Enquête : 10% des collégiens se disent victimes de harcèlement

On y découvre que 93% des élèves se sentent bien au collège et que 86 % d’entre eux s’y sentent en sécurité mais que 10 % d’entre eux se disent littéralement harcelés.

Des chiffres qui confirment les tendances observées lors d’études précédentes. [...]

Le Figaro

(Merci à Zatch)

A la mosquée de La Roche-sur-Yon, « des collégiens s’imprègnent de l’islam »

A la mosquée de La Roche, des collégiens s’imprègnent de l’islam

L’éveil aux religions, c’est aussi s’imprégner des lieux cultuels. Venus du collège Saint-Pierre aux Essarts, des élèves en 5e, curieux et ouverts, ont posé leur regard sur la mosquée. Un échange riche a suivi avec Ali Bensaada, aumônier auprès des maisons d’arrêt. Grâce à cette visite, les collégiens auront une image de l’endroit où l’islam se vit. Une bonne manière de comprendre au mieux leur programme scolaire, s’intéressant aux débuts de l’Islam.

Ouest-France

NB : Les visites scolaires de mosquées existent aussi en Angleterre :

(Merci à Star Wolf)

Lakanal : « le manque d’hétérogénéité sociale est ici facilitant »

Le lieu fleure la nostalgie, l’Ecole républicaine avec majuscule. Des bâtiments fin XIXe siècle ceignent une cour carrée où, dès la cloche sonnée, s’égaient les collégiens, au risque de glisser sur les premières feuilles de marronniers qui jonchent le sol. Nous sommes au collège de la cité scolaire Lakanal, véritable ville dans la ville à Sceaux [...]

Le collège. 640 élèves. Habitant Sceaux quasi-exclusivement. C’est bien là le problème du principal, Jean-Luc Simon, qui en est à sa troisième rentrée. Et appréhende déjà le mois de janvier. Car dès janvier affluent courriers et coups de fil. Et monte la « pression phénoménale des parents pour inscrire leur enfant ». A laquelle il lui faut vaillamment résister. [...]

Pourquoi veulent-ils tous venir ?
« Nous, nous accueillons en grande majorité des jeunes de milieux favorisés. Ils ont envie de travailler, »

« ils ont déjà les codes sociaux, ils respectent leur environnement de travail. Finalement, le manque d’hétérogénéité sociale est ici facilitant. » — Jean-Luc Simon, principal de Lakanal

Le Monde

(Merci à xavier)

La fac Paris-VIII s’invite deux mois cité Balzac

Le pari de l’université est fou : dispenser des cours au pied des immeubles pour offrir le savoir aux habitants et une expérience de terrain aux étudiants en sociologie. (…)

Tout au long du premier semestre universitaire, quatorze étudiants âgés de 20 à 50 ans vont suivre leurs cours de sociologie au cœur du quartier Balzac.

Le matin, entre les murs du centre social et l’après-midi par binôme à la rencontre des habitants dans la rue et leur domicile. Cerise sur le gâteau : tous les habitants de la ville sont invités au centre social à ces cours hebdomadaires gratuits et un peu particuliers qui aborderont pêle-mêle des thèmes comme la formation des banlieues (aujourd’hui de 9 heures à 12 heures) mais aussi les jeunes des cités, les émeutes urbaines ou encore la notion de ghetto urbain. (…)

Le Parisien

(Merci à Kaos)

Châlons-en-Champagne : Trois élèves font exploser une bombe au collège

Déférés devant un juge pour enfants, ces adolescents d’une quinzaine d’années ont été mis en examen vendredi.

«LE bilan aurait pu être beaucoup plus lourd », estimait samedi le procureur de la République du parquet de Châlons, Christian de Rocquigny, « fort heureusement, la bouteille qui a servi à fabriquer l’engin était en matière plastique et non en métal ».

L’Union

(Merci à 9MM)

Sur l’immolation par le feu d’un professeur de lycée (Renaud Camus)

Le parti de l’In-nocence exprime sa consternation face à l’immolation par le feu de Mme Lise B., professeur au lycée Jean-Moulin de Béziers. Il entend signifier également son indignation devant la façon désinvolte dont le complexe médiatico-politique, adoptant sans sourciller la version de l’inspecteur d’académie corrigeant celle du directeur de l’établissement, a rendu compte de l’évènement.

Il est bien clair, à entendre les autorisés de parole, de plume et de clavier, que les rôles sont répartis à jamais, que les coupables seront toujours coupables et les innocents de naissance ou d’état toujours innocents. Quand un postier, un employé d’Orange ou un agent de l’Office national des forêts se suicident, la faute en incombe à l’institution, à ses méthodes inhumaines de management et à ses épouvantables conditions de travail. Quand un professeur met fin à ses jours, c’est qu’il était fragile psychologiquement.

Le parti de l’In-nocence — contrairement aux supérieurs hiérarchiques de la victime et à la presse, aussi bien écrite qu’audiovisuelle, qui n’ont voulu voir dans l’événement en question que le cas banal d’un “professeur fragile et peu aimé de ses élèves”, contrairement aussi aux syndicats qui ne sont sortis de leur silence complice que pour mettre en avant leur éternelle rengaine du manque de moyens — voit dans ce dénouement tragique d’une carrière menée avec conscience le trop juste reflet de la situation réelle de l’Éducation nationale et du corps professoral, surtout lorsque ses membres s’obstinent à exercer pleinement leur fonction et à rester fidèles à leur vocation plutôt que de s’abandonner à la démagogie et de capituler devant la violence, l’irrespect, la nocence, l’ignorance militante, la bêtification de masse quand ce n’est pas la haine ou le mépris ethno-culturels.

Sète (34) : Une lycéenne agresse une enseignante

Une élève de première a violemment agressé à coups de poing une de ses enseignantes, à laquelle les médecins ont prescrit trois jours d’interruption de travail, mercredi au lycée Charles-de-Gaulle à Sète (Hérault)

Les faits se sont produits en milieu de matinée, alors que les élèves étaient en groupe réduit. La professeur a demandé à la jeune fille, nouvellement arrivée dans cet établissement professionnel et connue pour être dissipée, de se calmer. Celle-ci n’obtempérant pas, l’enseignante lui a demandé de sortir.

La lycéenne l’a alors plaquée contre un mur puis l’a frappée à plusieurs reprises avant d’être maîtrisée par d’autres professeurs.

(…)

Libération

Programme scolaire : Mais où est donc passée la France ?

Or, à lire les nouveaux programmes de géographie de 1re, on reste pantois devant l’élision du niveau national : l’entité « France », celle de la République française, a purement et simplement disparu au profit de deux autres niveaux : le niveau européen, d’un côté, et celui des territoires qui composent la France, de l’autre, la part belle étant faite aux « territoires de proximité ». Il est permis de penser que la France ne se résume pas uniquement à l’addition ou à la juxtaposition des territoires qui la composent et que si, effectivement, on peut observer un recul du niveau national – l’Etat lui-même ayant transféré plusieurs de ses compétences ou prérogatives à des niveaux inférieurs ou à celui de l’Union européenne -, ce niveau existe toujours et constitue une partie importante du ciment qui lie une société. Le constat mérite d’être fait sans qu’on passe automatiquement pour un souverainiste.

Le Monde

(Merci à Willy Desouche)