Russie : Poutine contre le port du voile dans les écoles

Le débat sur port du voile à l’école commence à prendre une ampleur nationale en Russie.

Tout a débuté en octobre avec la polémique qui a eu lieu dans le village de Kara-Tyube dans la région de Stavropol, située dans le sud de la Russie. Cinq jeunes filles vêtues d’un hijab ont été invitées à le retirer durant les heures de classe. Jeudi 20 décembre, au cours d’une conférence de presse, le président Vladimir Poutine s’est exprimé contre le port du voile à l’école, estimant qu’il s’agit là «d’une tradition étrangère».

Poutine s’est même prévalu de la position de certains savant musulmans (sans pour autant les citer), qui soutiennent que le port du voile à l’école n’est en aucun cas une obligation. Face à cette polémique, le grand Mufti de Stavropol appelle à l’apaisement, en étant favorable «à ce que les filles portent des foulards plus discrets pour en finir avec cette question futile». Deuxième religion en Russie, l’islam compte plus de 23 millions de fidèles dans ce pays.

oumma.com

Le Mans : «On ne peut pas travailler quand on se fait étrangler par des élèves»

« Nous sommes très inquiets de la tournure que prend le collège. » Devant Anne-Frank lundi soir, ils étaient une quinzaine de parents à manifester à l’appel de la FCPE et à dire leur inquiétude, avec beaucoup de colère.

La souffrance est visible. Les professeurs témoignent de leur « peur de la violence. « On ne peut pas travailler quand on se fait étrangler par des élèves. Nous restons dans le dialogue avec les élèves, nous faisons notre travail. Mais nous ne pouvons pas accepter certains actes de violence très graves. » Un phénomène qui se serait aggravé depuis l’an passé.

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Belgique/secondaire : l’écart entre élèves autochtones et allochtones reste criant

Selon une étude réalisée à la demande de la Fondation Roi Baudouin, l’écart des performances entre élèves dits « autochtones » et élèves issus de l’immigration reste excessivement grand dans l’enseignement secondaire belge, écrit mercredi La Libre Belgique.

L’étude a été présentée mardi lors d’un colloque sur le thème de « L’école comme lieu d’intégration » par le coauteur de l’enquête, Dirk Jacobs (ULB).

Les chercheurs relèvent notamment que si la Belgique, et en singulier la Flandre, a déployé d’importants efforts pour s’adapter à la diversité de la population scolaire, notre pays fait « malheureusement partie des pays qui n’obtiennent pas de bons résultats sur ce plan ». [...]

Ainsi, dans les trois matières analysées par Pisa 2009 (lecture, mathématiques, sciences) par communauté et selon l’origine des élèves, les élèves d’origine étrangère obtiennent dans toutes les matières un score plus faible que les élèves « autochtones » et ce, sur tout le territoire belge. Les lacunes semblent cependant davantage toucher les élèves « immigrés » en Communauté française et les élèves de « seconde génération » (élèves nés en Belgique mais dont les deux parents sont nés à l’étranger) en Flandre.

De manière générale, la situation est plus critique du côté francophone que du côté néerlandophone, y compris pour les élèves « autochtones » dont le niveau flirte, dans les trois matières, avec la moyenne des pays de l’OCDE.

7sur7.be

Faut-il débaptiser les rues et les écoles Paul Bert, emblème de la « gauche républicaine » ?

Paul Bert (1833-1886) est une figure emblématique de la « gauche républicaine ». Il est avec Jules Ferry l’un des pères fondateurs de l’école gratuite, laïque et obligatoire et eut droit à des Funérailles nationales. De nombreuses rues* portent son nom, ainsi que de nombreux établissements scolaires** , sans compter les garderies, gymnases, ponts, quais… Il a sa statue à Auxerre (photo ci-dessus)

*Aix, Annemasse, Bordeaux, Grenoble, Lyon, Lorient, Nantes, Paris, Rennes, Tours…
**Poitiers, Le Havre, Arras, Toulouse ,Tourcoing, Malakoff, Maison Alfort, Paris…

Paul Bert a en outre été un grand rédacteur de manuels scolaires. Certains d’entre eux ont été régulièrement réédités, de 1880 jusqu’aux années 1930. Extraits choisis : Lire la suite

Branoux (30). Un élève de 11 ans exclu de cantine pour une semaine, le maire se défend d’être raciste

Un élève de 11 ans a été exclu pour une semaine de la cantine de l’école, à compter de lundi. Soit jusqu’après les vacances scolaires de Noël. Une sanction disproportionnée à la suite de banals jets de yaourts selon sa mère, Stéphanie Costa. Par ailleurs mère de trois autres enfants, à sa seule charge dont un bébé de trois mois, la jeune femme qui cherche du travail est hébergée depuis un an et demi chez une habitante du village, et sans moyen de locomotion.

