Le jour où une élève m’a dit : « Moi, j’aime pas les juifs »

Iannis Roder est professeur d’histoire-géographie à Saint-Denis. Les réflexions antisémites, il en entend régulièrement dans les salles de classe et s’interroge : comment expliquer un tel phénomène ?

[...] La première fois, c’était en 1998 dans une classe de 5e. Lorsqu’on a abordé le chapitre sur l’islam, une gamine a râlé : « On ne fait que quatre heures sur l’Islam, alors que l’année dernière, on a fait les Hébreux pendant au moins dix heures ! De toute façon, moi j’aime pas les juifs. » Je suis tombé des nues. Ce n’était que le début. [...]

Presque toujours, ces propos viennent d’enfants issus de l’immigration et se réclamant de l’Islam.

En 2002, un garçon m’a expliqué que « Hitler aurait fait un bon musulman ». Cela fait dix ans que je sais que c’est là, latent chez certains. Dès qu’on évoque la Shoah ou qu’ils comprennent qu’un des personnages est juif, ça sort. [...]

Le Nouvel Observateur

(Merci à Docteur Bazooka)

Brevet: l’épreuve de français « niveau 6e »

Le collectif Sauver les lettres s’émeut dans un communiqué de presse de la facilité de l’épreuve de français de brevet 2012, qu’il estime de niveau 6e. « On n’interrogeait sur aucun des points de programmes de troisième » au cours de cette épreuve qui « portait presque intégralement sur la seule compréhension littérale d’un début de conte ».

Le collectif détaille que les collégiens devaient « accorder trois adjectifs qualificatifs au pluriel, transformer deux verbes au passé composé » et qu’aucune question de grammaire n’a été posée.

« Nul doute que l’on informera très vite ceux qui montent l’an prochain en troisième : inutile de travailler pour le brevet, les souvenirs de 6e suffisent ; quant à la grammaire, on n’en parle plus ».

Le Figaro

(Merci à Chantecler)

« Il faut cesser de confondre les Zones violences et les Zones d’éducation prioritaires »

A la tête du Centre Alain-Savary, qui se penche sur les pratiques éducatives, Patrick Picard analyse les enjeux d’une réforme de l’école :

(…) Il faut surtout regarder de près la répartition. Vous pensez bien que ces 15 à 20% d’élèves à la peine sont très inégalement répartis sur le territoire. J’espère que l’on va prendre en compte la carte des zones d’éducation prioritaire.

Et cesser de confondre, comme l’ont fait les gouvernements précédents, les Zones violences et les Zones d’éducation prioritaires. Prenez Sens, dans l’Yonne, loin de Sevran (Seine-Saint-Denis) ou de Vénissieux (Rhône), il y a des quartiers où sont concentrées 60% de catégories socio-professionnelles défavorisées.

Le problème n’y est pas la violence, mais la pauvreté. Je le redis, l’enjeu, c’est comment faire en sorte que l’école puisse réduire les inégalités sociales, comme elle l’a fait jadis avec les milieux ruraux.

(…) Y a-t-il un modèle étranger dont s’inspirer ?

On cite toujours la Finlande quand on parle d’école primaire. Oui, les instituteurs y sont mieux payés ; oui, il y a davantage de moyens ; oui, leurs écoliers arrivent très haut dans les enquêtes de niveau… mais cette référence permanente m’agace. I

ls ont aussi moins d’enfants issus de l’immigration, et moins d’enfants dont les parents connaissent des difficultés sociales.

De surcroît, le finnois s’écrit grosso modo comme il se prononce. On considère qu’il faut six mois pour apprendre le finnois, trois fois plus pour apprendre le français…

Libération

(Merci à Sene-gale)

Lomme (59) : une institutrice agressée

Malika A., 29 ans, apeurée devant les juges, n’a pas l’air de bien comprendre ce qui se passe. D’abord, l’affaire remonte au 7 février dernier et il est effectivement difficile pour la prévenue de comprendre sa comparution d’hier, quatre mois après les faits.

Ce 7 février, elle apprend que son fils âgé de 7 ans a été mis au piquet dans la cour de récréation où les autres petits jouent. « Je n’ai pas eu d’explications, je me suis un peu énervée » minimise-t-elle. Le président Chhay insiste. En fait, la jeune mère est entrée dans la cour et a immédiatement tiré par les cheveux l’institutrice de l’école Voltaire-Sévigné. Il était 13 h 50.

« Elle m’a injuriée, elle m’a menacée, elle m’a tirée par les cheveux en me secouant la tête » explique la victime dont la version est confirmée par les témoins.

[...] Mine de rien, Me Vanden Bossche [ndlr : l'avocat de la prévenue], après avoir rendu hommage à l’institutrice qui ne réclame rien, s’inquiète de la punition de l’enfant [...]

Nord Eclair (Merci à SACRIPANT)

Philippe Nemo, « La régression intellectuelle de la France » (Radio Courtoisie)

Radio Courtoisie   LJ Didier Rochard   Dimanche 3 juin 2012 [Émission longue qui mériterait des précisions sur les passages les plus significatifs; merci d'éventuellement noter les minutes correspondantes, nous remonterons l'information] extrait : qui est Vincent Peillon ?

