Bavures, corruption, dérapages : Quand les flics enquêtent sur les flics (Vidéo)

Corruption, violences illégitimes, « bavures » et incompétences: les policiers eux-mêmes ne sont pas au-dessus de tout soupçon. Lorsqu’ils dérapent, c’est l’affaire des « bœufs-carottes », le surnom donné à l’Inspection Générale de la Police Nationale. Pour la première fois, l’IGPN a accepté que des journalistes suivent ses investigations. Habituellement ces super-flics enquêtent sur leurs collègues dans le plus grand secret, loin des caméras.

Du simple blâme à l’exclusion définitive, chaque année, 3.000 fonctionnaires de police sont sanctionnés. La police des polices a à son actif des affaires retentissantes comme la chute de Michel Neyret, l’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon ou celle des policiers ripoux de la BAC Nord de Marseille.

Comment ces limiers chevronnés mènent-ils leurs recherches ? Comment parviennent-ils à faire craquer des collègues rompus aux techniques d’investigation et aux interrogatoires ? Pourquoi sont-ils détestés par leurs confrères ? Arrestation de policiers corrompus, gestion délicate des émeutes urbaines, et même contrôles surprises dans les commissariats : un document exceptionnel au cœur de la police des polices.

Partie 1:

Partie 2:

Justice : La pénurie de juges va devenir ingérable

Environ 1 400 des quelque 8 000 magistrats français partiront à la retraite dans les trois prochaines années, soit plus d’un sixième des effectifs. Cet important déficit démographique, que le pouvoir politique n’a pas anticipé, va affaiblir dramatiquement un corps déjà exsangue.

L’École nationale de la magistrature (ENM) forme actuellement 252 titulaires (promotion 2013). Elle ne pourvoira donc qu’à environ la moitié des remplacements. Les recrutements dits « latéraux » (personnes extérieures, policiers, avocats… recrutées sur dossier par une commission et après une formation et un stage probatoire plus ou moins long) ne pourront légalement excéder le tiers de ce chiffre. On peut donc estimer que le corps va s’affaiblir d’environ 400 postes, sauf improbable effort exceptionnel et recul des départs à la retraite, possibles sous certaines conditions limitatives mais pour peu de temps.

La gauche comme la droite se sont surtout attachées depuis le début des années 2000 à de laborieuses réformes de la procédure et du Code pénal : présomption d’innocence sous la socialiste Élisabeth Guigou en 1997-2002 (création du juge des libertés et encadrement du pouvoir des juges d’instruction), lois Perben sous Jacques Chirac en 2002-2007 (renforcement du pouvoir des procureurs), multiples lois pénales au fil des faits divers et création de peines plancher pour les récidivistes sous Nicolas Sarkozy (2007-2012), création de la « contrainte pénale » en cours par Christiane Taubira (une sorte de contrôle judiciaire remplaçant la prison pour certains délinquants). [...]

Cette situation intervient dans un système que les syndicats de magistrats décrivent comme misérable. Selon le Conseil de l’Europe, la France se situe au 37e rang sur 43 du continent, derrière l’Azerbaïdjan et l’Arménie pour l’effort budgétaire judiciaire, en termes de pourcentage du PIB (7,7 milliards d’euros en 2013, soit environ 3 % du budget de l’État et 4 % des effectifs). Selon le Conseil de l’Europe toujours, la France a peu de juges (9,1 pour 100 000 habitants, contre, par exemple, 19,9 en Autriche ou 24,5 en Allemagne) et très peu de procureurs (3 pour 100 000 habitants contre 6,2 en Allemagne et 15,4 en Norvège). Une partie du budget de la Justice étant consacré au monde pénitentiaire, ce sont 4 à 5 petits milliards que se partagent annuellement 1 000 juridictions souvent contraintes de faire attendre experts, prestataires et fournisseurs, et de procéder à l’économie.

La purge démographique ne pourra que retarder le délai de traitement des affaires déjà mécaniquement trop long (la France est souvent condamnée à ce titre par la Cour européenne des droits de l’homme), alors même que les contentieux nouveaux explosent depuis les années 1960 : divorces, drogue, délinquance, corruption et, plus récemment, hospitalisations d’office, surendettement, tutelles. Et les prisons françaises débordent avec un record historique d’actuellement 67 000 détenus pour 57 000 places, ce qui pénalise la réinsertion.

