Municipales à Vitry (94) : Audoubert (PC) veut lutter contre la droite et l’extrême droite «agressives»

Alors qu’Alain Audoubert (PC) présentait vendredi à la presse son «projet d’action municipale», résumant les projets de la liste (soutenue par le PS, le PRG et le MRC) qu’il conduit sur les grandes thématiques, le maire de Vitry a insisté sur la nécessité de «faire face à une droite et une extrême droite mobilisées et agressives».

C’est un projet à l’image de la ville, riche de sa diversité, des valeurs de solidarité, de paix et de justice sociale.»

«Je suis partisan du rassemblement de toute la gauche, et je pense que la division est une erreur, a regretté l’édile, faisant référence aux candidatures de Jacques Perreux (EELV) et Bertrand Potier (DVG). Chaque voix de gauche qui s’éparpille peut conduire à un siège de plus pour nos adversaires de droite.» A Vitry, le FN chercherait actuellement à constituer une liste. Alain Afflatet (UMP), lui, a déjà lancé sa campagne.

Le Parisien ; Blog d’Alain Audoubert

A la 116e procédure pour vol, le jeune bosniaque est incarcéré pour six mois

Il disait s’appeler « Ramo » et avoir 14 ans. Depuis cinq ans, ce jeune homme d’origine bosniaque sévissait aux côtés d’autres comparses dans le métro parisien. Dimanche 23 février, celui qui se prétendait comme la plupart des voleurs à la tire du clan Hamidovic, a été interpellé avec deux jeunes femmes sur la ligne 4 à la station Châtelet.

Âgé en réalité de 19 ans, ledit « Ramo » avait déjà fait l’objet de 116 procédures pour vols. Jugé en comparution immédiate au Tribunal de grande instance de Paris à l’issue de sa garde à vue mardi, le jeune homme a été condamné à six mois de prison et incarcéré à Fleury-Mérogis.

Metronews

Municipales – Diversité : plusieurs tentatives de peser grâce à des regroupements ad hoc

Pour eux, il s’agit de « prendre leur place ». Ils sont nombreux ces enfants issus de l’immigration, habitants des quartiers populaires, qu’on dit loin de la politique, méfiants envers les institutions, à vouloir se faire entendre à l’occasion des élections municipales. A cinq semaines du scrutin, ils poussent, négocient et revendiquent leur visibilité. Avec, cette fois, plusieurs tentatives de peser grâce à des regroupements ad hoc.

Telle une antienne, la place des minorités visibles revient dans le débat avant chaque échéance électorale.

Les Français d’origine immigrée inscrits sur les listes électorales ont beau représenter 14,5 % de la population totale, selon l’Institut national des études démographiques,

scrutin après scrutin, ils sont toujours aussi peu présents dans les instances politiques, tant au niveau national que local. Aucun maire de couleur n’a encore été élu dans ces banlieues. (…)

Le Monde

La « diversité » : un concept racial ?

Extrait d’Atlantico, à propos de l’expression « Français de souche »

En évoquant la « diversité », on divise les Français en catégories distinctes. On induit le soupçon que certaines seraient privilégiées et d’autres oubliées. On incite à la comparaison, voire au comptage ethnique. On prépare ainsi le terrain à la discrimination positive, qui consiste à fonder une différence de droits sur la considération de la différence des origines. (…)

Lire l’article sur Atlantico

Intégration : sous-secrétariat aux affaires indigènes ?

Papier de Patrick Lozès

L’année 2014, sera-t-elle enfin celle de la raison retrouvée sur les questions de diversité, d’immigration et d’intégration ?

Fin 2013, le gouvernement était empêtré dans l’affaire des cinq rapports sur l’intégration qui proposaient in fine le retour du voile à l’école.

Après une vive polémique l’exécutif avait cabré et la question de l’intégration avait été enterrée. Mais voilà que Matignon organise le 11 février 2014, un séminaire des acteurs de l’intégration et annonce à cette occasion une nouvelle feuille de route avec des propositions concrètes.

Hebergeur d'imageLe gouvernement reste encore très ambigu sur les mesures qui seront définitivement retenues, mais son nouveau projet reste très proche de la tonalité générale des cinq rapports tant décriés.

La nouvelle politique d’intégration présentée par le gouvernement Ayrault devrait proposer une évolution de l’intégration à la française vers une approche anglo-saxonne inavouée.

Le document de travail gouvernemental indique que « le multiculturalisme ne fait pas partie des valeurs de la République » mais de fait c’est bien la voie du multiculturalisme qui est proposée avec par exemple le principe de la promotion de certaines langues comme l’arabe, le mandarin ou l’hindi en les liant à l’origine des personnes. Que telle langue soit valorisée en raison de son importance dans l’économie mondialisée est évidemment souhaitable mais pourquoi la valoriser uniquement chez des personnes en raison d’une origine réelle ou supposée ? Cela relève de la stigmatisation.

