«Tolérance, laïcité, vivre ensemble : l’Europe a perdu ses valeurs fondatrices»

À un peu moins d’un mois des élections européennes alors que l’abstention menace, Catherine Jeannin-Naltet, grande Maitresse de la Grande Loge Féminine de France s’inquiète de la montée des « extrémismes religieux» dont les femmes sont les «principales victimes»

Le « vivre ensemble » devrait être la devise des États européens « unis dans la diversité ». Dans ce contexte, seule la laïcité pourrait être le creuset où forger enfin, de façon apaisée et ouverte, l’identité européenne.

De traité en traité, d’élargissement en élargissement, mais aussi de crise en crise, les états membres qui constituent le Conseil européen ont privilégié les critères économiques en s’éloignant des valeurs fondatrices.

Ils ont fait naître chez les citoyens un euroscepticisme croissant qui se mue parfois en une franche hostilité qui les conduit à déserter les urnes, voire à plébisciter à travers les nationalismes, les populismes et les extrémismes, des partis anti-européens.

L’Europe manque de chair et de souffle. C’est un colosse aux pieds d’argile qui ne répond plus aux attentes de ses citoyennes et de ses citoyens. Pire, on assiste à une régression inquiétante, dans des domaines où elle s’était montrée particulièrement progressiste, comme le respect de la vie, de la dignité humaine, du refus de la violence et de la torture, de la liberté absolue de conscience, de l’égalité homme/femme. […]

À cet égard, l’initiative citoyenne européenne « One of Us » qui prône l’arrêt de la recherche sur les cellules souches et le refus de financer la contraception et l’IVG dans les pays en voie de développement, nous paraît particulièrement dangereuse. Nous ne pouvons accepter que des groupes de pression qui ont portes ouvertes dans les institutions européennes, forts de leurs croyances et de leurs dogmes, tentent d’y imposer des conceptions qui risquent d’entraver l’évolution scientifique et le progrès social.

Les droits des femmes seront les premiers à pâtir de cette montée d’un ordre moral que l’on croyait révolu. Les dernières semaines ont ainsi été marquées par le rejet au Parlement européen de textes d’initiatives qui concourraient précisément à garantir, sur tout le territoire de l’Union, le libre choix des femmes à la contraception et à l’IVG. […]

Appelons nos candidats aux élections européennes à :

- condamner toute remise en cause des droits fondamentaux, concernant en particulier, les droits des femmes et leurs droits à la contraception et à l’IVG,
- refuser l’ingérence des lobbies confessionnels dans les débats parlementaires,
- interdire l’affichage de références religieuses dans les locaux des institutions européennes.

Nouvel Obs

Najat Vallaud-Belkacem va s’impliquer pour restaurer le «vivre ensemble» (Vidéo)

Invitée ce jeudi sur France Info, la ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, Najat Vallaud-Belkacem , est revenue sur la composition du gouvernement Valls. Elle a défendu le choix de ministres «expérimentés», a annoncé qu’elle allait s’impliquer pour restaurer le «vivre ensemble» dans ses nouvelles responsabilités ministérielles avant de laisser comprendre qu’elle était soulagée de ne plus être porte-parole du gouvernement.

Quant à trouver un lien entre toutes ses nouvelles responsabilités, les Droits des femmes, la Ville, la Jeunesse et les Sports, elle a trouvé : «Au fond le lien c’est l’égalité, mon ministère c’est le ministère de l’égalité républicaine. Egalité entre les femmes et les jeunes, entre les générations, entre les quartiers, les territoires. Et le sport c’est un des meilleurs leviers pour faire l’égalité».

«Ce que je peux vous dire c’est que j’ai été ravie d’apprendre que Stéphane Le Foll prenait la suite parce que je pense qu’il va faire un excellent travail et je lui laisse cette responsabilité et cette charge avec beaucoup de plaisir et l’honneur de l’avoir exercée parce que c’est pas n’importe quelle charge. C’est bien que les visages changent… »

Mais au-delà de ce soulagement, sur le fond, l’ex-porte-parole ne regrette rien : «Nous ne renions d’aucune façon ce qui a été fait auparavant et c’est aussi l’occasion pour moi de rendre hommage à Jean-Marc Ayrault et au travail considérable qui a été accompli avec beaucoup de forces, avec beaucoup d’honnêteté aussi».

