour déçu. «De l’abandon au mépris : comment le PS a tourné le dos à la classe ouvrière», ainsi s’intitule le livre publié jeudi par Bertrand Rothé, professeur d’économie à l’université de Cergy-Pontoise.

Dans cet ouvrage historico-économique, l’auteur revient sur les «trahisons» du parti à la rose vis-à-vis de ceux auxquels il avait tant promis en 1981, lors de sa première accession au pouvoir sous la Ve République. (…) Interview.

(…) quel est ce «mépris» dont vous parlez ?

Il est le fait autant du PS que des élites françaises en général. Il consiste à représenter les ouvriers en imbéciles violents, voire racistes. (…)

A partir des années 1980, (…) les socialistes ont abandonné cette catégorie sociale pour se consacrer à la défense des minorités ethniques. Et pas de tous les immigrés, pas des vieux par exemples : des jeunes immigrés, sous la devise un brin condescendante «Touche pas à mon pote». C’est médiatique, ça passe bien, ça fait festif. (…)

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Hollande signe les 12 premiers emplois d’avenir à Chelles en Seine-et-Marne (vidéo)

Le président François Hollande a signé jeudi à Chelles les douze premiers emplois d’avenirs, un nouveau dispositif destiné à insérer des jeunes pas ou peu qualifiés dans le monde du travail. Que sont ces nouveaux contrats?

L’objectif du gouvernement est de parvenir à la signature de quelque 100.000 emplois d’avenir en 2013 et d’atteindre le chiffre de 150.000 à compter de 2014.

Extrait du discours de François Hollande.

France3

Emplois prioritaires aux Français : l’amendement du FN rejeté (Màj)

Addendum vidéo :

12/09/12

L’Assemblée nationale a rejeté mercredi à main levée, lors d’un débat bref mais houleux, un amendement du député FN du Gard Gilbert Collard, proposant de réserver les emplois d’avenir « en priorité aux jeunes de nationalité française ».

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Sapir: « Il est urgent de dissoudre la zone euro »

Par Jacques Sapir

La crise de la zone euro a atteint un point critique. Quelles que soient les solutions envisagées, qu’il s’agisse de la mutualisation de la dette ou des mesures dites « non conventionnelles » que la Banque centrale européenne pourraient prendre, elles ne peuvent apporter de solution durable. A cela une bonne raison : cette crise n’est pas une crise de la dette souveraine mais une crise de compétitivité aggravée par l’effet pervers de l’euro sur la croissance.

Les différentes mesures prises depuis le début de 2010 ont été globalement inopérantes. Elles n’ont pu éviter que, pays après pays, cette crise s’étende, de la Grèce à l’Irlande, de l’Irlande au Portugal, puis à l’Espagne et à l’Italie. La situation dans la plupart des pays va continuer à se dégrader sous l’effet de la conjonction de politiques mal avisées de déflation compétitives, qui sont l’équivalent des politiques de dévaluation compétitives que l’euro prétendait supprimer.

Alors que le chômage recommence à fortement monter en France, il est temps de changer de politique, sinon nous nous imposerons l’équivalent d’une grande dépression par notre propre stupidité.

Des politiques inefficaces liées à une erreur de diagnostic

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«Préférence cantonale» à Genève

Le directeur des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), Bernard Gruson, 65 ans, faisait la une de la presse des bords du lac Léman en annonçant qu’il fallait éviter de nommer des frontaliers à un poste de responsable d’une unité de soins.

Sur 8 557 collaborateurs des HUG, 39 % sont des frontaliers, c’est-à-dire des personnes vivant dans les départements français de l’Ain et de la Haute-Savoie. Sur 165 responsables d’unité de soins, on compte 110 frontaliers.

Cette fois, dans un procès-verbal cité par La Tribune de Genève du 14 mars, Bernard Gruson prévient qu’ «il faut arrêter le recrutement systématique des frontaliers dans les HUG. La préférence doit être donnée au candidat local, même s’il est moins bon.» Interrogé par le quotidien, le patron des HUG se défend mollement, se contentant d’affirmer que le P-V était «tronqué». Bernard Gruson met en avant les directives du canton de Genève qui recommandent depuis 2011 l’embauche prioritaire des chômeurs locaux. […]

Le gouvernement genevois, majoritairement à droite, subit une pression de plus en plus forte de deux puissantes formations d’extrême droite. La populiste Union démocratique du centre (UDC), implantée dans tout le pays, est concurrencée localement par le Mouvement citoyen genevois (MCG), fort de 17 députés sur 100 au parlement genevois. Son slogan : «Réservons les emplois aux Genevois. Frontaliers, assez !» Le chômage n’atteint pourtant que 5,5 % à Genève, mais il reste bien supérieur au reste de la Suisse (3,4 %). […]

Le Point

Les employeurs d’immigrés clandestins dans le viseur de Guéant

Le ministre de l’Intérieur a annoncé mercredi la parution prochaine d’un décret permettant aux préfets de fermer pour une période allant jusqu’à trois mois les « établissements » employant des clandestins.

Il tape sur les employeurs pour limiter le travail clandestin. Claude Guéant a annoncé mercredi la parution dans quelques jours d’un décret permettant aux préfets de fermer pour une période allant jusqu’à trois mois les établissements employant des clandestins. [...]

Le nombre des sans-papiers en France est estimé officiellement entre 200.000 et 400.000, dont seulement 10% sont légalement employés dans les 152 métiers dits « en tension », pour lesquels les entreprises peinent à recruter. « Ces chiffres nous paraissent minimum et la quasi-totalité de ces gens travaillent », selon la CGT même si c’est souvent sans contrat de travail. [...]

Francine Blanche chargée du dossier des sans-papiers à la CGT, exprime son scepticisme sur la proposition de Guéant : « Tout le monde sait bien que quand on décide de fermer une entreprise parce que des sans papiers y travaillent elle rouvre un peu plus loin trois jours après. » « A trois euros de l’heure, le marché existe, ou plus exactement entre 2,8 et 3,5 euros. Il y a un marché et c’est vrai pour la France, l’Allemagne, l’Espagne. Il est absolument nécessaire de régulariser pour qu’ils puissent passer au Smic« , poursuit-elle.

TF1 News