Le gouvernement s’éloigne toujours plus de la seule ligne possible pour les questions de lutte contre les discriminations et pour l’égalité : la ligne de l’intégration républicaine et de la laïcité.

Ce faisant, il prend le risque de braquer une partie de l’opinion contre la diversité et contre les Français issus de l’immigration qu’il fait apparaître volens nolens comme demandeurs de moins de France. [...]

Contrairement aux idées reçues, les Français ont intégré la diversité dans leur quotidien, et se sentent pleinement représentés par elle à ceci près qu’ils ne souhaitent pas de mise en cause des habitudes de vie de notre pays.

Un gouvernement bien inspiré devrait encourager le double mouvement qui permettra d’une part aux Français issus de l’immigration d’envoyer des signaux positifs à leurs concitoyens en montrant leur attachement à la France, à son drapeau, à ses valeurs, à ses symboles; et d’autre part à l’ensemble des Français de prendre conscience du potentiel de dynamisme que les Français « de la diversité », les « banlieues » et les quartiers populaires, représentent pour l’essor économique et la richesse culturelle de notre pays. [...]

Huffington Post

Seine-Saint-Denis : L’entreprise Paprec adopte une charte interdisant le port de signes religieux

L’entreprise de recyclage Paprec a adopté, avec le soutien de ses 4.000 employés, une «charte de la laïcité» qui interdit le port de signes religieux, son PDG, Jean-Luc Petithuguenin, revendiquant cette première en France. La charte a été adoptée en quatre mois, avec l’aval unanime de l’ensemble du personnel…

Miroslav Rancic, un élu ayant lui-même fui la guerre civile en ex-Yougoslavie, a expliqué à l’AFP comment il s’est «réjoui» de voir le texte adopté par son comité, constitué de «deux chrétiens et trois musulmans».

Le groupe privé basé en Seine-Saint-Denis, régulièrement salué comme un modèle en terme de diversité et de promotion sociale notamment d’employés d’origine étrangère,, va officialiser mardi l’entrée en vigueur d’un texte de huit articles dans son règlement intérieur. «J’applique le modèle qui prévaut dans la sphère publique et je l’applique à l’entreprise. J’applique le modèle de la République», a déclaré lors d’un entretien à l’AFP le patron de Paprec, Jean-Luc Petithuguenin.

Si l’essentiel du contenu de cette «charte» ne fait que rappeler des principes en vigueur du droit français, il reprend le «devoir de neutralité< :em>» religieuse ayant cours dans la sphère publique et prévoit aussi que «le port de signes ou tenues par lesquels les collaborateurs manifestent ostensiblement une appartenance religieuse n’est pas autorisé». [...]

L’Observatoire (gouvernemental) de la laïcité, qui a lui aussi publié son propre guide en décembre, a refusé de s’exprimer avant la présentation officielle de la charte par Paprec.

20 minutes

Jerry Seinfeld : « Ca me gonfle vos histoires de diversité » (vidéo)

Extrait d’interview [2 février 2014] de Jerry Seinfeld, l’un des acteurs comiques les plus célèbres des Etats-Unis. Traduction (partielle) du dialogue (video ci-dessous)

(Présentateur) J’ai remarqué que la plupart de vos invités étaient des hommes blancs…
(Jerry Seinfeld)(très ironique) Aaaah ! En voilà un sujet intéressant !
— Mais, je … je… Vous…
— Regardez-moi ce public d’ailleurs ! C’est quoi tous ces Blaaaancs ! Mais que se passe-t-il ici !?
— Mais, je … je…
— Ooooh ça me saoûle, votre question,
— Je… je…
— Mais vraiment, ça me gonfle. Vraiment… Mais allez-y, continuez…
 [...] Quand j’ai annoncé que j’allais vous interviewer, on m’a demandé d’évoquer la diversité dans vos émissions.
— Mais les gens croient quoi ? Que je fais du recensement ou un truc comme ça ? Que je dois prendre en compte des graphiques ethniques de la population ? Mais quelle importance, bon sang… Moi, mon monde, c’est la comédie. Si c’est drôle, ça m’intéresse. Si c’est pas drôle, ça m’intéresse pas…. Mais tout le monde est là avec ses petites calculettes [il mime] pour voir si j’ai exactement la bonne proportion de… Pffff… Tout ça est anti-comique, ça a juste à voir avec toutes ces conneries politiquement correctes. Ce qui compte, c’est : ça vous faire rire ou pas.
— D’accord, d’accord…

[Traduction Fdesouche]

Municipales : La «diversité» devrait percer sans bruit

Plusieurs Français d’origine étrangère pourraient être élus maires lors des prochaines municipales mais, paradoxalement, les partis politiques font profil bas sur cette percée de la «diversité» qui reste encore embryonnaire.