France Info

Hintermann (CSA) : «Il faut aller dans les écoles pour expliquer que la diversité est importante dans les médias»

Pour familiariser le public aux médias audiovisuels, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) a mis en place un site internet dédié à l’éducation par les médias. Explications. Memona Hintermann, membre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel explique pourquoi il était urgent de mettre en place ce dispositif.

Lorsque je me rends dans certains établissements en banlieue comme certains collèges où beaucoup d’élèves sont issus de l’immigration, je leur explique qu’ils ont autant de droits que les enfants « blancs » qui ont eu accès à la culture.

Vous allez régulièrement à la rencontre des jeunes dans les lycées et collèges pour leur expliquer votre travail. Sur quoi se porte leur principal intérêt ?

Ils sont étonnés de voir que le CSA existe ! Cela dépend des classes. Par exemple, les lycéens sont sensibles aux questions de justice sociale, à l’égalité dans cette République Française.

Il faut aller dans les écoles pour expliquer que la diversité est importante dans les médias. Le problème de la sous-représentation de cette France diverse vient sans doute du fait que c’est un enjeu politique et social de changer et de mettre en avant une France diverse. Mais en me rendant dans les établissements scolaires, je veux que les élèves se disent : «pourquoi je ne pourrais pas réussir ?»

metronews

EELV va déposer une loi pour les transgenres

Le député écologiste Sergio Coronado et va déposer une «proposition (de loi) pour faciliter le changement d’Etat civil pour les personnes transgenres», a-t-il assuré aujourd’hui sur LCP.

Sergio Coronado né au Chili, naturalisé en 1994, a fait son «coming out» à la Gay Pride de 2012.

«C’était un engagement pris par la porte-parole (du gouvernement) Najat Vallaud-Belkacem au moment de la campagne présidentielle, il ne s’est rien passé depuis», a rappelé le député des Français établis hors de France.

«Najat Vallaud-Belkacem a dit qu’elle était partante pour étudier des propositions parlementaires sur cette question. (…) Donc je dépose une proposition de loi permettant que ce débat ait lieu et que les personnes transgenres aient les mêmes droits que les autres, un accès plus facile au logement, au travail… Ca me semble nécessaire », a-t-il ajouté, évoquant une ‘question d’égalité des droits. […]

Figaro

Un complot homo-franc-maçon ? Le délire du Printemps français (Nouvel Obs)

Pour le Nouvel Obs il n’existe pas de lobby gay ou de pressions de la part des francs-maçons pour transformer la nature de la société et de la famille. L’hebdomadaire préfère parler de «délire» du Printemps français.

Un temps membre d’EELV, l’avocate Caroline Mécary, spécialiste de l’homoparentalité, inverse la charge de la preuve : «Si lobby il y a, c’est le lobby catholique intégriste lié aux fondamentalistes américains, qui a soutenu le collectif de la Manif pour tous.»

Les croisés de l’ordre moral fustigent une conspiration imaginaire. Le gouvernement, poussé par des militants de l’égalité homme-femme et de la cause homosexuelle qui veulent aller plus loin, freine.

Des descendants de Maximilien Robespierre et d’Olympe de Gouges hanteraient les ministères et les salles des profs. Ils s’acharneraient à détruire la famille en imposant le mariage pour tous, pervertiraient la jeunesse en enseignant l’homosexualité et annihileraient le mâle occidental en assurant la suprématie féminine… «Il y a une volonté totalitaire de changer l’homme» : c’est ainsi que le polémiste Eric Zemmour fantasme le «politiquement correct» de ce «lobby gay». […]

Les preuves ? Nul n’a jamais pu produire la moindre consigne visant à imposer une « théorie du genre » dans l’Education nationale. Le procédé – bien connu – consiste plutôt à déformer des éléments de la réalité (la prise en compte de la question du «genre») pour étayer la thèse paranoïaque d’un complot. […]