Elle signale être dans l’incapacité d’aller chercher son fils, lequel n’aura d’autre choix que de rester entre 12 h et 14 h en dehors de l’établissement en plein hiver. « Quand un enfant fait des bêtises, on le punit, on ne le met pas dehors » s’indigne Christine Gagnet, une proche de la maman.

« Il est lamentable d’être obligé d’en arriver là, la mesure peut paraître dure et pénible, déplore Alain Rey, maire de Branoux, mais c’est peut-être la seule façon de faire prendre conscience qu’il y a des limites à ne pas dépasser. Nous avons fait preuve d’une longue patience. Mais il s’agit d’un enfant qu’on ne parvient plus à maîtriser, et qui a insulté à de multiples reprises les trois dames qui gèrent la salle de cantine où déjeunent tous les jours une quarantaine d’enfants. »

Élu d’un village de 1 500 habitants, Alain Rey, se défend d’être « raciste » et souligne avoir déjà aidé Stéphanie Costa, en difficulté, « Le CCAS est fait pour ça, c’est normal. Mais le maire n’a pas vocation à se substituer à la famille pour élever les enfants » estime-t-il. Nous avons cherché à rencontrer la mère, elle ne s’est même pas déplacée. Quelqu’un est déjà venu en voiture chercher des bons de cantine pour elle. Dans l’immeuble social où elle habite, il y a des problèmes de voisinage, au point que des agents d’Habitat du Gard vont devoir se déplacer. Cette décision vise à faire comprendre à la famille qu’il faut se calmer. »

Midi Libre

Il jette un flacon d’acide dans une classe

Un jeune homme de 19 ans a été placé en garde à vue, soupçonné d’avoir jeté aujourd’hui une bouteille remplie d’acide chlorhydrique et d’aluminium qui a explosé dans une classe d’un lycée professionnel d’Istres, faisant un blessé léger.

La déflagration a incommodé un élève, qui souffre de troubles auditifs causés par le bruit. L’explosion a également fait quelques dégâts matériels. « Ce matin, un jeune majeur né en 1993 est entré dans une classe du lycée professionnel Latécoère et a lancé une bouteille qui a explosé ».

L’auteur présumé de cette attaque a été placé en garde à vue aux alentours de 10 heures, a par ailleurs indiqué Mme Moyal, sans préciser s’il s’agissait d’un élève ou d’un ancien élève.

Source

Merci Thomina

Le Havre : pas de porc à l’école (MàJ)

Yves Bertrand, conseiller municipal (PRG), souligne que la laïcité est de plus en plus bafouée dans la ville. Cette mesure était déplacée selon lui.

Jeter 8500 mousses au chocolat est un gâchis de nourriture et un gâchis financier. Dans la précipitation, le principe de précaution a été évoqué par les élus de la ville du Havre. Pourtant, il me semble que ce n’est pas la première fois que de la mousse au chocolat est fabriquée dans les cantines de France et celles du Havre plus particulièrement ! Au moment où les Restos du cœur battent des records d’affluence, c’est malheureux d’assister à cela.

Il y avait donc, paraît-il, un ingrédient supplémentaire dans la préparation de la mousse au chocolat, un dérivé de gélatine de porc. Un certain nombre des responsables administratifs de la ville ont considéré qu’il fallait retirer ces mousses au chocolat pour ne pas déplaire aux personnes d’une certaine confession religieuse.

Le principe de précaution aurait pu consister à savoir quels enfants avaient habituellement des repas de substitution lorsque du porc était au menu pour leur donner une compote de pommes. Seules 50 ou 100 de ces mousses au chocolat auraient été perdues. Dans ce cas, on a détruit d’abord et on a réfléchi ensuite.
Les principes de la laïcité ont été entièrement bafoués. Les plats de substitution existent au Havre comme ailleurs. Ces mousses au chocolat étaient fabriquées, il fallait les consommer et réfléchir comment remplacer cet ingrédient ultérieurement.
[...]
J’ai donc demandé qu’une commission d’enquête soit créé afin qu’une commission municipale ad hoc soit mise en place pour faire toute la lumière sur cette lamentable affaire. Il faut revoir la chaîne des responsabilités : Qui a informé ? Qui a décidé ? Quelle concertation y a-t-il eu ?