Sud Ouest

Augmenter les impôts pour s’octroyer d’importants salaires : le racket des élus

Le nouveau conseil de la communauté d’agglomération Seine Défense regroupe les communes de Puteaux et Courbevoie. Les 48 membres du conseil se réuniront le 9 avril pour élire leur président ainsi que 14 vice-présidents.

14 vice présidents ? La raison est simple. Seuls le président et les vice-présidents touchent des indemnités… Les élus UMP de Puteaux et Courbevoie ont donc décidé, à peine élus, de créer 14 nouveaux postes de vice-présidents afin de pouvoir se verser d’importantes indemnités.

7 élus UMP de Puteaux et 7 élus UMP de Courbevoie pourront ainsi percevoir des indemnités allant de 2 508 euros brut mensuels pour les vice-présidents, jusqu’à 5 512 euros brut mensuels pour le président.

Parmi les heureux élus UMP de Puteaux, on retrouve évidemment le Maire de Puteaux, Joëlle Ceccaldi-Raynaud.

Au total, les indemnités du président et des 14 vice-présidents du conseil de la communauté d’agglomération Seine Défense coûteront 517 584 euros par an à la collectivité, sans compter les charges patronales ( près de 50% des rémunérations brutes).

Lors de ce premier conseil, les 48 élus de Seine Défense devraient également voter la hausse des impôts des entreprises et artisans de Puteaux et Courbevoie… Augmenter les impôts afin de s’octroyer d’importants salaires, des méthodes qui s’apparentent fortement à du racket organisé.

Plus de détails sur monputeaux.com

Sarkozy sur écoute : la magistrature en tablier

Gilbert Azibert, soupçonné d’avoir renseigné Nicolas Sarkozy, appartient à la franc-maçonnerie. Ce qui pose la question de sa double allégeance…

Ils troquent quelques heures par mois leur longue robe noire pour une autre panoplie : tablier et gants blancs. À tous les étages de la magistrature, et surtout aux plus élevés – c’est à cela que ça sert -, les francs-maçons sont là.

Hebergeur d'imageL’affaire des écoutes judiciaires pratiquées sur Nicolas Sarkozy et révélées par Le Monde vendredi 7 mars braque les projecteurs sur Gilbert Azibert, premier avocat général à la Cour de cassation. Il est soupçonné d’avoir renseigné l’ancien chef de l’État sur les décisions de la haute juridiction le concernant. En contrepartie, l’ex-président aurait poussé le dossier du magistrat pour un poste doré de conseiller auprès des autorités monégasques.

Les commentateurs les plus hardis évoquent aussi, au conditionnel, l’appartenance de Gilbert Azibert à la franc-maçonnerie. [...]

À ce stade, il est possible d’employer le présent de l’indicatif : Gilbert Azibert est l’un des dignitaires de la Grande Loge nationale française (GLNF), la plus conservatrice des grandes obédiences hexagonales. Comme tous ses collègues initiés, il a donc prononcé deux serments : l’un dans les prétoires, l’autre en loge. Au-delà de l’affaire des écoutes, son exemple met en lumière toutes les difficultés qui résultent de cette double allégeance : est-ce que l’une, professionnelle, prend toujours le pas sur l’autre, discrète ? Une question d’autant plus douloureuse qu’aucun magistrat, en France, n’a jamais eu le courage d’effectuer son « coming out ». C’est obligatoire en Grande-Bretagne. [...]

Le Point

Abus de pouvoir, détournements, corruption : La France des passe-droits (Vidéo)

Abus de pouvoir des élus locaux mais aussi petite corruption du quotidien qui s’infiltre partout en France : sur les marchés où certains commerçants sont obligés de graisser la patte à des placiers de la mairie, dans un lycée où un professeur soutire de l’argent à des parents pour éviter l’exclusion de leur fils. Ces histoires sont-elles des cas isolés ou des pratiques de plus en plus courantes ?

Selon un récent sondage commandé par Transparency International, 7% des Français déclarent avoir déjà versé un pot-de-vin ! Une aubaine pour tous ceux qui disposent d’un peu d’autorité ou de pouvoir et qui sont prêts à le monnayer pour s’enrichir.

