Le drame des pieds-noirs

En 1962, un million de pieds-noirs débarquent dans une métropole où personne ne les attend. Parmi eux, Jean-Pax Méfret, alors âgé de 18 ans.

Aujourd’hui, le chanteur-journaliste, ancien rédacteur en chef au Figaro Magazine, raconte le choc ressenti par ceux qui avaient tout perdu, obligés de mendier des vêtements à la Croix-Rouge, vivant de la charité publique (un peu) et privée (beaucoup), découvrant l’hiver continental: «On ne connaissait pas ça, nous, le verglas.»

Le pire est l’accueil qu’ils reçurent, au mieux indifférent («Tout le monde s’en fout de ce qui nous arrive», dit une compagne d’infortune de l’auteur), au pire hostile: les Français d’Algérie sont de la «graine de fascisme», lançait le ministre d’Etat Louis Joxe. «

Que les pieds-noirs aillent se réadapter ailleurs», renchérissait Gaston Defferre, le maire de Marseille. Un témoignage brut, âpre, écrit avec les tripes. (…)

Le Figaro

Comment éviter une catastrophe chinoise ?

Par Michel Santi

Le modèle de croissance chinois construit sur du crédit outrancier a vécu. Les autorités chinoises ont aujourd’hui la hantise d’un ralentissement brutal de leur économie, qui ne sera atténué que par la grâce d’un (très lourd) endettement d’entreprises et de collectivités territoriales, détenu par des intérêts chinois.

Le naguère miracle chinois tourne aujourd’hui à la calamité, car le crédit produit de moins en moins de croissance.

Ainsi, alors que 1,5 Renminbi de crédit résultait en 1 Renminbi de croissance en 2000, ce rapport est actuellement à 6 contre 1 !

Alors qu’il a été de bon ton de dénoncer la propension plus qu’excessive au crédit des consommateurs américains, l’effondrement spectaculaire de la productivité (ou de l’efficience) du crédit en Chine atteint des proportions inégalées et ouvre des perspectives effrayantes.

Permettant et stimulant la spéculation sur les terrains et sur l’immobilier haut de gamme, ainsi que la surproduction de marchandises destinées à être stockées, les crédits consentis par les banques chinoises atteignent 130% du P.I.B. du pays !

Sur la seule année 2009, les montants prêtés par les établissements financiers chinois ont ainsi été équivalents à 40% du P.I.B. de leur pays et, à cet égard, les collectivités locales et régionales se retrouvent – du fait d’un endettement de l’ordre de 11.000 milliards de Renminbi, ou 1.600 milliards de dollars – en pleine tourmente.

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