Sahbi Atig : Ceux qui veulent séparer la religion de la politique touchent à la base de l’Islam

Tunisie: Sahbi Atig, président du groupe parlementaire d’Ennahdha, a présenté les lignes générales que défendra son partie quant à l’élaboration de la Constitution, aujourd’hui 28 février 2012, en séance plénière de l’Assemblée constituante.

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M. Atig a rappelé, pendant 20 minutes d’une allocution de près d’une demi-heure, les principes islamiques qui prévalent, selon Ennahdha, dans l’élaboration de la Constitution.

Il a notamment affirmé que celle-ci ne devra pas être contraire aux principes édictés par le Coran et la Sunna du Prophète, qui doivent être la source principale de la Loi fondamentale.

Sahbi Atig a, en outre, déclaré que l’histoire de l’Islam ne connaît pas de séparation entre la religion et la politique, et que la chose religieuse, dans l’Islam, ne se limite pas à la sphère privée, mais est un principe de société organisant la sphère publique.

Il affirme, en ce sens, que ceux qui appellent à la séparation entre la religion et la politique touchent aux bases fondamentales de la pensée islamique.(…)

Business news

La Licra veut supprimer le mot « race » de la Constitution (màj)

La race, « un concept scientifiquement inopérant »

La « Ligue contre le racisme et l’antisémitisme » demande notamment de « supprimer le mot ‘race ‘dans l’article premier de la Constitution ». Et rappelle que ce « ce concept est scientifiquement inopérant pour l’espèce humaine et qu’il a servi de support aux discours qui ont précédé les pires actes criminels ».

France télévision

L’association demande notamment la suppression du mot « race » dans l’article premier de la Constitution.

La ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme présente ce mercredi 8 février 50 propositions « pour une France plus fraternelle » destinées à interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

« Il est nécessaire de rappeler ces principes aussi simples qu’essentiels à l’aube d’une campagne qui s’ouvre sur fond d’une crise morale, économique et financière sans égale depuis 1929, écrit son président Alain Jakubowicz en préambule. « Nous ne voulons pas non plus nous poser en donneurs de leçons », précise-t-il.

Ces propositions touchent tous les domaines, éducation, politique, sport, justice, immigration…

La Licra souhaite entre autre l’instauration d’ »une épreuve de validation des acquis en Éducation civique aux examens de fin de cycle de l’enseignement secondaire. » Elle demande également la suppression du   »mot « race » dans l’article premier de la Constitution. »

Concernant les questions de laïcité, la Licra voudrait voir »abroger le Concordat en Alsace? Moselle, ou, à défaut, reconnaître à l’Islam le statut des religions concordataires . »

Pour le milieu du travail, l’association internationale propose d’ »Intégrer au bilan social des entreprises un bilan annuel antidiscrimination. »

Sur le plan international elle appelle à « promouvoir la première Convention internationale relative à la diffusion des contenus haineux sur Internet. » (…)

Les 50 propositions de la Licra

Le nouvel Observateur

Villepin veut une laïcité «flexible»

En déplacement vendredi à Argenteuil (Val-d’Oise) et accompagné par l’ancien ministre Azouz Begag, Dominique de Villepin, qui se qualifie lui-même de «candidat à 1% dans les sondages», a défendu son rôle de rassembleur et a prôné, en matière de laïcité ou d’intégration, le dialogue plutôt que la loi.

Ce code fixerait des règles, qui ne seront pas immuables, sur le financement – privé – des lieux de culte, sur la formation des imams…

Du poisson, du crumble aux fruits rouges, quelques carafes de vins dont seulement trois ont été entamées dans le coin de table où se trouvaient des journalistes. Vendredi, ce n’est pas le menu du déjeuner entre Dominique de Villepin et les responsables des principaux cultes religieux qui a fait débat. Avec pour thématique la laïcité, les échanges, consensuels à l’entrée, se sont transformés en joute sur la place de l’islam dans les quartiers au dessert. […]

«Je ne suis pas favorable à une législation sur un fait religieux en dehors toutefois du cadre scolaire», a-t-il déclaré. Exit donc l’inscription de la laïcité dans la Constitution, mesure voulue par François Hollande. […]

Le JDD

La pénalisation du «séjour irrégulier» déclarée conforme à la Constitution

Le Conseil constitutionnel a déclaré vendredi 3 février conformes à la Constitution les sanctions pénales, et donc les peines de prison prévues dans le droit français pour le seul motif du séjour irrégulier. Les Sages avaient été saisis d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) contestant un article du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda), qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un an et une amende de 3750 € pour un étranger, s’il se rend coupable d’être sans papier.

L’avocat d’un Algérien, à l’initiative de la saisine, ainsi que plusieurs associations (le Gisti, la Cimade et Soutien aux sans-papiers) s’étaient notamment appuyés sur deux arrêts rendus en 2011 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), qui avait considéré que l’emprisonnement d’un étranger en situation irrégulière, au cours de la procédure de retour, était en contradiction avec le droit européen. [...]

La Croix

«La laïcité est perçue parmi la communauté musulmane comme une logique anti-islamique»

Pour Gilles Kepel, politologue, la laïcité doit être un «facteur d’intégration». A la veille de la présidentielle, il alerte les candidats sur la questions des banlieues, «territoires d’exclusion de la société» et la nécessité d’adapter la laïcité à la religion musulmane.