Pendant un an, les enquêteurs de Zone Interdite ont fouillé dans cette France des passe-droits. Quels sont les secteurs les plus touchés ? Comment certains parviennent-ils à détourner de l’argent public à leur profit personnel ? Quelles sont leurs méthodes ? Qui sont les Français courageux qui osent dénoncer ces détournements et que risquent-ils ?

Vidéo et commentaires sur Fortune

Kadhafi – Sarkozy : liaisons dangereuses ? (vidéo)

Le 16 mars 2011, Saïf al-Islam, le fils de Kadhafi déclare à la chaîne Euronews : « Que Sarkozy rende l’argent qu’il a accepté de la Libye ». Trois jours plus tard, la France, leRoyaume Uni et les États-Unis lancent les premiers raids aériens contre le Guide libyen.

En avril 2013, les accusations du sulfureux homme d’affaires libanais Ziad Takieddine déclenchent l’ouverture d’une information judiciaire, les juges français s’intéressent aux soupçons de financement occulte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Le journaliste Pascal Henry a enquêté sur les liens politiques et financiers entre la France et la Libye depuis 2003 jusqu’au déclenchement de la guerre le 19 mars 2011. Il révèle comment Mouammar Kadhafi est passé du statut de terroriste infréquentable à celui d’interlocuteur de premier choix.

Quels intérêts étaient en jeu ? Qui sont les hommes clefs de ce rapprochement ?

Pour Pièces à conviction, des hommes de l’ombre ont accepté de révéler leur rôle dans cette affaire sensible. Des membres de la garde rapprochée de Mouammar Kadhafi, des intermédiaires des marchés franco-libyens…

News360x

Prise illégale d’intérêts : un rappel à la loi notifié à Patrick Mennucci

Le parquet a annoncé ce mercredi qu’il avait notifié à Patrick Mennucci « un rappel à la loi conformément à l’article 41-1 du code de procédure pénale », a indiqué l’AFP dans une dépêche. Le parquet conclut ainsi l’enquête préliminaire ouverte sur un soupçon de prise illégale d’intérêts de la part du député socialiste quand il était vice-président de la région.

Ouverte en octobre 2012, cette enquête concernait une subvention régionale de 90 000 euros accordée en juin 2012 à l’association Union des familles musulmanes, dirigée par Nassera Benmarnia, attachée parlementaire et suppléante du député.

Ce dernier a été entendu en début de mois par la brigade financière. Depuis le début de cette affaire, Patrick Mennucci n’a eu de cesse de dénoncer les manoeuvres de son ancien collaborateur à la mairie de secteur et adversaire aux législatives, Omar Djellil qui a saisi à de nombreuses reprises le procureur depuis cette élection…

Simple avertissement, le rappel à la loi est une alternative aux poursuites qui vise à rappeler auprès de « l’auteur des faits des obligations résultant de la loi ». Le rappel à la loi conduit au classement sans suite de l’infraction éventuelle et ne figure donc pas au casier judiciaire.

Mars actu, merci à Joe le rassis

Le maire de Clichy visé pour détournement de fonds

Un habitant de Clichy-la-Garenne, qui souhaite rester anonyme, a déposé une plainte contre Gilles Catoire, le maire de la ville, pour détournement de fonds publics. Des faits également dénoncés au procureur de la République par un employé municipal en vertu de l’article 40 du Code de procédure pénale qui prévoit qu’un fonctionnaire qui, dans l’exercice de ses fonctions, acquiert la connaissance d’un délit est tenu d’en informer la justice. [...]

Hebergeur d'imageLe plaignant et le fonctionnaire évoquent un climat de « magouilles », de « copinage » et de services rendus au sein de l’administration municipale. Ils dénoncent, documents à l’appui, l’existence de primes indues pour certains employés communaux dont nombre d’entre eux sont membres de la section du Parti socialiste de Clichy, et qui caractérisent le délit de détournement de fonds. [...]

Par ailleurs, la plaignante et la fonctionnaire relatent que de nombreux employés perçoivent des traitements de la ville de Clichy sans y effectuer réellement le moindre travail. Des faits communément qualifiés d’emplois fictifs qui, s’ils sont avérés, caractérisent également le délit de détournement de fonds publics.