Pour dénoncer les promoteurs cachés de la loi Taubira, 150 militants du collectif Printemps français manifestaient en mai dernier devant le siège parisien du Grand Orient de France au cri de : «Francs-maçons, fascistes !» Depuis Joseph de Maistre, premier penseur contre-révolutionnaire, tous les maux de la fille aînée de l’Eglise ne proviennent-ils pas des frères ? «Les maçons sont très inquiets du climat actuel, mais le temps est passé où les lois de la République étaient discutées dans les loges», confie Daniel Keller, le grand maître du Grand Orient de France. […]

Qu’à cela ne tienne, les agitateurs néoréacs reportent leurs fantasmes complotistes sur le «lobby gay».[…]

Le Nouvel Obs

Mariage pour tous, genre : «Il n’est ni étonnant ni fortuit que les propagandes extrémistes visent les familles»

Pour Chahla Chafiq (écrivain et sociologue d’origine iranienne, arrivée en France en 1981), la contestation du mariage pour tous met en relief la volonté de promouvoir un «ordre autoritaire rêvé par les extrêmes, qui prônent une identité imposée à tous au nom de la patrie, de la religion, des traditions…»

Lire sur Fdesouche :
Manif pour tous : «Les réactionnaires de dimanche dernier sont un peu nos islamistes à nous»
Théorie du genre : Les musulmans ne doivent pas soutenir des «mouvements d’extrême droite

En tant que cellule de base de la communauté ou de la société, la famille est par excellence le lieu de projection de cette identité, et ce d’autant plus que, dans la famille, s’exprime l’affectif et se transmettent des codes culturels, des lois et des repères sociaux. Il n’est donc ni étonnant ni fortuit que les propagandes extrémistes visent les familles.

Lors des protestations contre le mariage pour tous et l’apprentissage de l’égalité à l’école, nous assistons à une cristallisation visible de la conjonction entre des personnes et groupes se revendiquant de l’islam, de chrétiens conservateurs, voire intégristes, et de l’extrême droite.

Cette alliance étonne dans la mesure où l’extrême droite, dans son recyclage des vieilles idées xénophobes et dans sa crispation sur l’identité nationale, cible les musulmans en France comme la source d’une menace identitaire. Comment se fait-il alors qu’elle partage le même camp que certains musulmans dans la défense de valeurs familiales qui sauveraient la société française de la perversion et de la décadence découlant, selon eux, de l’égalité des sexes, du mariage pour tous et de la lutte contre l’homophobie ? Comment analyser ce paradoxe ? […]

L’alternative des extrêmes pour sauver la famille et la société se résume alors à un retour de l’ordre moral répressif fondé sur un modèle identitaire uniformisé pour l’ensemble des individus. La hiérarchie des sexes est la colonne vertébrale qui donne corps à ce modèle fantasmé bien dépassé par l’évolution de la société actuelle. […] La confusion entre l’autorité et la domination cherche à diaboliser la démocratie, l’exercice parental égalitaire, l’école publique et laïque. Les adversaires de l’égalité dénoncent la disparition de l’autorité des parents et des maîtres afin de promouvoir le retour à un ordre anti-démocratique. […]

Le Monde ; Blog de Chahla Chafiq

La preuve de la présence de la théorie du genre dans le programme « ABCD de l’égalité » expérimenté dans les écoles (vidéo)

Source : Site officiel de l’expérimentation avec le programme ABCD de l’égalité du gouvernement

Entre autres on y trouve l’interview de Véronique Rouyer maître de conférences en psychologie du développement de l’enfant et de la famille, UFR Psychologie, Université de Toulouse :

« Ce processus de socialisation de genre va l’amener à construire son identité sexuée et par là son rapport à ses normes et son rapport à sa masculinité, à sa féminité. »


lien direct de la vidéo sur : VK

autres articles en rapport :

ABCD de l’égalité contre les préjugés sexistes (vidéo)

Najat Vallaud-Belkacem, la ministre des Droits des femmes et Vincent Peillon le ministre de l’éducation nationale se rendront toute la matinée au sein du groupe scolaire Château Gaillard de Villeurbanne.

