Carcassonne (11). Un « adolescent » met le feu au crucifix

Un garçon d’une douzaine d’années aurait mis le feu hier, aux buissons environnants le crucifix de Villalbe, derrière l’école communale.

Des témoins l’auraient vu roder près de la statut et mettre le feu à un journal. Pris en main par les pompiers, cet acte de malveillance n’a occasionné aucun dommage. Les motivations du jeune pyromane restent encore inconnues.

La Dépêche du Midi
(Merci à Carabot)

Crucifix sur le flyer d’une discothèque : le maire d’Hyères « consterné »

Le maire d’Hyères Jacques Politi s’est dit mardi « consterné » par le flyer du Pink représentant un crucifix, et demandé à la discothèque de retirer sa communication et de s’excuser.

« La discothèque Le Pink vient malheureusement de se signaler par une communication des plus regrettables, pour annoncer un programme d’animation dit de « Shocking Party ». Sur ce flyer figure un crucifix en image de fond, avec autour de cet incrustation, des mots déplacés et choquants. Le maire, garant de la cohésion d’un territoire et du respect mutuel de chaque communauté, ne peut qu’être consterné par un tel mauvais goût et une atteinte à la bienséance, ainsi qu’une attitude attentatoire à la religion Catholique », écrit Jacques Politi dans un communiqué. [...]

Hebergeur d'image

Var Matin

Merci à -273,15

Suisse : «Les symboles de l’Occident chrétien» non autorisés «dans l’espace public»

La Suisse ne doit pas mettre en péril la laïcité, estime le Conseil des Etats. Par 21 voix contre 17, il a enterré lundi une initiative parlementaire du Conseil national demandant d’autoriser «les symboles de l’Occident chrétien dans l’espace public».

En mars, le National a donné suite au texte d’Ida Glanzmann (PDC/LU) exigeant de garantir dans la constitution la présence des symboles chrétiens comme le crucifix dans des lieux publics. Mais pour la majorité des sénateurs, introduire un article constitutionnel accordant une place privilégiée à une religion irait à l’encontre du principe de la neutralité religieuse de l’Etat. [...]

La démocrate-chrétienne lucernoise avait précisé que son texte répondait aux polémiques suscitées par les exigences d’un libre penseur lucernois. Celui-ci voulait que tous les crucifix disparaissent de l’école fréquentée par son fils. Une controverse similaire avait défrayé la chronique en Valais.

Ida Glanzmann voulait empêcher que des particuliers ou des groupes d’intérêts prennent prétexte de droits fondamentaux tels que la liberté de conscience et de croyance pour remettre en cause la culture fondamentalement chrétienne en Suisse. Le Tribunal fédéral a décidé qu’il est contraire à la liberté religieuse de suspendre un crucifix dans une salle de classe.

romandie

«Quand les juges préservent une Europe chrétienne»

Point de vue de Julien Raynaud, maître de conférences à la faculté de droit de Limoges, sur deux décision de la Cour européenne des droits de l’homme : l’autorisation de maintenir des crucifix dans les salles de classe des écoles publiques en Italie et le rejet la requête présentée par des associations musulmanes sur l’interdiction des minarets en Suisse

[…] Il semble facile de mesurer à quel point l’interdiction ciblée des minarets se concilie mal avec les exigences de tolérance, de pluralisme et de neutralité incombant aux Etats démocratiques ayant ratifié le Convention européenne des droits de l’homme. Sauf à dire évidemment qu’il convient en cette matière d’accorder aux Etats une large marge d’appréciation, ce qui signifiera alors deux choses : l’Europe restera résolument chrétienne, et la liberté religieuse demeurera une liberté potiche…

Le Monde

Italie : crucifix autorisés dans les écoles (CEDH)

La présence d’un crucifix dans les classes des écoles publiques italiennes ne viole pas le droit à l’instruction, a estimé vendredi la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH), infirmant une décision de première instance condamnant l’Italie.

L’Italie s’est félicitée vendredi de la décision de la Cour européenne des droits de l’Homme d’autoriser la présence de crucifix dans les classes des écoles publiques italiennes, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Franco Frattini.

En novembre 2009, la CEDH avait jugé la présence de ce symbole religieux « contraire au droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs convictions » et « au droit des enfants à la liberté de religion et de pensée ». [...]

Le Figaro

(merci à Phil)

La Cour européenne statue de plus en plus sur le fait religieux

La Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg, qui traite de plus en plus d’affaires liées à la présence de signes religieux, pourrait, à l’occasion d’un arrêt sur les crucifix dans les écoles italiennes, infléchir une jurisprudence qui jusqu’ici laissait une marge d’appréciation aux États.

Arménie, Autriche, Croatie, Hongrie, Chypre, Grèce, Malte, Russie… Nombre de pays européens de tradition catholique ou orthodoxe ont soutenu le gouvernement italien dans «l’affaire des crucifix» accrochés aux murs des écoles publiques de la péninsule.

C’est dire que chacun attend ici le jugement que devrait rendre vendredi 18 mars après-midi la Grande Chambre de la Cour européenne des droits de l’homme (la plus grande formation avec 17 juges), à Strasbourg, sur «l’affaire Lautsi». Du nom de cette mère de famille italienne qui a contesté, en 2006, la présence de crucifix au mur de toutes les salles de l’école publique fréquentée par ses deux fils. Ce qu’elle estimait contraire au principe de laïcité selon lequel elle voulait les éduquer.