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21-03-2009 « L’ambition spirituelle de la république, une religion nouvelle » selon Vincent Peillon :

Vincent Peillon et Antoine Spire par borddeleau

L’allocation de rentrée revalorisée de 25%

L’allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 25% à compter de la prochaine rentrée, annonce Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille.
« Trois millions de familles sont concernées par cette revalorisation, dont beaucoup de familles monoparentales », a précisé la ministre, interrogée à la sortie du Conseil des ministres.

Le Figaro

(Merci à Fly2thesky)

Sujets de dissertation : « Immigration et métissage, deux pays, deux amours » et la biographie de Jamel Debbouze…

L’air de rien, tout y est : l’arrêt sur images d’une sous-culture de l’éphémère imputable à la télé, l’apologie sournoise du cosmopolitisme, la sur valorisation des minorités, la complaisance lâche des autorités.

[...] J’apprends qu’au lycée français Jean-Monnet de Bruxelles, des surveillants ont célébré la victoire de Hollande en dansant sur les tables devant les élèves. « On a gagné ! », clamaient-ils sans vergogne, sachant qu’ils ne risquaient aucune sanction. Les profs exprimaient leur joie sans plus de retenue, certains ayant carrément exhorté en classe les “jeunes républicains” à combattre les idées du Front national. Dans ce même lycée, en classe de troisième, tel enseignant infligea à ses potaches une dissertation sur le thème suivant : “Immigration et métissage, deux pays, deux amours”. Sic. Afin d’étayer la réflexion des candidats au brevet, deux exemples leur étaient suggérés : la biographie de Jamel Debbouze et les “créations” de Thomas Mailaender à base de voitures convoyant des immigrés. [...]

Denis Tillinac, Valeurs Actuelles

Saint-Nazaire-d’Aude (11). Des parents portent plainte contre un prof pour harcèlement, racisme et injures

Rififi au collège Marcelin-Albert de Saint-Nazaire-d’Aude. Cette semaine, une mère de famille particulièrement remontée contre un professeur a porté plainte à la gendarmerie contre ce dernier.

Cet enseignant, selon elle, harcèlerait son enfant inscrit dans l’établissement. Elle évoquerait également des faits de racisme, elle parlerait d’injures.

L’indépendant

Ecole :«Une belle leçon de tolérance»

A Nay (Béarn), les lycéens ont vécu une journée pas comme les autres. Leurs camarades avaient organisé une journée de la tolérance avec plusieurs temps forts. (…)

Une journée différente où le Kollectif de l’homme seul a su faire entendre son phrasé rythmé. Les lycéens n’ont pas perdu une miette des propos du slameur.

Sud-Ouest

Marseille : les étudiants coachent des lycéens des quartiers Nord

Ils ont 21, 22 ans : chaque samedi après-midi, ces étudiants de l’école Euromed Management coachent dans leurs locaux des garçons et des filles à peine plus jeunes qu’eux. Venus des 13e, 14e, 15e et 16e arrondissements, ces derniers ont en commun d’être lycéens (2nde, 1ère, Terminale) dans des établissements classés Zep des quartiers Nord.

Investis au sein de l’association étudiante Phoenix, qui travaille sur l’égalité des chances, les tuteurs vont s’atteler, durant trois ans, à « stimuler l’ambition » de leurs cadets, leur ouvrir le monde et l’esprit, loin de leurs cités. Un seul objectif : pousser ces jeunes issus de quartiers difficiles à poursuivre le plus loin possible leurs études. « Le constat qui nous a motivés, en 2006, était que ces lycéens étaient le plus souvent dirigés vers des études très courtes, des CAP, des BEP et des BTS pour les meilleurs, expose Qian Yan, le dynamique chef de projet Phoenix. Nous, on sait que tu peux te servir d’un DUT pour poursuivre des études au-delà. »

Ce que l’association leur propose, ce n’est « pas du soutien scolaire, mais de de leur faire gagner du temps » dans leur orientation. Culture générale (avec de nombreuses sorties), confiance en soi, apprentissage des codes sociaux « qui permettent d’être à l’aise dans tous les milieux » et pas seulement dans celui de la cité, voilà ce que travaillent les jeunes chaque samedi, de 14 à 17 h. Sans poser de lapin : « Ils s’engagent tous à rester avec nous trois ans » précise Othman El Bouchattoui, lui-même tuteur.

Les tuteurs vont les chercher, en minibus, affrêté par leurs soins (« Ça nous coûte quand même 300 € par semaine« ) au rond-point du Prado, afin de ne laisser personne sur le carreau. Après la session et un petit goûter, ils les ramènent à bon port. Une vraie aventure pour certains de ces lycéens du Nord de Marseille qui « n’avaient même jamais mis un pied dans une calanque !«  »C’est aussi pour ça qu’on a vraiment voulu que les cours se déroulent chez nous, et pas dans leur quartier, précise Qian. L’idée, c’est vraiment de leur faire découvrir autre chose. » L’expérience est menée depuis trop peu de temps – six ans, à peine – pour pouvoir « faire des statistiques » sur le devenir des lycéens passés par Phoenix. Mais 100 % d’entre eux ont en tout cas obtenu leur bac en 2011.

(…)

La Provence