La définition du mot «mariage» sera modifiée dans le prochain «Petit Larousse», qui paraîtra en juin

Auparavant, «mariage» y était défini comme un «acte solennel par lequel un homme et une femme établissent entre eux une union dont les conditions, les effets et la dissolution sont régis par les dispositions juridiques en vigueur dans leur pays…»

La définition 2014 précisera: «Acte solennel par lequel deux personnes de sexe différent, ou de même sexe, établissent entre eux une union…». La définition de «mariage» est d’ores et déjà actualisée dans le Larousse en ligne.

L’Essentiel

Le « Dictionnaire des écoliers », bourré de clichés sexistes. Provisoirement fermé par le ministère (Màj)

Addendum du 06/11/2012

La mise en ligne, il y a deux ans, d’un Dictionnaire numérique, sur le site de l’Éducation Nationale, écrit par des écoliers, a été suspendue lundi .

[...] Pour le ministère, « certaines définitions (…) ne sont pas admissibles en l’état ». « Même si le problème concerne une minorité de définitions », le ministère « a décidé sans attendre de suspendre la mise en ligne » sur le site Internet du Centre national de documentation pédagogique (CNDP). Le site « restera provisoirement fermé » dans l’attente d’une « révision » du processus de validation par le CNDP, et de « la relecture et réécriture » des définitions incriminées. En outre, le ministère a demandé à l’Inspection générale une « évaluation » de « l’ensemble du dispositif ».[...]

 Europe1

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05/11/2012 – «Des milliers de mots pour réussir à l’école», dont les définitions rédigées par des élèves de primaire s’avèrent parfois surprenantes voire choquantes. Le Dictionnaire des écoliers est un site web lancé par le Centre National de documentation Pédagogique au mois de juin 2011… et estampillé par le ministère de l’Education nationale.

Sur les réseaux sociaux, le site fait parler de lui. De nombreuses définitions à caractère sexistes ont été dégottées par les internautes. Ainsi, une «femme»pour des enfants du CE2 au CM2, «c’est une maman, une mamie ou une jeune fille. Elle peut porter des bijoux, des jupes et des robes. Elle a de la poitrine». Par exemple, «Miss France est la plus belle femme de France». Le terme «dame», lui, s’utilise plutôt ainsi: «Ce mercredi matin, au supermarché, j’ai croisé une dame très bien habillée.»

Certes, mais alors un homme? «C’est un humain qui a de la barbe». Tout simplement. Le mot «père», renvoie en revanche à une définition plus complexe et sexiste: «C’est le mari de la maman, sans lui la maman ne pourrait pas avoir d’enfants. C’est le chef de famille parce qu’il protège ses enfants et sa femme. On dit aussi papa». Et la mère? «C’est une femme qui a des enfants. On l’appelle maman ou mamounette». Aux yeux des enfants, c’est un mot qu’on utilise dans des phrases telles que «ma mère, c’est aussi la maman de mes frères et sœurs» ou, plus cliché, «ma mère repasse les affaires de toute la famille». C’est donc sans surprise que l’on découvre l’exemple donné pour le terme «ménage»: «Tous les dimanches, ma maman fait le ménage: elle rend la maison propre.» [...]

20minutes.fr

Les juifs espagnols lancent une pétition pour le retrait d’un mot péjoratif dans le dictionnaire

L’organisme représentatif de la communauté juive d’Espagne a renouvelé ses efforts concernant un mot péjoratif relatif aux Juifs dans le dictionnaire officiel du pays. IsaacQuerub, président de la Fédération des communautés juives d’Espagne (FCJE), a récemment écrit à l’Académie royale espagnole, l’institution chargée de réglementer la langue espagnole, pour supprimer le mot Judiada dans le Dictionnaire de la langue espagnole.

Le dictionnaire définit le mot, qui signifie littéralement la communauté juive, comme : «une mauvaise action que l’on considère appartenir aux Juifs». « Cette déclaration négative à propos des Juifs va à l’encontre des normes de bon comportement et ne doit pas être publié dans un dictionnaire publié au 21e siècle », écrit Querub dans une lettre à l’académie. Cette lettre a été envoyée après que l’académie ait refusé une demande de retrait en juin par Raquel Amselem, professeur à l’Université Polytechnique de Valence.

CRIF

Vocabulaire : « ramdam »

[Extrait du dictionnaire en ligne du CNRS]

RAMDAM, subst. masc.
A. −
Manifestation bruyante et déplacée; grand bruit, vacarme. Synonyme : barouf, boucan, chambard, potin, raffut. Faire du ramdam. Au fig. Scandale. Faire du ramdam. Rouspéter.
B. − Ensemble de faits créant une situation perturbante, désagréable.

Mot emprunté avec altération de la consonne finale à l’arabe ramaḍān. Le sens du mot en français vient du fait que l’aspect le plus caractéristique du ramadan, aux yeux de nombreux non-musulmans, soit l’intense et bruyante activité nocturne qui suit les journées de jeûne durant ce mois.