Je voudrais que cette commission puisse travailler sur un rappel local des principes de la laïcité appliqués à une municipalité : cela concerne les cantines mais aussi les cimetières, les dénominations de rue, l’entretien des églises et des monuments religieux.

Nouvel Obs

Restée confidentielle, l’information aura fini par fuiter, provoquant l’émotion d’enseignants et de parents. Jeudi dernier, la ville du Havre a annulé au dernier moment le dessert prévu au menu des enfants scolarisés en maternelle et primaire.

Des mousses au chocolat envoyées à la poubelle, au motif qu’elles contenaient de la gélatine de porc.

L’intervention de l’ingrédient dans la composition du dessert aurait été soulignée par les personnels de cuisine scolaire de plusieurs sites, confirme pour la ville du Havre Philippe Brunel, directeur général adjoint au développement social, à la famille et aux sports. Face à ces alertes multiples et soucieux de désamorcer une potentielle crise, « nous avons simplement opté pour des desserts de substitution, le temps que soit vérifié le composé en question ».

« Mais cela ne remet pas en cause la philosophie de la ville et ses principes de laïcité vis-à-vis des repas scolaire », poursuit le fonctionnaire. « Il n’y a pas d’aménagement des menus, si ce n’est lorsque du porc est servi en plat principal : dans ces cas-là, il est toujours proposé un plat de substitution. Ces dispositifs sont déjà connus des familles ».

Mais si Philippe Brunel dément tout embarras de la municipalité sur le sujet, les explications ont manifestement eu du mal à circuler, au prix d’un certain émoi, voire d’un profond agacement.

« Le jour même, on nous a expliqué qu’il était question de sécurité alimentaire, d’un produit qui n’était pas conforme », témoigne le directeur d’une école havraise, sous couvert d’anonymat. « Mais certains personnels de cuisine bien informés ont fini par apprendre la raison officieuse. Depuis, ça circule pas mal, et ça énerve ! »

Derrière les murs de la mairie du Havre, « ça fait du bruit », assure une élue CFDT, avant de s’étonner : « Personne n’est censé le savoir ! »
[...]
Le chiffre de 8 500 portions jetées à la poubelle est avancé par plusieurs sources. « Impossible à vérifier », rétorque Philippe Brunel.
[...]
« Ce type de dessert représente d’ailleurs un coût très faible. »

Quant à la fameuse gélatine incriminée, vérifications faites, « c’est un produit extrêmement traité, qui ne présente plus de caractéristiques animales », indique le directeur général adjoint. « Elle aura d’ailleurs vocation à être utilisée à nouveau. »

Paris Normandie

Addendum :

Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires de la filière porcine française. Déjà en proie à de graves problèmes de rentabilité et de baisses de volumes, elle pourrait se heurter bientôt aux importations massives de viandes venant de pays à bas coûts. Le groupe espagnol Campofrio, leader européen de la charcuterie, et présent en France avec les marques Jean Caby, Aoste et Justin Bridou, affiche un vif intérêt pour cette solution.

L’Usine Nouvelle

Montargis (45) : Les enfants de l’école maternelle auront bien la visite du Père Noël (France 2 & France 3 région)

20 Heures France 2

Jt  19/20 locale Orléans

La visite du Père Noël , qui avait été annulée dans une école maternelle de Montargis (Loiret) afin de « respecter les diverses croyances », a finalement été reprogrammée, a-t-on appris auprès du maire de la commune.

« Il n’est pas question de céder aux pressions. Tous les enfants auront le droit à leur Noël », a déclaré mercredi à Sipa Jean-Pierre Door.

La venue du Père Noël dans l’école maternelle du Grand-Clos est désormais fixée au 20 décembre prochain. « La mairie sera présente », a ajouté l’édile, soulignant que « la polémique est close ».

Le Point

LCI JT

… Certains voient dans cette décision une islamisation d’un établissement scolaire

C’est une histoire qui met en ébullition une école maternelle de Montargis, dans le Loiret. Alors que les fêtes de fin d’année approchent, la directrice de l’établissement a décidé de déprogrammer la visite rituelle du Père Noël dans les classes. Officiellement, c’est pour des problèmes financiers. Les parents, abasourdis, dénoncent des motifs religieux.

La directrice a-t-elle cédé ?