Là-bas, ils se verront présenter les modules « ABCD de l’égalité » ayant pour objectif de transmettre dès le plus jeune âge une culture de l’égalité et du respect entre les filles et les garçons en agissant sur les pratiques des acteurs de l’éducation et sur les représentations des élèves. Il s’agit d’une expérimentation initiée depuis la rentrée 2013 dans dix académies.

«France : l’égalité trahie », publié par l’Open Society Foundation, présidée par George Soros

Couverture et 4e de couverture du rapport « L’égalite trahie, l’impact des contrôles au faciès« , publiée par l’Open Society Foundation, basée à New-York.
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• Site de l’Open Society. Page « Qui sommes-nous? » (lien vers le site). En 2012, la fondation Soros a, par exemple, fait un don de 35 000 euros au Collectif contre l’islamophobie en France. George Soros est la 22e fortune mondiale. Il est soupçonné d’être en partie à l’origine des crises financières européennes actuelles. (wiki)
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• Extrait des pages d’introduction (cliquer pour agrandir)
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Lien vers le PDF complet – Document trouvé sur le site de Laurent Mucchielli, sociologue™, qui présente ce document comme une référence (voir ici)

——– Complément : Campagne « Nous sommes la nation » du CCIF. Logo de l’Open Society de Soros sur l’affiche.
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Identité nationale : «Il ne peut pas y avoir d’égalité, en France, entre ce qui est français et ce qui ne l’est pas»

Entretien avec Renaud Camus sur l’identité nationale.

Qu’avez-vous pensé de la polémique au sujet de l’installation d’une crèche de Noël dans la gare de Villefranche-de-Rouergue ?

Si l’on veut que la France survive, il ne peut pas y avoir d’égalité, en France, entre ce qui est français et ce qui ne l’est pas ; entre ce qui fait partie de notre culture, de notre civilisation, de nos traditions, et ce qui leur est étranger ; entre la religion de nos pères et celle des colonisateurs.

Je pense que l’égalité, si on la laisse faire, va détruire l’identité nationale, comme elle a détruit l’école et la culture. Ne nous y trompons pas : pourquoi la laïcité revient-elle sur le devant de la scène ? Parce que de bons républicains voient en elle un rempart contre l’islamisation de la société. Mais ce rempart mal bâti va retomber sur eux, et sur nous. Il en va là comme des lois natalistes, qui en fait précipitent le changement de peuple.

Pour interdire le voile islamique, on se croit obligé d’interdire en même temps tous les signes religieux. Et nous tolérons que la visibilité chrétienne soit bafouée, dans le vain espoir de pouvoir limiter grâce à cette concession la visibilité islamique, chaque jour plus manifeste.

Cette conception de la laïcité est un piège fatal, mais, derrière elle, c’est l’égalité elle-même qu’il faut remettre en cause. L’égalité, dès qu’elle sort de son lit strictement juridique — l’égalité en droit des citoyens —, emporte et détruit tout ce qu’elle touche : la famille, le champ culturel, l’identité nationale. […]

bvoltaire

Martin Luther King : Cinquante ans après, l’Amérique est-elle toujours raciste ?

Cinquante ans après le discours de Luther King et cinq ans après l’élection d’Obama, Noirs et Blancs ne sont toujours pas égaux. Le rêve ne s’est pas encore réalisé.

Fredrick Harris est professeur de sciences politiques et directeur du Center on African-American Politics and Society à l’université de Columbia. Au printemps, il assurera un cours à la Sorbonne à Paris. À l’occasion des cinquante ans du «I have a dream» de Martin Luther King, il fait le point sur l’égalité raciale aux États-Unis et sur l’action de Barack Obama dans le domaine.

On n’est pas dans la société post-raciale annoncée à l’arrivée d’Obama, où la couleur de peau n’a pas d’importance. On est plutôt dans une société post-raciste. Il n’y a plus de lois qui excluent et discriminent explicitement les Noirs, mais il demeure des restes subtils de discrimination.