Il me paraît d’ailleurs important que les partis politiques fassent en sorte que [...] l’on puisse voter pour quelqu’un qui est originaire d’Afrique du Nord, comme on voterait pour un Corse, alors que l’on ne l’est pas soi-même. Je mets en garde nos responsables politiques : ne traitez pas cette question à la légère !

La généralisation du halal marque-t-elle un repli identitaire ?

Pas forcément. Il y a le halal sur le modèle bio, qui considère que c’est comme être végétarien ou manger bio. Cela fait partie d’un choix pluraliste qui n’est pas un élément de rupture. Et puis il y a le halal sur le modèle casher, qui est alors un modèle de clôture et de défense de la communauté face aux agressions extérieures, c’est un modèle plus clivant. […]

François Hollande vient justement de proposer l’inscription de la laïcité dans la Constitution…

Je ne suis pas contre l’idée qu’on inscrive la laïcité dans la Constitution, mais il faudrait d’abord faire un profond travail de pédagogie. Car, au lieu d’apparaître comme facteur de rassemblement, elle est aujourd’hui perçue comme facteur de division. La différence entre 1905 et aujourd’hui, c’est que la laïcité, c’était la séparation. Séparation de l’Eglise, du Vatican qui passait son temps à s’ingérer dans les affaires de la République et de l’Etat. Il ne s’agit plus de séparation. C’est même le contraire, la laïcité est un enjeu d’intégration. Il serait par exemple aujourd’hui normal d’accommoder le pluralisme de la société. C’est dans ce cadre qu’il faudra réfléchir à la question du halal à la cantine. On ne mange pas tous de la même façon. Nous n’allons pas criminaliser les végétariens. Je pense qu’il faut que l’on trouve une manière de sortir de ce blocage.

Libération

La nouvelle Constitution hongroise, aux accents nationalistes, entre en vigueur

Elaborée par et pour le premier ministre hongrois Viktor Orban, une nouvelle Constitution aux accents très nationalistes est entrée en vigueur dimanche 1er janvier, instaurant des réformes très controversées de la banque centrale, de la justice et de la loi électorale, et ce en dépit des critiques internationales.

Viktor Orban et José Manuel Barroso (photomontage)

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Ce qu’a prévu la gauche en cas de victoire

François Hollande et Martine Aubry annoncent les premières mesures prises si la gauche revient au pouvoir.

Ils ne savent pas dans quel état ils trouveront la France s’ils arrivent au pouvoir, mais ils savent que le temps leur sera compté.

Pour Laurent Fabius, qui a planché sur la «première année», il faudrait «une équipe de 16 ministres, très politiques. Et, comme en Grande-Bretagne, ils seront entourés de secrétaires d’État chargés d’une mission précise pendant six mois ou un an». Pour Martine Aubry : «Un gouvernement resserré en ce qui concerne les ministres et paritaire, dont un quart viendra de la société civile. Ce ne seront pas des people ou des Tapie, mais c’est un moyen de garder une proximité avec les Français.» confie-t-elle au JDD […]

Pour Martine Aubry «il n’y aura aucun recyclage des ministres de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas par dogmatisme, mais ceux qui se sont tus quand les valeurs ont été bafouées ne peuvent pas servir un gouvernement de gauche.» La réponse de François Hollande est du même acabit. […]

Pour Hollande et Aubry, quelques réformes symboliques, comme le «plan d’économies pour réduire le train de vie de l’État, baisser de 30 % les salaires du chef de l’État et des ministres, le nombre de collaborateurs, de voitures, d’officiers de sécurité, les frais de réception». […]

Enfin pour Aubry, la réforme des retraites et celle de la Constitution seront vite lancées. Et, bien sûr, des mesures contre la crise : «La réduction des niches fiscales et les 100.000 premiers emplois d’avenir peuvent être mis en place très rapidement».

Le JDD

Niqab : « Copé et Sarkozy sont des délinquants constitutionnels »

 (Rachid) Pierre Nekkaz est le président de l’association Touche pas à ma Constitution. Ce riche marchand de bien qui lutte pour l’amendement de la loi sur le port du voile intégral a répondu aux questions de FranceSoir.fr.

France-Soir : Comment avez-vous réagi à l’annonce de la décision du tribunal de police de Meaux ?

Pierre Nekkaz : « Nous (lui et les militants de son association) attendions cette décision avec beaucoup d’impatience. Elle nous est en effet indispensable pour entamer des actions en justice et demander l’amendement de la loi interdisant le port du voile intégral dans les lieux publics. C’est donc avec beaucoup de joie que nous avons acceuilli la condamnation de Hind Ahmas et Najate Naït Ali à payer une amende.C’est le point de départ d’un combat qui va nous permettre d’aider des femmes à sortir de leur prison géante de 550.000 km2.

Nous sommes vraiment contents que Copé soit tombé dans notre piège

 

Ce sont des délinquants constitutionnels et j’espère que le droit européen, qui est supérieur au droit français, les puniera.

 

Le 4 octobre, nous allons ainsi mener une action devant le Conseil constitutionnel pour fêter l’anniversaire de la Ve République

puis, le 22 novembre Kenza Drider présentera son programme au salon des maires qui se tiendra porte de Versailles. Nous allons mettre le paquet pour qu’elle récolte ces 500 signatures ».

France Soir