Pour certains parents de l’école maternelle du Grand-Clos, cela ne fait aucun doute : la raison de l’annulation de la visite du bonhomme rouge à la barbe blanche est d’ordre « religieuse ». Une maman témoigne, ce mercredi, dans « Le Parisien – Aujourd’hui en France » :

La directrice m’a expliqué qu’elle ne voulait pas se faire taper sur les doigts par certaines familles musulmanes,

dit-elle.

Un problème confirmé par l’adjoint au maire de Montargis, chargé de l’enfance. Il ajoute que « chaque année, des familles menacent de boycotter l’école, le jour de la visite du Père Noël ». La directrice aurait donc cédé. Pour certains, « c’en est trop ». Il s’agit, selon eux, d’une « islamisation d’un établissement scolaire ».

Tradition païenne

« Erreur », répond l’académie d’Orléans-Tours. « Cela n’a aucun sens, c’est une erreur d’interprétation. Officiellement, le motif d’annulation de la venue du Père Noël dans cette petite école est d’ordre financier. La décision a été prise le 26 octobre dernier, lors du conseil d’école.

Reste que face à la polémique, le maire UMP de Montargis demande des explications à l’académie, tout comme à la direction de l’école maternelle. Il rappelle que le Père Noël est une tradition païenne. Aucune connotation religieuse…

La directrice, quand à elle, se confie à « La République du Centre » : « On vit un enfer », dit-elle, les yeux rougit. « Un mal incroyable est fait à l’école et aux enfants ». Elle annonce son intention de porter plainte.

RTL.fr

Sauvian (34) : la mère d’élève assène un coup de poing à l’institutrice

Jeudi, une institutrice de l’école primaire de Sauvian a été victime d’une agression : un coup de poing donné par une mère d’élève.

Tout commence par une réprimande. Une institutrice de Sauvian gronde une écolière dans la journée. Jusque là, rien d’anormal. Mais après les cours, la fillette va se plaindre à sa mère qui part demander des explications à la professeur.

La discussion tourne mal, les esprits s’échauffent et la mère de famille perd son sang-froid. Elle assène alors un violent coup de poing sur l’épaule de l’enseignante. Les faits se déroulent à l’extérieur de l’établissement, sur le parking réservé aux enseignants devant témoins.

(…) Midi libre

Merci à Bourgmestre

Les écoles flamandes bannissent le marocain et le turc

Les enfants qui parlent turc ou marocain à la maison reçoivent une punition lorsqu’ils parlent cette langue à l’école, révèle un sondage mené par des chercheurs des universités d’Anvers, Gand et Louvain :

Les écoles semblent donc se montrer plus sévères pour les enfants qui parlent marocain ou turc au sein de l’établissement scolaire. « La stigmatisation des Turcs, Arabes et Berbères est la plus forte à l’école. Ça pèse sur la manière dont les enfants se sentent à l’école », affirment les chercheurs.

Les chercheurs plaident pour que les écoles s’ouvrent davantage aux langues parlées par leurs élèves à la maison. Pour cette enquête, plus de 11.000 élèves du secondaire ont été interrogés, mais aussi des directeurs d’école, des professeurs et des parents.

RTL.be

NKM en guerre contre les « scènes de décapitation échangées dans les cours de récréation »

Certains députés de droite, encouragés par Nathalie Kosciusko-Morizet, n’ont vraiment pas envie de lâcher l’affaire sur les sites internet « qui provoquent au terrorisme ».

Ils sont 64 à avoir déposé à cette fin un amendement au projet de loi antiterroriste débattu à l’Assemblée nationale ce mardi après son adoption par le Sénat.

L’amendement vise à punir la consultation de sites faisant l’apologie du terrorisme « lorsqu’ils comportent des images montrant [...] des atteintes volontaires à la vie ».

Tarif : deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Seraient exemptés de poursuites les enquêteurs de police, chercheurs et journalistes. [...]

Lors de la discussion en commission des Lois, Nathalie Kosciusko-Morizet avait usé d’un exemple inattendu, celui d’une « de [ses] employées de mairie [NKM est maire de Longjumeau (Esssonne), ndlr] », « mariée pendant vingt ans à un homme qui s’est engagé dans un processus de radicalisation » :

« Elle a quatre fils, parmi lesquels les deux aînés, engagés dans le même processus, sont manifestement surveillés ; quant au troisième, il a 15 ans et subit l’influence de ses frères, qui vivent avec le père et lui donnent des adresses de sites internet montrant des scènes de décapitation, par des hommes munis de grands sabres noirs, sur fond de musique obsessionnelle. (…) ces vidéos de décapitation s’échangent dans les cours de collège. »

[...]

Rue89