Selon un sondage récent, 49 % des Américains, dont 79 % de Noirs, disent qu’on est encore loin de l’égalité raciale aux États-Unis. Cinquante ans après le discours de Martin Luther King, ce n’est guère encourageant…

Beaucoup de choses restent à faire en matière d’égalité. En 1963, la discrimination raciale était certes plus évidente, mais aujourd’hui, il y a des politiques en surface neutres racialement mais qui ont des conséquences discriminatoires. Par exemple, le système judiciaire. Depuis les années 1980, le nombre de Noirs en prison pour usage ou trafic de drogue a beaucoup augmenté. Cela est dû notamment aux disparités entre les peines pour possession de crack et de cocaïne. À une époque, vous risquiez une peine beaucoup plus élevée si vous étiez arrêté avec du crack que de la coke. Or, les Noirs pauvres ont plus de chance de vendre du crack… [….]

Ils auraient dû battre le fer quand il était chaud, comme l’ont fait d’autres groupes de pression [gays, Hispaniques]

Il y a eu tout de même des progrès ?

Oui ! Surtout sur le plan politique. Dans les années 1970, on comptait environ 1 000 élus noirs ; aujourd’hui, ils sont quelque 12 000. En matière d’éducation, le nombre de Noirs qui passent le bac ou vont à la fac a beaucoup augmenté. Sur le plan économique, c’est moins net. On a aujourd’hui la plus grande classe moyenne noire de l’histoire, mais il y a aussi d’énormes disparités en termes de richesses et un déclin du revenu – qui touche d’ailleurs aussi la classe moyenne blanche. […]

Le Point

Consigny : La liberté rime avec la discrimination

Charles Consigny dénonce la lutte à outrance contre ce que les associations subventionnées appellent «discrimination» et qui débouche finalement sur un nivellement par le bas et n’a rien à voir avec l’égalité.

Ce n’est pas une société égalitaire qui a fait le raffinement français. Ce n’est pas une société égalitaire qui a fait nos grandes oeuvres. Ce n’est pas une société égalitaire qui a fait notre puissance militaire.

Le journal Libération, dans son édition du 25 juillet dernier, publie un article dont il a le secret, titré «Discriminés, restez groupés !». Il s’agit d’expliquer, un peu comme l’aurait fait le Parti socialiste lui-même, les deux propositions de loi déposées à l’Assemblée nationale par le député PS Razzy Hammadi, et au Sénat par la sénatrice EELV Esther Benbassa, lesquelles visent à permettre aux victimes de discriminations de déposer une « class action ». Le projet émane d’une association baptisée République et Diversité, dont le président, Louis-Georges Tin, signe une tribune dans la même édition du journal. Libération est un tract.

Si l’on est attaché à la liberté, il faut être pour la discrimination. Discriminer, c’est choisir.

On aurait tort de se désintéresser de cette agitation parlementaire : les gens sont en train de tout casser. Le seul mot qu’a la gauche à la bouche, son seul argument, la justification-massue de toutes ses erreurs, de toute sa haine, de toute sa bêtise et de sa grande indigence, c’est l’égalité. Elle la brandit à tout propos, dès qu’on l’attaque, dès qu’on met en doute sa capacité à prendre les mesures utiles, dès qu’on souligne que seule l’idéologie l’anime. Or l’égalité au sens où ces gens l’entendent est une chose horrible. […]

M. Tin conclut sa tribune par ces mots grandiloquents : «Est venu le moment de faire avancer l’égalité républicaine.» Moi, je dis que nous n’avons que trop d’égalité républicaine, que ce mot n’amène que la bassesse, la jalousie et la paresse. Il suffit, de toute façon, de s’attarder sur les signataires de l’appel : Banlieue citoyenne, Cran, Indivisibles, Terra Nova, chères associations subventionnées dont les membres feraient mieux d’aller travailler au lieu d’embêter ceux qui le font.

Le Point