«La France, tout au long de son Histoire, a été très dure avec les immigrés»

Tribune du collectif Quartiers Libres créé lendemain des émeutes de 2005 à Clichy-sous-Bois après la mort de Zyed et Bouna publié sur le site musulman saphirnews

«L’immigré» a toujours servi d’exutoire aux problèmes de la société française. Il est rendu responsable, du chômage, de la criminalité, il est la raison du déclin de la nation, il met en péril la laïcité, il est le complice des élites qui détruisent le pays, le profiteur qui vient abuser de la richesse nationale, des aides au logement, du système de santé… la liste est interminable.

Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, vient de publier les chiffres de l’immigration. Dans sa déclaration à la presse, il s’est félicite de l’augmentation du chiffre des expulsions (27 000 en 2013). Se féliciter d’une expulsion, en tirer une satisfaction est révélateur. […]

«Aborder la question de l’immigration sous l’angle de l’extrême droite, se satisfaire d’une expulsion, c’est penser avec les mots de l’ennemi, on commence à parler avec les mots de l’ennemi, bientôt on pensera comme lui.

L’expulsion d’un immigré n’est en aucun cas une satisfaction ou une victoire, le ministre de l’Intérieur et de l’Immigration devrait le savoir. Lui qui est fils d’immigré espagnol, il devrait se souvenir de l’année 1939 et de ces 250 000 réfugies qui, lors de la Retirada, fuirent la dictature de Franco et furent placés dans les sinistres camp de rétention français à Argelès. Eux qui travaillèrent ensuite et pour beaucoup combattirent dans la résistance. De même pour ceux de nos parents, qu’on est allé chercher dans les colonies pour venir travailler de 1945 à 1975 et qui permirent à la France de reconstruire son économie après guerre. […]

Pour ces deux partis [UMP et FN], il s’agit d’un simple jeu de communication, l’un et l’autre savent que, contrairement au chômage, à la crise économique ou à la gestion des ressources, l’immigration est tout sauf un problème. L’histoire du développement économique, démographique et culturel de l’Occident a été largement favorisée par l’immigration. […]

saphirnews

La chute des prix de l’immobilier en Espagne fait le bonheur de plus en plus d’Algériens

Entre la crise nationale du logement et le rêve immobilier espagnol, la frontière semble très mince. Acheter un appartement en Espagne peut s’avérer plus simple que de lorgner un logement à Alger. Et tant pis si c’est illégal !

La chute des prix de l’immobilier en Espagne, qui se poursuit, fait le bonheur de plus en plus d’Algériens. Acheteurs, vendeurs, agents immobiliers, passeurs de devises, affairistes et rêveurs de tout bord créent chaque jour de nouvelles passerelles entre Valence et Alger, Madrid et Oran, Alicante, Malaga, Constantine et bien d’autres villes des deux pays.

Les réseaux transfrontaliers qui tiennent ces «passerelles» se consolident et deviennent de plus en plus visibles. Ils tirent profit de la crise sans précédent qui frappe le pays. Depuis l’éclatement de la bulle immobilière en Espagne (2008), les expulsions de propriétaires surendettés battent leurs records (une hausse de 16,7% en 2012, selon les statistiques espagnoles). Les cas de liquidations de bien immobiliers saisis par les banques suite au surendettement des ménages et à la faillite des promoteurs immobiliers espagnols sont légion. Les Algériens, entre autres étrangers, y trouvent le bon filon. Les stocks de logements neufs invendus seraient de plus d’un million. Des milliers d’entre eux ont été achetés ces dernières années par des opérateurs immobiliers algériens.

Leur cible : le cadre algérien qui a économisé toute sa vie, les entrepreneurs, les riches, peut-être aussi les affairistes qui veulent blanchir leur argent même si l’Espagne n’est plus une destination de choix pour. La liste est longue. Le phénomène prend de l’ampleur, au vu et au su de tous. «Votre appartement en Espagne à un prix défiant toute concurrence, c’est ce que vous propose notre agence qui dispose d’une large gamme d’appartements à des prix variés et attractifs.» L’annonce parue, il y a quelques jours, dans un grand titre de la presse nationale est accompagnée d’un numéro de téléphone espagnol et de photos très alléchantes. Au bout du fil, un Algérien à la voix rassurante détaille les prix des appartements proposés à la vente : «Du neuf, de l’occasion, des ventes sur plan. Tout dépend de votre budget ! On vous facilitera toutes les procédures».[...]