Outre les primes indues et les emplois fictifs, la plainte et la dénonciation visent également l’utilisation des fonds communaux pour un certain nombre de voyages effectués par monsieur Catoire, et notamment une virée à l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort avec une élue CFDT au comité technique paritaire de la ville de Clichy. Une escapade dont nous faisions état dans un précédent article. Le Point.fr a pu se procurer la facture de ce séjour qui a coûté la somme de 19 246,07 dirhams (1 708,04 euros) dont 9 833,09 dirhams (872,66 euros) d’ »extras », comprenant des massages, des consommations minibar, des thalassos et autres nourritures corporelles. [...]

Par ailleurs, ces deux personnes s’étonnent que M. Abderrhamane Achibane, représentant de la société Sita, qui a proposé à la ville de Clichy une prestation dans le cadre du « mois de mai écocitoyen », d’un montant de 49 335,41 euros, est également trésorier de la section PS de Clichy et président de l’association « Solidarité des Marocains de Clichy », très largement subventionnée par la mairie. Selon eux, il est probable que l’obtention des contrats entre la Sita et la ville de Clichy ait été conditionnée à l’embauche de ce monsieur. [...]

Le Point

A relire :

Clichy-la-Garenne : le maire PS Gilles Catoire fait régner la peur

Clichy-la-Garenne : Le maire PS Gilles Catoire fait régner la peur, MàJ : Le maire réagit

Mise à jour, le 12/09/13

Clichy : une élue sanctionnée pour avoir dénoncé les pratiques du maire

À la suite de la parution de notre article concernant les pratiques illégales de Gilles Catoire, celui-ci a retiré les délégations de Mireille Gitton.

Le Point, Merci à Zatch

Par Hugo Domenach (extraits)

Suicides, immolations, dépressions, harcèlement. La gestion des employés municipaux a pris une drôle de tournure depuis que Gilles Catoire est maire.

« On peut se voir, mais pas à Clichy. » « On ne s’est jamais vus. » « J’ai peur pour ma sécurité. » Les employés municipaux de Clichy-la-Garenne ont la frousse. Gilles Catoire, maire socialiste depuis près de trente ans, qui briguera un nouveau mandat en 2014, fait régner la terreur à la mairie. Pressions, harcèlement, clientélisme… Désespérés, de nombreux salariés de la ville tentent de mettre fin à leurs jours.

Selon certains élus et employés, il y a eu une quinzaine de tentatives de suicide à la municipalité depuis le début de la mandature de Gilles Catoire, dont au moins trois ont eu une fin tragique. [...]

« La pieuvre, la Cosa nostra »

« La pieuvre, la Cosa nostra ! » « Ça fait trente ans que Gilles Catoire tisse sa toile sur la mairie », s’insurgent des employés à bout de nerfs et parfois au bord des larmes. Ils dénoncent un système au sein duquel il faut avoir sa carte du Parti socialiste et militer pour le maire si l’on veut bénéficier de certains avantages. [...]

Au cœur de ce système, un certain Nadir Mohamed, qui est devenu directeur adjoint du cabinet du maire, « alors qu’il parlait à peine français ». Fraîchement débarqué d’Algérie, il était pourtant considéré par la mairie comme « irrégularisable ». « C’est vrai que ce garçon est arrivé à Clichy sans papiers. Il était surveillant de cantine et un jour il est arrivé dans nos bureaux en disant qu’il était directeur de cabinet du maire », se souvient Mireille Gitton. « Il y a Nadir Mohamed, mais il y en a beaucoup d’autres », poursuit-elle. Et d’ajouter : « Des gens logés et qui peuvent faire travailler leur famille. On fait des voix comme ça. » Lire la suite

Marseille : « Des caïds tiennent des bureaux de vote »

Saïd Ahamada, créateur du collectif Avenir-Marseille-Egalité (Ame)
Ce quadragénaire d’origine comorienne prépare l’ENA et a grandi dans les quartiers nord. Il est à l’origine de la création du collectif Avenir-Marseille-Egalité (Ame), qui veut redonner la parole aux Marseillais.

Quel regard portez-vous sur la situation actuelle à Marseille ?