Mais ses plaintes ont été rejetées en bloc par tous les tribunaux italiens. Celui de Vénétie jugea, notamment, que le crucifix est, au-delà d’un symbole chrétien, un objet «historico-culturel» ayant une «valeur identitaire» pour le peuple italien, en conformité avec la Charte constitutionnelle italienne…

«Il y a de plus en plus d’affaires qui ont trait à la liberté de religion et de conscience», note Vincent Berger, jurisconsulte à la Cour. Ce n’était pas le cas pendant quarante ans. «Et il est possible qu’il y ait de plus en plus de jugement sur la présence des signes religieux dans les lieux publics.» Cela s’explique en partie «par l’immigration, l’évolution de sociétés devenues plus hétérogènes du point de vue religieux, la recherche de racines, des revendications identitaires chez certains».

La Croix

Autriche : Les croix autorisées dans les classes «à majorité chrétienne»

La Cour constitutionnelle autrichienne (VfGH) a jugé que la présence d’une croix au mur d’une classe quand la majorité des élèves sont chrétiens n’est pas contraire à la Constitution, dans une décision rendue mercredi. La Cour a également jugé conforme la célébration dans les écoles de la Saint-Nicolas, événement très suivis par les plus petits. Elle a considéré qu’aucun enfant n’était obligé d’y participer.

Les juges devaient se prononcer sur la conformité d’une loi de la province de Basse-Autriche (est) prévoyant une telle disposition dans les jardins d’enfants et contestée par deux parents d’élèves.

La VfGH a estimé que la présence du symbole chrétien ne «signifiait pas une préférence de l’Etat pour une religion ou une conviction religieuse particulière» dans le contexte de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en vigueur dans la très catholique république alpine. Les juges soulignent que la loi incriminée fixe explicitement comme objectif pédagogique de favoriser chez les enfants la tolérance envers toutes les religions.

L’autorité constitutionnelle autrichienne a aussi affirmé que la décision finale de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) sur la présence de crucifix dans les classes italiennes, attendue vendredi, ne la ferait pas changer de position. «La situation constitutionnelle en Italie n’est pas comparable sur cette question avec celle de l’Autriche», a indiqué la VfGH dans un communiqué.

La Croix via Le Salon Beige

Suisse : Lucerne favorable aux crucifix dans les écoles

Le gouvernement lucernois a pris position en faveur des symboles chrétiens dans les écoles. Le gouvernement cantonal a pris position mardi après un mois de discussions publiques animées.

C’est le père de deux enfants d’une école de la commune de Triengen qui avait ravivé la question en exigeant que les crucifix de l’établissement soient décrochés. Depuis, la famille allemande a décidé de quitter Triengen. Elle avait notamment reçu des menaces de mort.

Depuis, le débat s’est échauffé, encore alimenté par le licenciement en Valais d’un enseignant qui avait refusé de suspendre un crucifix dans sa classe. Dans sa prise de position, le gouvernement lucernois s’en est remis à la tradition chrétienne du canton. «Les croix sont aujourd’hui un symbole auquel n’est pas rattachée une seule appartenance religieuse», affirme-t-il, cité par la Neue Luzerner Zeitung.

Suite sur Le Temps

Italie : crucifix contre foulards, la guerre des symboles

En Italie comme en France, l’irruption des revendications communautaires musulmanes ne cesse d’attiser les tensions entre populations autochtones et immigrées. A l’occasion de la sortie du livre de Annamaria Rivera, Les dérives de l’universalisme, Oumma.com dénonce «l’attachement viscéral à l’universalisme républicain» de la France et l’Italie qui se cramponne à ses «racines judéo-chrétiennes» et exalte les identités régionales.

Revisitant les polémiques sur le communautarisme et le relativisme culturel, les usages idéologiques de la notion de civilisation, et les successives affaires du voile, Annamaria Rivera propose, dans son dernier livre Les dérives de l’universalisme, une analyse originale de ces questions à partir de la comparaison des contextes français et italien.

Opposant à la machine idéologique de l’universalisme abstrait une pensée plus fine du binôme unicité / particularité, ce livre est une salutaire contribution à l’élaboration d’ «un nouvel universel, polycentrique et transculturel». Nous en publions donc un extrait, qui se concentre sur le cas italien, en revenant sur les récentes campagne contre le voile ou l’Islam, et sur un épisode méconnu en France et pourtant édifiant : la «guerre des crucifix»…

Suite sur Oumma.com (Merci à thelostfrench)

Espagne : les crucifix interdits dans les écoles ?

Le gouvernement espagnol prépare une loi sur la « liberté de religion » qui prévoit que l’Etat respecte une stricte « neutralité » en matière de religion, excluant notamment les crucifix des écoles publiques, indique aujourd’hui le journal El Pais.

Le gouvernement socialiste espagnol avait déjà annoncé en 2008 qu’il préparerait une loi pour un plus grand respect de la laïcité et du pluralisme religieux, dans un pays où l’église catholique demeure très présente et influente. [...]

AFP – Le Figaro

(merci à Odyss)

10 Etats soutiennent l’Italie contre l’interdiction des crucifix

Pour la première fois dans l’histoire de la Cour européenne des droits de l’homme (ECHR), 10 Etats membres interviennent simultanément comme « tierce partie » sur l’interdiction du crucifix dans les salles de classe, qui sera examinée par la Grande Chambre de la Cour, le 30 juin. Il s’agit de l’Arménie, de la Bulgarie, de Chypre, de la Grèce, de la Lituanie, de Malte, de la principauté de Monaco, de la République de Saint-Marin, de la Roumanie et de la Fédération russe. On peut regretter l’absence de la France.

Le Salon Beige