Source

Oscariser, lol, gloups,… : les nouveaux mots du dictionnaire

Environ 300 mots ou expressions font leur entrée dans le Petit Robert 2013, en librairie dès aujourd’hui. En voici une sélection.

Les familiers. C’est toujours un bon argument quand on vous fait savoir que votre vocabulaire est vulgaire : « Non, le mot que j’utilise est dans le dico! » Très fréquent dans la bouche des jeunes, les verbes « comater » (être dans un état de somnolence), « pipeauter » (baratiner) ou « psychoter » (avoir peur) sont couronnés. Autres entrées : « marrade » (rigolade), « subclaquant » (qui est à l’agonie) et « gloups » (interjection exprimant l’étonnement). « Au Robert, on n’a pas d’hésitation à intégrer des mots familiers. Dès le début, j’avais dit à son fondateur qu’il fallait faire bouger le modèle académique », se souvient le célèbre linguiste Alain Rey, 83 ans, conseiller éditorial du Robert.

Les anglicismes. « On a notre pourcentage, on n’y peut rien, on se base sur la fréquence d’usage », sourit Alain Rey. L’informatique n’y échappe pas. Le « notebook » qualifie un petit ordinateur portable, plat et léger. A ne pas confondre avec le « netbook », qui est moins puissant. Le jargon du cinéma, lui, est influencé par les Etats-Unis avec « biopic », film biographique, à l’instar du récent « Cloclo ». Enfin, cela fera plaisir aux ados accros aux SMS : l’acronyme « lol » de « laughing out loud » (éclaté de rire), exclamation soulignant le caractère comique d’un propos, a droit à son article.

Les québécismes et les belgicismes Pour éviter le francocentrisme, le Petit Robert se tourne vers la francophonie. C’est, bien sûr, un argument commercial pour conquérir, notamment, les clients de la Belle Province et du Plat pays. Mais pas seulement. « Les Français ont tout intérêt à connaître les usages souvent savoureux qui ne sont pas les leurs », insiste Alain Rey. On apprend ainsi qu’à Montréal « passer dans le beurre » veut dire manquer son coup et que « les bobettes » sont un sous-vêtement. La Belgique, aussi, a droit de cité. Là-haut, une « panade » est un goûter pour bébé, et la « prépension » la préretraite.

Le Parisien

Le terme «islamophobie» fait son entrée dans le dictionnaire de la violence

Dans la nouvelle édition du Dictionnaire de la Violence paru le 28 septembre dernier, le mot «islamophobie» y trouve sa place. Le site ajib.fr y voit un premier pas vers la reconnaissance de ce phénomène.

Dans ce dictionnaire, la notice «Islamophobie» a été rédigée par Vincent Geisser, un politologue et chercheur au CNRS qui s’est beaucoup penché sur ce phénomène, puisqu’il a publié en 2003, un livre intitulé «La nouvelle islamophobie», qu’il définit ainsi : «Elle constitue une religiophobie, en ce sens que c’est bien l’élément religieux qui est visé par une telle haine. (…) les Musulmans sont de plus en plus considérés comme des Français «à part entière» et pourtant l’islam est toujours représenté comme une «religion» qui fait problème national.»

Pour certains intellectuels qui se sont intéressés à l’origine du mot, l’Islamophobie ne possède pas de définition spécifique, selon le contexte du discours dans lequel il est introduit. Tantôt il visera à critiquer de manière plus ou moins virulente les principes de l’Islam, tantôt il désignera un comportement discriminatoire à l’égard des musulmans, et par amalgame, à l’égard des arabes. Tandis que pour les fervents défenseurs de la laïcité, officialiser ce terme dans le dictionnaire reviendrait à reconnaître «le délit de blasphème», incompatible avec la liberté d’expression selon eux. […]

Pourtant, si on le comparait au terme «Antisémitisme», qui lui est depuis bien longtemps à la page de la quasi totalité des dictionnaires français (et même européens), on s’aperçoit que d’un point de vue juridique, ce qui est considéré comme un délit pour l’un, ne l’est pas pour l’Islamophobie. […]

ajib.fr (Merci à France Forever)

24 février 1786 : naissance de Wilhelm Grimm

Philologue et linguiste allemand, né à Hanau (Hesse), il est associé avec son frère Jacob au recueil de contes universellement connu sous le nom de Contes de Grimm, où apparaissent Blanche-Neige, Hansel et Gretel et tant d’autres personnages qui ont bercé notre enfance. Un chef-d’oeuvre de la littérature allemande et européenne traduit dans de très nombreuses langues.

Les frères Grimm font de brillantes études de philologie et de linguistique à l’université de Marbourg. Jacob y développe son goût pour la littérature médiévale. Wilhelm quant à lui, se spécialise dans la critique littéraire.

Tous deux travaillent dans des bibliothèques de la ville de Kassel. Dès 1806, ils commencent à collecter les contes populaires qui feront leur renom et leur popularité. Le premier volume fut publié en 1812, le deuxième en 1815.
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