La ville est clairement séparée en deux. Les habitants des quartiers nord, ne serait-ce que par l’incurie des transports en commun, ressentent un fort sentiment d’enclavement. Aujourd’hui, Marseille est constitué de ghettos. Les pauvres au nord, les moins pauvres et les riches au sud. Je suis convaincu que tout cela satisfait les hommes politiques.

Et que les grandes déclarations des uns et des autres sur la lutte contre le trafic de stupéfiants dans les cités sont des leurres.

En réalité, je ne crois pas en la volonté de l’Etat d’éradiquer les trafics. Je pense que les autorités anticipent sur le fait qu’en cas de destruction des réseaux de stupéfiants, la délinquance pourrait se reporter sur d’autres activités criminelles (l’enlèvement, par exemple, comme en Amérique latine) visant les couches plus élevées de la société. Personne ne naît dealer. Il y a quelque chose que la France a raté (…)

Faut-il révolutionner la politique marseillaise ?

Le clientélisme, plus qu’ailleurs, c’est la plaie de cette ville. Exemple : des associations tenues par des dealers notoires sont subventionnées par des fonds publics. En échange, les caïds de quartier tiennent les bureaux de vote ! J’ai vu, de mes yeux, des types à la solde des dealers des quartiers nord, interdire aux gens de fermer le rideau de l’isoloir ou exiger qu’ils ne prennent qu’un seul bulletin. Et les mêmes truands occupent ensuite des fonctions au conseil général ! Pour en finir avec tout cela, il faut en finir avec les ghettos et avec le clientélisme.

Vosges Matin

Guaino : les députés « sont très mal payés »

L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, devenu député UMP des Yvelines, s’est plaint du salaire et des conditions de travail des parlementaires.

Au cours d’un déjeuner à la Closerie des Lilas avec le journaliste Paul Wermus organisé pour le magazine people VSD, Henri Guaino s’est plaint du salaire des parlementaires et de leurs conditions de travail. « On est très mal payés. On travaille dans des conditions déplorables, à cela s’ajoutent les soupçons. Le climat est vraiment pourri » s’est-il lamenté, selon un extrait de ce déjeuner-débat, repéré par Le Lab d’Europe 1 lundi.

Un député gagne pourtant 5 148 euros net par mois, auxquels s’ajoute une indemnité de frais de mandat de 5 514 euros brut. Comme on peut le lire sur le site de l’Assemblée nationale, les députés disposent en outre d’un bureau individuel, ont plusieurs collaborateurs parlementaires, voyagent gratuitement en première classe sur le réseau SNCF, bénéficient d’abonnement téléphoniques pris en charge par l’Assemblée.

(…) Le Point

Affaire Cahuzac : l’audition tendue de Christiane Taubira

Entendue par la commission d’enquête sur les éventuels dysfonctionnements de l’État dans l’affaire Cahuzac, la garde des Sceaux a assuré qu’elle ne s’était pas posé de questions sur la sincérité de l’ex-ministre du Budget.

Une heure et demie d’audition, là encore décevante. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, entendue mardi matin par la commission d’enquête relative aux éventuels dysfonctionnements des services de l’État dans l’affaire Cahuzac, a affirmé sur un ton énervé, à une question du député UMP du Rhône Georges Fenech: « Je n’ai jamais parlé de cette affaire ni avec M. Valls, ni avec M. Moscovici, ni avec M. Cahuzac ni avec personne d’autre. Et je dépose sous serment ». Et celle-ci d’insister: « Je n’ai rien transmis à M. Cahuzac ni à son cabinet ». Ou encore: « Je n’ai pas fait d’analyse philosophique sur ses dénégations ».

La garde des Sceaux s’est livrée, dans un court propos liminaire, à un exposé juridique très technique, sans éléments chronologiques, sur les grandes étapes des procédures en cours. (…) Le 18 mars, lorsque l’authenticité de l’enregistrement de la voix de Jérôme Cahuzac dans lequel il révèle l’existence de son compte à l’étranger est confirmée par une expertise d’un laboratoire de la police scientifique, la ministre ne se pose toujours pas de question. « Même à ce moment-là, je ne m’interroge pas », a reconnu mardi Christiane Taubira devant les députés. Le 18 mars, c’est pourtant la veille de la démission de Jérôme Cahuzac de son poste de ministre délégué au Budget.

(…) Le Figaro