El Watan

Vidalies : « Tous les ingrédients sont réunis pour une montée de l’extrême droite »

Le ministre des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, estime qu’ »aujourd’hui tous les éléments sont réunis pour la montée de l’extrême droite », dans une interview au Parisien Dimanche.

« Qui ne voit pas aujourd’hui que tous les ingrédients sont réunis pour la montée de l’extrême droite », répond le ministre quand on lui demande si « le risque d’un Front national au second tour de la présidentielle est écarté ».

« Ce phénomène est nourri par trois paramètres : la crise européenne, la suspicion vis-à-vis de la classe politique et la peur des immigrés », poursuit Alain Vidalies.

Il explique que, « dans ces moments-là, si les gens n’ont pas confiance dans ceux qui les représentent, ils trouvent des boucs émissaires, institutionnels, comme l’Europe ou l’étranger ». « Hier les juifs, aujourd’hui les musulmans. »[...]

Le Point

Overdose : La prochaine crise financière

(Traduction et sous-titrage : exclusivité Fortune)

En temps de crise, les sociétés cherchent des dirigeants forts et des solutions simples, mais que se passe-t’il si les solutions envisagées constituent les mêmes erreurs que celles qui ont provoqué cette crise ? Ce document relate l’origine de la plus grande crise économique de notre temps, la crise à venir.

Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

Vidéo et commentaires sur Fortune

Quand Sarkozy Merkel nous disaient que la crise était derrière nous…

Chômage : des prévisions encore plus sombres

L'Unedic s'attend à une recrudescence du nombre de chômeurs en 2013.

L’Unedic s’attend à une recrudescence du nombre de chômeurs en 2013.

Le régime d’assurance-chômage (Unedic) revoit à la hausse ses prévisions sur le nombre de demandeurs d’emploi. Ceux-ci seraient 178.800 en plus en 2013, venant s’ajouter aux 322.400 supplémentaires de 2012.

La croissance, pour ainsi dire nulle, fait dramatiquement sentir ses effets sur l’emploi. En témoigne le pessimisme de l’Unedic, qui est aussi une mauvaise nouvelle pour François Hollande – celui-ci promet depuis plusieurs mois une inversion de la courbe du chômage dans l’année.

Le régime d’assurance-chômage relève ses prévisions de déficit et de nombre de chômeurs pour l’année dernière et pour 2013. Le nombre de chômeurs aurait augmenté de 322.400 en 2012, là où la dernière estimation, formulée en septembre dernier, n’était que de 234.400.

Pour cette année, ce sont encore 178.800 chômeurs supplémentaires qui devraient s’inscrire, contre une progression de 126.800 anticipée jusque-là. Conséquence, l’Unedic s’attend à un déficit de 2,7 milliards d’euros pour 2012 (contre 2,6 milliards estimés lors de la dernière prévision) et de 5 milliards pour 2013 (contre 4,1 milliards anticipés jusque-là).

Marc Touati : « La fin de l’euro, un débat interdit »

Dans son dernier livre, l’économiste, d’ordinaire très demandé par les médias pour son franc parlé, s’inquiète du soudain black out qui lui a été imposé. Pour lui, l’évocation même de l’explosion de l’euro est un sujet tabou.

[...] Marianne : Vous êtes classé parmi les économistes libéraux qui ont accès aux grands média, vos interventions sont nombreuses sur toute une série de sujets. Pourtant, on vous a peu entendu sur l’explosion de euro. Pourquoi ?

Marc Touati : L’idée de ce livre est née à la suite d’une tribune intitulée « Le jour ou la zone euro a explosé » qu’un grand journal de droite n’a finalement pas publié. Comme si l’on ne pouvait pas débattre de ce sujet. Que Jean-Luc Mélenchon ou Marine Le Pen s’attaquent à l’euro, tout le monde considèrent qu’ils sont dans leur rôle. Mais qu’un économiste comme moi ose poser la question de la pérennité de la monnaie unique et c’est le black out médiatique. [...]

La question de l’euro est tabou. En France, on ne peut pas parler des sujets qui fâchent. Tant qu’on dit « cette crise est une crise grecque », ça va.

Mais quand on dit « c’est une crise de l’euro et que la France est menacée », ça ne passe pas. Il faut pourtant dire aux gens que c’est possible. Quand bien même je ne le souhaite pas, cela demeure une issue possible. Mais comme l’establishment économique et médiatique a décrété que c’était un non sujet, on n’en parle pas [...]

Marianne