Le cas de Haouaria Hadj Chikh, à Marseille, illustre cette frilosité. Elue en 2008 dans le 7e secteur de la Cité phocéenne, elle s’attendait à être désignée tête de liste par le Front de gauche, qui a préféré investir un trotskiste [Samy Johsua] né dans une famille de Juifs d’Egypte.

Le PS a investi des candidats issus des «minorités visibles» dans plusieurs villes gagnables d’Ile-de-France: le député Razzy Hammadi à Montreuil, le vice-président de la région Abdelhak Kachouri à Neuilly-sur-Marne, Karim Bouamrane à Saint-Ouen, Sonia Dahou aux Ulis… A droite, l’ancienne ministre Rachida Dati devrait, selon les sondages, être réélue maire du 7e arrondissement de Paris. A Trappes (Yvelines) Othman Nasrou (UMP) aura la tâche plus difficile.

Malgré ces ouvertures, les partis ne communiquent pas sur le sujet. Un ton qui contraste avec l’affichage, en 2008, d’une vingtaine de candidats de la diversité PS et d’une quinzaine d’UMP, tous investis dans des villes imprenables.

«On nous dit que, si on parle de nous, ça va faire monter le FN, ça va faire croire qu’on joue la carte communautaire», ajoute Kamel Hamza, président de l’Association nationale des élus locaux de la diversité (Aneld) et élu de la Courneuve, où il va mener la liste UMP sans gros espoir de victoire. […]

A l’heure où deux tiers de la population jugent qu’il y a trop d’immigrés en France, les partis hésitent encore à oser la diversité.

«Quand on fait entrer dans nos partis des jeunes issus de l’immigration, on rencontre des freins chez nos vieux militants», reconnaît Philippe Gauquelin, maire PS de Rilleux-la-Pape (Rhône) et président de l’association des maires Ville et banlieue. Lui assure que sa liste sera «black-blanc-beur», mais dit se heurter, sur les marchés à des remarques du type «il y a trop de Noirs». […]

L’Express (Merci à NightsWind)

« Pour se rassembler, encore faut-il un minimum se ressembler »

[Extrait] « Rattrapés par le déracinement forcé, par l’immigration massive et le multiculturalisme, nous sommes entrés dans un véritable processus de « décivilisation ». Ces terribles scories modernes nous isolent, nous atomisent, nous renferment, nous rendent méfiants, et même méchants.

Pour que les solidarités naturelles s’expriment, encore faudrait-il se reconnaître comme appartenant à un même peuple. Et pour se rassembler, encore faudrait-il un minimum se ressembler. Sans ce sentiment d’appartenance commune essentiel, il ne subsiste alors que le chacun pour soi, le tous contre tous. »

Lire l’article complet sur Boulevard Voltaire

1) Relire en complément : La diversité nuit-elle à la société ? : «La diversité ethnique dégrade l’ensemble du tissu social, et entraîne anomie et isolement.»

2) Lire : Qui se ressemble s’assemble… chez les bébés aussi «La propension est d’aller vers ceux qui vous ressemblent et ceci existe dès le plus jeune âge. Ce qui présente d’ailleurs « un côté sombre » – ne pas aimer les gens qui sont différents. [Association for Psychological Science]

Homme, blanc, 35 ans, provincial : Le portrait-robot du policier type

Il s’appelle Christophe, il a 35 ans, a grandi en province et il est blanc. Voilà le profil type du policier que l’on peut établir à partir des bénéficiaires de la prime de résultats exceptionnels. L’échantillon est important : près de 40 000 adjoints de sécurité (ADS), gardiens de la paix, officiers et commissaires, sur les 123 000 que comptait la police en 2013.

La diversité des origines, ou son absence, se lit aussi dans les prénoms. Environ 1 500 policiers primés en portent un à consonance étrangère – à peine 3 % du total. Le premier (Karim) arrive en 143e position.

Ce policier type est donc un homme, comme quatre policiers sur cinq. La féminisation est en cours, mais c’est un processus long. Pour la distribution de la prime, l’administration se garde de faire de la discrimination positive. […]

Christophe a grandi en province. C’est le cas de près de 80 % des policiers, et rien ne paraît pouvoir infléchir cette tendance de fond.

Bien sûr, il ne s’agit pas d’une mesure scientifique du poids des Français issus de l’immigration récente, difficile à établir en raison de l’interdiction des statistiques dites « ethniques » en France. Mais elle permet de se faire une petite idée du visage de la police.

Le Monde